STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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mardi 31 décembre 2013

Les armes collectives

Généralités concernant les armes.
Une arme est un outil, une machine ou un animal toujours manipulé par l’utilisateur. Ne pas confondre avec un piège dont le but final est le même, mais il est seulement mis en place par l’utilisateur et déclenché par la cible. Par contre un dispositif identique au piège, déclenché par minuterie ou à distance par celui qui l’a mis en place est considéré comme une arme.
On distingue six types d’usage d’ armes :
– offensives (épée ou lance)
– défensives (casque ou armure)
– de chasse (arc avec flèches spécifiques)
– de loisirs (armes courtoises pour les tournois)
– de cérémonies (armes très ornées mais pas forcément efficaces)
– d’entraînement ou d’apprentissage( en matière ou de forme différentes)
Depuis que l’homme préhistorique a utilisé un bâton ou un caillou comme arme, il n’a eu de cesse de la perfectionner ainsi que trouver sa parade, d’où son évolution permanente avec de fréquentes remises au goût du jour. Cette course à l’armement est bien entendue d’ordre technologique (matière et forme de l’arme), mais aussi technique (manipulation) et stratégique (tactique de manœuvre avec un groupe plus ou moins important).
Pour avoir des armes de qualité, la fabrication en est confiée à des spécialistes. Un modèle est fabriqué pendant longtemps avant qu’une innovation apparaisse. De tout temps, les armes feront l’objet de commerce et d’échange, et l’on cherchera chez l’ennemi le progrès qui permettra la domination. Un même type d’ arme peut se retrouver chez différentes ethnies, ou à différentes époques, il en sera donc de même dans les divers dictionnaires de ce site.

Les armes sont décrites ici succinctement, pour plus d'information voir les articles plus spécifiques comme par exemple : Les armes à feux.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Arbalète à tour. Grande arbalète, souvent montée sur un véritable affût. C’est une machine de siège, dont l’arc a quelquefois 10 mètres de long.

Artillerie. Ensemble des armes à feu de gros calibre (bouche à feu) et tous ce qui s’y rapportent ( munition, personnel, transport) qui constitue une partie d’une armée.


B


Baliste à arc. Sorte de grande arbalète pouvant tirer avec grande puissance des pierres ou des carreaux prévus à cet effet (appelé alors aussi carrobaliste). La détente du projectile est actionnée par des branches d'arc flexibles en bois.

Baliste à arc métallique. Sorte de grande arbalète pouvant tirer avec grande puissance des pierres ou des carreaux prévus à cet effet (appelé alors aussi carrobaliste). La détente du projectile est actionnée par des branches d'arc flexibles en métal.

Baliste à ressort par torsion. Sorte de grande arbalète pouvant tirer avec grande puissance des pierres ou des carreaux prévus à cet effet (appelé alors aussi carrobaliste). La détente du projectile est actionnée par des branches d'arc rigides, tendues par des cordes torsadées sur un axe.

Balistique. Science qui traite du mouvement des corps lancés dans l’espace, et plus spécialement des projectiles de toutes armes.

Beffroi. Baffraiz en vieux français, (appelée tour de siège au Moyen Âge) connu depuis l'Antiquité sous divers noms (sambuque, hélépole, truie, tour roulante, etc., c'est un engin de siège en bois, construit spécialement pour protéger les assaillants et les échelles d’assaut pendant les manœuvres d’approche et d'escalade des fortifications. On trouve diverses versions, avec un bélier à la base, un trébuchet ou un pont-levis sur le sommet, ou encore des étages aménagés pour des archers, etc.

Bélier. Machine de guerre offensive, de chocs, constitué d'une énorme poutre suspendue sur une charpente mobile. La tête, éventuellement recouverte de métal permettait d'enfoncer les murs. Les hommes qui manœuvraient le bélier étaient protégés par une toiture de bois et de cuir posée sur la charpente qui est montée sur des roues.
Reconstitution d'un bélier à charpente et à roues

Biffa. Machine de guerre offensif, c’est une variante du trébuchet, plus léger et plus mobile qui portait également le nom de couillard (voir ce terme).

Bombarde. Première arme à poudre noire utilisée au Moyen Âge. Elle tire des boulets de pierre.

Bombardelle. La bombardelle est une pièce d'artillerie de faible calibre utilisée au Moyen Âge.

Bricole. La bricole est une machine de guerre plutôt défensive. Amélioration de la pierrière, mais la traction en est facilitée par l’ajout d’un contrepoids. Il envoyait des projectiles de 10 à 30 Kg jusqu'à 80 m. Une équipe entraînée peut atteindre la cadence de 1 tir par minute. C’est cet engin qui est à l’origine de l’expression s’attirer des bricoles.
Son apparition date du XIIe siècle. Elle sera utilisée jusqu’au XVe siècle.
C’est d’ailleurs une pierre lancée par une bricole qui a atteint et tué Simon de Montfort au siège de Toulouse.


C


Canon. Pièce d'artillerie tirant avec une inclinaison basse (moins de 45°), pour effectuer des tirs quasiment directs.

Carrobaliste. Arme de siège d'origine romaine,en forme de grosse arbalète montée sur affût ou sur roues, appelé aussi scorpion ou scorpion à roues, qui tirait de gros carreaux.

Catapulte. Arme de siège d'origine romaine, tirant des boulets de pierre.

Chat. Arme de siège de type défensif constituée d'une armature de bois ou de métal, recouvert de cuir mouillé, montée sur roues permettant aux soldats ou aux sapeurs de s'approcher des fortifications. Ces protections étaient aussi appelées truie, taupe ou renard.

Corbeau à tenaille. Machine défensive, apparut après le corbeau double à poutre, qui consistait en une énorme pince ou tenaille suspendue par une potence qui permettait d'attraper le bélier et le soulever. Appelé aussi louve comme l'outil en fer assez semblable utilisé pour soulever les pierres de taille dans les carrières.

Corbeau double à poutre. Machine défensive, qui consistait en une énorme poutre suspendue par deux potences et qu'on laissait tomber sur le bélier pour le casser.

Couillard. Le couillard est une machine de guerre offensif, utilisé au Moyen Âge pour détruire les fortifications. C’est une variante du trébuchet, plus petit, plus léger et plus mobile qui portait également le nom de biffa.
Cet engin est composé d’une longue perche placée sur un axe. À l’une de ses extrémités, on trouve deux huches ou bourses (d’où son nom) servant de contrepoids. Les projectiles sont placés à l’autre extrémité de la perche, dans un réceptacle rappelant une fronde.
On abaisse l’extrémité où se trouve le réceptacle au moyen de cordes, puis on place le projectile dans la fronde et on relâche le tout. La portée d’un tel engin dépassait la centaine de mètres.
Entre 8 et 16 personnes étaient nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de cette arme de siège, avec une cadence de tir pouvant atteindre les 10 coups/heure. De nos jours, quelques couillards ont été reconstruits pour des reconstitutions, en France, à Larressingle dans le Gers ou au château de Calmont d’Olt dans l’Aveyron, à Provins en Seine-et-Marne, et aux châteaux des Baux-de-Provence et de Tiffauges où le couillard effectue quotidiennement de véritables tirs de démonstration.

Couleuvrine. Arme à feu apparue en France au XVe siècle pour laquelle on avait aménagé les anciennes archères en pratiquant des ouvertures rondes pour laisser passer le fût de l’arme.


D



E


Espringale. L’espringale est une grande arbalète sur affût éventuellement muni de roues. Celle-ci est utilisée jusqu’au XVe siècle pour la défense ou l’attaque des places fortes.

Espingole Altération de espringale (XIIIe siècle), qui désigne une machine de guerre puis une pièce d’artillerie de petit calibre. C'est un gros fusil, court, dont le canon était évasé et que l’on chargeait avec de la mitraille, des grains de plomb, des cailloux, etc.


F


Faucon. Bouche à feu apparu avec la réforme de l’artillerie française de Jean d'Estriées sous Henri II en 1572, dont le calibre est désigné par le poids du boulet en livres. Le boulet du faucon pèse 1,8 livres.

Fauconneau. Bouche à feu apparu avec la réforme de l’artillerie française de Jean d'Estriées sous Henri II en 1572, dont le calibre est désigné par le poids du boulet en livres. Le boulet du fauconneau pèse 1 livre.

Feu grégeois. Projectile incendiaire constitué d'un mélange chimique qui une fois enflammé aurait la propriété d'augmenter sa combustion au contact de l'eau. Ce qui est plus sûr, c'est l'utilisation du feu dès sa maîtrise.


G


Grégeois. Du latin græcus, signifiant grec, qui ne se dit plus que dans l'expression feu grégeois, (voir cette expression).


H


Hélépole. Autre nom du beffroi.


I


Idée reçue. Les armes, c’est comme l’argent, ce n’est ni bon ni mauvais (bien au contraire), c’est seulement ce que nous en faisons qui est bon ou mauvais.




J



K



L


Louve. Machine défensive, apparut après le corbeau double à poutre, qui consistait en une énorme pince ou tenaille suspendue par une potence qui permettait d'attraper le bélier et le soulever. Outil en fer assez semblable utilisé pour soulever les pierres de taille dans les carrières. Appelé aussi corbeau à tenaille.


M


Mangonneau. Le terme mangonneau désigne une machine de guerre offensive médiévale, un engin de siège utilisé pour lancer des projectiles de 100 kg à 150 m contre les murs des fortifications, à une cadence de 1 à 2 tirs par heure.
Le contre-poids était fixe, dans le prolongement du bras de levier qui passait à la verticale dans un déplacement irrégulier et brusque qui donnait une mauvaise précision de tir. Il s'agit du premier engin uniquement à contrepoids. Il était nécessaire d'utiliser un treuil pour rabattre le bras de levier à l'horizontale. Il a été utilisée jusqu'au XVe siècle.

Mantelet. Protection mobile de siège, faite de planches ou de branches tressées.

Mortier. Un mortier est une pièce d'artillerie destiner à effectuer des tirs indirects par des tirs en forme de cloches et non pas tendus.


N



O


Onagre. L’onagre était un engin de siège de la période romaine post-classique qui tire son nom de l'analogie de son mouvement avec celui de la ruade d'un onagre, sorte d'âne sauvage. Il s'agit d'une sorte de catapulte romaine qui utilise la force de torsion, provenant généralement d’une corde torsadée, pour stocker l'énergie nécessaire au tir.


P


Pierrière. La pierrière est une machine de guerre plutôt défensive. Constituée d’un levier au bout duquel est fixée une fronde contenant le projectile, elle utilise le même principe de fonctionnement que la fustibale en n'utilisant que la force humaine. Les projectiles sont assez légers entre 3 et 12 Kg pour une portée de 50 m environ, à une cadence de tir de 1 coup par minute.


Q



R


Renard. Voir chat.

Ribaudequin :
- sorte de grande arbalète montée sur un affût avec laquelle on lançait des javelots
- pièce d’artillerie réunissant une série de canons de petit calibre montée sur un affût.


S


Sambuque. Machine de guerre en forme de grande échelle mobile surmontée d'une plate-forme, utilisée pour faire le siège des fortifications, des châteaux forts. Assez proche du beffroi, notamment pour la fonction.

