STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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mercredi 25 décembre 2013

L'architecture militaire

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Arbalétrière, archère, archière, meurtrière, raière . Ouverture dans un mur de fortification qui sert pour le tir à l'arbalète ou à l'arc, mais aussi pour voir, sans être vu, tout en restant à couvert.
Ces ouvertures apparaissent dans les fortifications du commencement du XIIe siècle. Assez rares alors, elles se multiplient pendant le XIIIe siècle, participant aux moyens de défense. Vers le milieu du XIVe siècle, ces ouvertures deviennent de plus en plus rares dans les parties inférieures de défense et se multiplient à leur sommet. Elles ne reparaissent qu’au moment où l’artillerie à feu remplace les anciens engins de défense.
Ces meurtrières percées au niveau du sol inférieur des remparts et des planchers des tours, permettaient non seulement de lancer des traits d’arbalète ou des flèches, mais aussi de voir, sans se découvrir, les travaux que les assiégeants pouvaient tenter pour battre ou saper les ouvrages. Si au Moyen Âge, elles étaient très étroites et verticales pour permettre le tir à l’arc sur les assaillants sans s’exposer, leurs forme et dimension n’ont cessé d’évoluer en même temps que l’armement défensif. Ainsi, l’ouverture verticale a reçu une entaille horizontale pour permettre un tir selon un angle horizontal plus important.
Avec l’apparition des armes à feu, on remplace progressivement les meurtrières par des canonnières, afin de tirer avec les premières bombardes à main ou couleuvrines. En architecture militaire le terme embrasure est parfois utilisé.

Archère, ou archière. Voir arbalétrière.

Assomoir. Dans un bâtiment fortifié, il s’agit d’une trappe placée au-dessus d’un couloir permettant aux défenseurs de laisser tomber des pierres, du sable ou des liquides bouillants sur l’assaillant. On en trouve aussi au-dessus des portes en bois, il donnait en plus la possibilité de jeter de l’eau en cas de tentative d’incendie de la porte.


B


Baille, baille de combat. Petit emplacement fortifié, généralement pour une pièce d'artillerie.

Barbacane. Le terme barbacane désignait pendant le Moyen Âge un ouvrage de fortification avancé qui protégeait un passage, une porte, une poterne, ou un pont fortifié et qui permettait à la garnison d’une forteresse de se réunir sur un point saillant à couvert, pour faire des sorties, pour protéger une retraite ou l’introduction d’un corps de secours.
Les armées qui campaient avaient le soin d’élever devant les entrées des camps de vastes barbacanes, qui permettaient aux troupes de combiner leurs mouvements d’attaque, de retraite ou de défense. Au moment d’un siège, en dehors des murs des forteresses, on élevait souvent des barbacanes, qui n’étaient que des ouvrages temporaires, et dans lesquels on logeait un surcroît de garnison. Mais, le plus souvent, les barbacanes étaient des ouvrages à demeure autour des forteresses bien munies.

Basse-cour. À l'origine, il s’agissait de la zone protégée par une fortification castrale. Les premiers châteaux forts médiévaux étaient construits sur le modèle motte et basse-cour, ou motte castrale. Au XIIIe siècle, avec l’apparition de château à double enceinte, le terme désigne la partie entre ces deux enceintes. Elle servait de refuge pour les habitants du fief en cas de conflit, en contrepartie ils devaient la corvée seigneuriale. Entre le donjon et l’enceinte intérieure se trouve la haute-cour.

Bastide. Aussi appelé bretèche, c’est une logette de pierre ou de bois, positionnées en surplomb d’une porte ou d'un angle de mur. Percée d’ouvertures dans le plancher pour permettre le tir vertical. Les projectiles sont des cailloux, du sable chauffé à blanc, de la chaux vive, de l’eau bouillante. Par contre l’huile bouillante, contrairement aux idées reçues, était rarement utilisée.

Bastille. Bâtiment fortifié théoriquement provisoire mais qui devient parfois permanent, construit soit pour renforcer une place forte, soit pour renforcer la ligne d'attaque de l’assiégeant.

Bastillon. Petite bastille.

