STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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samedi 28 décembre 2013

Les vêtements

Page en cours de création merci de votre compréhension et votre indulgence

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Agal, egal, igal, ou iqal. Accessoire vestimentaire traditionnel fait de corde et attaché autour du Keffieh pour le maintenir en place. Il est généralement fait d'un​​ cordon serré autour d'un noyau de laine de chèvre. Il s'agissait à l'origine d'une corde dont les Bédouins se servaient pour lier les pattes des chameaux.

Amigaut. Fente à l’avant d’un vêtement au niveau du col pour faciliter le passage de la tête, parfois pourvut d’un bouton ou d’une broche permettant la fermeture.

Aumusse, aumuce. Sorte de capuche chaude en fourrure portée au Moyen Âge par les civils hommes ou femmes, puis fut adoptée dans la tenue du clergé comme signe distinctif des chanoines.

Aumussier. Marchand fabricant de bonneterie et en particulier d'aumusse.



B


Barretina. La barretina est le couvre-chef typique et traditionnel des Catalans, seulement porté par les hommes. Il est en laine et il a une forme de bonnet allongé, habituellement de couleur rouge avec une bande noire à la base.
Les premières traces écrites situent son utilisation vers 1550, mais il doit être bien plus ancien car on le retrouve dans la plupart des pays méditerranéens. Son origine serait le bonnet phrygien (Phrygie en Grèce), porté par les marins dès l'Antiquité.

Barrette ou bonnet carré. Couvre-chef de forme carrée, en étoffe doublée de tissu épais, ou de cuir. Portée de la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle, par tous, notamment les avocats, les juges, les médecins et les maîtres en théologie. Puis elle fut portée par les membres du Clergé.

Bliaud ou bliaut. C'est un vêtement médiéval, mixte, apparu dans les cours de France et d’Angleterre au cours du XIIe siècle. Il se compose d’une longue robe très ample, et très serrée à la taille. Ce vêtement se caractérise aussi par ses manches, serrées de l’épaule jusqu’au coude, puis de plus en plus larges, allant jusqu’à toucher le sol. Ces manches étaient souvent portées rattachées ou nouées pour ne pas gêner les mouvements. Le bliaud était très souvent porté avec une ceinture décorative très longue. Ce vêtement se porte au-dessus d’une chemise, appelée chainse.

Bonnet phrygien. Son origine serait Phrygie en Grèce, où il est porté par les marins depuis l'Antiquité. Bonnet rouge devenu l'un des symboles de la Révolution française, à ne pas confondre avec celui de la Révolte des Bonnets rouges de 1675 en Bretagne (déjà). On le retrouve dans le plupart des pays méditerranéens.

Bourrelet. Voir turban.

Braies. Sous-vêtement généralement en lin, en forme de caleçon très large, descendant jusqu’au genou ou jusqu’au pied, porté flottant, repliées à l’entre jambes, et la partie supérieure enroulée retenu par un cordon, porté à l’origine par plusieurs peuples de l’Antiquité et encore en usage au Moyen Âge. Parfois recouvert par des chausses, retenues par des cordelettes situées sur le côté. Ces cordelettes pouvaient aussi servir à remonter les braies en y attachant l’extrémité du bas, ou bien encore à y accrocher de menus objets. Il semblerait que les femmes n’en portaient pas... ni rien d’autre à la place.

Burnous, bournous. Manteau en laine long avec une capuche pointue et sans manche, porté par les populations Berbères d'Afrique du Nord.


C


Canon Élément vestimentaire décorative, faite d'une toile ornée de dentelle et de rubans, qui se portait attachée au-dessous du genou. Les canons étaient fort à la mode du temps de Louis XIV.

Cape :
- vêtement de dessus ample plus ou moins long, sans manches, posé sur les épaules, et pouvant entourer le corps entier ;
- coiffe féminine contre le vent et la pluie.

Capuche ou capuchon. Couvre-chef conçue soit pour protéger la tête de la pluie. Au Moyen Âge, elle est considérée comme un accessoire sophistiqué et élégant. Elle peut être prolongée par une pointe partant du sommet et retombant dans le dos.

