STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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mardi 31 décembre 2013

Les armes collectives

Généralités concernant les armes.
Une arme est un outil, une machine ou un animal toujours manipulé par l’utilisateur. Ne pas confondre avec un piège dont le but final est le même, mais il est seulement mis en place par l’utilisateur et déclenché par la cible. Par contre un dispositif identique au piège, déclenché par minuterie ou à distance par celui qui l’a mis en place est considéré comme une arme.
On distingue six types d’usage d’ armes :
– offensives (épée ou lance)
– défensives (casque ou armure)
– de chasse (arc avec flèches spécifiques)
– de loisirs (armes courtoises pour les tournois)
– de cérémonies (armes très ornées mais pas forcément efficaces)
– d’entraînement ou d’apprentissage( en matière ou de forme différentes)
Depuis que l’homme préhistorique a utilisé un bâton ou un caillou comme arme, il n’a eu de cesse de la perfectionner ainsi que trouver sa parade, d’où son évolution permanente avec de fréquentes remises au goût du jour. Cette course à l’armement est bien entendue d’ordre technologique (matière et forme de l’arme), mais aussi technique (manipulation) et stratégique (tactique de manœuvre avec un groupe plus ou moins important).
Pour avoir des armes de qualité, la fabrication en est confiée à des spécialistes. Un modèle est fabriqué pendant longtemps avant qu’une innovation apparaisse. De tout temps, les armes feront l’objet de commerce et d’échange, et l’on cherchera chez l’ennemi le progrès qui permettra la domination. Un même type d’ arme peut se retrouver chez différentes ethnies, ou à différentes époques, il en sera donc de même dans les divers dictionnaires de ce site.

Les armes sont décrites ici succinctement, pour plus d'information voir les articles plus spécifiques comme par exemple : Les armes à feux.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Arbalète à tour. Grande arbalète, souvent montée sur un véritable affût. C’est une machine de siège, dont l’arc a quelquefois 10 mètres de long.

Artillerie. Ensemble des armes à feu de gros calibre (bouche à feu) et tous ce qui s’y rapportent ( munition, personnel, transport) qui constitue une partie d’une armée.


B


Baliste à arc. Sorte de grande arbalète pouvant tirer avec grande puissance des pierres ou des carreaux prévus à cet effet (appelé alors aussi carrobaliste). La détente du projectile est actionnée par des branches d'arc flexibles en bois.

Baliste à arc métallique. Sorte de grande arbalète pouvant tirer avec grande puissance des pierres ou des carreaux prévus à cet effet (appelé alors aussi carrobaliste). La détente du projectile est actionnée par des branches d'arc flexibles en métal.

Baliste à ressort par torsion. Sorte de grande arbalète pouvant tirer avec grande puissance des pierres ou des carreaux prévus à cet effet (appelé alors aussi carrobaliste). La détente du projectile est actionnée par des branches d'arc rigides, tendues par des cordes torsadées sur un axe.

Balistique. Science qui traite du mouvement des corps lancés dans l’espace, et plus spécialement des projectiles de toutes armes.

Beffroi. Baffraiz en vieux français, (appelée tour de siège au Moyen Âge) connu depuis l'Antiquité sous divers noms (sambuque, hélépole, truie, tour roulante, etc., c'est un engin de siège en bois, construit spécialement pour protéger les assaillants et les échelles d’assaut pendant les manœuvres d’approche et d'escalade des fortifications. On trouve diverses versions, avec un bélier à la base, un trébuchet ou un pont-levis sur le sommet, ou encore des étages aménagés pour des archers, etc.

Bélier. Machine de guerre offensive, de chocs, constitué d'une énorme poutre suspendue sur une charpente mobile. La tête, éventuellement recouverte de métal permettait d'enfoncer les murs. Les hommes qui manœuvraient le bélier étaient protégés par une toiture de bois et de cuir posée sur la charpente qui est montée sur des roues.
Reconstitution d'un bélier à charpente et à roues

Biffa. Machine de guerre offensif, c’est une variante du trébuchet, plus léger et plus mobile qui portait également le nom de couillard (voir ce terme).

Bombarde. Première arme à poudre noire utilisée au Moyen Âge. Elle tire des boulets de pierre.

Bombardelle. La bombardelle est une pièce d'artillerie de faible calibre utilisée au Moyen Âge.

