STOP OU ENCORE ?

.

STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

.

mardi 24 décembre 2013

L'architecture religieuse

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Abat-son. Structure de lames inclinées dans un clocher renvoyant le son vers le sol.

Abbatiale. L'abbatiale est l'église d'une abbaye. C'est le centre de la vie spirituelle qui est le plus fidèle reflet de l'ordre.

Abbatial(e). Adjectif qualifiant ce qui a un rapport avec une abbaye, un abbé, ou une abbesse.

Abside. Pendant l'Antiquité c'est le fond d'un monument, en forme de demi-cylindre surmonté d'une voûte d'un quart de sphère. L'architecture chrétienne a repris cette forme architecturale en adaptant les basiliques civiles au culte. Aujourd'hui il désigne l'extrémité du chœur, de forme semi-circulaire du coté est de l'église, et aussi les chapelles circulaires ou polygonales des transepts ou du rond-point.

Absidial. Adjectif qualifiant ce qui se rapporte à l'abside.

Absidiales, (chapelles absidiales). Désigne les chapelles qui ceignent l'abside principale.

Absidiole. Petite abside qui termine une nef latérale, tandis que l'abside ferme la nef centrale ou grande nef.

Accolade. Une accolade, appelée aussi arc en accolade ou arc en talon, est un faux arc qui est constitué d'un unique linteau monolithique décoratif en forme d'accolade horizontale, typique de la période gothique.

Ambon :
- à l'origine, il s'agit d'une petite tribune à l'entrée du chœur de certaines églises byzantines et médiévales, pour la lecture ou pour la prédication ;
- pupitre placé à l'entrée du chœur dans une église et où est posé le lectionnaire ou la Bible ;
- tribune fixe d’où sont lus les textes sacrés, il sert à poser des livres saints et comme appui lors du prêche.

Arc. Structure généralement de pierres ou de briques accolées qui prend la forme partielle d'un cercle. Les bases de l'arc sont posées sur des piliers ou des murs porteurs.
Il existe deux types d'arcs, l'arc de plein-cintre en forme de demi-cercle du type roman et l'arc brisé du type gothique, constitué par deux arcs de cercle aux rayons identiques mais dont les centres sont différents qui se rejoignent en formant un angle aigu.

Arcade :
- ensemble composé d’un arc et des colonnes ou murs qui le soutiennent ;
- galerie ouverte sur l'extérieur, dont la voûte ou le plafond sont soutenus par des colonnes, et par des arcades.

Arc boutant, arc-boutant ou arcboutant. Arc renforçant une voûte, positionné entre celle-ci et un pilier de culée.

Arc brisé. Arc de type gothique, constitué par deux arcs de cercle aux rayons identiques mais dont les centres sont différents qui se rejoignent en formant un angle aigu.

Arc doublau, arc-doubleau ou arcdoubleau. Arc soulageant le poids d'une voûte, en épousant sa forme intérieure, en formant une saillie ou plate-bande en pierres apparentes suivant un axe perpendiculaire ou diagonal.

Arc en accolade. Voir accolade.

Arc en talon. Voir accolade.

Arc outrepassé. Arc prolongé au-delà d'un demi-cercle.

Arc triomphal. Arc séparant le cœur, et la nef.

Arcature. Motif architectural ou décoratif fait d'un alignement de petites arcades parfois aveugles.

Antéfixe. L'antéfixe est un motif placé sur les toits ou corniches d'un édifice à l'extrémité d'une rangée de tuiles ou d'une partie saillante d'une toiture, par exemple pour orner ou pour masquer. À l'époque romane, sur les églises, les antéfixes étaient généralement en forme de croix, placées aux différents sommets de l'abside, du transept ou de la nef.

Antéglise. Voir narthex.

Antependium ou devant-d'autel. En latin, qui pend devant. Élément décoratif, souvent en tissu ou en cuir, destiné à orner le devant de l'autel. Un devant-d'autel rectangulaire rigide en bois ou métal peut se substituer à lui.