Caracalla. Sorte de manteau gaulois.

Casaque. Sorte de manteau militaire, qui avait ordinairement des manches très larges. Elles pouvaient être en cuir et/ou rembourrées.
À leur début les mousquetaires n'avaient pas d'uniforme (ils portaient pour se distinguer une casaque bleue ornée de 4 croix de velours blanc qui leur servaient de manteau, mais était peu pratique lors des combats.

Causia. Béret typique à gros bourrelets porté par les Macédoniens depuis l'Antiquité. Il est resté en usage en Afghanistan où, il est appelé pakol.

Chainse. Le chainse, de l’ancien français chainsil (qui désigne une toile blanche et fine de lin ou de chanvre) est un long vêtement de toile fine, porté aux XIIe et XIIIe siècles. Il est en quelque sorte l’ancêtre de notre chemise actuelle. La longueur seule distinguait les chainses d’homme de ceux de femme : genou pour les sieurs, cheville pour les dames.

Chanvre. Le chanvre est une des premières plantes domestiquées par l'homme, au néolithique, probablement en Asie. Il a ensuite accompagné migrations et conquêtes pour se répandre sur tous les continents. Ses fibres servaient à confectionner des vêtements en Chine 600 ans avant J.-C., et en Europe au Moyen Âge. Les vêtements royaux occidentaux étaient souvent constitués de mélanges de chanvre et de lin.

Chaperon. Couvre-chef en tissu (pas forcément rouge) ayant eu diverses formes suivant le lieu et l’époque. Le plus connu est une capuche surmontée d’une pointe et ayant une petite cape attenante au col.

Chasuble. La chasuble est un vêtement à deux pans et sans manche ni capuche avec une ouverture pour la tête, qui fut adopté par le clergé.

Chausse :
- les chausses sont un des éléments essentiels de la tenue du Moyen Âge. Généralement confectionnées en laine ou en lin. Elles couvrent les pieds et les jambes.
Le terme désigne depuis le VIIIe siècle des sortes de bas qui montent jusqu’en haut des cuisses pour les hommes alors que pour les femmes elles montent en haut du mollet. Elles se portent avec des braies et plus tard un pourpoint sur lequel elle se fixe grâce à des aiguillettes, des cordonnets ou des rubans.
La partie supérieur est large pour introduire les braies, alors qu’au niveau des mollets elles sont ajustées ;

- les chausses semellées sont munies d’une semelle de cuir cousue ou en bois ;
- les chausses de mailles, servent à la protection des jambes, lors des combats ;
- les hauts de chausses sont apparus aux alentours du XIIIe siècle. Ils couvrent le corps de la ceinture au genou. Les hauts de chausses en se prolongeant donneront naissance à la culotte qui sera par la suite remplacée par le pantalon ;
- la réunion de deux hauts de chausses donnera naissance à des collants rudimentaires vers le XVe siècle puis au caleçon. Alors que les bas-de-chausses constituent des chaussettes rudimentaires ;
- les chausses parties avaient les deux jambes de couleurs différentes pour marquer l’appartenance à une famille ou à une maison comme les blasons ;
- chausses à la martingale, voir martingale.

Chèche :
- turban de 4 à 8 mètres porté notamment par les hommes touaregs, et en Afrique du nord en général ;
- coiffe féminine en forme de béret au VIIIe siècle.

Chéchia. La chéchia est un couvre-chef masculin porté par de nombreux peuples islamisés. En forme de calotte au bord allongé, il est en laine feutrée. Elle était portée avec une étoffe enturbannée autour.

Chemise. Sous-vêtement ancêtre du tricot de peau en forme de tunique ample qui recouvre le torse et les bras. Généralement en lin, parfois fendu devant et derrière pour faciliter les mouvements. Celles des femmes sont fendues sur le côté, descendant plus bas et ont des manches toujours longues. Il semblerait que pour elles, la chemise remplace aussi les braies.

Collet. Partie de l’habillement qui est autour du cou.