Scorpion ou scorpion à roues. Arme de siège d'origine romaine,en forme de grosse arbalète montée sur affût ou sur roues, appelé aussi carrobaliste qui tirait de gros carreaux.


T


Taupe. Voir chat.

Tour roulante, à roue. Autre nom du beffroi.

Trajectoire. Ligne que décrit le centre de gravité d’un projectile lancé par une arme de lancer, de jet ou de tir, depuis le moment où il quitte l’arme qui le propulse jusqu’au point où il aboutit.

Trébuchet. Le trébuchet fait partie des machines de guerre dites à contrepoids. L'amélioration par rapport au mangonneau résidait dans le contrepoids mobile qui rendait le tir plus précis. Il s’agit d’un engin de siège qui a été utilisé au Moyen Âge, pour détruire les fortifications. Il est appelé trébuchet à contrepoids afin de le différencier d’une arme à traction, une version primitive de l’engin où la force de propulsion était fournie par des hommes et non par un contrepoids.
Le trébuchet à contrepoids est apparu dans la première partie du XIIe siècle dans les pays du pourtour méditerranéen à la fois dans les terres chrétiennes et musulmanes. Il pouvait lancer des projectiles de 140 kg à près de 200 m, à une cadence de 1 à 2 tirs par heure. Dans certaines circonstances, des cadavres infectés par différentes maladies ont été catapultés dans les villes dans le but de propager des épidémies parmi les assiégés, il s’agit d’une variante médiévale de la guerre biologique. Il ne deviendra obsolète qu’au XVIe siècle, bien après l’introduction de la poudre à canon. Le trébuchet est beaucoup plus précis que les autres catapultes du Moyen Âge.

Truie. Voir chat.


U



V



W



X



Y



Z




lundi 30 décembre 2013

Les armes individuelles

Généralités concernant les armes.
Une arme est un outil, une machine ou un animal toujours manipulé par l’utilisateur. Ne pas confondre avec un piège dont le but final est le même, mais il est seulement mis en place par l’utilisateur et déclenché par la cible. Par contre un dispositif identique au piège, déclenché par minuterie ou à distance par celui qui l’a mis en place est considéré comme une arme.
On distingue six types d’usage d’ armes :
– offensives (épée ou lance) ;
– défensives (casque ou armure) ;
– de chasse (arc avec flèches spécifiques) ;
– de loisirs (armes courtoises pour les tournois) ;
– de cérémonies (armes très ornées mais pas forcément efficaces) ;
– d’entraînement ou d’apprentissage( en matière ou de forme différentes).
Depuis que l’homme préhistorique a utilisé un bâton ou un caillou comme arme, il n’a eu de cesse de la perfectionner ainsi que trouver sa parade, d’où son évolution permanente avec de fréquentes remises au goût du jour. Cette course à l’armement est bien entendue d’ordre technologique (matière et forme de l’arme), mais aussi technique (manipulation) et stratégique (tactique de manœuvre avec un groupe plus ou moins important).
Pour avoir des armes de qualité, la fabrication en est confiée à des spécialistes. Un modèle est fabriqué pendant longtemps avant qu’une innovation apparaisse. De tout temps, les armes feront l’objet de commerce et d’échange, et l’on cherchera chez l’ennemi le progrès qui permettra la domination. Un même type d’ arme peut se retrouver chez différentes ethnies, ou à différentes époques, il en sera donc de même dans les divers dictionnaires de ce site.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Angon. Arme de jet qui semble seulement utilisée par les Francs mérovingiens, en effet très peu d’exemplaires sont à ce jour retrouvés en dehors de leurs territoires.
Mais je vais laisser la parole à Agathias, écrivain du VIe siècle qui, au second livre de son Histoire du règne de Justinien, décrit cette arme de jet à peu près en ces termes :
L’angon, dit-il, est une pique qui n’est ni trop longue, ni trop courte. C’est une arme de jet qui peut être lancée au besoin, mais qui est également propre à la défense et à l’attaque. Cette javeline, en effet, est presque entièrement en fer, si bien qu’on n’y trouve de bois que ce qui suffit pour la poignée. À l’extrémité supérieure de l’arme sont deux espèces de crochets recourbés vers la hampe et assez semblables aux crochets d’un hameçon. Lorsque l’angon est jeté sur un ennemi et qu’il pénètre dans la chair, il s’y engage tellement qu’il ne peut en être extrait sans rendre la blessure mortelle, quand même elle ne le serait pas d’abord. Si, au contraire, le fer frappe sur l’appendice du bouclier, il y reste engagé parce que les crocs dont il est muni rendent toute extraction impossible. Il demeure alors suspendu, balayant la terre par son extrémité. À ce moment, le Franc se précipite sur son ennemi, met le pied sur le manche du javelot, découvre le corps de son adversaire et le tue avec son glaive. Quelquefois l’angon attaché au bout d’une corde sert, en guise de harpon, à amener tout ce qu’il atteint. Pendant qu’un Franc lance le trait, son compagnon tient la corde, puis tous deux joignent leurs efforts, soit pour désarmer l’ennemi, soit pour l’attirer à eux par son vêtement ou par son armure.

Arbalète. L’arbalète (appelée aussi arbalestre ou arbaleste) (du latin arcus, arc et balista, baliste) est une arme de tir dérivée de l’arc, dont les projectiles sont des carreaux. Plus puissante et précise, que l’arc, elle était si meurtrière qu’elle fut interdite par le concile de Latran en 1139 pour les combats entre chrétiens mais permise quand même contre les infidèles. Facile à manier elle nécessitait peu d’apprentissages pour l'utilisateur. Par contre elle est lourde et sa cadence de tir est très lente (2 carreaux par minute contre 12 flèches pour un bon archer). Elle est constituée d’un arc, fixé par son milieu sur un fût de bois nommé arbrier lui-même creusé, dans une partie de sa longueur, par une rainure qui sert à diriger la flèche. L’arbrier est muni, vers son milieu, d’un disque d’os, d’ivoire ou de métal, appelé noix, dont le contour porte deux encoches :
- l’une pour recevoir la corde de l’arc (quand elle est tendue) ;
- l’autre pour arrêter l’extrémité de la détente.
L’arbalète était mieux adaptée à la défense d’une place forte plutôt qu’à une bataille rangée. Elle fut toutefois utilisée jusqu’au XVIe siècle.

Arbelos. Arme utilisée par un gladiateur de type peu connu, le scissor. Constituée d'un manchon de métal dans lequel on enfile la main gauche et qui est prolongé d'une lame en forme de demi-cercle comme l'outil de même forme permettant de couper du cuir (portant le même nom).

Arc. Un arc est une arme de tir, dont les projectiles sont des flèches. Il est constitué d’une pièce courbe flexible qui emmagasine et restitue l’énergie comme un ressort, par l’intermédiaire d’une corde qui transmet l’impulsion à la flèche lors de la détente.
Son origine remonte à plusieurs dizaines de millénaires, et pour l’époque, la fabrication d’arc (même dans sa conception la plus simple) et de flèches requiert un niveau de technologie qui me laisse admiratif.
Un arc est composé de 3 parties :
- la partie centrale appelée corps de l’arc, où se trouve la poignée ;
- la partie supérieure ou branche supérieure
- la partie inférieure ou branche inférieure.
Les poupées sont les extrémités de l’arc, auxquelles est accrochée la corde. On a donc la poupée supérieure et la poupée inférieure.
Le ventre est la partie de l’arc qui regarde l’archer. Le dos est la partie qui regarde la cible. Quand on arme un arc, son dos est étiré, alors que son ventre est compressé.

Arme courtoise. Voir Courtoise, arme courtoise.

Arme d'hast. Voir Hast, arme d'hast.

Armurerie. Salle où les armes sont rangées, mais également l’atelier de fabrication ou de réparation des armes.

Arquebuse. L’arquebuse est une arme à feu individuelle de portée effective limitée (moins de 50 mètres), assez lourde et encombrante mais dont on pouvait épauler les dernières versions, apparue au XIIIe siècle, puis généralisée au XVe siècle en Occident.


B


Bec de corbin, de corbeau, de faucon. Pointe métallique courbe ayant la forme anatomique du bec de l'animal cité. La base de cette pointe est fixée perpendiculairement au manche de l'arme. C'est un accessoire secondaire d'armes comme les marteaux d'armes ou les haches d'armes.

Biscaïen, biscayen :
- de façon générale, ce qui a un rapport avec la Biscaye (province du pays basque espagnol) ;
- mousquet de gros calibre, à longue portée, utilisé pour la première fois en Biscaye (province du pays basque espagnol) et répandu au XIIIe siècle ;
- par métonymie, munition du mousquet ci-dessus ;
- certains auteurs utilisent ce terme pour désigner de la mitraille tirée par un canon.

Boucanier :
- désigne celui qui fume de viande ou du poisson sur un boucan (claie en bois permettant le fumage utilisée dans les Caraïbes ;
- pirate des Caraïbes, qui pratiquait le boucanage pour stocker de la nourriture ;
- par extension, le fusil utilisé par ce pirate.


C


Contre-pointe :
- partie tranchante de l’extrémité du dos d’un sabre ;
- escrime au sabre où l’on combine les coups d’estoc et de taille.

Contus. Le contus était une longue lance de cavalerie, maniée à deux mains par les Sarmates et les Alains, cavaliers des steppes, dont un certain nombre fut engagé dans l'armée romaine à l'époque de son apogée. Le contus faisait environ 4 m à 4,5 m et, vu son utilité (charges de cavalerie lourde), il était très gros, très lourd.

Couleuvrine, coulevrine :
- la couleuvrine est à l'origine, une arme à feu individuelle ; les premiers modèles reposent sur un pied, un trépied, ou un bâton, et doivent être mis en place avant de pouvoir tirer ; puis le canon à main devient inséré dans une pièce en bois arrondie pour pouvoir être tenue sous le bras ; le tube est chargé avec des billes de plomb et de la poudre ; la première attestation de couleuvrine, c'est-à-dire de canon à main semi-portatif, date de 1428 au siège d'Orléans par les troupes anglaises ;
- ce terme désigne aussi de véritables canons apparues en France au XVe siècle.

Courtoise, arme courtoise. Armes dont on se servait dans les tournois, parce que la pointe et le tranchant en étaient émoussés, et qu’elles étaient donc moins dangereuses.

Cottue. Masse d’arme utilisée par les Francs.


D


Dague. Arme blanche courte généralement à double tranchant. À mi-chemin entre de couteau et l'épée, elle sert à la place ou en complément, tenue de la main faible, la main forte tenant l'épée.


E


Eau-forte. Acide utilisé pour graver le métal. Technique permettant d’orner armes et armures.

Espingole Altération de espringale (XIIIe siècle), qui désigne une machine de guerre puis une pièce d’artillerie de petit calibre. C'est un gros fusil, court, dont le canon était évasé et que l’on chargeait avec de la mitraille, des grains de plomb, des cailloux, etc.

