STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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dimanche 29 décembre 2013

Les armures

Une armure est un ensemble d'équipements qui fait partie des armes défensives. L'utilité principale est la protection corporelle des hommes et de certains animaux, durant les combats. L'armure a aussi pour utilité indirecte avant et pendant les combats de faire peur ou au moins à impressionner l'adversaire pour le déstabiliser. Il permet de déterminer rapidement le rang de celui qui la porte, voire de l'identifier. Sans parler d'armure de parade ou d'apparat, destinée à la mise en valeur de son porteur, parfois même seulement utilisée sur des peintures de portrait.
L'armure est perpétuellement en évolution, aiguillonnée par deux problèmes, se protéger de la diabolique obstination de l'esprit humain à vouloir détruire son prochain, et l'ambivalence de deux de ces qualités essentielles, la protection contre les impacts et la mobilité du porteur de l'armure.
De nos jours encore ce dilemme, se pose pour les engins blindés ou les personnels portant un gilet tactique balistique dit pare-balles ou pare-éclats.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Aiguillette. Embout de métal plus ou moins pointu d'un lacet de cuir ou de fibres végétales facilitant la manipulation du lacet. Par exemple pour attacher les ailettes ou spalières sur la cotte de maille.

Ailerons de cubitière. Voir oreillons de cubitière.

Ailette. Petite protection le plus souvent rectangulaire fixe à l'épaule utilisé pendant le XIIIe siècle. C'est l'un des premiers renfort de la cotte de maille. Elle fut délaissée vers la fin du XIVe siècle au profit de la spalière.

Armure. Protection composée de plaques (appelées aussi plates) généralement de métal recouvrant plus ou moins le corps du combattant. Elle est portée par-dessus une tenue épaisse (gambison) qui absorbe l'énergie de l'impact. Elle peut être complétée ou remplacée par des équipements de structure en écailles ou en anneaux (mailles).
Le terme lui-même n’apparaît qu’au XVe siècle pour désigner cet ensemble de protection en métal. Dans le langage actuel, il désigne la protection corporelle et individuelle qui complète le casque et le bouclier, quelle que soit l’époque.

Armure d'apparat. Même si les armures, (ou au moins certaines parties), des chefs militaires ont de tout temps été ornées, des armures exclusivement dédiées à la parade apparurent à la Renaissance. Utilisées notamment lors de cérémonies prestigieuses, défilés après des victoires militaires, ou plus narcissiquement portées lors d'une pose devant un portraitiste. Le seul but est le prestige de son rang et sa richesse.

Armure de joute. Les plus riches pouvaient s'offrir une armure spécifique pour les joutes. Elles sont rigidifiées et alourdies surtout à l'avant pendant que l'arrière s’allège, voire disparais en partie. Certaines pièces spécifique à l'usage de la lance, sont modifiées ou rajoutées.

Armure et armes à feu. Avec l'apparition des armes à feu, les armures s’épaississent et donc s'alourdissent. Par contre-coup, certaines parties sont supprimées afin de les allégées, notamment les parties qui protègent les membres, jusqu'à ce que l'on ne porte plus qu'une cuirasse et un casque.


B


Barbière. Sorte de bavière, voir ce mot.

Barde. Armure défensive du cheval faite de plusieurs pièces de fer, destinée à protéger le cheval lors des batailles. La barde est développée à la fin du Moyen Âge où la perfection de l'armure humaine, fait du cheval une cible privilégiée. Le terme couverture de fer est parfois utilisé par certains auteurs dès la fin du XIIe siècle.

Barde de croupe. La barde de croupe protège l'arrière du cheval.

Barde d'encolure. La barde d'encolure est un ensemble de plaques articulés qui protégeait le cou du cheval.

Bavière. Pièce d'armure souvent confondue avec le gorgerin, la différence était que la bavière est dotée d’une coque articulée ou non, venant protéger le cou et le menton.

