STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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lundi 30 décembre 2013

Les armes individuelles

Généralités concernant les armes.
Une arme est un outil, une machine ou un animal toujours manipulé par l’utilisateur. Ne pas confondre avec un piège dont le but final est le même, mais il est seulement mis en place par l’utilisateur et déclenché par la cible. Par contre un dispositif identique au piège, déclenché par minuterie ou à distance par celui qui l’a mis en place est considéré comme une arme.
On distingue six types d’usage d’ armes :
– offensives (épée ou lance) ;
– défensives (casque ou armure) ;
– de chasse (arc avec flèches spécifiques) ;
– de loisirs (armes courtoises pour les tournois) ;
– de cérémonies (armes très ornées mais pas forcément efficaces) ;
– d’entraînement ou d’apprentissage( en matière ou de forme différentes).
Depuis que l’homme préhistorique a utilisé un bâton ou un caillou comme arme, il n’a eu de cesse de la perfectionner ainsi que trouver sa parade, d’où son évolution permanente avec de fréquentes remises au goût du jour. Cette course à l’armement est bien entendue d’ordre technologique (matière et forme de l’arme), mais aussi technique (manipulation) et stratégique (tactique de manœuvre avec un groupe plus ou moins important).
Pour avoir des armes de qualité, la fabrication en est confiée à des spécialistes. Un modèle est fabriqué pendant longtemps avant qu’une innovation apparaisse. De tout temps, les armes feront l’objet de commerce et d’échange, et l’on cherchera chez l’ennemi le progrès qui permettra la domination. Un même type d’ arme peut se retrouver chez différentes ethnies, ou à différentes époques, il en sera donc de même dans les divers dictionnaires de ce site.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Angon. Arme de jet qui semble seulement utilisée par les Francs mérovingiens, en effet très peu d’exemplaires sont à ce jour retrouvés en dehors de leurs territoires.
Mais je vais laisser la parole à Agathias, écrivain du VIe siècle qui, au second livre de son Histoire du règne de Justinien, décrit cette arme de jet à peu près en ces termes :
L’angon, dit-il, est une pique qui n’est ni trop longue, ni trop courte. C’est une arme de jet qui peut être lancée au besoin, mais qui est également propre à la défense et à l’attaque. Cette javeline, en effet, est presque entièrement en fer, si bien qu’on n’y trouve de bois que ce qui suffit pour la poignée. À l’extrémité supérieure de l’arme sont deux espèces de crochets recourbés vers la hampe et assez semblables aux crochets d’un hameçon. Lorsque l’angon est jeté sur un ennemi et qu’il pénètre dans la chair, il s’y engage tellement qu’il ne peut en être extrait sans rendre la blessure mortelle, quand même elle ne le serait pas d’abord. Si, au contraire, le fer frappe sur l’appendice du bouclier, il y reste engagé parce que les crocs dont il est muni rendent toute extraction impossible. Il demeure alors suspendu, balayant la terre par son extrémité. À ce moment, le Franc se précipite sur son ennemi, met le pied sur le manche du javelot, découvre le corps de son adversaire et le tue avec son glaive. Quelquefois l’angon attaché au bout d’une corde sert, en guise de harpon, à amener tout ce qu’il atteint. Pendant qu’un Franc lance le trait, son compagnon tient la corde, puis tous deux joignent leurs efforts, soit pour désarmer l’ennemi, soit pour l’attirer à eux par son vêtement ou par son armure.

Arbalète. L’arbalète (appelée aussi arbalestre ou arbaleste) (du latin arcus, arc et balista, baliste) est une arme de tir dérivée de l’arc, dont les projectiles sont des carreaux. Plus puissante et précise, que l’arc, elle était si meurtrière qu’elle fut interdite par le concile de Latran en 1139 pour les combats entre chrétiens mais permise quand même contre les infidèles. Facile à manier elle nécessitait peu d’apprentissages pour l'utilisateur. Par contre elle est lourde et sa cadence de tir est très lente (2 carreaux par minute contre 12 flèches pour un bon archer). Elle est constituée d’un arc, fixé par son milieu sur un fût de bois nommé arbrier lui-même creusé, dans une partie de sa longueur, par une rainure qui sert à diriger la flèche. L’arbrier est muni, vers son milieu, d’un disque d’os, d’ivoire ou de métal, appelé noix, dont le contour porte deux encoches :
- l’une pour recevoir la corde de l’arc (quand elle est tendue) ;
- l’autre pour arrêter l’extrémité de la détente.
L’arbalète était mieux adaptée à la défense d’une place forte plutôt qu’à une bataille rangée. Elle fut toutefois utilisée jusqu’au XVIe siècle.