Bricole. La bricole est une machine de guerre plutôt défensive. Amélioration de la pierrière, mais la traction en est facilitée par l’ajout d’un contrepoids. Il envoyait des projectiles de 10 à 30 Kg jusqu'à 80 m. Une équipe entraînée peut atteindre la cadence de 1 tir par minute. C’est cet engin qui est à l’origine de l’expression s’attirer des bricoles.
Son apparition date du XIIe siècle. Elle sera utilisée jusqu’au XVe siècle.
C’est d’ailleurs une pierre lancée par une bricole qui a atteint et tué Simon de Montfort au siège de Toulouse.


C


Canon. Pièce d'artillerie tirant avec une inclinaison basse (moins de 45°), pour effectuer des tirs quasiment directs.

Carrobaliste. Arme de siège d'origine romaine,en forme de grosse arbalète montée sur affût ou sur roues, appelé aussi scorpion ou scorpion à roues, qui tirait de gros carreaux.

Catapulte. Arme de siège d'origine romaine, tirant des boulets de pierre.

Chat. Arme de siège de type défensif constituée d'une armature de bois ou de métal, recouvert de cuir mouillé, montée sur roues permettant aux soldats ou aux sapeurs de s'approcher des fortifications. Ces protections étaient aussi appelées truie, taupe ou renard.

Corbeau à tenaille. Machine défensive, apparut après le corbeau double à poutre, qui consistait en une énorme pince ou tenaille suspendue par une potence qui permettait d'attraper le bélier et le soulever. Appelé aussi louve comme l'outil en fer assez semblable utilisé pour soulever les pierres de taille dans les carrières.

Corbeau double à poutre. Machine défensive, qui consistait en une énorme poutre suspendue par deux potences et qu'on laissait tomber sur le bélier pour le casser.

Couillard. Le couillard est une machine de guerre offensif, utilisé au Moyen Âge pour détruire les fortifications. C’est une variante du trébuchet, plus petit, plus léger et plus mobile qui portait également le nom de biffa.
Cet engin est composé d’une longue perche placée sur un axe. À l’une de ses extrémités, on trouve deux huches ou bourses (d’où son nom) servant de contrepoids. Les projectiles sont placés à l’autre extrémité de la perche, dans un réceptacle rappelant une fronde.
On abaisse l’extrémité où se trouve le réceptacle au moyen de cordes, puis on place le projectile dans la fronde et on relâche le tout. La portée d’un tel engin dépassait la centaine de mètres.
Entre 8 et 16 personnes étaient nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de cette arme de siège, avec une cadence de tir pouvant atteindre les 10 coups/heure. De nos jours, quelques couillards ont été reconstruits pour des reconstitutions, en France, à Larressingle dans le Gers ou au château de Calmont d’Olt dans l’Aveyron, à Provins en Seine-et-Marne, et aux châteaux des Baux-de-Provence et de Tiffauges où le couillard effectue quotidiennement de véritables tirs de démonstration.

Couleuvrine. Arme à feu apparue en France au XVe siècle pour laquelle on avait aménagé les anciennes archères en pratiquant des ouvertures rondes pour laisser passer le fût de l’arme.


D



E


Espringale. L’espringale est une grande arbalète sur affût éventuellement muni de roues. Celle-ci est utilisée jusqu’au XVe siècle pour la défense ou l’attaque des places fortes.

Espingole Altération de espringale (XIIIe siècle), qui désigne une machine de guerre puis une pièce d’artillerie de petit calibre. C'est un gros fusil, court, dont le canon était évasé et que l’on chargeait avec de la mitraille, des grains de plomb, des cailloux, etc.


F


Faucon. Bouche à feu apparu avec la réforme de l’artillerie française de Jean d'Estriées sous Henri II en 1572, dont le calibre est désigné par le poids du boulet en livres. Le boulet du faucon pèse 1,8 livres.

Fauconneau. Bouche à feu apparu avec la réforme de l’artillerie française de Jean d'Estriées sous Henri II en 1572, dont le calibre est désigné par le poids du boulet en livres. Le boulet du fauconneau pèse 1 livre.

Feu grégeois. Projectile incendiaire constitué d'un mélange chimique qui une fois enflammé aurait la propriété d'augmenter sa combustion au contact de l'eau. Ce qui est plus sûr, c'est l'utilisation du feu dès sa maîtrise.


G


Grégeois. Du latin græcus, signifiant grec, qui ne se dit plus que dans l'expression feu grégeois, (voir cette expression).