Braconnière. Ensemble de pièces d’armure (plate ou lame) articulées protégeant le ventre et les cuisses, appelé aussi jupe de plates.

Bras de fer. Nom du gantelet (voir ce mot) de la main gauche, qui tient les rênes et l'écu. Un large poignée se prolonge en remontant d'un bloc sur tout l'avant bras non protégé par l'écu. Les quatre doigts étaient articulés ensemble avec un pouce articulé indépendamment. (XVe siècle.

Brassard. Pièce d’armure protégeant le bras, on distingue le brassard d’arrière-bras appelé aussi canon d'arrière-bras et le brassard d’avant-bras appelé aussi le canon d'avant-bras. Ces deux parties sont reliées par la cubitière.

Brigandine. La brigandine est une demi-armure qui protège le torse, les hanches et parfois les bras. Elle est constituée de plaques rivetées qui se chevauche entre deux couches de cuir ou de tissu épais. Portée en premier lieu par les nombreux mercenaires de l'infanterie et archerie du XIVe siècle qui portaient alors les noms de “routiers” ou “brigands” d’où le nom de l’armure. Ce type d'armure fut utilisé jusqu'au XVIe siècle.

Buffle. Cuirasse en cuir de buffle que l'on portait par-dessus un pourpoint.

Buffletterie. Veste longue en cuir de buffle, parfois sans manche, appelée aussi cuiries ou pourpoints de cuir.


C


Canon d’arrière-bras. Voir brassard.

Canon d’avant-bras. Voir brassard.

Caparaçon :
- protection du cheval en forme de housse rembourrée (comme le gambison des humains), éventuellement recouvert de maille de fer, plus tardivement il fut ajouté diveres pièces d'armure ;
- un caparaçon pouvait également désigner la pièce de tissu décorée aux armoiries de son cavalier (appelé parfois housse de cheval ou housse de cheval armoriée), recouvrant le cheval lors des cortèges, des tournois, etc.

Cardiophilax. Protection du torse en cuir ou de cuir recouvert d'écailles métalliques, utilisée par un gladiateur de type provocator.

Casque. Un casque est une pièce d’armure destiné à protéger la tête contre les conséquences d’un traumatisme crânien.

Cataphracte. Une des premières armures couvrant presque entièrement le corps du cheval, elle est reconnaissable par ses lames de métal disposées comme une sorte de broigne à écailles. Leurs cavaliers, nomades iranophones des steppes situées près de la Mer Noire, appelés cataphractaires, ont apporté cette solution pour combattre les archers à cheval des peuples des steppes.

Chanfrein. Pièce d'armure en fer qui couvrait le devant de la tête et parfois les joues d’un cheval harnaché pour le combat. Un grillage pouvait couvrir les yeux. Il est parfois orné d'une rondelle surmontée d'une pointe imitant une licorne.

Chanfrein aveugle. Chanfrein qui couvre aussi les yeux, afin de cacher la vue du cheval, afin qu'il ne fasse pas d'écart lors d'une joute.

Cnémide. Voir jambière.

Collerette. Autre nom du gorgerin.

Colletin. Pièce d’armure qui protège le cou et les épaules qui s’est développé vers la fin du XVIe siècle.

Collière. Pièce d'armure en fer de la tête d’un cheval harnaché pour le combat.

Corselet, corcelet. Cuirasse légère en métal divers.

Corselet d'armure. Voir corselet.

Cotte d’armes. La cotte d’armes appelé aussi tabar est un vêtement porté au-dessus de l’armure ou la cotte de mailles dès le XIIe ou le XIIIe siècle. La cotte d’armes arbore les armoiries de celui qui la porte, après avoir eu pour utilité la protection contre le soleil voire la pluie. Il servait aussi à montrer sa fortune, en fonction de la matière qui le composait.