Estoc :
- frapper d’estoc, c’est frapper avec la pointe de l'épée, par opposition à la frappe de taille ;
- épée de la fin du Moyen Âge sans tranchant, mais avec une pointe acérée.

Épée. Emblème du soldat du Moyen Âge, en fait hormis les chevaliers, bien peu pouvaient en posséder une. C’est une arme blanche à tranchant double possédant une lame droite de plus de 30 centimètres.
L’épée est constituée de plusieurs éléments :
- la lame visible, de la pointe à la Garde ;
- la garde qui protège la main ;
- la poignée qui permet de tenir l'épée et qui se termine par le pommeau ;
- la Soie, prolongement de la lame dans la fusée (poignée), remontant jusqu’au pommeau ;
- le pommeau extrémité de la poignée.
La lame est divisée en termes d’escrime en trois parties le fort (côté garde), le moyen ou le mi-fort (milieu de lame) et le faible (côté pointe). Parfois en deux parties, le fort et le faible.

Étoile du matin. Voir masse d'armes.


F


Fausser une armure. La déformer par un choc sans la percer, généralement avec une arme contondante.

Fléau d’armes. Arme constituée d’un manche relié par une chaîne à une boule de métal avec des pointes, ou un bloc de métal en forme de lingot ou un autre morceau de bois éventuellement renforcé de métal. Utilisé essentiellement par un fantassin en binôme avec un porteur de lance. Cette arme sert dans ce cas à attraper et écarter le bras de l’ennemi tenant le bouclier, afin que son binôme puisse le piquer avec sa lance.
Une version au manche plus long est tenue à deux mains est à inclure suivant la taille aux armes d'hast.
Une version à plusieurs chaînes terminés chacune par une boule, est appelé goupillon.

Framée. Javelot à fer en forme de feuille de laurier dont se servaient les Francs.

Francisque. Hache de guerre des Germains et plus particulièrement des Francs, à un seul fer en forme de S, ne pas confondre avec la francisque gallique avec deux fers opposés (qui fut adopté comme emblème par le régime de Vichy).


Fronde. Arme de jet constituée d’une pièce de matière souple, dans laquelle est placé un projectile. Cette pièce est attachée à deux lanières, l'une d'elles parfois fixée à un manche pour en augmenter sa puissance. Utilisée par un fantassin légèrement armé, appelé frondeur.
Le projectile, appelé balle de fronde, peut être mortel s’il touche la tête à pleine vitesse, mais peut aussi endommager une armure, sans la percer. Un bon groupe de frondeur peut tout de même empêcher des assiégés de se montrer aux créneaux.

Fusil à poudre noire. Arme créée pour remplacer l'arc et l'arbalète dés le début du XIVe siècle. En premier la couleuvrine à main, suivi de l'arquebuse fin XVe siècle puis du mousquet du XVIe au XVIIIe siècle.

Fustibale. Le fustibale (fustibalus en latin, fustis signifiant bâton) est une arme de tir individuelle, directement inspirée de la fronde. Constituée d’une fronde fixée à un manche en bois de 1,20 m environ qui en augmente la puissance par effet de levier. Sur les différentes représentations on trouve des lanières de diverses longueurs.


G


Goedendag. Littéralement bonjour en Flamand, nom donné à une arme d'hast et à une masse d'armes. La masse d'armes est souvent confondu avec l'étoile du matin (morgenstern, en allemand). L'arme d'hast, appelé aussi gepinde staf (littéralement bâton à l'aiguille en Flamand), sorte de long gourdin enferré d'une pointe est très simple mais très efficace.

Goupillon :
- version du fléau d'armes qui possède deux ou trois boules, avec parfois un manche plus long tenu à deux mains ;
- ne pas confondre avec l'accessoire liturgique servant pour prendre de l’eau bénite et pour la jeter sur les objets qu’on bénit, ou la présenter à quelqu’un ; constitué d'un petit manche dont l'extrémité est garnie de poils (à l'origine de renard d'où son nom), ou d’une boule percée de trous ;
- ne pas confondre aussi avec la brosse servant à nettoyer les bouteilles ; appelé aussi écouvillon ; généralement constitué de poils fixés à un fil de fer torsadé.

Gourdin. Arme contondante constituée d'un gros bâton dont l'une des extrémités peut être plus épaisse. Cette arme universelle a évolué vers la masse d'arme par l'apport d'une tête en métal.


H


Hache, hache d'armes. La hache est à l'origine un outil utilisé depuis au moins 1,6 million d'années (sous forme de hachereau en silex). Elle fut utilisée comme arme de contact et plus rarement comme arme de jet. Les lames de certaines haches sont en acier trempé, soudées à la tête en fer.

Hache bec de corbin. Hache possédant une pointe recourbée vers le bas du côté opposé à la lame de coupe.

Hampe. Manche généralement en bois, qui supporte un drapeau ou le fer d’une arme d’hast.

Hast, arme d’hast. Une arme d’hast (lance en latin) est composée d’une lame et/ou d’une pointe métallique fixée au bout d’un long manche, généralement en bois, appelé hampe. Elle est utilisée pour le combat rapproché. La plus répandue est la lance, qui, malgré son nom, ne se lance pas (contrairement par exemple au javelot, qui lui est lancé). La lance est tenu à la main et coincée sous le bras par un cavalier pendant une charge. L’intérêt des armes d’hast est d’augmenter le “bras de levier”, et donc la force du coup, qu’il soit porté d’estoc (d’arrière en avant, avec la pointe) ou de taille (avec le tranchant). De plus, quand le manche est fait de matériau souple, il peut se courber, permettant au fer de contourner une protection.


I


Idée reçue. Les armes, c’est comme l’argent, ce n’est ni bon ni mauvais (bien au contraire), c’est seulement ce que nous en faisons qui est bon ou mauvais.


J


Javelot. Arme de jet légère généralement composée d’une longue hampe surmontée d’une pointe en fer.
Le javelot courant des légionnaires romains est le pilum.
Le javelot était également utilisé par les soldats au Moyen Âge, notamment pour harceler l’ennemi.
L’angon est un javelot utilisé par les Germains au Bas Empire Romain.

Javeline. Arme de jet légère, semblable à un javelot mais plus court.


K



L


Labrys. Le labrys est une hache à double tranchant (bipenne), dont le symbole fut utilisé par diverses cultures depuis au moins l'âge du bronze, notamment associé à la civilisation minoenne, aux Amazones, aux Lydiens. Au XXe siècle, il a été utilisé comme symbole par des régimes d'extrême-droite, par exemple le Régime de Vichy en France (appelé à tort la francisque).

Lame acérée. Lame terminée par une pointe aigüe.

Lance :
- la lance est un terme générique désignant une arme d'hast à longue hampe et à fer pointu et/ou tranchant. Malgré son nom, elle ne se lance pas, mais se tient à la main et coincé sous le bras, pointé vers ennemie pendant une charge à cheval ;
- la lance peut aussi désigner une petite formation de combattants. Voir dictionnaire militaire du Moyen Âge.


M


Marteau d'armes. Le marteau d'armes est une arme de combat de contact, proche dans son usage de la masse d'armes contre les armures. Le fer est plat d'un côté et avec une lame de hache, une pointe courte de section carré ou une pointe légèrement recourbée de l'autre d'où le nom donné parfois bec-de-corbin, ou bec-de-corbeau. Cette arme contondante permet de fausser (déformer) l'armure de l'adversaire et le mettre ainsi hors combat.

Masse d’armes. Arme de contact contondante, composé d’un manche en bois puis de métal et d’une tête de métal parfois composite, de diverses formes (sphérique, cylindrique, ovoïde à ailettes) érigé de pointes. C'est la version sophistiquée du gourdin ou de la massue. Les plus courtes mesure 50 cm et les plus grandes, véritables armes d'hast peuvent mesurer jusqu'à 2 m. Elle est appelé aussi étoile du matin (morgenstern, en allemand ou morning star, en anglais), ou scorpion.
La masse d'armes est le symbole de l’autorité que l'on retrouve sur certain écus en héraldique. Transformée en symbole du pouvoir souverain par les roi de France sous la forme d'un bâton richement ouvragé gardant les trais de la masse d'armes. Il prend le nom de sceptre. Lors des cérémonies, il est porté par le monarque, comme l'orbe ou la main de justice avec qui il ne doit pas être confondu.

Masse plommée. Masse dont la tête est en plomb, pour compenser la faiblesse du métal on rajoute parfois des pointes de fer, on alors parler de masse plommée cloutée.

Masse plommée cloutée. Voir masse plommée.

Massier. À l’origine soldat armé d’une masse, puis ce terme désigne dans certaines cérémonies, un appariteur, un huissier ou un officier qui porte une masse, symbole de sa fonction.

Massue. Arme contondante constituée d'un simple bâton dont l'une des extrémités est beaucoup plus grosse. Cette arme universelle a évolué vers la masse d'arme par l'apport d'une tête en métal.

Morgenstern. Voir masse d'armes.

Mousquet, mousqueton. Un mousquet (de l'italien moschetto) est une arme à feu portative à canon long, crosse d'épaule et platine à mèche ou à rouet.
Introduit en France après la bataille de Pavie (1525), le mousquet était jusqu'en 1650 appuyé sur une fourquine, pour compenser le poids et l'encombrement important.
Les fantassins armés d'un mousquet étaient appelés mousquetaires. Le Roi leur fournit un mousquet court, le mousqueton qui pouvait être utilisé aussi bien à cheval qu'à pied, puis un mousquet long ordinaire uniquement pour l'usage à pied.
Les auteurs et les manuels militaires français du XVIIIe siècle différencient bien le mousquet à mèche, en usage dans les armées jusque vers 1700, du fusil à silex qui lui succéda1. Toutefois, sous l'influence du mot anglais musket, ce nom est parfois employé actuellement pour désigner toutes les armes anciennes à poudre noire employées du XVIe au XIXe siècle, y compris les fusils à silex et les fusils rayés à capsule.
C'est l'ancêtre de notre fusil actuel. Le mousquet a été inventé pour pallier le manque de puissance des arquebuses. La longueur moyenne des canons des mousquets était de 1,20 m et les balles pouvaient avoir un calibre de plus de 20 mm. Puis progressivement, les canons furent ramenés à environ 90 cm pour un calibre maximum de 18 mm.

Mousquet biscaïen. Voir biscayen, biscaïen


N



O



P


Pistolet. Le pistolet est une arme de poing, apparu lors de la bataille de Towton en Angleterre le 29 mars 14613. D'une taille imposante et dotés d'un canon unique à chargement par la gueule et d'un système de mise à feu par mèche, rouet ensuite par silex, leur poignée était souvent dotée d'un lourd pommeau recouvert de métal appelé la calotte qui permettait de se servir du pistolet comme d'une arme contondante après avoir tiré l'unique coup. Des armes à canons multiples ont été créées mais peu produites.


Q


Quarterstaff. Arme contondante en usage universel, mais sous ce nom en Angleterre, constituée d'un long bâton dont l'une des extrémités est beaucoup plus grosse, comme une massue à long manche. Cette arme de par sa longueur est manié à deux mains.


R


Reta. Filet du gladiateur romain de type rétiaire, tenu dans sa main droite, et avec lequel il doit entraver ou au moins géner son adversaire.