Corne ducale. La corne ducale est le couvre-chef porté par les doges de Venise. Sorte de mitre avec une pointe arrière en forme de corne courbe. Elle est portée par-dessus un bonnet de lin blanc qui couvre les oreilles et attaché sous le menton par un cordonnet.

Cotte. Vêtement des deux sexes en forme de robe longue. Elle se porte sur la chemise, les braies, et les chausses. Constituée avec de la toile allant de la soie raffinée au lainage grossier, elle est parfois doublée.
La cotte des ouvriers s'arrête au genou et au pied pour les ouvrières. Les nobles la portent descendant jusqu’à la cheville, celle des dames est beaucoup plus longue forme une traîne.
Chez les hommes la cotte est fendue en bas, devant et derrière, par contre celle des femmes n’est pas fendue.
La cotte se dit d'une jupe à l'usage des femmes de basse condition. Cotteron est une petite cotte courte et étroite.
Le col est de forme ronde ou ovale agrémenté parfois d’une fente à l’avant appelée amigaut, pour faciliter le passage de la tête, parfois pourvu d’un bouton ou d’une broche permettant la fermeture.

Cotteron. Cotteron est une petite cotte courte et étroite.

Couronne. Couvre-chef en forme de cercle juste posé sur la tête. La matière dont elle est constituée en détermine souvent l'usage (fleurs, feuilles, métal, etc). On trouve de nombreuses formes et notamment des versions fermées.
Depuis l'Antiquité la couronne est utilisé comme symbole du pouvoir par l'aristocratie. Elle est souvent hiérarchisée en fonction du titre de son possesseur.

Crinoline :
- étoffe de crin dont on faisait des cols, des sacs, des jupons ;
- par extension, jupe de dessous garnie de baleines ou de lames de métal flexibles.


D


Dishdasha. La dishdasha est un vêtement long en général de couleur blanche qui arrive aux chevilles, avec en général des manches longues, porté par les hommes de la péninsule arabe (Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis, Sultanat d'Oman, Yémen, etc), et d'Afrique du Nord. On porte sur la tête, le kumma ou le mussar (un turban porté lors des occasions officielles). Le mussar est normalement porté par-dessus le kumma.
Le nom diffère aussi suivant les pays :
- dishdasha au Qatar et au Sultanat d'Oman ;
- thowb ou thawb ou thobe au Koweït et dans l'est de l'Arabie saoudite ;
- gandourah aux Émirats arabes unis et au Maghreb ;
- qamiss ou kamiss en Arabie saoudite.



E


Escoffion. Un escoffion est une coiffe féminine qui jouit en même temps que le hennin de la période excentrique et qui fait son apparition à la fin du XIVe siècle.

Espadrille. Chaussure légère en toile avec une semelle en corde de chanvre cousu, et parfois des lacets remontant jusqu'au tour de la cheville. Traditionnelle dans plusieurs régions méditerranéennes, elle est portée par les hommes et femmes d'origine modeste voire paysanne. On trouve aussi dans diverses parties du monde d'autres chaussures en toile avec semelle en corde.
Premier écrit connu en 1322 d'espadrille catalane appelée espardenya (qui signifierait sandales de sparte) du même modèle que l'espadrille contemporaine. Dans le Roussillon, on l'appelle espardenya vigatana, Francisé en vigatane, prononcé bigatane.

Étole :
- ornement sacerdotal qui consiste dans une bande d’étoffe, chargée de trois croix et qui fait le tour du cou puis descend jusqu’aux pieds ;
- accessoire vestimentaire, formé d’une bande souvent en fourrure, posé autours du cou et descendant par devant.


F


Fez, fezzi, phecy, ou tarbouche. Couvre-chef rigide masculin en feutre, souvent rouge, en forme de cône tronqué, orné d'un gland noir fixé sur le dessus. Originaire de Grèce antique, il a fait le tour de la Méditerranée jusqu'à l'Andalousie médiévale. Il a eu plusieurs couleurs et plusieurs formes, il est toujours utilisé.