Bastion. Le bastion est un des éléments des fortifications appelées remparts. Il remplace, la tour des murailles médiévales. Il permet des feux de flanquement sur la courtine et de défendre les angles du rempart. Il est constitué d'un talus de terre retenu par un mur de pierre appelé escarpe. Souvent de forme pentagonale dont quatre côtés font face à l'extérieur et dont le cinquième s'ouvre vers l'intérieur des remparts. Inventé au début du XVIe siècle pour répondre au développement de l'artillerie et de l'emploi des mines de sape.

Beffroi :
- baffraiz en vieux français, (appelée tour de siège au Moyen Âge) est à l'origine un engin de siège en bois, construit pour monter à l'assaut des fortifications ;
- le beffroi est aussi une charpente de bois conçue pour isoler les murs de pierre des cloches ;
- on a donné le nom de beffroi aux tours renfermant les cloches de la commune. À partir du XIe siècle, les communes libres firent élever des beffrois.

Bretèche. Voir bastide


C


Canonnière :
- ouverture permettant de tirer à couvert avec une pièce d'artillerie ;
- par extension, ouverture dans un mur, au fond des écluses, pour l'écoulement des eaux.

Casemate :
- d'une façon générale, pièce ou bâtiment abritant des tirs ennemis appelé aussi bunker ou blockhaus ;
- à l'origine soit un abri sous-terrain recouvert de tronc d'arbre et de terre, soit un local semi enterré avec des murs et un toit très épais de bois et de terre, voire de pierre (puis de béton) pour une fortification permanente, soit encore un petit bâtiment complètement visible, mais qui théoriquement doit résister à tous les tirs ennemis ;
- il y a deux types de casemates, les casemates passives destinées seulement à abriter la troupe ou du matériel, et les casemates actives permettant de tirer ;
- une casemate peut être isolé d'une place forte plus importante, en faire partie pour la défense, ou encore être enfoui à l'intérieur de celle-ci.

Castellologie. La castellologie (du latin castellum, château) est l’étude des châteaux du Moyen Âge (plus particulièrement du Xe au XVe siècle) et par extension des autres fortifications de cette époque. Elle s’intéresse à l’évolution, la fonction, la forme et les relations avec l’environnement des châteaux.
Cette discipline a pris son essor pendant les années 1980. Elle intègre la poliorcétique (voir ce mot) pour une part, mais s’intéresse également aux techniques de construction et aux parties habitables.

Castellum ou castrum. Fortin ou camp militaire fortifié en particulier sur une des limes romaines pendant l'Antiquité. Au Moyen Âge, dans les régions montagneuses, le terme castrum désigne l’ensemble constitué par d'un château fort, d'un mur d'enceinte avec le village construit à l’intérieur de l'enceinte ou à l'extérieur formant ainsi plusieurs lignes de défense.

Centinelle. Voir échauguette.

Château. De l’ancien français chastel ou castel, résidence, permanente ou temporaire, d’un seigneur ou d’un roi et de leur entourage.
Castellum ou castrum en latin est souvent donné comme origine. Mais il désignait plutôt un camp militaire fortifié en particulier sur une des limes romaines.

Château fort. Bâtisse fortifiée de manière à pouvoir résister aussi bien à une attaque directe qu’à un siège. Ses dimensions (en fonction du rang et de la “bourse” du propriétaire) vont de la grange agricole fortifiée (exemple le château Pujols à Argeles sur mer), à un ensemble de bâtisses imposantes (exemple la cité de Carcassonne).
Même si certains châteaux ont une enceinte spéciale servant de refuge à la population environnante, la fonction du château fort et la volonté des pouvoirs en place ne sont pas la défense de la population, mais de la domination de celle-ci. Le château ne défend que le pouvoir du seigneur.
Dans ce sens, les premiers châteaux forts apparaissent à la fin de l’époque carolingienne.
- Au départ, un simple mur de bois ou de pierre autour de la demeure du seigneur des lieux, l’enceinte castrale se développe en France occidental à partir du IXe siècle et jusqu’au XIIe siècle, pour faire face aux raids vikings ou sarrasines entre autres.
- À partir de la moitié du Xe siècle, apparaît la motte castrale, et ceci jusqu’au début du XIe siècle.
- Les premières forteresses en pierre apparaissent au XIe siècle.
- L’apogée du château fort proprement dit est le XIIe siècle. On le désigne parfois sous l’expression château roman.
- Le château fort se dote d’une double enceinte au XIIIe siècle.
- Le XVe siècle signifie la fin des châteaux forts, a cause des progrès de l’artillerie.