Cotte de plaques. La cotte de plaques est une armure constituée de plaques fixées sur du cuir ou du tissu épais par des liens. Ces plaques sont souvent plus grandes que sur des brigandines et ne se chevauche pas, elles proviennent la plupart du temps de pièces d'armures récupérées.

Couverture de fer. Autre nom de la barde parfois utilisé par certains auteurs dès la fin du XIIe siècle.

Cubitière. La cubitière est une des pièces de l’armure, dont le but est la protection du coude et de permettre au bras de se plier.
Ce faisant, la cubitière relie le brassard d’arrière-bras et le brassard d’avant-bras qui sont des sortes de tuyaux métalliques qui protègent respectivement le bras et l’avant-bras, et dont la cubitière forme l’articulation.
On appelle également la cubitière garde-bras, dont dérive le grand garde-bras, pièce des armures de joutes.

Cuirasse. La cuirasse est une pièce d’armure destinée à protéger le buste, contituée du plastron à l'avant et la dossière à l'arrière.
À l’origine, le terme désigne un plastron en cuir (généralement bouilli, et donc moulé pour avoir la forme voulue). Par extension, il en est venu à désigner des pièces d’armure de même forme, mais dans d’autres matériaux (métal).

Cuirassier. Cavalier équipé seulement d'une cuirasse et d'un casque pour toute protection.

Cuirie. Voir buffleterie.

Cuissard. Les cuissards ou cuissots sont des pièces de l’armure destinées à protéger les cuisses. Les cuissards étaient fixés sur les cuisses au moyen de lanières de cuir.
Les premiers cuissards étaient d’une seule pièce. Plus tard, à la fin du XVe siècle, les cuissards sont formés de plusieurs lames articulées.
Par ailleurs, les cuissards destinés aux combattants à cheval ne comportent pas de partie postérieure.

Cuissot. Voir cuissard.


D


Demi-armure. Partie haute de l'armure qui se porte sans le bas, qui s'arrête à la taille ou au bas-ventre, parfois sans protection de bras.

Défaut de l'armure. Intervalle sans protection entre les parties de l’armure, notamment aux articulations.

Défaut de la cuirasse :
- à l'origine, intervalle sans protection entre la cuirasse et les autres parties de l’armure, notamment aux articulations ; d'une façon générale, le terme de défaut de l'armure concerne toutes zones sans protection de l'armure ;
- au figuré, c'est le point faible de quelqu’un ou de quelque chose.

Dossière :
- pièce de la cuirasse qui protège le dos, opposé au plastron qui protège l'avant du corps ;
- pièce de l'armure du cheval se plaçant sur son dos.


E


Eau-forte. Acide utilisé pour graver le métal. Technique permettant d’orner armes et armures.

Épaule de mouton. Voir spalière épaule de mouton.


F


Faucre. Support attenant au plastron de l’armure qui servait à maintenir la lance du chevalier.

Fausser une armure. La déformer par un choc sans la percer.

Flançois, flanquois. Le flançois, utilisé pour protéger le flanc du cheval, se fixe sur le côté de la selle, puis autour de l'avant ou de l'arrière du cheval et sur la selle à nouveau. Ils semblent avoir été constitués de plaques de métal ou de cuir riveté, et dans certains cas, de cuir bouilli. Ils avaient parfois des ouvertures conçues pour permettre au cavalier d'utiliser ses éperons.

Flanquois. Voir flançois

Frontail. Au pluriel frontails ou frontaux, pièce de l'armure pour couvrir la tête du cheval au combat.


G


Galerus. Protection en cuir ou en métal, de l'épaule gauche qui se fini en haut par une plaque semi-sphérique ou carrée aux coins arrondis protégeant la tête. Cette protection est prolongé par une manica pour protéger le bras.