Fibule. Agrafe en métal servant à fermer un vêtement ou le faire tenir, comme une épingle à nourrice moderne, voire comme broche décorative.

Froc :
- à l'origine, terme qui désigne un vêtement au sens large ;
- nom donné à la partie de l’habit monacal qui couvre la tête et tombe sur la poitrine et sur les épaules ;
- désigne ensuite, l'habit des moines dans son ensemble ;
- par extension, l'ensemble des ordres religieux, vouloir mourir sous le froc c'est vouloir finir sa vie dans un ordre religieux ;
- quelques expressions : porter le froc (être moine) ; prendre le froc (se faire moine) ; quitter le froc, être défroqué ou se défroquer (abandonner l’état monacal) ; jeter son froc aux orties (Renoncer scandaleusement à l’état monacal voire à l’état ecclésiastique et par extension abandonner, par inconstance, n’importe quelle profession) ;
- en argot désigne un pantalon, comme dans les expressions, baisser son froc (capituler avec lâcheté), faire dans son froc (avoir une grande peur qui déclenche une diarrhée), se défroquer, ôter sa culotte ou son pantalon.

G


Galoche. Espèce de chaussure dont le dessus est de cuir, la semelle de bois. Dans sa forme ancienne, elle se mettait par-dessus les chausses ou les souliers.

Garance, garance des teinturiers :
- plante herbacée dont une variété, la garance des teinturiers (Rubia tinctorum), fournit une matière colorante rouge ;
- par extension, couleur rouge vif que l’on tire de la plante du même nom.

Gaude. Une plante, appelé aussi réséda des teinturiers, à fleurs jaune verdâtre, qui fut cultivée autrefois comme plante tinctoriale jaune.

Gonne, gonelle. La gonne est une tunique mérovingienne longue et unisexe (raccourci pour les cavaliers) qui deviendra le modèle-type de la tenue ecclésiastique.

Grègue. Haut-de-chausses moulant.


H


Hardes :
- effets personnels, vêtements qu’on emporte lors d’un voyage ;
- Au sens péjoratif vêtements misérables, usagés.

Hennin. Coiffe de femme conique surmontée d’un voile, portée au XVe siècle.

Houppelande. Une houppelande était un vêtement constituant le haut d'un costume habillé, masculin ou féminin (houppelande souvent fermée devant à la différence de la houppelande masculine mais pourvue d'une traîne), du XIVe ou XVe siècle. C'était une sorte de robe de chambre, tantôt longue, tantôt courte, avec de très longues manches allant jusqu'au sol. Un collet droit et montant tenait assujettie au cou. Elle était ajustée de corsage et serrée à la taille par une ceinture.

Huve. Coiffe de femme utilisée vers la seconde moitié du XIVe siècle, constitué d’une cornette élégante que les femmes de moyenne condition portaient en ville. La huve précéda les cornes, les escoffions, les hennins et persista même après ces étranges coiffures.


I



J


Justaucorps, juste-au-corps. Ancien vêtement à manches comme une robe qui descendait jusqu’aux genoux avec éventuellement une ceinture à la taille et qui serrait le corps d'où son nom.


K


Keffieh, kéfié. Couvre-chef traditionnel des paysans et des Bédouins du Proche et du Moyen-Orient. Récemment devenu symbole de la Palestine, il est devenu ensuite un accessoire de mode. Dans sa version moderne, c'est un grand carré de tissu blanc ou très clair avec des motifs d'ornement de couleurs diverses. Le tissu blanc uni porté dans les pays du Golfe Persique est appelé Ghutrah, tandis que le rouge et noir est appelé Shemagh. Il est souvent maintenu en place par un anneau de cordelette appelé agal.

Kilt. Habit traditionnel porté par les hommes des Highlands, les Hautes Terres d’Écosse depuis l’Antiquité. Constitué d'un rectangle de laine orné de tartan, fixé à la taille par une ceinture de cuir, il descend jusqu'au genou. Dans la version moderne il est plié en portefeuille, les deux pans se croisant devant et la partie arrière est plissée. Une épingle, solidarise les deux pans juste au-dessus du genou droit.
Certains disent que l'on ne met rien sous un kilt, c'est faut, on met des chaussures.