Châtelet :
- apparu en 1155, on appelait ainsi au Moyen Âge, de petits châteaux établis à la tête d’un pont, au passage d’un gué, à cheval sur une route en dehors d’une ville ou à l’entrée d’un château fort ou d’un défilé ; les châtelets prenaient quelquefois l’importance d’un véritable château avec ses lices extérieures, ses logis, ses enceintes flanquées et son donjon ; mais ce qui distingue le châtelet du château c’est avant tout sa fonction, le châtelet défend un passage ;
- on désignait aussi par ce mot des ouvrages en bois et en terre que les assiégeants élevaient de distance en distance entre les lignes de contrevallation et de circonvallation pour appuyer les postes destinés à garder ces lignes ;
- le mot est aussi employé dans l’expression “châtelet d’entrée” pour désigner une porte encadrée de deux tours.

Chemin de ronde. Aménagement sur les murs d’enceintes, permettant de parcourir son sommet afin de surveiller les alentours des lieux et d’assurer la défense. Il est protégé des vues et des coups par un parapet, petit mur sur le bord extérieur. Le parapet est lui-même surmonté d’une alternance régulière de merlons (parties pleines) éventuellement percés de meurtrières et de créneaux (parties creuses) parfois garnis de volets (huchettes) contre les tirs ennemis.

Chemise. Mur d'enceinte entourant une tour, un donjon ou un autre élément fortifié isolé. Vestige de la palissade couvrant la motte castrale, elle ne permet généralement pas d'implanter de bâtiments entre elle et le lieu défendu.

Citadelle. Une citadelle est une partie de ville fortifiée, une forteresse pouvant faire prison d’État. Les fortifications peuvent éventuellement se limiter à un château fort, un palais.

Colimaçon. Les escaliers en colimaçon, dans les châteaux fort du moyen âge tournaient à droite en montant. Pour mieux se défendre à l'épée. L'attaquant droitier était empêché par le tournant. L'attaqué, au contraire, avait tout l'espace pour lui.

Contrescarpe. La contre-escarpe ou contrescarpe est un des murs délimitant le fossé autour d’une fortification. Ce mur se situe du côté extérieur de ce fossé et qui retient la terre du glacis. Par opposition au mur d’escarpe qui lui est du côté intérieur du fossé et constitue la dernière enceinte de combat.

Corps de garde ;
- un corps de garde est une installation servant à protéger l’entrée d’une fortification ; elle est souvent située au-dessus de l’unique accès d’une place fortifiée ; de cette pièce, les gardes pouvaient baisser la herse et lâcher des projectiles par les assommoirs ; le pont-levis était en général actionné d’une autre pièce isolée, la surveillance de la porte d’entrée étant partagée entre deux équipes dans le but de diminuer les risques de trahison ;
- ce terme est utilisé à tort pour désigner au Moyen Âge un bâtiment destiné à abriter les soldats chargés de surveiller un espace stratégique militaire ; il ne sera utilisé dans ce sens que depuis l’Ancien Régime ; c’est un type d’architecture militaire qui se développe en France au XVIIIe siècle.

Courtine. Dans l’architecture militaire médiévale, une courtine est la muraille reliant deux tours ou deux bastions, sur laquelle pouvait être fixés des hourds. Généralement parcourut au sommet par un chemin de ronde.

Créneaux Parties vides du parapet, de chemin de ronde, parfois garnies de volets (huchettes) contre les tirs ennemis. Ils alternent avec les merlons.


D


Donjon. Bâtiment le plus important d’un château fort, c’est souvent le plus haut, destinée à servir à la fois de point d’observation, de poste de tir et de dernier refuge pour le seigneur des lieux si le reste de la fortification vient à être pris par un ennemi. Pour cela, la partie basse est occupée par la garnison et les stocks de provisions diverses.
C’est aussi un lieu de vie car on y trouve l’appartement seigneurial, la chapelle castrale, et la grande salle pour les repas et réceptions.