H


Hélépole. Autre nom du beffroi.


I


Idée reçue. Les armes, c’est comme l’argent, ce n’est ni bon ni mauvais (bien au contraire), c’est seulement ce que nous en faisons qui est bon ou mauvais.




J



K



L


Louve. Machine défensive, apparut après le corbeau double à poutre, qui consistait en une énorme pince ou tenaille suspendue par une potence qui permettait d'attraper le bélier et le soulever. Outil en fer assez semblable utilisé pour soulever les pierres de taille dans les carrières. Appelé aussi corbeau à tenaille.


M


Mangonneau. Le terme mangonneau désigne une machine de guerre offensive médiévale, un engin de siège utilisé pour lancer des projectiles de 100 kg à 150 m contre les murs des fortifications, à une cadence de 1 à 2 tirs par heure.
Le contre-poids était fixe, dans le prolongement du bras de levier qui passait à la verticale dans un déplacement irrégulier et brusque qui donnait une mauvaise précision de tir. Il s'agit du premier engin uniquement à contrepoids. Il était nécessaire d'utiliser un treuil pour rabattre le bras de levier à l'horizontale. Il a été utilisée jusqu'au XVe siècle.

Mantelet. Protection mobile de siège, faite de planches ou de branches tressées.

Mortier. Un mortier est une pièce d'artillerie destiner à effectuer des tirs indirects par des tirs en forme de cloches et non pas tendus.


N



O


Onagre. L’onagre était un engin de siège de la période romaine post-classique qui tire son nom de l'analogie de son mouvement avec celui de la ruade d'un onagre, sorte d'âne sauvage. Il s'agit d'une sorte de catapulte romaine qui utilise la force de torsion, provenant généralement d’une corde torsadée, pour stocker l'énergie nécessaire au tir.


P


Pierrière. La pierrière est une machine de guerre plutôt défensive. Constituée d’un levier au bout duquel est fixée une fronde contenant le projectile, elle utilise le même principe de fonctionnement que la fustibale en n'utilisant que la force humaine. Les projectiles sont assez légers entre 3 et 12 Kg pour une portée de 50 m environ, à une cadence de tir de 1 coup par minute.


Q



R


Renard. Voir chat.

Ribaudequin :
- sorte de grande arbalète montée sur un affût avec laquelle on lançait des javelots
- pièce d’artillerie réunissant une série de canons de petit calibre montée sur un affût.


S


Sambuque. Machine de guerre en forme de grande échelle mobile surmontée d'une plate-forme, utilisée pour faire le siège des fortifications, des châteaux forts. Assez proche du beffroi, notamment pour la fonction.

Scorpion ou scorpion à roues. Arme de siège d'origine romaine,en forme de grosse arbalète montée sur affût ou sur roues, appelé aussi carrobaliste qui tirait de gros carreaux.


T


Taupe. Voir chat.

Tour roulante, à roue. Autre nom du beffroi.

Trajectoire. Ligne que décrit le centre de gravité d’un projectile lancé par une arme de lancer, de jet ou de tir, depuis le moment où il quitte l’arme qui le propulse jusqu’au point où il aboutit.

Trébuchet. Le trébuchet fait partie des machines de guerre dites à contrepoids. L'amélioration par rapport au mangonneau résidait dans le contrepoids mobile qui rendait le tir plus précis. Il s’agit d’un engin de siège qui a été utilisé au Moyen Âge, pour détruire les fortifications. Il est appelé trébuchet à contrepoids afin de le différencier d’une arme à traction, une version primitive de l’engin où la force de propulsion était fournie par des hommes et non par un contrepoids.
Le trébuchet à contrepoids est apparu dans la première partie du XIIe siècle dans les pays du pourtour méditerranéen à la fois dans les terres chrétiennes et musulmanes. Il pouvait lancer des projectiles de 140 kg à près de 200 m, à une cadence de 1 à 2 tirs par heure. Dans certaines circonstances, des cadavres infectés par différentes maladies ont été catapultés dans les villes dans le but de propager des épidémies parmi les assiégés, il s’agit d’une variante médiévale de la guerre biologique. Il ne deviendra obsolète qu’au XVIe siècle, bien après l’introduction de la poudre à canon. Le trébuchet est beaucoup plus précis que les autres catapultes du Moyen Âge.

Truie. Voir chat.


U



V



W



X



Y



Z




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