Kippa. Calotte de toile portée traditionnellement par les Juifs pratiquants particulièrement depuis l'époque médiévale.

Kumma. C’est un chapeau rond blanc en coton, brodé de motifs et coloris divers et il est piqué de petits trous qui permettent l’aération. Porté de façon décontracté au Sultanat d'Oman par les hommes, pour les grandes occasions, on rajoute par dessus un turban appelé mussar.


L


Lin. Le lin est historiquement l’une des premières plantes cultivées. Les plus anciennes fibres retrouvées ont 36 000 ans. Développé durant l'Antiquité par les Égyptiens. Les Gaulois l'auraient cultivé avant la venue de Jules César. Le lin a été remis à jour par Charlemagne et c’est à partir du XIe siècle que son utilisation s’est généralisée. La tapisserie de Bayeux est l’exemple le plus célèbre de la présence du lin à cette époque.

Liripipion. Capuche avec une pointe de très grande dimension, pouvant être enroulée autour du cou ou de la tête.


M


Mante :
- grand voile noir traînant jusqu'à terre porté par les femmes en signe de deuil ;
- vêtement ample et sans manches en forme de cape, le plus souvent avec capuchon, porté surtout par les femmes au-dessus des autres vêtements pour se protéger du froid.

Mantel :
- manteau en forme de cape, parfois pourvu d'une capuche, attaché à l'épaule par une fibule pour mieux se protéger du vent relatif de face lors d'une chevauchée ; porté sur l'armure,ce type de vêtement protégeant du froid ou de la pluie, pouvait être retiré prestement en cas d'attaque surprise ; on trouve aussi des mantels d'apparat de tissu noble et richement orné ; une version courte est appelé manteline ;
- le mantel ou manteau était aussi une certaine mesure de tissu (manteaux au pluriel).

Manteler, manteller :
- s'habiller d’un manteau, se protéger avec un manteau ;
- d'une façon plus générale abriter, s'abriter ;
- en architecture ou urbanisme, fortifier un bâtiment ou une ville.

Manteline, mantelline :
- version courte du mantel porté sur l'armure ;
- petit manteau court porté par les femmes de la campagne.

Mantille. Longue et large écharpe de soie ou de dentelle dont les femmes espagnoles se couvrent la tête et les épaules en la croisant sous le menton. Il se dit aussi de diverses imitations de cette pièce de toilette. Une mantille garnie de velours, de dentelle.

Martingale :
- pan carré ou rectangulaire permettant l'ouverture à l'arrière d'une culotte, d'un pantalon, ce qui est l'inverse du pantalon marin à pont ;
- chausses à la martingale, culottes dont le pont était placé par derrière, c'est le sens ancien et primitif ;
Chausses à la martingale, « qui est un pont-levis de cul pour plus aisément fienter »
(Rabelais, 1534)

- une martingale est une sangle en forme de demi-ceinture cousue dans le dos d'un vêtement, pour en retenir l’ampleur ou marquer la taille.

Mussar. Voir kumma.



N



O



P


Pakol ou pakoul. Béret traditionnel en laine de couleur beige sable surtout porté actuellement surtout par les Afghans. Il est en forme de galette et a été rendu célèbre par le commandant Massoud. Il est le "successeur" de la causia porté jadis par les Macédoniens depuis l'Antiquité.

Pastel des teinturiers. Le pastel des teinturiers est une plante herbacée annuelle. Elle fut longtemps la seule source de teinture bleue disponible, en Europe l'indigo, extraite des feuilles, avant qu'elle ne soit détrônée par l'indigotier à la fin du XVIe siècle, puis par les colorants de synthèse. Les premières traces archéologiques du pastel remontent au Néolithique.