Gantelet. Protection de la main voire de l'avant-bras à l'origine et jusqu'au XIVe siècle un gant (ou une moufle) de cuir recouvert de maille, un autre système est un prolongement de la manche d'une cotte de maille par une sorte de moufle de maille avec parfois une ouverture au poignet pour sortir la main (ganté de cuir). Vers le XIIIe siècle la maille est remplacée par des rondelles métalliques cousues sur le gant de cuir. Au XIVe siècle, il est perfectionné par le remplacement de la maille par des petites plaques mobiles de métal. Au début seules les phalanges sont articulées, fin XIVe le poignet est articulé. Au XVe, le pouce aussi devient mobile grâce à une charnière et le gantelet de plates est désolidarisé du gant de cuir. Suivant les modèles on parle aussi de miton, gagne-pain, main de fer ou bras de fer.

Gambison. Tunique matelassée portée sous une cote de mailles ou une armure, afin d’amortir les coups. Appelé aussi jacque, jaque, doublet armant.

Garde-bras. Voir cubitière.

Garde-flancs. Pièce de l'armure qui entourait le corps du cheval au combat.

Genouillère. Pièce de l'armure qui protège le genou tout en assurant l'articulation entre cuissard et jambière.

Gorgerin. Appelé parfois collerette ou guloie, élément d’armure protégeant le haut du torse et les clavicules. Le gorgerin, à proprement parler, apparaît au milieu du XIVe siècle avec la multiplication des pièces de plaque sur les combattants. D’abord de facture simple, cette pièce devient plus compliquée en intégrant quelques articulations au niveau du cou.
Des spalières peuvent être attachées au gorgerin.
On confond souvent la bavière avec le gorgerin, la différence étant que la bavière est dotée d’une coque articulée ou non, venant protéger le cou et le menton.

Gorgière. Apparue au XIIIe siècle, sous la forme de mailles fixées sous le casque ou attenantes au camail. Puis remplacées par une pièce pouvant se fixer au bassinet. Elles furent peu à peu remplacées par le gorgerin.

Gousset. Petite plaque ou petite protection de mailles rajoutée sur les parties difficile à protéger comme les articulations. Les goussets étaient fixés sur les pièces principales de l'armure ou cousus sur le gambison porté sous l'armure.

Goussets de cubitière. Voir oreillons de cubitière.

Grand garde-bras. Voir cubitière.

Grève. Les grèves sont des pièces d’armure protégeant l'avant des jambes (tibias) entre le genou et le cou-de-pied. Il s’agit de plates de fer, bouclées derrière les mollets à l’aide de trois courroies, portées par dessus les chausses de mailles. Vers la fin du XIVe siècle, une seconde pièce reliée par des charnières est rajoutée, l'ensemble est appelé jambière. Les grèves ont été précédées par les cnémides grecques ou les ocreas romaines.

Guloie. Autre nom du gorgerin.


H


Halecret. Cuirasse en fer battu, composé de deux pièces, une sur le devant et une derrière.

Harnois.. Le harnois est l’armure du chevalier par excellence.
C’est l’armure que l’on voit lorsque l’on imagine un chevalier en armure à cheval. Le harnois est la plus performante techniquement des armures de chevalier. Contrairement à une idée reçue (venant entre autres du fait que longtemps, les armures étudiées étaient des armures d’apparat), une armure de plaques en général et un harnois plein en particulier est moins difficile à porter qu’une cotte, voire un haubert, de mailles, car le poids pourtant supérieur est mieux réparti. Un chevalier pouvait ainsi prestement monter à cheval ou se relever s’il tombait (du moment que la douleur d’une blessure ne l’immobilisait pas). C’est lors de la guerre de Cent Ans que les armures, le temps de quelques années, ont réellement été lourdes, pour garder les chevaliers des flèches anglaises, mais l’inefficacité de l’épaisseur des armures, trop lourdes, a vite fait abandonner le concept.
Parfois, on parle du harnois “plein” (ou plain), et le harnois peut être peint ou coloré par divers procédés, de façon à donner telle ou telle capacité visuelle mais aussi une certaine propriété de solidité ou de résistance.
Le défaut du harnois se trouve sous les bras, et au niveau de la gorge, à la séparation entre le casque et le plastron. Les seules armes efficaces contre les harnois étaient, la hallebarde et la bardiche, dont la pointe permettait de transpercer l’aisselle du cavalier sans s’approcher et risquer un coup mortel de l’ennemi ou du cheval. L’estoc (prédécesseur de la rapière) et la miséricorde, sorte de couteau à lame courte et large (lame de 15 à 35 cm de long, pour 4 à 8 cm de large à sa base) qui permettait d’égorger l’ennemi mis à terre en passant le couteau dans le défaut de l’armure et en le faisant glisser sur l’arrondi de l’armure, de façon à ouvrir littéralement la gorge, comme on ouvre une boîte de conserve.
Le harnois a été l’armure du XIIIe au XVIIe siècle, et fut également la dernière armure médiévale.