Râtelier d’armes. Support, généralement en bois et muni d’encoches, où l’on range les armes individuelles.


S


Scorpion. Voir masse d'armes.


T


Trajectoire. Ligne que décrit le centre de gravité d’un projectile lancé par une arme de lancer, de jet ou de tir, depuis le moment où il quitte l’arme qui le propulse jusqu’au point où il aboutit.

Trempe. Traitement thermique du métal ou du verre, par refroidissement rapide afin de modifier les qualités de ces matériaux.

Trident. Une des deux armes du gladiateur romain de type rétiaire. Il mesure environ 2 m et possède trois pointes acérées, le trident se tient de la main gauche pendant que la droite tient le filet, puis à deux mains dès que le filet est lancé. Utilisé d'estoc côté manche le plus souvent comme vu sur de nombreuses mosaïques, car côté pointe cette arme est des plus redoutables des gladiateurs.
Il est rappelé que les morts étaient très rares parmi les gladiateurs. À cette époque, la vie ne valait sûrement pas très chère, mais l'acquisition et la formation des gladiateurs valaient fort chères.
La seconde arme du rétiaire est le pugio, poignard qu'il garde à la ceinture, et qu'il se doit d'utiliser seulement pour finir un "beau" combat.


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dimanche 29 décembre 2013

Les armures

Une armure est un ensemble d'équipements qui fait partie des armes défensives. L'utilité principale est la protection corporelle des hommes et de certains animaux, durant les combats. L'armure a aussi pour utilité indirecte avant et pendant les combats de faire peur ou au moins à impressionner l'adversaire pour le déstabiliser. Il permet de déterminer rapidement le rang de celui qui la porte, voire de l'identifier. Sans parler d'armure de parade ou d'apparat, destinée à la mise en valeur de son porteur, parfois même seulement utilisée sur des peintures de portrait.
L'armure est perpétuellement en évolution, aiguillonnée par deux problèmes, se protéger de la diabolique obstination de l'esprit humain à vouloir détruire son prochain, et l'ambivalence de deux de ces qualités essentielles, la protection contre les impacts et la mobilité du porteur de l'armure.
De nos jours encore ce dilemme, se pose pour les engins blindés ou les personnels portant un gilet tactique balistique dit pare-balles ou pare-éclats.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Aiguillette. Embout de métal plus ou moins pointu d'un lacet de cuir ou de fibres végétales facilitant la manipulation du lacet. Par exemple pour attacher les ailettes ou spalières sur la cotte de maille.

Ailerons de cubitière. Voir oreillons de cubitière.

Ailette. Petite protection le plus souvent rectangulaire fixe à l'épaule utilisé pendant le XIIIe siècle. C'est l'un des premiers renfort de la cotte de maille. Elle fut délaissée vers la fin du XIVe siècle au profit de la spalière.

Armure. Protection composée de plaques (appelées aussi plates) généralement de métal recouvrant plus ou moins le corps du combattant. Elle est portée par-dessus une tenue épaisse (gambison) qui absorbe l'énergie de l'impact. Elle peut être complétée ou remplacée par des équipements de structure en écailles ou en anneaux (mailles).
Le terme lui-même n’apparaît qu’au XVe siècle pour désigner cet ensemble de protection en métal. Dans le langage actuel, il désigne la protection corporelle et individuelle qui complète le casque et le bouclier, quelle que soit l’époque.

Armure d'apparat. Même si les armures, (ou au moins certaines parties), des chefs militaires ont de tout temps été ornées, des armures exclusivement dédiées à la parade apparurent à la Renaissance. Utilisées notamment lors de cérémonies prestigieuses, défilés après des victoires militaires, ou plus narcissiquement portées lors d'une pose devant un portraitiste. Le seul but est le prestige de son rang et sa richesse.

Armure de joute. Les plus riches pouvaient s'offrir une armure spécifique pour les joutes. Elles sont rigidifiées et alourdies surtout à l'avant pendant que l'arrière s’allège, voire disparais en partie. Certaines pièces spécifique à l'usage de la lance, sont modifiées ou rajoutées.

Armure et armes à feu. Avec l'apparition des armes à feu, les armures s’épaississent et donc s'alourdissent. Par contre-coup, certaines parties sont supprimées afin de les allégées, notamment les parties qui protègent les membres, jusqu'à ce que l'on ne porte plus qu'une cuirasse et un casque.


B


Barbière. Sorte de bavière, voir ce mot.

Barde. Armure défensive du cheval faite de plusieurs pièces de fer, destinée à protéger le cheval lors des batailles. La barde est développée à la fin du Moyen Âge où la perfection de l'armure humaine, fait du cheval une cible privilégiée. Le terme couverture de fer est parfois utilisé par certains auteurs dès la fin du XIIe siècle.

Barde de croupe. La barde de croupe protège l'arrière du cheval.

Barde d'encolure. La barde d'encolure est un ensemble de plaques articulés qui protégeait le cou du cheval.

Bavière. Pièce d'armure souvent confondue avec le gorgerin, la différence était que la bavière est dotée d’une coque articulée ou non, venant protéger le cou et le menton.

Braconnière. Ensemble de pièces d’armure (plate ou lame) articulées protégeant le ventre et les cuisses, appelé aussi jupe de plates.

Bras de fer. Nom du gantelet (voir ce mot) de la main gauche, qui tient les rênes et l'écu. Un large poignée se prolonge en remontant d'un bloc sur tout l'avant bras non protégé par l'écu. Les quatre doigts étaient articulés ensemble avec un pouce articulé indépendamment. (XVe siècle.

Brassard. Pièce d’armure protégeant le bras, on distingue le brassard d’arrière-bras appelé aussi canon d'arrière-bras et le brassard d’avant-bras appelé aussi le canon d'avant-bras. Ces deux parties sont reliées par la cubitière.

Brigandine. La brigandine est une demi-armure qui protège le torse, les hanches et parfois les bras. Elle est constituée de plaques rivetées qui se chevauche entre deux couches de cuir ou de tissu épais. Portée en premier lieu par les nombreux mercenaires de l'infanterie et archerie du XIVe siècle qui portaient alors les noms de “routiers” ou “brigands” d’où le nom de l’armure. Ce type d'armure fut utilisé jusqu'au XVIe siècle.

Buffle. Cuirasse en cuir de buffle que l'on portait par-dessus un pourpoint.

Buffletterie. Veste longue en cuir de buffle, parfois sans manche, appelée aussi cuiries ou pourpoints de cuir.


C


Canon d’arrière-bras. Voir brassard.

Canon d’avant-bras. Voir brassard.

Caparaçon :
- protection du cheval en forme de housse rembourrée (comme le gambison des humains), éventuellement recouvert de maille de fer, plus tardivement il fut ajouté diveres pièces d'armure ;
- un caparaçon pouvait également désigner la pièce de tissu décorée aux armoiries de son cavalier (appelé parfois housse de cheval ou housse de cheval armoriée), recouvrant le cheval lors des cortèges, des tournois, etc.

Cardiophilax. Protection du torse en cuir ou de cuir recouvert d'écailles métalliques, utilisée par un gladiateur de type provocator.

Casque. Un casque est une pièce d’armure destiné à protéger la tête contre les conséquences d’un traumatisme crânien.

Cataphracte. Une des premières armures couvrant presque entièrement le corps du cheval, elle est reconnaissable par ses lames de métal disposées comme une sorte de broigne à écailles. Leurs cavaliers, nomades iranophones des steppes situées près de la Mer Noire, appelés cataphractaires, ont apporté cette solution pour combattre les archers à cheval des peuples des steppes.

Chanfrein. Pièce d'armure en fer qui couvrait le devant de la tête et parfois les joues d’un cheval harnaché pour le combat. Un grillage pouvait couvrir les yeux. Il est parfois orné d'une rondelle surmontée d'une pointe imitant une licorne.

Chanfrein aveugle. Chanfrein qui couvre aussi les yeux, afin de cacher la vue du cheval, afin qu'il ne fasse pas d'écart lors d'une joute.

Cnémide. Voir jambière.

Collerette. Autre nom du gorgerin.

Colletin. Pièce d’armure qui protège le cou et les épaules qui s’est développé vers la fin du XVIe siècle.

Collière. Pièce d'armure en fer de la tête d’un cheval harnaché pour le combat.

Corselet, corcelet. Cuirasse légère en métal divers.

Corselet d'armure. Voir corselet.

Cotte d’armes. La cotte d’armes appelé aussi tabar est un vêtement porté au-dessus de l’armure ou la cotte de mailles dès le XIIe ou le XIIIe siècle. La cotte d’armes arbore les armoiries de celui qui la porte, après avoir eu pour utilité la protection contre le soleil voire la pluie. Il servait aussi à montrer sa fortune, en fonction de la matière qui le composait.

Cotte de plaques. La cotte de plaques est une armure constituée de plaques fixées sur du cuir ou du tissu épais par des liens. Ces plaques sont souvent plus grandes que sur des brigandines et ne se chevauche pas, elles proviennent la plupart du temps de pièces d'armures récupérées.

Couverture de fer. Autre nom de la barde parfois utilisé par certains auteurs dès la fin du XIIe siècle.

Cubitière. La cubitière est une des pièces de l’armure, dont le but est la protection du coude et de permettre au bras de se plier.
Ce faisant, la cubitière relie le brassard d’arrière-bras et le brassard d’avant-bras qui sont des sortes de tuyaux métalliques qui protègent respectivement le bras et l’avant-bras, et dont la cubitière forme l’articulation.
On appelle également la cubitière garde-bras, dont dérive le grand garde-bras, pièce des armures de joutes.

Cuirasse. La cuirasse est une pièce d’armure destinée à protéger le buste, contituée du plastron à l'avant et la dossière à l'arrière.
À l’origine, le terme désigne un plastron en cuir (généralement bouilli, et donc moulé pour avoir la forme voulue). Par extension, il en est venu à désigner des pièces d’armure de même forme, mais dans d’autres matériaux (métal).

Cuirassier. Cavalier équipé seulement d'une cuirasse et d'un casque pour toute protection.

Cuirie. Voir buffleterie.

Cuissard. Les cuissards ou cuissots sont des pièces de l’armure destinées à protéger les cuisses. Les cuissards étaient fixés sur les cuisses au moyen de lanières de cuir.
Les premiers cuissards étaient d’une seule pièce. Plus tard, à la fin du XVe siècle, les cuissards sont formés de plusieurs lames articulées.
Par ailleurs, les cuissards destinés aux combattants à cheval ne comportent pas de partie postérieure.

Cuissot. Voir cuissard.


D


Demi-armure. Partie haute de l'armure qui se porte sans le bas, qui s'arrête à la taille ou au bas-ventre, parfois sans protection de bras.

Défaut de l'armure. Intervalle sans protection entre les parties de l’armure, notamment aux articulations.

Défaut de la cuirasse :
- à l'origine, intervalle sans protection entre la cuirasse et les autres parties de l’armure, notamment aux articulations ; d'une façon générale, le terme de défaut de l'armure concerne toutes zones sans protection de l'armure ;
- au figuré, c'est le point faible de quelqu’un ou de quelque chose.