Douves. Les douves sont des fossés larges et profonds remplis d’eau, creusés de manières à former un obstacle contre les attaques des fortifications. L’usage des engins de siège, comme les tours, les béliers, qui nécessitent l’accès au mur d’enceinte, était rendu difficile voire impossible pour des fortifications entourées de douves. Autre avantage, l’eau des douves permettait de contrecarrer les tentatives de sape ou de mine, en empêchant de creuser des galeries sous les fortifications.
Le remplissage des douves se faisait en détournant les eaux d’un cours d’eau, d’un étang ou d’un lac à proximité. Elles nécessitaient un entretien constant, pour curer les fonds et les débarrasser des branches ou débris qui auraient facilité leur franchissement.
L’accès à l’intérieur de l’enceinte était possible initialement par l’intermédiaire de ponts légers ou démontables, pouvant être sacrifiés en cas d’invasion, et plus tard par des ponts mobiles, comme les ponts-levis.
Dans les zones montagneuses ou escarpées, elles étaient remplacées par des douves sèches.


E


Échauguette :
- l’échauguette (ou eschauguette, eschargaite ou escharguettes, escargaite, eschelgaite, esgaritte, garite, pionnelle, maisoncelle, centinelle ou sentinelle, hobette) désignait, du XIVe au XVIe siècle le combattant, surveillant les alentours du château fort ;
- actuellement, le terme désigne la petite loge destinée à abriter, dans un château fort ou une église fortifiée, la sentinelle ; généralement munie de meurtrières, elle est construite en saillie sur corbeau et sur console dans les angles des défenses principales, au voisinage des portes, ou au sommet des donjons.

Enceinte. Terme générique qui désigne un mur haut et épais entourant un lieu dans le but de le protéger. Plus spécifiquement on utilise les termes muraille ou rempart.

Enceinte fortifiée. En archéologie, une enceinte fortifiée est un ouvrage de retranchement antique, généralement constitué de fossés et de talus entourant un plateau si possible surélevé.

Escarpe. L'escarpe est un des murs délimitant le fossé autour d'une fortification de type rempart. Ce mur se situe du côté intérieur du fossé et constitue la dernière enceinte de combat, il retient la terre du talus du rempart. Par opposition au mur de contre-escarpe qui est du côté extérieur de ce fossé et qui retient la terre du glacis.


F


Flanquement. Tour, bastide, bastion ou autres parties de fortification débordants une ligne de défense pour effectuer des tirs de côté (tirs de flanquement).

Fort. Un fort est un petit bâtiment isolé et avancé de la fortification principale ou parfois autonome (sur un point stratégique qu’il contrôle. Construit en terre, bois, pierre ou maçonnerie, généralement équipée d’artillerie. Complètement fermé et présentant des d’angles rentrants sinon on parle de redoute.

Fortin. Un fortin est une sorte de petit fort, d'une taille juste suffisante pour abriter quelques hommes, construit en un point stratégique. Au Moyen Âge, les fortins étaient constitués d'une tour en pierre et d'une petite muraille ou rempart, comme les tour de guets catalanes.

Fossé. Les fossés sont des éléments creusés pour augmenter la protection d'une enceinte. Les fossés remplis d'eau en permanence sont, appelés des douves.


G


Garite. Voir échauguette.

Glacis. Terrain découvert aménagé en pente douce à partir des éléments extérieurs d’une fortification.

Gothique. Forme d’art, en particulier architectural, développée en Europe du XIIe siècle à la Renaissance.

Guette. Une guette est un élément de l’architecture militaire au Moyen Âge.
Il s’agit d’une tourelle qui peut être située sur le donjon, ou la plus haute tour du château, ou lui être accolée. Dans les deux cas, le sommet de cette tourelle est le point culminant du château.
Le rôle de cette tourelle est de servir de poste d’observation élevé à un guetteur d’où son nom.


H


Haute-cour. Dans un château à double enceinte, c'est la zone centrale protégée par l'enceinte intérieure. Le donjon ou au moins son entrée se trouve dans cette zone.

Herse. Lourde grille que l’on abaissait à l’entrée du château fort pour en interdire l’accès, glissant dans des rainures verticales, manœuvrée au moyen d’un treuil ou d’un contrepoids. Ce dispositif était souvent utilisé au Moyen Âge. Le bas de la herse est souvent garni de pointes pour décourager quiconque de tenter de passer en dessous alors qu’elle descend.

Hobette. Voir échauguette.