Pèlerine. À l’origine, désignait le large collet rajouté sur le manteau de pèlerin. Jusqu'aux années 1950, la pèlerine désignait le vêtement porté par les écoliers et écolières pendant les saisons froides et fraîches. C’était un long et ample manteau noir avec capuche, sans manche, taillé d'une seule pièce dans du drap épais et qui se fermait par un seul bouton au niveau du col. Aujourd’hui, sur un vêtement d’homme ou de femme, la pèlerine désigne un grand collet rabattu, qui couvre la poitrine et les épaules.

Pelice, pelichon, pelyson, pelisse, pelisson, peliçon. Vêtement de dessus en fourrure ou doublé de fourrure porté du XIIe au XVe siècle par les deux sexes.

Pileus cornutus (calotte à cornes). C'était un chapeau pointu en forme de cône, blanc ou jaune, porté par les Juifs dans l'Europe médiévale et parfois dans le monde islamique.

Poncho. Vêtement ample, de forme rectangulaire, percé d’un orifice central pour passer la tête, et souvent muni d’une capuche. Aurait été porté par monsieur Ouille.

Poulaine. La poulaine est une chaussure du Moyen Âge utilisées au XIVe siècle autant pour les femmes que pour les hommes.
C’est une chaussure allongée, à l’extrémité pointue, généralement relevée. La longueur de la poulaine était strictement réglementée dans l’habillement civil et, on le suppose, également dans la version pour chaussures de guerre. Princes et ducs avaient droit à une chaussure mesurant deux fois et demie la longueur du pied lui-même, la haute aristocratie avait droit à deux fois la longueur du pied, et les chevaliers à une fois et demie. Pour les rois, la taille de l’extrémité pouvait être aussi grande que voulue. Le bout est rembourré de mousse ou de chanvre pour la rigidité de la pointe.
Le clergé réprouvait ces chaussures car le bout pointu de la poulaine faisait relever la robe de la demoiselle assise en face, pouvant ainsi la faire remonter autant que cela lui était permis... ce qui est bien à l’encontre des principes du clergé. De plus, sa longueur empêchait de s’agenouiller pour prier, le clergé n’avait donc pas ces chaussures en haute estime.

Pourpoint. Le pourpoint est un vêtement qui couvrait le corps du cou jusqu’à la ceinture, porté au Moyen Âge par les hommes. Les fabricants de pourpoints s’appelaient des gipponiers. C’est une sorte de veste courte et matelassée qui couvre le corps du cou à la ceinture. Il se porte avec des chausses et comporte un moyen de fixation pour les attacher dessus. Le pourpoint a été inspiré par le gambison qui se portait sous l’armure pour protéger le corps, il garde suivant les circonstances un usage de protection ou de parade.

Pourpre. La pourpre était une teinture rouge violacée tirée du pourpre, un mollusque gastéropode à coquille ovale ou oblongue, généralement du genre murex.


Q



R


Réséda des teinturiers. Une plante, appelé aussi gaude, à fleurs jaune verdâtre, qui fut cultivée autrefois comme plante tinctoriale jaune.


S


Sabot. Chaussure de bois faite toute d’une pièce et creusée de manière à contenir le pied. Le sabotier est celui, qui fabrique, qui vend ou qui porte des sabots, sabotière au féminin. La saboterie est un lieu où l'on fabrique ou vend des sabots. Fabriquer des sabots se dit saboter, à ne pas confondre avec saboter dans le sens de destruction.

Sandale. Chaussure dont la partie supérieure est découverte, le pied est maintenu par des lanières de cuir. Le sandalier est celui qui fait des sandales.

Sayon, saie. Sorte de veste matelassé portée par le petit peuple ou les soldats.

Schtreimel. Le schtreimel est un chapeau de fourrure porté par de nombreux Juifs, plus particulièrement mais pas exclusivement par des membres de groupes hassidiques, pendant le chabbat, les fêtes religieuses et autres célébrations.

Simarre :
- sorte de soutane que certains magistrats, ou certains professeurs d'université, portent sous leur robe ;
- habillement long et traînant, dont les femmes se servaient ;
- vêtement d'apparat porté par les notables et seigneurs, notamment par les sénateurs vénitiens au XVIe et XVIIe siècles ;
- ample vêtement de riche tissus, porté par les hommes et les femmes (variante, chimarre) ;
- soutane d'intérieur à camail et sans manche ;
- robe de chambre que des prélats ou les magistrats mettaient parfois par dessus leur robe.