Arbelos. Arme utilisée par un gladiateur de type peu connu, le scissor. Constituée d'un manchon de métal dans lequel on enfile la main gauche et qui est prolongé d'une lame en forme de demi-cercle comme l'outil de même forme permettant de couper du cuir (portant le même nom).

Arc. Un arc est une arme de tir, dont les projectiles sont des flèches. Il est constitué d’une pièce courbe flexible qui emmagasine et restitue l’énergie comme un ressort, par l’intermédiaire d’une corde qui transmet l’impulsion à la flèche lors de la détente.
Son origine remonte à plusieurs dizaines de millénaires, et pour l’époque, la fabrication d’arc (même dans sa conception la plus simple) et de flèches requiert un niveau de technologie qui me laisse admiratif.
Un arc est composé de 3 parties :
- la partie centrale appelée corps de l’arc, où se trouve la poignée ;
- la partie supérieure ou branche supérieure
- la partie inférieure ou branche inférieure.
Les poupées sont les extrémités de l’arc, auxquelles est accrochée la corde. On a donc la poupée supérieure et la poupée inférieure.
Le ventre est la partie de l’arc qui regarde l’archer. Le dos est la partie qui regarde la cible. Quand on arme un arc, son dos est étiré, alors que son ventre est compressé.

Arme courtoise. Voir Courtoise, arme courtoise.

Arme d'hast. Voir Hast, arme d'hast.

Armurerie. Salle où les armes sont rangées, mais également l’atelier de fabrication ou de réparation des armes.

Arquebuse. L’arquebuse est une arme à feu individuelle de portée effective limitée (moins de 50 mètres), assez lourde et encombrante mais dont on pouvait épauler les dernières versions, apparue au XIIIe siècle, puis généralisée au XVe siècle en Occident.


B


Bec de corbin, de corbeau, de faucon. Pointe métallique courbe ayant la forme anatomique du bec de l'animal cité. La base de cette pointe est fixée perpendiculairement au manche de l'arme. C'est un accessoire secondaire d'armes comme les marteaux d'armes ou les haches d'armes.

Biscaïen, biscayen :
- de façon générale, ce qui a un rapport avec la Biscaye (province du pays basque espagnol) ;
- mousquet de gros calibre, à longue portée, utilisé pour la première fois en Biscaye (province du pays basque espagnol) et répandu au XIIIe siècle ;
- par métonymie, munition du mousquet ci-dessus ;
- certains auteurs utilisent ce terme pour désigner de la mitraille tirée par un canon.

Boucanier :
- désigne celui qui fume de viande ou du poisson sur un boucan (claie en bois permettant le fumage utilisée dans les Caraïbes ;
- pirate des Caraïbes, qui pratiquait le boucanage pour stocker de la nourriture ;
- par extension, le fusil utilisé par ce pirate.


C


Contre-pointe :
- partie tranchante de l’extrémité du dos d’un sabre ;
- escrime au sabre où l’on combine les coups d’estoc et de taille.

Contus. Le contus était une longue lance de cavalerie, maniée à deux mains par les Sarmates et les Alains, cavaliers des steppes, dont un certain nombre fut engagé dans l'armée romaine à l'époque de son apogée. Le contus faisait environ 4 m à 4,5 m et, vu son utilité (charges de cavalerie lourde), il était très gros, très lourd.

Couleuvrine, coulevrine :
- la couleuvrine est à l'origine, une arme à feu individuelle ; les premiers modèles reposent sur un pied, un trépied, ou un bâton, et doivent être mis en place avant de pouvoir tirer ; puis le canon à main devient inséré dans une pièce en bois arrondie pour pouvoir être tenue sous le bras ; le tube est chargé avec des billes de plomb et de la poudre ; la première attestation de couleuvrine, c'est-à-dire de canon à main semi-portatif, date de 1428 au siège d'Orléans par les troupes anglaises ;
- ce terme désigne aussi de véritables canons apparues en France au XVe siècle.

Courtoise, arme courtoise. Armes dont on se servait dans les tournois, parce que la pointe et le tranchant en étaient émoussés, et qu’elles étaient donc moins dangereuses.

Cottue. Masse d’arme utilisée par les Francs.