Hausse-col. Pièce métallique décorée (généralement en laiton) que portaient les officiers au cou à la fin du XVIIIe siècle et jusqu'au milieu du XIXe siècle environ. C'est plus une décoration qu'une protection.

Houseaux, houziaulx, housel. Ce terme désigne soit des bottes de cuir, soit des guêtres de cuir ou de toile épaisse. Dans les deux cas, ce sont des protections de jambes remplaçant les gréves ou jambières.

Housse de cheval. Voir caparaçon.

Housse de cheval armoriée. Voir caparaçon.


I



J


Jambière, jambart. La jambière est une pièce d’armure qui couvre le bas de la jambe entre le genou et la cheville et se porte par paire ou non.
Voir grève.

Jacques de plaques. La jacques de plaques est une armure constituée de plaques fixées sur du cuir ou du tissu épais par des liens. Ces plaques sont souvent plus grandes que sur des brigandines et ne se chevauche pas, elles proviennent la plupart du temps de pièces d'armures récupérées.

Jupe de plates. Voir braconnière.


K



L


Lambresquins, lambrequins. Lanières de cuir épais, renforcées de pièces métalliques fixées en bas des linothorax ou autres cuirasses durant l'Antiquité qui protégeaient le bas-ventre et le haut des cuisses ou fixées au niveau des épaules.

Linothorax. Linothorax est le nom donné à une famille de broignes et de jaques durant la Grèce antique. Les linothorax étaient constitués de 15 à 30 couches de lin superposées et collées entre elles, éventuellement renforcées d’écailles de bronze (type de défense originaire d’Asie mineure) ou de cuir. Elles comprenaient des lambresquins qui protégeaient le bas-ventre et le haut des cuisses.

Lorica. Nom des défenses corporelles (souvent nommées armures) dans la Rome antique.

Lorica hamata. Lorica hamata est une cotte de mailles en mailles annulaires. C'était généralement des cottes de mailles de type dit 1/4 (1 anneau est relié à 4 autres) fermées par une rivure à grains d'orge. Porté sur un subarmalis ou thoracomachus qui est un gambison romain.

Lorica plumata. Autre type de cotte de maille ?

Lorica segmentata. Lorica segmentata est le nom donné à la cuirasse de lames métalliques articulées utilisée par la légion romaine.

Lorica squamata. Lorica ayant l’apparence d’une peau écailleuse, recouvert d’écailles.


M


Manica, manicle, manique :
- protection de l'épaule et du bras droit du gladiateur thrace ou mirmillon ou du bras gauche du rétiaire. Constitué d'une série de plaques de cuir ou de métal articulées ;
- désigne aussi le brassard que l'archer porte au bras tenant l'arc ;
- manche enfilée par-dessus les vêtements pour les protéger ou le bras de certains ouvriers, la matière dépend de la protection recherchée, eau, tache, chaleur, usure, etc., appelé aussi fausse manche ;
- gant porté par un ouvrier pour se protéger la main ;
- moufle ou rectangle de toile matelassée utiliser en cuisine pour saisir les plats brûlants. Appelé aussi main chaude ;
- protection de la paume de la main qui pousse une grosse aiguille pour coudre du cuir (comme une mitaine sans aucune ébauche de phalange).