Hourds. Galeries de bois amovibles, positionnées en surplomb des murs d’enceinte et/ou des tours. Soutenues par des solives sortant des trous de hourdage. Percées d’ouvertures dans le plancher pour permettre le tir vertical. Les projectiles sont des cailloux, du sable chauffé à blanc, de la chaux vive, de l’eau bouillante. Par contre l’huile bouillante était rarement utilisée.


I



J



K


Krak. Ensemble fortifié construit par les croisés en Palestine et en Syrie.


L


Lice. C’est un mot d’origine francisque (listja), qui s’utilise généralement au pluriel, “les lices”.
- à l’origine, les lices étaient des palissades construites en bois qui entouraient les maisons-fortes puis plus tard les châteaux forts ; par enchaînement, les lices désignent aussi l’espace entre les remparts et cette enceinte ;
- en architecture médiévale militaire, les lices sont des espaces intermédiaires délimités par les deux remparts d’un château fort ;
- ce nom a ensuite servi à désigner tout champ ou terrain clos destiné à des tournois, des joutes ou autres exercices en plein-air ; ces différents usages ont donné naissance à l’expression, “entrer en lice”, qui signifie “entrer en compétition” ;
- par déviance, il désigne aussi la barrière séparant les jouteurs sur le terrain du même nom, elle s’écrit au singulier (la lice).


M


Mâchicoulis. Galeries de pierre, positionnées en surplomb des murs d’enceinte et/ou des tours. Percées d’ouvertures dans le plancher pour permettre le tir vertical. Les projectiles sont des cailloux, du sable chauffé à blanc, de la chaux vive, de l’eau bouillante. Par contre l’huile bouillante était rarement utilisée.

Maisoncelle. Voir échauguette.

Manteler, manteller :
- s'habiller d’un manteau, se protéger avec un manteau ;
- d'une façon plus générale abriter, s'abriter ;
- en architecture ou urbanisme, fortifier un bâtiment ou une ville.

Merlon. Sur un rempart, partie pleine d’un parapet entre deux créneaux.

Meurtrière. Voir arbalétrière.

Moineau. Nom donné à la fin du Moyen Âge à un ouvrage bas, adossé au pied de l’enceinte, sur l’escarpe. Sa fonction est de flanquer le fossé.
Celui d’Oricourt, mis à jour en 2005 et accessible depuis la grande cuisine, date probablement de la fin du XVe siècle. Il est équipé d’archères canonnières, seules traces connues d’adaptation aux armes à feu dans ce château.
À partir du XVIIe siècle, le terme de caponnière définit ces ouvrages.

Motte castrale. Ouvrage de défense médiéval ancien, composé d’un rehaussement de terre rapportée d’un fossé la cernant, en forme de tronc de cône aux flancs pentus, dont l’inclinaison est globalement la même (30°) et dont la hauteur se situe entre 4 et 15 mètres. La plupart du temps le sommet était occupé par une forte palissade. Un fortin de bois y était aménagé avec une tour de guet analogue à un donjon. La motte est considérée comme un château fort primitif. À ses pieds, on retrouve souvent (mais pas toujours) la marque de la fonction résidentielle de l’ensemble fortifié, la basse-cour. Encore appelée bailey ou Vorburg, c’est un espace délimité par une enceinte et surtout en position inférieure par rapport au donjon de la motte. La basse-cour renfermait les bâtiments nécessaires à la vie de la fortification. Dans une première période, le château a changé de vocation puisqu’il ne s’agit plus d’un simple retranchement défensif comme on en a construit au cours du Haut Moyen Âge (tels les castras érigés contre les Normands). À partir du Xe siècle, il répond toujours en premier lieu à la fonction défensive mais devient progressivement la résidence fortifiée d’un puissant et de son entourage.

Mur d'enceinte.  Terme générique qui désigne un mur haut et épais entourant un lieu dans le but de le protéger. Plus spécifiquement on utilise les termes muraille ou rempart.

Muraille. Une muraille est un mur haut et épais destiné à protéger un lieu. Les premières furent construites en bois, puis en pierres. On y adjoint des tours pour améliorer la protection. Avec l'apparition des armes à feu, elles furent remplacées par des remparts bastionnés.

N


Nid d’aigle. Château fort construit sur un escarpement naturel rendant l’assaut difficile et limitant l’approche des engins de guerre tandis que la roche de soubassement interdit la sape.