D


Dague. Arme blanche courte généralement à double tranchant. À mi-chemin entre de couteau et l'épée, elle sert à la place ou en complément, tenue de la main faible, la main forte tenant l'épée.


E


Eau-forte. Acide utilisé pour graver le métal. Technique permettant d’orner armes et armures.

Espingole Altération de espringale (XIIIe siècle), qui désigne une machine de guerre puis une pièce d’artillerie de petit calibre. C'est un gros fusil, court, dont le canon était évasé et que l’on chargeait avec de la mitraille, des grains de plomb, des cailloux, etc.

Estoc :
- frapper d’estoc, c’est frapper avec la pointe de l'épée, par opposition à la frappe de taille ;
- épée de la fin du Moyen Âge sans tranchant, mais avec une pointe acérée.

Épée. Emblème du soldat du Moyen Âge, en fait hormis les chevaliers, bien peu pouvaient en posséder une. C’est une arme blanche à tranchant double possédant une lame droite de plus de 30 centimètres.
L’épée est constituée de plusieurs éléments :
- la lame visible, de la pointe à la Garde ;
- la garde qui protège la main ;
- la poignée qui permet de tenir l'épée et qui se termine par le pommeau ;
- la Soie, prolongement de la lame dans la fusée (poignée), remontant jusqu’au pommeau ;
- le pommeau extrémité de la poignée.
La lame est divisée en termes d’escrime en trois parties le fort (côté garde), le moyen ou le mi-fort (milieu de lame) et le faible (côté pointe). Parfois en deux parties, le fort et le faible.

Étoile du matin. Voir masse d'armes.


F


Fausser une armure. La déformer par un choc sans la percer, généralement avec une arme contondante.

Fléau d’armes. Arme constituée d’un manche relié par une chaîne à une boule de métal avec des pointes, ou un bloc de métal en forme de lingot ou un autre morceau de bois éventuellement renforcé de métal. Utilisé essentiellement par un fantassin en binôme avec un porteur de lance. Cette arme sert dans ce cas à attraper et écarter le bras de l’ennemi tenant le bouclier, afin que son binôme puisse le piquer avec sa lance.
Une version au manche plus long est tenue à deux mains est à inclure suivant la taille aux armes d'hast.
Une version à plusieurs chaînes terminés chacune par une boule, est appelé goupillon.

Framée. Javelot à fer en forme de feuille de laurier dont se servaient les Francs.

Francisque. Hache de guerre des Germains et plus particulièrement des Francs, à un seul fer en forme de S, ne pas confondre avec la francisque gallique avec deux fers opposés (qui fut adopté comme emblème par le régime de Vichy).


Fronde. Arme de jet constituée d’une pièce de matière souple, dans laquelle est placé un projectile. Cette pièce est attachée à deux lanières, l'une d'elles parfois fixée à un manche pour en augmenter sa puissance. Utilisée par un fantassin légèrement armé, appelé frondeur.
Le projectile, appelé balle de fronde, peut être mortel s’il touche la tête à pleine vitesse, mais peut aussi endommager une armure, sans la percer. Un bon groupe de frondeur peut tout de même empêcher des assiégés de se montrer aux créneaux.

Fusil à poudre noire. Arme créée pour remplacer l'arc et l'arbalète dés le début du XIVe siècle. En premier la couleuvrine à main, suivi de l'arquebuse fin XVe siècle puis du mousquet du XVIe au XVIIIe siècle.

Fustibale. Le fustibale (fustibalus en latin, fustis signifiant bâton) est une arme de tir individuelle, directement inspirée de la fronde. Constituée d’une fronde fixée à un manche en bois de 1,20 m environ qui en augmente la puissance par effet de levier. Sur les différentes représentations on trouve des lanières de diverses longueurs.


G


Goedendag. Littéralement bonjour en Flamand, nom donné à une arme d'hast et à une masse d'armes. La masse d'armes est souvent confondu avec l'étoile du matin (morgenstern, en allemand). L'arme d'hast, appelé aussi gepinde staf (littéralement bâton à l'aiguille en Flamand), sorte de long gourdin enferré d'une pointe est très simple mais très efficace.

Goupillon :
- version du fléau d'armes qui possède deux ou trois boules, avec parfois un manche plus long tenu à deux mains ;
- ne pas confondre avec l'accessoire liturgique servant pour prendre de l’eau bénite et pour la jeter sur les objets qu’on bénit, ou la présenter à quelqu’un ; constitué d'un petit manche dont l'extrémité est garnie de poils (à l'origine de renard d'où son nom), ou d’une boule percée de trous ;
- ne pas confondre aussi avec la brosse servant à nettoyer les bouteilles ; appelé aussi écouvillon ; généralement constitué de poils fixés à un fil de fer torsadé.