Dossière :
- pièce de la cuirasse qui protège le dos, opposé au plastron qui protège l'avant du corps ;
- pièce de l'armure du cheval se plaçant sur son dos.


E


Eau-forte. Acide utilisé pour graver le métal. Technique permettant d’orner armes et armures.

Épaule de mouton. Voir spalière épaule de mouton.


F


Faucre. Support attenant au plastron de l’armure qui servait à maintenir la lance du chevalier.

Fausser une armure. La déformer par un choc sans la percer.

Flançois, flanquois. Le flançois, utilisé pour protéger le flanc du cheval, se fixe sur le côté de la selle, puis autour de l'avant ou de l'arrière du cheval et sur la selle à nouveau. Ils semblent avoir été constitués de plaques de métal ou de cuir riveté, et dans certains cas, de cuir bouilli. Ils avaient parfois des ouvertures conçues pour permettre au cavalier d'utiliser ses éperons.

Flanquois. Voir flançois

Frontail. Au pluriel frontails ou frontaux, pièce de l'armure pour couvrir la tête du cheval au combat.


G


Galerus. Protection en cuir ou en métal, de l'épaule gauche qui se fini en haut par une plaque semi-sphérique ou carrée aux coins arrondis protégeant la tête. Cette protection est prolongé par une manica pour protéger le bras.

Gantelet. Protection de la main voire de l'avant-bras à l'origine et jusqu'au XIVe siècle un gant (ou une moufle) de cuir recouvert de maille, un autre système est un prolongement de la manche d'une cotte de maille par une sorte de moufle de maille avec parfois une ouverture au poignet pour sortir la main (ganté de cuir). Vers le XIIIe siècle la maille est remplacée par des rondelles métalliques cousues sur le gant de cuir. Au XIVe siècle, il est perfectionné par le remplacement de la maille par des petites plaques mobiles de métal. Au début seules les phalanges sont articulées, fin XIVe le poignet est articulé. Au XVe, le pouce aussi devient mobile grâce à une charnière et le gantelet de plates est désolidarisé du gant de cuir. Suivant les modèles on parle aussi de miton, gagne-pain, main de fer ou bras de fer.

Gambison. Tunique matelassée portée sous une cote de mailles ou une armure, afin d’amortir les coups. Appelé aussi jacque, jaque, doublet armant.

Garde-bras. Voir cubitière.

Garde-flancs. Pièce de l'armure qui entourait le corps du cheval au combat.

Genouillère. Pièce de l'armure qui protège le genou tout en assurant l'articulation entre cuissard et jambière.

Gorgerin. Appelé parfois collerette ou guloie, élément d’armure protégeant le haut du torse et les clavicules. Le gorgerin, à proprement parler, apparaît au milieu du XIVe siècle avec la multiplication des pièces de plaque sur les combattants. D’abord de facture simple, cette pièce devient plus compliquée en intégrant quelques articulations au niveau du cou.
Des spalières peuvent être attachées au gorgerin.
On confond souvent la bavière avec le gorgerin, la différence étant que la bavière est dotée d’une coque articulée ou non, venant protéger le cou et le menton.

Gorgière. Apparue au XIIIe siècle, sous la forme de mailles fixées sous le casque ou attenantes au camail. Puis remplacées par une pièce pouvant se fixer au bassinet. Elles furent peu à peu remplacées par le gorgerin.

Gousset. Petite plaque ou petite protection de mailles rajoutée sur les parties difficile à protéger comme les articulations. Les goussets étaient fixés sur les pièces principales de l'armure ou cousus sur le gambison porté sous l'armure.

Goussets de cubitière. Voir oreillons de cubitière.

Grand garde-bras. Voir cubitière.

Grève. Les grèves sont des pièces d’armure protégeant l'avant des jambes (tibias) entre le genou et le cou-de-pied. Il s’agit de plates de fer, bouclées derrière les mollets à l’aide de trois courroies, portées par dessus les chausses de mailles. Vers la fin du XIVe siècle, une seconde pièce reliée par des charnières est rajoutée, l'ensemble est appelé jambière. Les grèves ont été précédées par les cnémides grecques ou les ocreas romaines.

Guloie. Autre nom du gorgerin.


H


Halecret. Cuirasse en fer battu, composé de deux pièces, une sur le devant et une derrière.

Harnois.. Le harnois est l’armure du chevalier par excellence.
C’est l’armure que l’on voit lorsque l’on imagine un chevalier en armure à cheval. Le harnois est la plus performante techniquement des armures de chevalier. Contrairement à une idée reçue (venant entre autres du fait que longtemps, les armures étudiées étaient des armures d’apparat), une armure de plaques en général et un harnois plein en particulier est moins difficile à porter qu’une cotte, voire un haubert, de mailles, car le poids pourtant supérieur est mieux réparti. Un chevalier pouvait ainsi prestement monter à cheval ou se relever s’il tombait (du moment que la douleur d’une blessure ne l’immobilisait pas). C’est lors de la guerre de Cent Ans que les armures, le temps de quelques années, ont réellement été lourdes, pour garder les chevaliers des flèches anglaises, mais l’inefficacité de l’épaisseur des armures, trop lourdes, a vite fait abandonner le concept.
Parfois, on parle du harnois “plein” (ou plain), et le harnois peut être peint ou coloré par divers procédés, de façon à donner telle ou telle capacité visuelle mais aussi une certaine propriété de solidité ou de résistance.
Le défaut du harnois se trouve sous les bras, et au niveau de la gorge, à la séparation entre le casque et le plastron. Les seules armes efficaces contre les harnois étaient, la hallebarde et la bardiche, dont la pointe permettait de transpercer l’aisselle du cavalier sans s’approcher et risquer un coup mortel de l’ennemi ou du cheval. L’estoc (prédécesseur de la rapière) et la miséricorde, sorte de couteau à lame courte et large (lame de 15 à 35 cm de long, pour 4 à 8 cm de large à sa base) qui permettait d’égorger l’ennemi mis à terre en passant le couteau dans le défaut de l’armure et en le faisant glisser sur l’arrondi de l’armure, de façon à ouvrir littéralement la gorge, comme on ouvre une boîte de conserve.
Le harnois a été l’armure du XIIIe au XVIIe siècle, et fut également la dernière armure médiévale.

Hausse-col. Pièce métallique décorée (généralement en laiton) que portaient les officiers au cou à la fin du XVIIIe siècle et jusqu'au milieu du XIXe siècle environ. C'est plus une décoration qu'une protection.

Houseaux, houziaulx, housel. Ce terme désigne soit des bottes de cuir, soit des guêtres de cuir ou de toile épaisse. Dans les deux cas, ce sont des protections de jambes remplaçant les gréves ou jambières.

Housse de cheval. Voir caparaçon.

Housse de cheval armoriée. Voir caparaçon.


I



J


Jambière, jambart. La jambière est une pièce d’armure qui couvre le bas de la jambe entre le genou et la cheville et se porte par paire ou non.
Voir grève.

Jacques de plaques. La jacques de plaques est une armure constituée de plaques fixées sur du cuir ou du tissu épais par des liens. Ces plaques sont souvent plus grandes que sur des brigandines et ne se chevauche pas, elles proviennent la plupart du temps de pièces d'armures récupérées.

Jupe de plates. Voir braconnière.


K



L


Lambresquins, lambrequins. Lanières de cuir épais, renforcées de pièces métalliques fixées en bas des linothorax ou autres cuirasses durant l'Antiquité qui protégeaient le bas-ventre et le haut des cuisses ou fixées au niveau des épaules.

Linothorax. Linothorax est le nom donné à une famille de broignes et de jaques durant la Grèce antique. Les linothorax étaient constitués de 15 à 30 couches de lin superposées et collées entre elles, éventuellement renforcées d’écailles de bronze (type de défense originaire d’Asie mineure) ou de cuir. Elles comprenaient des lambresquins qui protégeaient le bas-ventre et le haut des cuisses.

Lorica. Nom des défenses corporelles (souvent nommées armures) dans la Rome antique.

Lorica hamata. Lorica hamata est une cotte de mailles en mailles annulaires. C'était généralement des cottes de mailles de type dit 1/4 (1 anneau est relié à 4 autres) fermées par une rivure à grains d'orge. Porté sur un subarmalis ou thoracomachus qui est un gambison romain.

Lorica plumata. Autre type de cotte de maille ?

Lorica segmentata. Lorica segmentata est le nom donné à la cuirasse de lames métalliques articulées utilisée par la légion romaine.

Lorica squamata. Lorica ayant l’apparence d’une peau écailleuse, recouvert d’écailles.


M


Manica, manicle, manique :
- protection de l'épaule et du bras droit du gladiateur thrace ou mirmillon ou du bras gauche du rétiaire. Constitué d'une série de plaques de cuir ou de métal articulées ;
- désigne aussi le brassard que l'archer porte au bras tenant l'arc ;
- manche enfilée par-dessus les vêtements pour les protéger ou le bras de certains ouvriers, la matière dépend de la protection recherchée, eau, tache, chaleur, usure, etc., appelé aussi fausse manche ;
- gant porté par un ouvrier pour se protéger la main ;
- moufle ou rectangle de toile matelassée utiliser en cuisine pour saisir les plats brûlants. Appelé aussi main chaude ;
- protection de la paume de la main qui pousse une grosse aiguille pour coudre du cuir (comme une mitaine sans aucune ébauche de phalange).

Mantel :
- manteau en forme de cape, parfois pourvu d'une capuche, attaché à l'épaule par une fibule pour mieux se protéger du vent relatif de face lors d'une chevauchée ; porté sur l'armure,ce type de vêtement protégeant du froid ou de la pluie, pouvait être retiré prestement en cas d'attaque surprise ;
- on trouve aussi des mantels d'apparat de tissu noble et richement orné ;
- un version courte est appelé manteline.

Manteline, mantelline :
- version courte du mantel porté sur l'armure ;
- petit manteau court porté par les femmes de la campagne.


N



O


Ocrea, ocreae. Jambières montant parfois jusqu'aux cuisses utilisées par certains gladiateurs romains. Voir jambière.

Oreillons de casque. Petites pièces mobiles qui assure la protection latérale des oreilles qui peuvent être ouvertes afin de mieux entendre dans la bataille.

Oreillons de cubitière. Appelés aussi ailerons, ou goussets, les oreillons de cubitière sont des pièce qui assure la protection latérale du coude que le bras soit plié ou non.


P


Pancier, pancière. Cuirasse qui recouvre la panse (la pance, le ventre).

Pectoral. Type de plastron en cuir ou métal qui se fixe dans le dos par deux lanières croisées pour protéger la poitrine et les épaules, en particulier du gladiateur de type provocator.

Plastron. Pièce de la cuirasse qui protège l'avant du tronc, des épaules jusqu’au bas-ventre, opposé à la dossière qui protège le dos.

Plastron équestre. Le plastron est conçu pour protéger le poitrail du cheval tandis que la barde de croupe protège l'arrière. Il arrivait qu'il soit tendu depuis la selle.