Autel. Un autel est une table consacrée qui, dans la liturgie chrétienne, est le lieu autour duquel se rassemble la communauté chrétienne pour célébrer l'eucharistie comme mémorial de la dernière Cène du Christ. D’abord meuble de bois mobile, l'autel prend une place fixe, à partir du IVe siècle, dans l'abside des églises. Tourné vers l'Orient, il devient inamovible vers le XIIe siècle, étant alors fait de pierre ou de matériau noble, comme le marbre. Des reliques de saints y sont insérées , tout particulièrement dans l'autel principal appelé maître-autel, les reliques du saint patron protecteur de l'église.

Avant-nef. Voir narthex.


B


Bas-côté. Voir collatéral.

Bas-côté pourtournant, bas-côté de pourtour. Voir déambulatoire.

Basilique :
- en architecture, une basilique est une église sans transept ;
- dans l'Église catholique romaine, une basilique est une église privilégiée. C'est un titre honorifique donné par le pape à une église où de nombreux fidèles viennent spécialement en pèlerinage pour honorer Jésus-Christ ou la Vierge Marie ou les reliques d'un saint particulièrement vénéré.

Bas-relief. Sculpture dont le sujet en faible relief, se détache peu du fond, généralement par moitié de l'épaisseur du sujet.

Beffroi. En architecture religieuse le beffroi est une charpente de bois conçue pour isoler les murs de pierre des cloches. Il est constitué d’un entrelacement complexe de croix en chêne et repose sur un rebord en pierre dépassant des murs intérieurs de la tour. Lorsque les cloches sonnent, le matériau plus indulgent absorbe les vibrations. Si les cloches étaient reliées directement à la pierre, leurs vibrations dangereuses affaibliraient les murs qui finiraient par s’écrouler.
Voir aussi les pages "Dictionnaire généraliste ou Dictionnaire militaire du Moyen Âge".

Billettes. Ornement architectural, constitué d'un alignement de petits cylindres sculptés dans la pierre.


C


Cathèdre. La cathèdre (siège avec accoudoirs), appelée aussi trône de l'évêque, est la chaise de l'évêque dans sa cathédrale.

Chaire :
- à l'origine, le siège d'un évêque dans son église (maintenant désigné sous le terme de cathèdre) ;
- en architecture, la chaire désigne également la tribune du prédicateur dans une église.

Chancel. Dans l'architecture ecclésiastique, le chancel est une clôture basse qui sépare la nef d'une église chrétienne où sont réunis les fidèles, du chœur liturgique réservé au clergé. Dans les églises paléochrétiennes et médiévales, cette clôture se nomme chancel, pour les périodes suivantes, elle est appelée clôture de chœur.

Chapiteau. Partie en pierre posée en haut du fût d'une colonne, souvent ouvragée.

Chapiteau historié. Chapiteau orné d'une scène.

Chevet. Partie la plus à l'est d'une église, derrière l'autel ou le maître-autel. Il peut être simplement droit ou finir par une abside plus ou moins complexe.

Chœur. Partie la plus importante d'une église, réservée au clergé, quelquefois appelée chœur liturgique ou chœur des chantres pour la distinguer du chœur architectural qui comprend l'ensemble de la nef située autour du chœur liturgique. Il peut comprendre le sanctuaire où se déroule le cérémonial liturgique autour du maître-autel.

Cintre, plein-cintre, cintré. Le cintre est la courbe. Le plein-cintre correspond à un demi-cercle. Cintré veut dire courbé.

Clocher-mur. Clocher constitué d'un seul mur où les cloches se trouvent dans des ouvertures.

Clôture de chœur. Voir chancel.

Collatéral, collatéraux. Vaisseau latéral de part et d'autre du vaisseau central. Il peut exister plusieurs collatéraux d'un même côté ou un collatéral d'un seul côté. Parfois appelé bas-côté lorsqu'il sont plus bas que la nef principale.