Socque. Sorte de galoche sans talon (appelé quartier en cordonnerie), à semelle et contrefort de bois, dont la partie supérieure est constituée de sangle de cuir réglable car elle pouvait se mettre par-dessus les chausses ou les souliers.

Soutane, sottane. Désigne au début sous la forme sottane une longue robe, portée par une femme, puis sous la forme soutane le sens actuel de long vêtement boutonné du haut en bas et tombant jusqu’aux pieds, porté par un prêtre.

Spodik. Un spodik est un haut chapeau de fourrure porté par certains Juifs hassidiques haredim, particulièrement les adeptes de certains courants juifs originaires de la Pologne du Congrès. Il ne faut pas confondre le spodik et le schtreimel.

Surcot :
- vêtement de dessus porté au Moyen Âge par les deux sexes, sur la cotte comme son nom l’indique ; généralement taillé dans un tissu de plus grande qualité, le plus souvent porté par des gens aisés ; ceux des hommes sont parfois fendus devant et derrière, et sur le côté pour les femmes avec éventuellement des boutons ou des agrafes ; ils n’ont pas toujours de manches, quand c’est le cas, elles ne sont pas toujours enfilées, elles pendent derrière les bras ; certains modèles ont des manches amovibles qui peuvent être achetées à part ; elles peuvent être fendues de haut en bas et sont cousues ou épinglées directement sur la personne ;
- désigne aussi une pièce de tissu placée sur cette armure pour atténuer l’effet du soleil ou porter ses armoiries.


T


Tabar, tabard. Vêtement porté sur l’armure. Il servait autant à montrer sa fortune, en fonction de la matière qui le composait, que ses armoiries, sur l’avant et l’arrière du tabar.

Tiare. Une tiare est une sorte de couronne ayant eu diverses formes et matières depuis l'Antiquité. Normalement portée comme symbole d’un haut rang aristocratique (Empereur, roi, prince).

Toge :
- durant l'Antiquité, robe de laine fort ample et longue, qui était le vêtement particulier des romains et qu’ils mettaient par-dessus la tunique ;
- par extension, robe que portent les professeurs, les magistrats, les avocats, etc.

Trentain. Au Moyen Âge, le trentain est un drap de luxe dont la chaîne est composée de trente centaines de fils, et l’expression se mettre sur son trentain veut dire revêtir une grande tenue pour une occasion. Ce qui a donné l'expression se mettre sur son trente-et-un ou trente et un, voire être sur son trente et un.

Tunique. Une tunique est un vêtement ample en forme de T. Elle s’enfile par la tête grâce à une large encolure parfois boutonnée. Les manches sont courtes ou longues. Elle se porte tombante sur les autres vêtements. Longue jusqu’au pied pour les femmes et jusqu’à mi-jambe pour les hommes.

Turban. Le turban est un couvre-chef volumineux d'origine asiatique et connu depuis l'Antiquité. Il est constitué d'une longue écharpe enroulée autour du sommet de la tête ou d'un chapeau. Au Moyen Âge, il porte parfois le nom de bourrelet à cause de la bourre qui garnit la couronne de tissu.


U



V


Vair. Le vair était une fourrure blanche et grise, faite de l'alternance des dos gris et des ventres blancs d'écureuils nordiques, formant ainsi un luxueux damier bicolore. On conservait soigneusement la raie noire mettant en valeur la blancheur du ventre, plus luisant encore que celui de l'hermine.
La distinction entre gros-vair et menu-vair n'est pas vraiment défini, peut-être une différence de taille des écureuils, une différence de qualité ou la proportion entre le gris et le blanc.
Le vair est souvent utilisé pour la doublure des vêtements mais aussi comme parure. Il est réservé aux classes sociales les plus élevées.


W



X



Y



Z




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