Gourdin. Arme contondante constituée d'un gros bâton dont l'une des extrémités peut être plus épaisse. Cette arme universelle a évolué vers la masse d'arme par l'apport d'une tête en métal.


H


Hache, hache d'armes. La hache est à l'origine un outil utilisé depuis au moins 1,6 million d'années (sous forme de hachereau en silex). Elle fut utilisée comme arme de contact et plus rarement comme arme de jet. Les lames de certaines haches sont en acier trempé, soudées à la tête en fer.

Hache bec de corbin. Hache possédant une pointe recourbée vers le bas du côté opposé à la lame de coupe.

Hampe. Manche généralement en bois, qui supporte un drapeau ou le fer d’une arme d’hast.

Hast, arme d’hast. Une arme d’hast (lance en latin) est composée d’une lame et/ou d’une pointe métallique fixée au bout d’un long manche, généralement en bois, appelé hampe. Elle est utilisée pour le combat rapproché. La plus répandue est la lance, qui, malgré son nom, ne se lance pas (contrairement par exemple au javelot, qui lui est lancé). La lance est tenu à la main et coincée sous le bras par un cavalier pendant une charge. L’intérêt des armes d’hast est d’augmenter le “bras de levier”, et donc la force du coup, qu’il soit porté d’estoc (d’arrière en avant, avec la pointe) ou de taille (avec le tranchant). De plus, quand le manche est fait de matériau souple, il peut se courber, permettant au fer de contourner une protection.


I


Idée reçue. Les armes, c’est comme l’argent, ce n’est ni bon ni mauvais (bien au contraire), c’est seulement ce que nous en faisons qui est bon ou mauvais.


J


Javelot. Arme de jet légère généralement composée d’une longue hampe surmontée d’une pointe en fer.
Le javelot courant des légionnaires romains est le pilum.
Le javelot était également utilisé par les soldats au Moyen Âge, notamment pour harceler l’ennemi.
L’angon est un javelot utilisé par les Germains au Bas Empire Romain.

Javeline. Arme de jet légère, semblable à un javelot mais plus court.


K



L


Labrys. Le labrys est une hache à double tranchant (bipenne), dont le symbole fut utilisé par diverses cultures depuis au moins l'âge du bronze, notamment associé à la civilisation minoenne, aux Amazones, aux Lydiens. Au XXe siècle, il a été utilisé comme symbole par des régimes d'extrême-droite, par exemple le Régime de Vichy en France (appelé à tort la francisque).

Lame acérée. Lame terminée par une pointe aigüe.

Lance :
- la lance est un terme générique désignant une arme d'hast à longue hampe et à fer pointu et/ou tranchant. Malgré son nom, elle ne se lance pas, mais se tient à la main et coincé sous le bras, pointé vers ennemie pendant une charge à cheval ;
- la lance peut aussi désigner une petite formation de combattants. Voir dictionnaire militaire du Moyen Âge.


M


Marteau d'armes. Le marteau d'armes est une arme de combat de contact, proche dans son usage de la masse d'armes contre les armures. Le fer est plat d'un côté et avec une lame de hache, une pointe courte de section carré ou une pointe légèrement recourbée de l'autre d'où le nom donné parfois bec-de-corbin, ou bec-de-corbeau. Cette arme contondante permet de fausser (déformer) l'armure de l'adversaire et le mettre ainsi hors combat.

Masse d’armes. Arme de contact contondante, composé d’un manche en bois puis de métal et d’une tête de métal parfois composite, de diverses formes (sphérique, cylindrique, ovoïde à ailettes) érigé de pointes. C'est la version sophistiquée du gourdin ou de la massue. Les plus courtes mesure 50 cm et les plus grandes, véritables armes d'hast peuvent mesurer jusqu'à 2 m. Elle est appelé aussi étoile du matin (morgenstern, en allemand ou morning star, en anglais), ou scorpion.
La masse d'armes est le symbole de l’autorité que l'on retrouve sur certain écus en héraldique. Transformée en symbole du pouvoir souverain par les roi de France sous la forme d'un bâton richement ouvragé gardant les trais de la masse d'armes. Il prend le nom de sceptre. Lors des cérémonies, il est porté par le monarque, comme l'orbe ou la main de justice avec qui il ne doit pas être confondu.