Collatéral fractionné. Un collatéral fractionné est constitué par une suite de vaisseaux de plan massif, alignés et communicants, mais qui ne forment pas ensemble un vaisseau unique.

Collatéral tournant. Voir déambulatoire.

Contrefort. Appelé aussi pied d'éléphant ou pilier butant, un contrefort est un renfort de maçonnerie saillant et massif élevé sur la face extérieure d'un bâtiment voûté et qui sert à contenir les effets d'une charge ou de la poussée des arcs et des voûtes.

Coupole. Voûte en demi-sphère au dessus du chœur ou de la croisée du transept.

Crédence. Voir miséricorde.

Croisée du transept. Intersection de la nef et du transept.

Crypte. Chapelle, généralement souterraine, d’une église, où l’on plaçait le corps ou les reliques des martyrs, des saints ou des personnages importants.


D


Dalle funéraire. Tablette de pierre ou de marbre, de peu d’épaisseur, et destinée à couvrir une tombe.

Demi-ronde-bosse. Voir haut-relief.

Déambulatoire. Le déambulatoire est un vaisseau qui double le chœur d'une église et le sépare des chapelles absidiales. C’est un collatéral tournant, dit encore bas-côté pourtournant. Il peut exister plusieurs déambulatoires, comme les collatéraux qu’ils prolongent, on les nomme à partir de l’intérieur (premier déambulatoire, deuxième, etc).


E


Enfeu. Un enfeu désigne l'espace où un tombeau est encastré dans l'épaisseur du mur d'un édifice religieux (église, cimetière). Il était généralement réservé aux nobles.

Ésonarthex. Voir narthex.

Éxonarthex. Voir narthex.


F


Fonts baptismaux. Les fonts baptismaux (du latin classique fons fontaine, source) sont des articles de mobilier ecclésiastique utilisés pour le baptême des enfants et des adultes par aspersion. Les fonts les plus simples ont un pilier de 1,5 m avec un support pour un bassin d’eau. Les matériaux taillés et sculptés varient considérablement, allant du marbre au métal ou au bois.
La forme peut varier. Beaucoup de fonts baptismaux ont huit côtés pour rappeler la nouvelle création et peut-être pour faire un lien avec la pratique de la circoncision, qui a traditionnellement lieu le huitième jour. Certains fonts ont trois côtés, en rappel de la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint Esprit. Ils sont parfois placés devant la nef de l’église pour rappeler aux fidèles leur baptême, qui représente leur entrée dans l’Église. Dans plusieurs églises du Moyen Âge et de la Renaissance, une chapelle spéciale ou même un bâtiment dédié, dit baptistère, abritait les fonts baptismaux.
La quantité d’eau est habituellement faible (un litre ou deux). Certains fonts sont alimentés par de l’eau de source ou une pompe pour imiter l’effet d’un ruisseau et communiquer l’effet des eaux vivantes du baptême.
Le baptême dans les fonts baptismaux est habituellement fait par aspersion, versement et immersion, comme dans le verbe grec βαπτιζω, qui peut aussi signifier immerger. Cependant, seuls certains fonts baptismaux sont assez grands pour permettre l’immersion totale de l’enfant. Les premiers fonts baptismaux étaient construits pour l’immersion entière, mais ils sont devenus plus petits lorsque le baptême des enfants est devenu plus courant.
La majorité des Églises chrétiennes utilisent de l’eau bénite pour remplir les fonts. Une vaisselle spéciale d’argent, appelée une aiguière, peut être utilisée pour remplir les fonts.
Dans plusieurs Églises orientales, l’eau bénite est consacrée une fois par année dans les fonts baptismaux lors de la fête de la Théophanie, en souvenir du baptême de Jésus dans les eaux du Jourdain.


G


Gable ou Gâble. Surface décorative pyramidée, à rampants moulurés, qui couronne certains arcs, par exemple sur les façades des cathédrales.