Plate. Une plate, une petite lame de fer rivetée, utilisée pour constituer une armure. Le terme est un anglicisme, lui-même basé sur une erreur, mieux vaudrai parler d’armure de plaques.
Plaque de métal très solide, mais également très lourde, plus ou moins décorée ou polie. Cependant, elle restait plus facile à porter qu’une cotte de mailles, grâce à une très bonne répartition du poids.

Pourpoint de cuir. Voir buffleterie.

Protection du cheval :
- le cheval pouvait porter une armure de tête, de nuque, et de poitrail. Un caparaçon en forme de housse rembourrée (comme le gambison des humains), éventuellement recouvert de maille de fer, pouvait augmenter la protection ;
- un caparaçon pouvait également désigner la pièce de tissu décorée aux armoiries de son cavalier, recouvrant le cheval lors des cortèges, des tournois, etc.

Ptéryge. Une ptéryge est une lanière de cuir ou de métal, partie d'une armure de la Rome antique. Ces lanières forment une jupe à franges portée sous la cuirasse et la Lorica segmentata, ou tombant sur le haut des bras comme des épaulettes en étant fixé au subarmalis ou thoracomachus. Parfois aussi appelé lambrequin.


Q



R


Rênes métalliques. Protection métallique fixée aux rênes, de sorte qu'elles ne puissent pas être coupées.

Rondelle. Petite protection ronde fixée sur une spalière ou une autre partie de l'armure.


S


Soleret. Le soleret est une pièce d’armure protégeant le pied. Cette protection, à l’origine faite de mailles, s’agrémenta dès le XIIIe siècle de pièces de fer. Celles-ci étaient alors attachées grâce à des courroies, mais, à partir de la fin du XIVe siècle, les progrès en matière de fabrication d’armures permirent de fabriquer des solerets entièrement en pièces de fer articulées entre elles, véritable chaussure de fer à l’aspect de carapace.
Au début du XVe siècle, se répandit le soleret à poulaine, comportant, au-delà du pied, une longue pointe de fer se courbant généralement vers le bas. La légende l’attribue à une difformité du pied de Foulque IV, comte d’Anjou, au début du XIe siècle, ou bien de celui d'Henri II d’Angleterre, au XIIe siècle. Cette forme devait permettre au pied de mieux tenir dans l’étrier, mais elle gênait la marche à pied, aussi certains modèles de poulaines étaient-ils amovibles.
Plus l’on appartenait à une classe sociale élevée, plus la pointe était longue.
Par la suite vers la fin du XVe siècle, apparut le soleret en pied d’ours, dit aussi en gueule de vache, à l’extrémité aplatie, à la manière d’un museau de vache, et plus large que le reste de la chaussure. Là encore, la légende en attribue faussement l’origine aux six orteils de Charles VIII. Le “demi-pied d’ours”, dit aussi demi-sabot, apparut peu après. Enfin, vers le milieu du XVIe siècle, le pied d’ours céda la place au soleret en bec de cane, dont l’extrémité semi-circulaire rappelle tout à fait les bottes ou les chaussures de sécurité d’aujourd’hui.

Spalière. La spalière est l’une des premières pièces d’armure inventées dans l’Europe médiévale, sans doute parce qu’elle est la plus indispensable. Dans l’escrime médiévale, les coups portés à l’épaule sont fréquents et les coups portés sur le casque ricochent presque invariablement sur l’épaule et la brise surtout si l’adversaire utilise un marteau ou une hache.
Les gambisons étaient donc fortement rembourrés en cet endroit (du cou jusqu’à l’arrière-bras). Pourtant cela ne suffisait pas, il fallait opposer à ces attaques un obstacle rigide, les ailettes qui n’étaient qu’une plaque de métal fixée sur la cotte de mailles au moyen d’un lacet à aiguillette.
C’est en 1350 que la spalière se dessine franchement, pourtant des défauts persistent après plusieurs tentatives, sans trouver de véritable solution. On posa, vers la fin du XIVe siècle des cônes en guise de spalière. La spalière enveloppe l’épaule et le haut du bras, elle est souvent articulée. Mais à ce moment l’armure de plates se complète et elle allait devenir une pièce importante de défense. Tant qu’elle restait une pièce séparée, il était difficile de la fixer, c’est pourquoi elle fut incluse au harnois complet. On utilisa des formes simples (lames) bien qu’au début elles fussent gênantes et qu’un adversaire habile put la décrocher avec n’importe quelle arme à pointe.
Finalement, on opta pour un système plus grand d’une seule plaque ou d’un assemblage qui s’attachait dans le dos au milieu et devant le plus proche possible du centre de la poitrine.
Elle se perfectionna jusqu’au XVIe siècle, c’est-à-dire jusqu’à l’abandon total des armures forgées.

Spalière épaule de mouton. Spalière d’un seul tenant, qui couvre en même temps l’épaule et l’arrière-bras afin de détourner un coup de lance lors des joutes (système trop rigide pour la guerre).

Surcot :
- vêtement de dessus porté au Moyen Âge par les deux sexes, sur la cotte comme son nom l’indique. Voir Dictionnaire des vêtements ;
- désigne aussi une pièce de tissu placée sur cette armure pour atténuer l’effet du soleil ou porter ses armoiries ; voir cotte d'armes.


T


Tabar, tabard. Voir cotte d'armes.

Tassette. La tassette est une pièce d’armure forgée apparue à la fin du XIVe siècle. Il s’agit d’une plaque de forme triangulaire ou trapézoïdale. Son but est double, préserver la cuisse et , empêcher le fer de lance ou la pointe de l’épée de passer sous le plastron. Elle est fixée à la tonne (quand celle-ci est courte), ou bien directement au plastron au moyen de liens de cuir, les plaques se superposant de façon inverse des tuiles d’un toit . Elle est utilisée surtout dans les armures prévues pour un usage de cavalier.

Thốrax. En grec ancien, cuirasse.


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samedi 28 décembre 2013

Les vêtements

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A


Agal, egal, igal, ou iqal. Accessoire vestimentaire traditionnel fait de corde et attaché autour du Keffieh pour le maintenir en place. Il est généralement fait d'un​​ cordon serré autour d'un noyau de laine de chèvre. Il s'agissait à l'origine d'une corde dont les Bédouins se servaient pour lier les pattes des chameaux.

Amigaut. Fente à l’avant d’un vêtement au niveau du col pour faciliter le passage de la tête, parfois pourvut d’un bouton ou d’une broche permettant la fermeture.

Aumusse, aumuce. Sorte de capuche chaude en fourrure portée au Moyen Âge par les civils hommes ou femmes, puis fut adoptée dans la tenue du clergé comme signe distinctif des chanoines.

Aumussier. Marchand fabricant de bonneterie et en particulier d'aumusse.



B


Barretina. La barretina est le couvre-chef typique et traditionnel des Catalans, seulement porté par les hommes. Il est en laine et il a une forme de bonnet allongé, habituellement de couleur rouge avec une bande noire à la base.
Les premières traces écrites situent son utilisation vers 1550, mais il doit être bien plus ancien car on le retrouve dans la plupart des pays méditerranéens. Son origine serait le bonnet phrygien (Phrygie en Grèce), porté par les marins dès l'Antiquité.

Barrette ou bonnet carré. Couvre-chef de forme carrée, en étoffe doublée de tissu épais, ou de cuir. Portée de la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle, par tous, notamment les avocats, les juges, les médecins et les maîtres en théologie. Puis elle fut portée par les membres du Clergé.

Bliaud ou bliaut. C'est un vêtement médiéval, mixte, apparu dans les cours de France et d’Angleterre au cours du XIIe siècle. Il se compose d’une longue robe très ample, et très serrée à la taille. Ce vêtement se caractérise aussi par ses manches, serrées de l’épaule jusqu’au coude, puis de plus en plus larges, allant jusqu’à toucher le sol. Ces manches étaient souvent portées rattachées ou nouées pour ne pas gêner les mouvements. Le bliaud était très souvent porté avec une ceinture décorative très longue. Ce vêtement se porte au-dessus d’une chemise, appelée chainse.

Bonnet phrygien. Son origine serait Phrygie en Grèce, où il est porté par les marins depuis l'Antiquité. Bonnet rouge devenu l'un des symboles de la Révolution française, à ne pas confondre avec celui de la Révolte des Bonnets rouges de 1675 en Bretagne (déjà). On le retrouve dans le plupart des pays méditerranéens.

Bourrelet. Voir turban.

Braies. Sous-vêtement généralement en lin, en forme de caleçon très large, descendant jusqu’au genou ou jusqu’au pied, porté flottant, repliées à l’entre jambes, et la partie supérieure enroulée retenu par un cordon, porté à l’origine par plusieurs peuples de l’Antiquité et encore en usage au Moyen Âge. Parfois recouvert par des chausses, retenues par des cordelettes situées sur le côté. Ces cordelettes pouvaient aussi servir à remonter les braies en y attachant l’extrémité du bas, ou bien encore à y accrocher de menus objets. Il semblerait que les femmes n’en portaient pas... ni rien d’autre à la place.

Burnous, bournous. Manteau en laine long avec une capuche pointue et sans manche, porté par les populations Berbères d'Afrique du Nord.


C


Canon Élément vestimentaire décorative, faite d'une toile ornée de dentelle et de rubans, qui se portait attachée au-dessous du genou. Les canons étaient fort à la mode du temps de Louis XIV.

Cape :
- vêtement de dessus ample plus ou moins long, sans manches, posé sur les épaules, et pouvant entourer le corps entier ;
- coiffe féminine contre le vent et la pluie.

Capuche ou capuchon. Couvre-chef conçue soit pour protéger la tête de la pluie. Au Moyen Âge, elle est considérée comme un accessoire sophistiqué et élégant. Elle peut être prolongée par une pointe partant du sommet et retombant dans le dos.

Caracalla. Sorte de manteau gaulois.

Casaque. Sorte de manteau militaire, qui avait ordinairement des manches très larges. Elles pouvaient être en cuir et/ou rembourrées.
À leur début les mousquetaires n'avaient pas d'uniforme (ils portaient pour se distinguer une casaque bleue ornée de 4 croix de velours blanc qui leur servaient de manteau, mais était peu pratique lors des combats.

Causia. Béret typique à gros bourrelets porté par les Macédoniens depuis l'Antiquité. Il est resté en usage en Afghanistan où, il est appelé pakol.

Chainse. Le chainse, de l’ancien français chainsil (qui désigne une toile blanche et fine de lin ou de chanvre) est un long vêtement de toile fine, porté aux XIIe et XIIIe siècles. Il est en quelque sorte l’ancêtre de notre chemise actuelle. La longueur seule distinguait les chainses d’homme de ceux de femme : genou pour les sieurs, cheville pour les dames.

Chanvre. Le chanvre est une des premières plantes domestiquées par l'homme, au néolithique, probablement en Asie. Il a ensuite accompagné migrations et conquêtes pour se répandre sur tous les continents. Ses fibres servaient à confectionner des vêtements en Chine 600 ans avant J.-C., et en Europe au Moyen Âge. Les vêtements royaux occidentaux étaient souvent constitués de mélanges de chanvre et de lin.