O


Oubliettes. Les oubliettes, c'est quoi déjà, je ne sais plus, j'ai oublié MDR. Mais non, Je rigole, il n'y a pas plus d'oubliettes dans les châteaux forts que de beurre en broche. Dans notre imaginaire, les oubliettes ressemblent souvent à un puits asséché dans lequel on jette une personne que l’on veut oublier en la laissant mourir, comme dans Jacquou le croquant. C’est sûrement intéressant d’un point de vue littéraire, mais bien compliqué et inutile dans la réalité. Les trous retrouvés dans les châteaux, sont le plus souvent des silos, des puits, des citernes, des caves ou des fosses d’aisances (sans os humain au fond). L’expression “jeter aux oubliettes“ désigne un oubli volontaire qui commence souvent par une mise en attente ( vous savez… le provisoire qui dure).


P


Parapet. Mur crénelé protégeant les défenseurs d’une fortification au niveau du chemin de ronde.

Pionnelle. Voir échauguette.

Poivrière ;
- échauguette cylindrique à toit conique ;
- tente de forme conique avec un mât central.

Poliorcétique. Le terme poliorcétique vient du grec poliorketikos, qui désigne ce qui est relatif à la technique du siège des villes et places fortes, ou l’art et la technique du siège. On l’applique aussi à la défense des places fortes contre les sièges. Elle fait partie la castellologie.

Pont fortifié. Pont protégeant l’accès d’une ville ou d’un château fort. Une barbacane en contrôlait l’entrée, secondé par des châtelets positionnés sur les piliers de pont. On y retrouve toutes les subtilités de l’architecture militaire médiévale. Le pont Valentré de Cahors en est un bon exemple.

Pont gisant. Pont en bois ou en pierres, il est fixe et précède le pont-levis. Il peut être plus ou moins fortifié.

Pont-levis. Un pont-levis est un type de pont mobile qui se baisse et se lève pour ouvrir ou fermer le passage au-dessus d’un fossé encerclant un ouvrage fortifié.
On associe traditionnellement le pont-levis aux châteaux forts médiévaux, qui disposaient pratiquement tous d’un tel pont au-dessus de leurs douves ou fossé sec. Le relevage du pont permettait alors de bloquer l’entrée en cas d’attaque. Généralement, pour plus de sécurité, un pont-levis de château fort précède une herse.

Poterne. Une poterne est une petite porte qui était intégrée aux murailles d’une fortification, de façon discrète et qui permettait aux habitants du château de sortir ou rentrer à l’insu de l’assiégeant.
Placée dans le bas des courtines, au niveau des fossés, elle était généralement sous la protection des meurtrières d’une tour proche ou d’une bretèche.


Q


Quartier. Tout lieu occupé par une formation militaire dans une garnison.


R


Raière. Voir arbalétrière.

Redoute. Petite fortification détachée de la partie principale construit en terre, bois, pierre ou maçonnerie, généralement équipée d’artillerie. Complètement fermé et ne présentant pas d’angles rentrants sinon on parle de fort.

Rempart, Rempart bastionné. Fortification entourant un lieu, développé vers le XVIe siècle, avec l'apparition des armes à feu, en remplacement des murailles. Le rempart est constitué d'un simple mur (contre-escarpe) retenant une importante masse de terre en pente douce (glacis), destinée à résister à l’artillerie. Plus à l'intérieur se trouve un fossé délimité par deux murs, l'extérieur est appelé contre-escarpe, et escarpe du côté intérieur. Les bastions remplacent les tours.

Rocade. Dans l’organisation d’un front militaire, une rocade est une voie parallèle au front, en arrière de celui-ci, permettant aux troupes et aux approvisionnements de circuler d’un endroit à l’autre du front, en toute sécurité. Des pénétrantes relient la rocade au front.


S


Sentinelle. Voir échauguette.


T


Tour. Bâtiment ou partie de bâtiment, plus haut que large.

Tour de siège. Voir beffroi.

Tourelle. Tour de largeur réduite, dont la base repose sur le sol ou en saillie sur des corbeaux. De plusieurs étages, elle monte sur des angles de défense. Elle ne doit donc pas être confondue avec une échauguette n’ayant qu’une pièce minuscule, d’un seul étage.


U



V



W



X



Y



Z




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