Masse plommée. Masse dont la tête est en plomb, pour compenser la faiblesse du métal on rajoute parfois des pointes de fer, on alors parler de masse plommée cloutée.

Masse plommée cloutée. Voir masse plommée.

Massier. À l’origine soldat armé d’une masse, puis ce terme désigne dans certaines cérémonies, un appariteur, un huissier ou un officier qui porte une masse, symbole de sa fonction.

Massue. Arme contondante constituée d'un simple bâton dont l'une des extrémités est beaucoup plus grosse. Cette arme universelle a évolué vers la masse d'arme par l'apport d'une tête en métal.

Morgenstern. Voir masse d'armes.

Mousquet, mousqueton. Un mousquet (de l'italien moschetto) est une arme à feu portative à canon long, crosse d'épaule et platine à mèche ou à rouet.
Introduit en France après la bataille de Pavie (1525), le mousquet était jusqu'en 1650 appuyé sur une fourquine, pour compenser le poids et l'encombrement important.
Les fantassins armés d'un mousquet étaient appelés mousquetaires. Le Roi leur fournit un mousquet court, le mousqueton qui pouvait être utilisé aussi bien à cheval qu'à pied, puis un mousquet long ordinaire uniquement pour l'usage à pied.
Les auteurs et les manuels militaires français du XVIIIe siècle différencient bien le mousquet à mèche, en usage dans les armées jusque vers 1700, du fusil à silex qui lui succéda1. Toutefois, sous l'influence du mot anglais musket, ce nom est parfois employé actuellement pour désigner toutes les armes anciennes à poudre noire employées du XVIe au XIXe siècle, y compris les fusils à silex et les fusils rayés à capsule.
C'est l'ancêtre de notre fusil actuel. Le mousquet a été inventé pour pallier le manque de puissance des arquebuses. La longueur moyenne des canons des mousquets était de 1,20 m et les balles pouvaient avoir un calibre de plus de 20 mm. Puis progressivement, les canons furent ramenés à environ 90 cm pour un calibre maximum de 18 mm.

Mousquet biscaïen. Voir biscayen, biscaïen


N



O



P


Pistolet. Le pistolet est une arme de poing, apparu lors de la bataille de Towton en Angleterre le 29 mars 14613. D'une taille imposante et dotés d'un canon unique à chargement par la gueule et d'un système de mise à feu par mèche, rouet ensuite par silex, leur poignée était souvent dotée d'un lourd pommeau recouvert de métal appelé la calotte qui permettait de se servir du pistolet comme d'une arme contondante après avoir tiré l'unique coup. Des armes à canons multiples ont été créées mais peu produites.


Q


Quarterstaff. Arme contondante en usage universel, mais sous ce nom en Angleterre, constituée d'un long bâton dont l'une des extrémités est beaucoup plus grosse, comme une massue à long manche. Cette arme de par sa longueur est manié à deux mains.


R


Reta. Filet du gladiateur romain de type rétiaire, tenu dans sa main droite, et avec lequel il doit entraver ou au moins géner son adversaire.

Râtelier d’armes. Support, généralement en bois et muni d’encoches, où l’on range les armes individuelles.


S


Scorpion. Voir masse d'armes.


T


Trajectoire. Ligne que décrit le centre de gravité d’un projectile lancé par une arme de lancer, de jet ou de tir, depuis le moment où il quitte l’arme qui le propulse jusqu’au point où il aboutit.

Trempe. Traitement thermique du métal ou du verre, par refroidissement rapide afin de modifier les qualités de ces matériaux.

Trident. Une des deux armes du gladiateur romain de type rétiaire. Il mesure environ 2 m et possède trois pointes acérées, le trident se tient de la main gauche pendant que la droite tient le filet, puis à deux mains dès que le filet est lancé. Utilisé d'estoc côté manche le plus souvent comme vu sur de nombreuses mosaïques, car côté pointe cette arme est des plus redoutables des gladiateurs.
Il est rappelé que les morts étaient très rares parmi les gladiateurs. À cette époque, la vie ne valait sûrement pas très chère, mais l'acquisition et la formation des gladiateurs valaient fort chères.
La seconde arme du rétiaire est le pugio, poignard qu'il garde à la ceinture, et qu'il se doit d'utiliser seulement pour finir un "beau" combat.


U



V



W



X



Y



Z




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