Galilée. Une galilée, en architecture, est une avant-nef d'une église surmontée de tours. Généralement, ces avant-nefs étaient situées à l'Ouest de l'édifice, celui-ci étant tourné vers l'Est. Les galilées sont spécialement répandues dans les églises des monastères clunisiens. On parle de galilées clunisiennes.

Gargouille. Conduit d’évacuation des eaux, adapté à une gouttière ou un chéneau et généralement orné d’une figure fantaisiste. Elle permet d’éloigner des murs l’évacuation des eaux de pluie.

Gisant. Statue sur le tombeau d’un important personnage le représentant couché.

Gothique. Forme d’art, en particulier architectural, développée en Europe du XIIe siècle à la Renaissance.


H


Haut-relief. Sculpture, appelé aussi demi-ronde-bosse, dont le sujet se détache partiellement du fond. Cette technique est l'intermédiaire entre la ronde-bosse et le bas-relief.

Homme vert, Homme feuillu. Représentations sculptées ou dessinées d'un visage d'homme orné de feuillage, ou encore de branches, pousses ou autres motifs végétaux qui est une image de renouveau et de renaissance. Dans le monde occidental on le retrouve principalement sculpté dans les églises ou en ornement sur des bâtiments séculiers.


I


Iconostase. Une iconostase est une cloison, de bois ou de pierre, qui, dans les églises de rite byzantin, particulièrement orthodoxe, sépare les lieux où se tient le clergé célébrant du reste de l'église où se tiennent le chœur, le clergé non célébrant et les fidèles. Elle cache les célébrants aux regards de l'assemblée pour présenter à leur place des icônes, selon un programme bien précis. Une iconostase est en général considérée comme une porte vers le monde divin.


J


Jubé. Dans une église, le jubé est une tribune et une clôture de pierre ou de bois séparant le chœur liturgique de la nef. Le jubé se compose de trois éléments : la tribune (le jubé proprement dit), la clôture (dite chancel) et le groupe sculpté de la crucifixion.


K



L



M


Mandorle. La mandorle désigne une figure en forme d’ovale ou d'amande dans laquelle s’inscrivent des personnages sacrés, le plus souvent le Christ, mais aussi la Vierge Marie ou les saints.

Massif occidental, massif antérieur, ouvrage ouest (en allemand Westwerk). Type de façade d'église au premier âge roman, à l'époque carolingienne. À l'époque ottonienne, le massif occidental s'est intégré dans d'autres formes de façade d'église, tout en conservant l'appellation de massif occidental. Le massif occidental est situé à l'entrée de la nef de l'église romane et constitue une construction indépendante, habituellement avec une tour centrale et deux tours latérales. Au rez-de-chaussée se trouve le porche d'entrée, et à l'étage supérieur une tribune ouverte sur la nef.

Miséricorde. La miséricorde, également appelée patience ou crédence, est une petite console fixée à la partie inférieure du siège pliant d'une stalle de chœur. Elle permet au clerc ou au moine qui participe à l'office divin de prendre appui sur elle lorsqu'il se tient debout et que son siège est relevé.

Mur-boutant. Le mur-boutant est un contrefort particulièrement saillant formant un mur perpendiculaire à celui qu'il épaule.


N


Narthex. Aussi appelé ésonarthex, antéglise ou avant-nef, c'est une pièce par laquelle on accède à la nef de certaines églises paléochrétiennes ou médiévales. Situé après le portail et avant de la nef, ou avant le portail, on parle alors d'éxonarthex. Cette dernière avait plusieurs fonctions, notamment y pratiquer les baptêmes (d'où la présence fréquente des fonds baptismaux avec parfois en vis-à-vis le confessionnal) ou recevoir les énergumènes (les possédés), les pénitents interdits d'église.

Nef. Partie d’une église où se trouvent les fidèles, de plan allongé qui s’étend depuis le cœur ou du transept jusqu’à la façade principale ou le portail. La voûte rappelle la coque d’un vaisseau renversée. Au Moyen Âge, c'est aussi le nom d'un grand navire à voile.