Mantel :
- manteau en forme de cape, parfois pourvu d'une capuche, attaché à l'épaule par une fibule pour mieux se protéger du vent relatif de face lors d'une chevauchée ; porté sur l'armure,ce type de vêtement protégeant du froid ou de la pluie, pouvait être retiré prestement en cas d'attaque surprise ;
- on trouve aussi des mantels d'apparat de tissu noble et richement orné ;
- un version courte est appelé manteline.

Manteline, mantelline :
- version courte du mantel porté sur l'armure ;
- petit manteau court porté par les femmes de la campagne.


N



O


Ocrea, ocreae. Jambières montant parfois jusqu'aux cuisses utilisées par certains gladiateurs romains. Voir jambière.

Oreillons de casque. Petites pièces mobiles qui assure la protection latérale des oreilles qui peuvent être ouvertes afin de mieux entendre dans la bataille.

Oreillons de cubitière. Appelés aussi ailerons, ou goussets, les oreillons de cubitière sont des pièce qui assure la protection latérale du coude que le bras soit plié ou non.


P


Pancier, pancière. Cuirasse qui recouvre la panse (la pance, le ventre).

Pectoral. Type de plastron en cuir ou métal qui se fixe dans le dos par deux lanières croisées pour protéger la poitrine et les épaules, en particulier du gladiateur de type provocator.

Plastron. Pièce de la cuirasse qui protège l'avant du tronc, des épaules jusqu’au bas-ventre, opposé à la dossière qui protège le dos.

Plastron équestre. Le plastron est conçu pour protéger le poitrail du cheval tandis que la barde de croupe protège l'arrière. Il arrivait qu'il soit tendu depuis la selle.

Plate. Une plate, une petite lame de fer rivetée, utilisée pour constituer une armure. Le terme est un anglicisme, lui-même basé sur une erreur, mieux vaudrai parler d’armure de plaques.
Plaque de métal très solide, mais également très lourde, plus ou moins décorée ou polie. Cependant, elle restait plus facile à porter qu’une cotte de mailles, grâce à une très bonne répartition du poids.

Pourpoint de cuir. Voir buffleterie.

Protection du cheval :
- le cheval pouvait porter une armure de tête, de nuque, et de poitrail. Un caparaçon en forme de housse rembourrée (comme le gambison des humains), éventuellement recouvert de maille de fer, pouvait augmenter la protection ;
- un caparaçon pouvait également désigner la pièce de tissu décorée aux armoiries de son cavalier, recouvrant le cheval lors des cortèges, des tournois, etc.

Ptéryge. Une ptéryge est une lanière de cuir ou de métal, partie d'une armure de la Rome antique. Ces lanières forment une jupe à franges portée sous la cuirasse et la Lorica segmentata, ou tombant sur le haut des bras comme des épaulettes en étant fixé au subarmalis ou thoracomachus. Parfois aussi appelé lambrequin.


Q



R


Rênes métalliques. Protection métallique fixée aux rênes, de sorte qu'elles ne puissent pas être coupées.

Rondelle. Petite protection ronde fixée sur une spalière ou une autre partie de l'armure.