Chaperon. Couvre-chef en tissu (pas forcément rouge) ayant eu diverses formes suivant le lieu et l’époque. Le plus connu est une capuche surmontée d’une pointe et ayant une petite cape attenante au col.

Chasuble. La chasuble est un vêtement à deux pans et sans manche ni capuche avec une ouverture pour la tête, qui fut adopté par le clergé.

Chausse :
- les chausses sont un des éléments essentiels de la tenue du Moyen Âge. Généralement confectionnées en laine ou en lin. Elles couvrent les pieds et les jambes.
Le terme désigne depuis le VIIIe siècle des sortes de bas qui montent jusqu’en haut des cuisses pour les hommes alors que pour les femmes elles montent en haut du mollet. Elles se portent avec des braies et plus tard un pourpoint sur lequel elle se fixe grâce à des aiguillettes, des cordonnets ou des rubans.
La partie supérieur est large pour introduire les braies, alors qu’au niveau des mollets elles sont ajustées ;

- les chausses semellées sont munies d’une semelle de cuir cousue ou en bois ;
- les chausses de mailles, servent à la protection des jambes, lors des combats ;
- les hauts de chausses sont apparus aux alentours du XIIIe siècle. Ils couvrent le corps de la ceinture au genou. Les hauts de chausses en se prolongeant donneront naissance à la culotte qui sera par la suite remplacée par le pantalon ;
- la réunion de deux hauts de chausses donnera naissance à des collants rudimentaires vers le XVe siècle puis au caleçon. Alors que les bas-de-chausses constituent des chaussettes rudimentaires ;
- les chausses parties avaient les deux jambes de couleurs différentes pour marquer l’appartenance à une famille ou à une maison comme les blasons ;
- chausses à la martingale, voir martingale.

Chèche :
- turban de 4 à 8 mètres porté notamment par les hommes touaregs, et en Afrique du nord en général ;
- coiffe féminine en forme de béret au VIIIe siècle.

Chéchia. La chéchia est un couvre-chef masculin porté par de nombreux peuples islamisés. En forme de calotte au bord allongé, il est en laine feutrée. Elle était portée avec une étoffe enturbannée autour.

Chemise. Sous-vêtement ancêtre du tricot de peau en forme de tunique ample qui recouvre le torse et les bras. Généralement en lin, parfois fendu devant et derrière pour faciliter les mouvements. Celles des femmes sont fendues sur le côté, descendant plus bas et ont des manches toujours longues. Il semblerait que pour elles, la chemise remplace aussi les braies.

Collet. Partie de l’habillement qui est autour du cou.

Corne ducale. La corne ducale est le couvre-chef porté par les doges de Venise. Sorte de mitre avec une pointe arrière en forme de corne courbe. Elle est portée par-dessus un bonnet de lin blanc qui couvre les oreilles et attaché sous le menton par un cordonnet.

Cotte. Vêtement des deux sexes en forme de robe longue. Elle se porte sur la chemise, les braies, et les chausses. Constituée avec de la toile allant de la soie raffinée au lainage grossier, elle est parfois doublée.
La cotte des ouvriers s'arrête au genou et au pied pour les ouvrières. Les nobles la portent descendant jusqu’à la cheville, celle des dames est beaucoup plus longue forme une traîne.
Chez les hommes la cotte est fendue en bas, devant et derrière, par contre celle des femmes n’est pas fendue.
La cotte se dit d'une jupe à l'usage des femmes de basse condition. Cotteron est une petite cotte courte et étroite.
Le col est de forme ronde ou ovale agrémenté parfois d’une fente à l’avant appelée amigaut, pour faciliter le passage de la tête, parfois pourvu d’un bouton ou d’une broche permettant la fermeture.

Cotteron. Cotteron est une petite cotte courte et étroite.

Couronne. Couvre-chef en forme de cercle juste posé sur la tête. La matière dont elle est constituée en détermine souvent l'usage (fleurs, feuilles, métal, etc). On trouve de nombreuses formes et notamment des versions fermées.
Depuis l'Antiquité la couronne est utilisé comme symbole du pouvoir par l'aristocratie. Elle est souvent hiérarchisée en fonction du titre de son possesseur.

Crinoline :
- étoffe de crin dont on faisait des cols, des sacs, des jupons ;
- par extension, jupe de dessous garnie de baleines ou de lames de métal flexibles.


D


Dishdasha. La dishdasha est un vêtement long en général de couleur blanche qui arrive aux chevilles, avec en général des manches longues, porté par les hommes de la péninsule arabe (Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis, Sultanat d'Oman, Yémen, etc), et d'Afrique du Nord. On porte sur la tête, le kumma ou le mussar (un turban porté lors des occasions officielles). Le mussar est normalement porté par-dessus le kumma.
Le nom diffère aussi suivant les pays :
- dishdasha au Qatar et au Sultanat d'Oman ;
- thowb ou thawb ou thobe au Koweït et dans l'est de l'Arabie saoudite ;
- gandourah aux Émirats arabes unis et au Maghreb ;
- qamiss ou kamiss en Arabie saoudite.



E


Escoffion. Un escoffion est une coiffe féminine qui jouit en même temps que le hennin de la période excentrique et qui fait son apparition à la fin du XIVe siècle.

Espadrille. Chaussure légère en toile avec une semelle en corde de chanvre cousu, et parfois des lacets remontant jusqu'au tour de la cheville. Traditionnelle dans plusieurs régions méditerranéennes, elle est portée par les hommes et femmes d'origine modeste voire paysanne. On trouve aussi dans diverses parties du monde d'autres chaussures en toile avec semelle en corde.
Premier écrit connu en 1322 d'espadrille catalane appelée espardenya (qui signifierait sandales de sparte) du même modèle que l'espadrille contemporaine. Dans le Roussillon, on l'appelle espardenya vigatana, Francisé en vigatane, prononcé bigatane.

Étole :
- ornement sacerdotal qui consiste dans une bande d’étoffe, chargée de trois croix et qui fait le tour du cou puis descend jusqu’aux pieds ;
- accessoire vestimentaire, formé d’une bande souvent en fourrure, posé autours du cou et descendant par devant.


F


Fez, fezzi, phecy, ou tarbouche. Couvre-chef rigide masculin en feutre, souvent rouge, en forme de cône tronqué, orné d'un gland noir fixé sur le dessus. Originaire de Grèce antique, il a fait le tour de la Méditerranée jusqu'à l'Andalousie médiévale. Il a eu plusieurs couleurs et plusieurs formes, il est toujours utilisé.

Fibule. Agrafe en métal servant à fermer un vêtement ou le faire tenir, comme une épingle à nourrice moderne, voire comme broche décorative.

Froc :
- à l'origine, terme qui désigne un vêtement au sens large ;
- nom donné à la partie de l’habit monacal qui couvre la tête et tombe sur la poitrine et sur les épaules ;
- désigne ensuite, l'habit des moines dans son ensemble ;
- par extension, l'ensemble des ordres religieux, vouloir mourir sous le froc c'est vouloir finir sa vie dans un ordre religieux ;
- quelques expressions : porter le froc (être moine) ; prendre le froc (se faire moine) ; quitter le froc, être défroqué ou se défroquer (abandonner l’état monacal) ; jeter son froc aux orties (Renoncer scandaleusement à l’état monacal voire à l’état ecclésiastique et par extension abandonner, par inconstance, n’importe quelle profession) ;
- en argot désigne un pantalon, comme dans les expressions, baisser son froc (capituler avec lâcheté), faire dans son froc (avoir une grande peur qui déclenche une diarrhée), se défroquer, ôter sa culotte ou son pantalon.

G


Galoche. Espèce de chaussure dont le dessus est de cuir, la semelle de bois. Dans sa forme ancienne, elle se mettait par-dessus les chausses ou les souliers.

Garance, garance des teinturiers :
- plante herbacée dont une variété, la garance des teinturiers (Rubia tinctorum), fournit une matière colorante rouge ;
- par extension, couleur rouge vif que l’on tire de la plante du même nom.

Gaude. Une plante, appelé aussi réséda des teinturiers, à fleurs jaune verdâtre, qui fut cultivée autrefois comme plante tinctoriale jaune.

Gonne, gonelle. La gonne est une tunique mérovingienne longue et unisexe (raccourci pour les cavaliers) qui deviendra le modèle-type de la tenue ecclésiastique.

Grègue. Haut-de-chausses moulant.


H


Hardes :
- effets personnels, vêtements qu’on emporte lors d’un voyage ;
- Au sens péjoratif vêtements misérables, usagés.

Hennin. Coiffe de femme conique surmontée d’un voile, portée au XVe siècle.

Houppelande. Une houppelande était un vêtement constituant le haut d'un costume habillé, masculin ou féminin (houppelande souvent fermée devant à la différence de la houppelande masculine mais pourvue d'une traîne), du XIVe ou XVe siècle. C'était une sorte de robe de chambre, tantôt longue, tantôt courte, avec de très longues manches allant jusqu'au sol. Un collet droit et montant tenait assujettie au cou. Elle était ajustée de corsage et serrée à la taille par une ceinture.

Huve. Coiffe de femme utilisée vers la seconde moitié du XIVe siècle, constitué d’une cornette élégante que les femmes de moyenne condition portaient en ville. La huve précéda les cornes, les escoffions, les hennins et persista même après ces étranges coiffures.


I



J


Justaucorps, juste-au-corps. Ancien vêtement à manches comme une robe qui descendait jusqu’aux genoux avec éventuellement une ceinture à la taille et qui serrait le corps d'où son nom.


K


Keffieh, kéfié. Couvre-chef traditionnel des paysans et des Bédouins du Proche et du Moyen-Orient. Récemment devenu symbole de la Palestine, il est devenu ensuite un accessoire de mode. Dans sa version moderne, c'est un grand carré de tissu blanc ou très clair avec des motifs d'ornement de couleurs diverses. Le tissu blanc uni porté dans les pays du Golfe Persique est appelé Ghutrah, tandis que le rouge et noir est appelé Shemagh. Il est souvent maintenu en place par un anneau de cordelette appelé agal.

Kilt. Habit traditionnel porté par les hommes des Highlands, les Hautes Terres d’Écosse depuis l’Antiquité. Constitué d'un rectangle de laine orné de tartan, fixé à la taille par une ceinture de cuir, il descend jusqu'au genou. Dans la version moderne il est plié en portefeuille, les deux pans se croisant devant et la partie arrière est plissée. Une épingle, solidarise les deux pans juste au-dessus du genou droit.
Certains disent que l'on ne met rien sous un kilt, c'est faut, on met des chaussures.

Kippa. Calotte de toile portée traditionnellement par les Juifs pratiquants particulièrement depuis l'époque médiévale.

Kumma. C’est un chapeau rond blanc en coton, brodé de motifs et coloris divers et il est piqué de petits trous qui permettent l’aération. Porté de façon décontracté au Sultanat d'Oman par les hommes, pour les grandes occasions, on rajoute par dessus un turban appelé mussar.