Niche, niche votive. Emplacement rond, rectangulaire ou en cul-de-four pratiqué en renfoncement dans un mur en façade, en encoignure ou bien est situé à l’intérieur. Elle est destinée à recevoir une statue ou une urne.


O


Ossuaire. Un ossuaire est un récipient (coffre, urne, reliquaire), une construction, ou tout autre site (puits, catacombes) destiné à accueillir des ossements humains. Dans les cimetières d'Europe, on trouve des ossuaires sous la forme de petites chapelles, destinées à recevoir les ossements que l'on a exhumés des tombes dont la concession a expiré, lorsque la place vient à manquer pour inhumer de nouveaux défunts.

Ouvrage ouest (en allemand Westwerk). Voir massif occidental.


P


Parvis. Un parvis est l'espace ouvert devant le portail ouest d'une église. Le mot parvis est issu de la même étymologie latine que le terme paradis et pouvait encore avoir ce dernier sens au Moyen Âge.

Passage berrichon. Ouverture latérale dans le mur diaphragme séparant la nef du chœur. Lorsque l'ouverture centrale dans ce mur n'est pas très grande, comme fréquemment dans les églises romanes, on observe parfois deux ouvertures supplémentaires, une de chaque côté de l'ouverture centrale, ce sont ces ouvertures qui sont appelées les passages berrichons. Lorsque l'église suit le plan d'une église romane à nef unique et à chapelles latérales, les passages berrichons sont induits naturellement par la largeur de la nef, supérieure à celle du transept. Ils permettent la circulation des personnes dans les bras du transept, et l'accès aux absidioles.

Patience. Voir miséricorde.

Péribole. Un péribole est une enceinte sacrée, par exemple un mur extérieur limitant un espace autour d'un temple grec, romain, d'un autel romain, d'un sanctuaire gaulois ou d'un temple égyptien.
Par extension, il désigne dans l'architecture moderne l'espace laissé entre un édifice et la clôture qui est autour.

Pied d'éléphant. Voir contrefort.

Pilier butant. Voir contrefort.

Plan basilical. Plan d'église qui se développe en longueur à trois, cinq ou sept nefs sans transept. Ce plan reste plus prestigieux jusqu’à l'apparition de l’art gothique, il est particulièrement employé pour les cathédrales romanes. Il s'oppose au plan centré.

Plan bénédictin. Un plan bénédictin se dit de la planification d'un monastère de bénédictins. Le plan bénédictin caractérise l'architecture religieuse en marquant la symbolique de la Croix. Il s'agit d'un plan-type d'église à trois nefs et trois absides qui a été adopté comme plan fonctionnel de la liturgie par les religieux et religieuses de l'ordre de Saint-Benoît.
Cette planification comporte aussi l'organisation humaine, sa hiérarchie avec un abbé, ses rapports avec l'espace de la vie (globale) avec les jardins vivriers, et les manufactures traitant des objets associés au culte ou des denrées alimentaires (confitures, biscuits, etc.).

Plan centré. Un plan centré est la disposition centrée au sol d'un édifice, d'un ensemble d'édifices. Le plan centré est un plan massé (opposé au plan allongé) et symétrique de part et d'autre de plusieurs axes, les bâtiments de plan centré peuvent présenter certaines excroissances secondaires asymétriques.
Une église à plan centré est un type d'église dont le plan est massé (circulaire ou polygonal) par opposition au plan basilical. Ce type de plan s'accompagne souvent d'une coupole.

Plan cruciforme. Un plan en croix grecque, en X (croix de Saint-André).

Plan polygonal. Plan carré, hexagonal, octogonal, etc.

Plan radioconcentrique. Le plan radioconcentrique est un plan dans lequel un ou plusieurs cercles sont centrés sur le point de convergence de ces lignes.

Plan radio-concentrique carré, polygonal. On parle parfois de plan radio-concentrique carré ou polygonal pour désigner un plan dans lequel les cercles sont remplacés par des carrés, des polygones réguliers.