S


Soleret. Le soleret est une pièce d’armure protégeant le pied. Cette protection, à l’origine faite de mailles, s’agrémenta dès le XIIIe siècle de pièces de fer. Celles-ci étaient alors attachées grâce à des courroies, mais, à partir de la fin du XIVe siècle, les progrès en matière de fabrication d’armures permirent de fabriquer des solerets entièrement en pièces de fer articulées entre elles, véritable chaussure de fer à l’aspect de carapace.
Au début du XVe siècle, se répandit le soleret à poulaine, comportant, au-delà du pied, une longue pointe de fer se courbant généralement vers le bas. La légende l’attribue à une difformité du pied de Foulque IV, comte d’Anjou, au début du XIe siècle, ou bien de celui d'Henri II d’Angleterre, au XIIe siècle. Cette forme devait permettre au pied de mieux tenir dans l’étrier, mais elle gênait la marche à pied, aussi certains modèles de poulaines étaient-ils amovibles.
Plus l’on appartenait à une classe sociale élevée, plus la pointe était longue.
Par la suite vers la fin du XVe siècle, apparut le soleret en pied d’ours, dit aussi en gueule de vache, à l’extrémité aplatie, à la manière d’un museau de vache, et plus large que le reste de la chaussure. Là encore, la légende en attribue faussement l’origine aux six orteils de Charles VIII. Le “demi-pied d’ours”, dit aussi demi-sabot, apparut peu après. Enfin, vers le milieu du XVIe siècle, le pied d’ours céda la place au soleret en bec de cane, dont l’extrémité semi-circulaire rappelle tout à fait les bottes ou les chaussures de sécurité d’aujourd’hui.

Spalière. La spalière est l’une des premières pièces d’armure inventées dans l’Europe médiévale, sans doute parce qu’elle est la plus indispensable. Dans l’escrime médiévale, les coups portés à l’épaule sont fréquents et les coups portés sur le casque ricochent presque invariablement sur l’épaule et la brise surtout si l’adversaire utilise un marteau ou une hache.
Les gambisons étaient donc fortement rembourrés en cet endroit (du cou jusqu’à l’arrière-bras). Pourtant cela ne suffisait pas, il fallait opposer à ces attaques un obstacle rigide, les ailettes qui n’étaient qu’une plaque de métal fixée sur la cotte de mailles au moyen d’un lacet à aiguillette.
C’est en 1350 que la spalière se dessine franchement, pourtant des défauts persistent après plusieurs tentatives, sans trouver de véritable solution. On posa, vers la fin du XIVe siècle des cônes en guise de spalière. La spalière enveloppe l’épaule et le haut du bras, elle est souvent articulée. Mais à ce moment l’armure de plates se complète et elle allait devenir une pièce importante de défense. Tant qu’elle restait une pièce séparée, il était difficile de la fixer, c’est pourquoi elle fut incluse au harnois complet. On utilisa des formes simples (lames) bien qu’au début elles fussent gênantes et qu’un adversaire habile put la décrocher avec n’importe quelle arme à pointe.
Finalement, on opta pour un système plus grand d’une seule plaque ou d’un assemblage qui s’attachait dans le dos au milieu et devant le plus proche possible du centre de la poitrine.
Elle se perfectionna jusqu’au XVIe siècle, c’est-à-dire jusqu’à l’abandon total des armures forgées.

Spalière épaule de mouton. Spalière d’un seul tenant, qui couvre en même temps l’épaule et l’arrière-bras afin de détourner un coup de lance lors des joutes (système trop rigide pour la guerre).

Surcot :
- vêtement de dessus porté au Moyen Âge par les deux sexes, sur la cotte comme son nom l’indique. Voir Dictionnaire des vêtements ;
- désigne aussi une pièce de tissu placée sur cette armure pour atténuer l’effet du soleil ou porter ses armoiries ; voir cotte d'armes.


T


Tabar, tabard. Voir cotte d'armes.

Tassette. La tassette est une pièce d’armure forgée apparue à la fin du XIVe siècle. Il s’agit d’une plaque de forme triangulaire ou trapézoïdale. Son but est double, préserver la cuisse et , empêcher le fer de lance ou la pointe de l’épée de passer sous le plastron. Elle est fixée à la tonne (quand celle-ci est courte), ou bien directement au plastron au moyen de liens de cuir, les plaques se superposant de façon inverse des tuiles d’un toit . Elle est utilisée surtout dans les armures prévues pour un usage de cavalier.

Thốrax. En grec ancien, cuirasse.


U



V



W



X



Y



Z




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