L


Lin. Le lin est historiquement l’une des premières plantes cultivées. Les plus anciennes fibres retrouvées ont 36 000 ans. Développé durant l'Antiquité par les Égyptiens. Les Gaulois l'auraient cultivé avant la venue de Jules César. Le lin a été remis à jour par Charlemagne et c’est à partir du XIe siècle que son utilisation s’est généralisée. La tapisserie de Bayeux est l’exemple le plus célèbre de la présence du lin à cette époque.

Liripipion. Capuche avec une pointe de très grande dimension, pouvant être enroulée autour du cou ou de la tête.


M


Mante :
- grand voile noir traînant jusqu'à terre porté par les femmes en signe de deuil ;
- vêtement ample et sans manches en forme de cape, le plus souvent avec capuchon, porté surtout par les femmes au-dessus des autres vêtements pour se protéger du froid.

Mantel :
- manteau en forme de cape, parfois pourvu d'une capuche, attaché à l'épaule par une fibule pour mieux se protéger du vent relatif de face lors d'une chevauchée ; porté sur l'armure,ce type de vêtement protégeant du froid ou de la pluie, pouvait être retiré prestement en cas d'attaque surprise ; on trouve aussi des mantels d'apparat de tissu noble et richement orné ; une version courte est appelé manteline ;
- le mantel ou manteau était aussi une certaine mesure de tissu (manteaux au pluriel).

Manteler, manteller :
- s'habiller d’un manteau, se protéger avec un manteau ;
- d'une façon plus générale abriter, s'abriter ;
- en architecture ou urbanisme, fortifier un bâtiment ou une ville.

Manteline, mantelline :
- version courte du mantel porté sur l'armure ;
- petit manteau court porté par les femmes de la campagne.

Mantille. Longue et large écharpe de soie ou de dentelle dont les femmes espagnoles se couvrent la tête et les épaules en la croisant sous le menton. Il se dit aussi de diverses imitations de cette pièce de toilette. Une mantille garnie de velours, de dentelle.

Martingale :
- pan carré ou rectangulaire permettant l'ouverture à l'arrière d'une culotte, d'un pantalon, ce qui est l'inverse du pantalon marin à pont ;
- chausses à la martingale, culottes dont le pont était placé par derrière, c'est le sens ancien et primitif ;
Chausses à la martingale, « qui est un pont-levis de cul pour plus aisément fienter »
(Rabelais, 1534)

- une martingale est une sangle en forme de demi-ceinture cousue dans le dos d'un vêtement, pour en retenir l’ampleur ou marquer la taille.

Mussar. Voir kumma.



N



O



P


Pakol ou pakoul. Béret traditionnel en laine de couleur beige sable surtout porté actuellement surtout par les Afghans. Il est en forme de galette et a été rendu célèbre par le commandant Massoud. Il est le "successeur" de la causia porté jadis par les Macédoniens depuis l'Antiquité.

Pastel des teinturiers. Le pastel des teinturiers est une plante herbacée annuelle. Elle fut longtemps la seule source de teinture bleue disponible, en Europe l'indigo, extraite des feuilles, avant qu'elle ne soit détrônée par l'indigotier à la fin du XVIe siècle, puis par les colorants de synthèse. Les premières traces archéologiques du pastel remontent au Néolithique.

Pèlerine. À l’origine, désignait le large collet rajouté sur le manteau de pèlerin. Jusqu'aux années 1950, la pèlerine désignait le vêtement porté par les écoliers et écolières pendant les saisons froides et fraîches. C’était un long et ample manteau noir avec capuche, sans manche, taillé d'une seule pièce dans du drap épais et qui se fermait par un seul bouton au niveau du col. Aujourd’hui, sur un vêtement d’homme ou de femme, la pèlerine désigne un grand collet rabattu, qui couvre la poitrine et les épaules.

Pelice, pelichon, pelyson, pelisse, pelisson, peliçon. Vêtement de dessus en fourrure ou doublé de fourrure porté du XIIe au XVe siècle par les deux sexes.

Pileus cornutus (calotte à cornes). C'était un chapeau pointu en forme de cône, blanc ou jaune, porté par les Juifs dans l'Europe médiévale et parfois dans le monde islamique.

Poncho. Vêtement ample, de forme rectangulaire, percé d’un orifice central pour passer la tête, et souvent muni d’une capuche. Aurait été porté par monsieur Ouille.

Poulaine. La poulaine est une chaussure du Moyen Âge utilisées au XIVe siècle autant pour les femmes que pour les hommes.
C’est une chaussure allongée, à l’extrémité pointue, généralement relevée. La longueur de la poulaine était strictement réglementée dans l’habillement civil et, on le suppose, également dans la version pour chaussures de guerre. Princes et ducs avaient droit à une chaussure mesurant deux fois et demie la longueur du pied lui-même, la haute aristocratie avait droit à deux fois la longueur du pied, et les chevaliers à une fois et demie. Pour les rois, la taille de l’extrémité pouvait être aussi grande que voulue. Le bout est rembourré de mousse ou de chanvre pour la rigidité de la pointe.
Le clergé réprouvait ces chaussures car le bout pointu de la poulaine faisait relever la robe de la demoiselle assise en face, pouvant ainsi la faire remonter autant que cela lui était permis... ce qui est bien à l’encontre des principes du clergé. De plus, sa longueur empêchait de s’agenouiller pour prier, le clergé n’avait donc pas ces chaussures en haute estime.

Pourpoint. Le pourpoint est un vêtement qui couvrait le corps du cou jusqu’à la ceinture, porté au Moyen Âge par les hommes. Les fabricants de pourpoints s’appelaient des gipponiers. C’est une sorte de veste courte et matelassée qui couvre le corps du cou à la ceinture. Il se porte avec des chausses et comporte un moyen de fixation pour les attacher dessus. Le pourpoint a été inspiré par le gambison qui se portait sous l’armure pour protéger le corps, il garde suivant les circonstances un usage de protection ou de parade.

Pourpre. La pourpre était une teinture rouge violacée tirée du pourpre, un mollusque gastéropode à coquille ovale ou oblongue, généralement du genre murex.


Q



R


Réséda des teinturiers. Une plante, appelé aussi gaude, à fleurs jaune verdâtre, qui fut cultivée autrefois comme plante tinctoriale jaune.


S


Sabot. Chaussure de bois faite toute d’une pièce et creusée de manière à contenir le pied. Le sabotier est celui, qui fabrique, qui vend ou qui porte des sabots, sabotière au féminin. La saboterie est un lieu où l'on fabrique ou vend des sabots. Fabriquer des sabots se dit saboter, à ne pas confondre avec saboter dans le sens de destruction.

Sandale. Chaussure dont la partie supérieure est découverte, le pied est maintenu par des lanières de cuir. Le sandalier est celui qui fait des sandales.

Sayon, saie. Sorte de veste matelassé portée par le petit peuple ou les soldats.

Schtreimel. Le schtreimel est un chapeau de fourrure porté par de nombreux Juifs, plus particulièrement mais pas exclusivement par des membres de groupes hassidiques, pendant le chabbat, les fêtes religieuses et autres célébrations.

Simarre :
- sorte de soutane que certains magistrats, ou certains professeurs d'université, portent sous leur robe ;
- habillement long et traînant, dont les femmes se servaient ;
- vêtement d'apparat porté par les notables et seigneurs, notamment par les sénateurs vénitiens au XVIe et XVIIe siècles ;
- ample vêtement de riche tissus, porté par les hommes et les femmes (variante, chimarre) ;
- soutane d'intérieur à camail et sans manche ;
- robe de chambre que des prélats ou les magistrats mettaient parfois par dessus leur robe.

Socque. Sorte de galoche sans talon (appelé quartier en cordonnerie), à semelle et contrefort de bois, dont la partie supérieure est constituée de sangle de cuir réglable car elle pouvait se mettre par-dessus les chausses ou les souliers.

Soutane, sottane. Désigne au début sous la forme sottane une longue robe, portée par une femme, puis sous la forme soutane le sens actuel de long vêtement boutonné du haut en bas et tombant jusqu’aux pieds, porté par un prêtre.

Spodik. Un spodik est un haut chapeau de fourrure porté par certains Juifs hassidiques haredim, particulièrement les adeptes de certains courants juifs originaires de la Pologne du Congrès. Il ne faut pas confondre le spodik et le schtreimel.

Surcot :
- vêtement de dessus porté au Moyen Âge par les deux sexes, sur la cotte comme son nom l’indique ; généralement taillé dans un tissu de plus grande qualité, le plus souvent porté par des gens aisés ; ceux des hommes sont parfois fendus devant et derrière, et sur le côté pour les femmes avec éventuellement des boutons ou des agrafes ; ils n’ont pas toujours de manches, quand c’est le cas, elles ne sont pas toujours enfilées, elles pendent derrière les bras ; certains modèles ont des manches amovibles qui peuvent être achetées à part ; elles peuvent être fendues de haut en bas et sont cousues ou épinglées directement sur la personne ;
- désigne aussi une pièce de tissu placée sur cette armure pour atténuer l’effet du soleil ou porter ses armoiries.


T


Tabar, tabard. Vêtement porté sur l’armure. Il servait autant à montrer sa fortune, en fonction de la matière qui le composait, que ses armoiries, sur l’avant et l’arrière du tabar.

Tiare. Une tiare est une sorte de couronne ayant eu diverses formes et matières depuis l'Antiquité. Normalement portée comme symbole d’un haut rang aristocratique (Empereur, roi, prince).

Toge :
- durant l'Antiquité, robe de laine fort ample et longue, qui était le vêtement particulier des romains et qu’ils mettaient par-dessus la tunique ;
- par extension, robe que portent les professeurs, les magistrats, les avocats, etc.

Trentain. Au Moyen Âge, le trentain est un drap de luxe dont la chaîne est composée de trente centaines de fils, et l’expression se mettre sur son trentain veut dire revêtir une grande tenue pour une occasion. Ce qui a donné l'expression se mettre sur son trente-et-un ou trente et un, voire être sur son trente et un.

Tunique. Une tunique est un vêtement ample en forme de T. Elle s’enfile par la tête grâce à une large encolure parfois boutonnée. Les manches sont courtes ou longues. Elle se porte tombante sur les autres vêtements. Longue jusqu’au pied pour les femmes et jusqu’à mi-jambe pour les hommes.

Turban. Le turban est un couvre-chef volumineux d'origine asiatique et connu depuis l'Antiquité. Il est constitué d'une longue écharpe enroulée autour du sommet de la tête ou d'un chapeau. Au Moyen Âge, il porte parfois le nom de bourrelet à cause de la bourre qui garnit la couronne de tissu.


U



V


Vair. Le vair était une fourrure blanche et grise, faite de l'alternance des dos gris et des ventres blancs d'écureuils nordiques, formant ainsi un luxueux damier bicolore. On conservait soigneusement la raie noire mettant en valeur la blancheur du ventre, plus luisant encore que celui de l'hermine.
La distinction entre gros-vair et menu-vair n'est pas vraiment défini, peut-être une différence de taille des écureuils, une différence de qualité ou la proportion entre le gris et le blanc.
Le vair est souvent utilisé pour la doublure des vêtements mais aussi comme parure. Il est réservé aux classes sociales les plus élevées.


W



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