Plan rayonnant. Le plan rayonnant est un plan dont les lignes principales convergent vers un centre.

Poutre de gloire. Une poutre de gloire ou tref est une poutre placée transversalement entre les sommiers d'un arc triomphal (arc de maçonnerie séparant la nef et le chœur d'une église). Elle est appelée ainsi parce qu'elle porte toujours un crucifix, accompagné ou non de statues ou d'ornements en lien avec la crucifixion (Marie et saint Jean, instruments de la Passion). La poutre peut avoir diverses formes et ornementations, simple poutre rectiligne, ou présentant des courbes et contre-courbes comme à l'époque baroque.


Q



R


Ronde-bosse. La ronde-bosse est une technique de sculpture en trois dimensions, qui, contrairement aux hauts-reliefs (demi-ronde-bosse) et aux bas-reliefs, n'est pas physiquement attachée à un fond mais est posée sur un socle. C'est ce que l'on appelle communément sculpture.


S


Sarcophage. Cercueil en pierre utilisé depuis l’Antiquité jusqu’au Haut Moyen Âge.

Stalles. Les stalles sont les rangées de sièges, liés les uns aux autres et alignés le long des murs du chœur des cathédrales ou églises collégiales et abbatiales, divisant les moines ou chanoines en deux groupes pour le chant (ou la récitation) alternative des psaumes de l’office divin. Ils ont la caractéristique de permettre deux positions, ou bien assise ou bien (si le siège est relevé) debout, avec appui sur une miséricorde. Elles sont principalement réalisées par une main-d’œuvre qualifiée, les huchiers.


T


Tombeau. Un tombeau est un monument qui sert de sépulture. C'est un édifice, bâti sur un terrain (mausolée) ou creusé dans la roche (hypogée), où se trouve une sépulture. Ce terme s'applique plus particulièrement à la tombe d'une personnalité ou d'une famille importante ou aux édifices funéraires isolés comme les chapelles funéraires.

Tour-lanterne. Une tour-lanterne est une tour d'église s'élevant au-dessus de la croisée du transept et comportant des ouvertures par lesquelles la lumière peut pénétrer dans l'édifice, d'où son nom de lanterne.
La tour-lanterne est la caractéristique des grandes églises de l'époque romane, mais aussi de l'époque gothique en Normandie et en Angleterre. Exceptionnellement, on trouve ailleurs en Europe des édifices gothiques dotés d'une tour-lanterne.
La tour-lanterne peut être recouverte d'un dôme, d'un toit en charpente ou d'une flèche.

Transept. Vaisseau transversal qui sépare le cœur de la nef et forme les bras de la croix, dans une église en croix latine.

Tref. Voir poutre de gloire.

Tribune. Dans une église, un temple ou une synagogue, une tribune (architecture) est une galerie située au-dessus des bas-côtés, donnant sur la nef par un triforium. Peut désigner aussi la partie d'un jubé d'où l'on lisait les évangiles.

Triforium. Le triforium est un passage étroit aménagé dans l'épaisseur des murs au niveau des combles sur les bas-côtés de la nef d’une grande église. Utilisé essentiellement en architecture médiévale à partir du XIe siècle, le triforium est un composant essentiel de l'architecture gothique.


U



V


Vaisseau. En architecture, espace intérieur, en général allongé et voûté,  au moins de plus d'un étage. La nef d'une église peut être constituée d'un seul vaisseau ou de plusieurs (un vaisseau central et deux collatéraux).

Vitrail. Composition décorative translucide, formée de pièces de verre coloré maintenues par un réseau de plomb.


W


Westwerk. Voir massif occidental.


X



Y



Z




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Afin de limiter la longueur de la liste des commentaires, ceux-ci sont modérés. Les commentaires apportant un plus aux articles seront publiés ou intégrés à ceux-ci.
Les remerciements et encouragements sont bien sûr les bienvenus.

Merci pour votre compréhension.