STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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mardi 28 janvier 2014

Arc et arbalète

Page en cours de création merci de votre compréhension et votre indulgence


Un arc est une arme de tir, dont les projectiles sont des flèches. Il est constitué d’une pièce en bois ou composite, courbe flexible qui emmagasine et restitue l’énergie comme un ressort, par l’intermédiaire d’une corde qui transmet l’impulsion à la flèche lors de la détente.
Son origine remonte à plusieurs dizaines de millénaires, et pour l’époque, la fabrication d’arc (même dans sa conception la plus simple) et de flèches requiert un niveau de technologie qui me laisse admiratif.
Un arc est composé de 3 parties :
- la partie centrale, plus renflée, appelée corps de l’arc, où se trouve la poignée ;
- la partie supérieure, plus mince, ou branche supérieure
- la partie inférieure, plus mince, ou branche inférieure.
Les poupées sont les extrémités de l’arc, auxquelles est accrochée la corde sur une encoche. On a donc la poupée supérieure et la poupée inférieure.
Le ventre est la partie de l’arc qui regarde l’archer. Le dos est la partie qui regarde la cible. Quand on arme un arc, son dos est étiré, alors que son ventre est compressé.

L’arbalète (appelée aussi arbalestre ou arbaleste) (du latin arcus, arc et balista, baliste) est une arme de tir dérivée de l’arc, dont les projectiles sont des carreaux. Plus puissante et précise, que l’arc, elle était si meurtrière qu’elle fut interdite par le concile de Latran en 1139 pour les combats entre chrétiens mais permise quand même contre les infidèles. Facile à manier elle nécessitait peu d’apprentissages pour l'utilisateur. Par contre elle est lourde et sa cadence de tir est très lente (2 carreaux par minute contre 12 flèches pour un bon archer). Elle est constituée d’un arc souvent composite, fixé par son milieu sur un fût de bois nommé arbrier lui-même creusé, dans une partie de sa longueur, par une rainure qui sert à diriger la flèche appelée carreau. L’arbrier est muni, vers son milieu, d’un disque d’os, de corne, d’ivoire ou de métal, appelé noix, dont le contour porte deux encoches :
- l’une pour recevoir la corde de l’arc généralement en crin(quand elle est tendue) ;
- l’autre pour arrêter l’extrémité de la détente.
L’arbalète était mieux adaptée à la défense d’une place forte plutôt qu’à une bataille en extérieur. Elle fut toutefois utilisée jusqu’au XVIe siècle.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z




A


Arbalestée. Appelée aussi arbalestrée, portée d’une arbalète.

Arbaléte à cric ou cranequin. Dans celle-ci, l’arc est tendu au moyen d’un petit cric ou cranequin, ayant une grande force qu’on fixe à l’arbrier juste au moment de l’armement, et qui prend son point d’appui sur les tourillons de l’arbrier. La force de son arc est beaucoup plus grande.

Arbalète à étrier. Pour armer l’arc de l’arbalète, on coince l’avant de l’arbrier avec un pied que l’on passe dans l’étrier. Pour tirer la corde vers l’arrière on peut utiliser un crochet fixé à la ceinture.

Arbalète à galet, ou à jalet. Semblable à l’arbalète simple, mais dont la corde est doublée de manière à former, en son milieu, une sorte de poche pour recevoir le projectile, qui est une balle de plomb, de terre glaise ou de pierre.

Arbalète à moufle. Arbalète munie d’un système de mouflage diminuant l’effort de l’armement s’adaptant à l’extrémité arrière de l’arbrier juste au moment de l’armement. Arbalète à pied-de-biche ou de chèvre : arbalète dans laquelle le croc prend la forme d’un fort levier à deux branches : aussi l’arc est-il beaucoup plus puissant, et la portée du trait très grande.

Arbalète à tour. Grande arbalète, souvent montée sur un véritable affût. C’est une machine de siège, dont l’arc a quelquefois 10 mètres de long. Elles apparaissent à partir du XIIe siècle et sont inspirées des arbalètes à moufle portatives.

Arbalétille. Petite arbalète.

Arbalétrer. Équivalent d’armer pour un arc, pour cela tendre la corde de l’arbalète, déposer la flèche sur sa glissière ou la gorge, retirer la sécurité pour les arbalètes qui en ont une.

Arbalétrier. Utilisateur d’une arbalète. C’est aussi le nom donné à certaines corporations d’armuriers qui fabriquaient des arbalètes et des arquebuses.

Arbalétrière. Ouverture dans un mur pour tirer à l’arbalète, généralement en forme de croix.

Arbrier. Fût de l’arbalète sur lequel est monté l’arc et où est posée la flèche.

Arc d'Apollon. Arc du dieu grec Apollon qui est un de ses attributs comme la lyre elle permet d'apporter la peste grâce à des flèches invisibles. Il se sert aussi de son arc pour massacrer les fils et filles de Niobé, qui a osé se moquer de sa mère. Le son de son arc est terrible.
Homère présente avant tout Apollon comme un dieu guerrier archer. Avec sa sœur il donne leur arme aux deux meilleurs archers de la guerre de Troie, le Troyen Pandaros et le Grec Teucros. Ses flèches sont porteuses de mort, elles sèment la peste dans le camp grec, tuant hommes et bêtes. Le seul remède réside alors dans la prière, la purification et le sacrifice car lui seul peut écarter la maladie qu'il apporte.

Archée. Portée d’un arc, longueur d’un jet de flèche. Ne pas confondre la portée maximum de tir, et la portée utile.

Archer, archère. Appelé archier à l'origine, tireur à l’arc ou son fabricant. Ce nom désigne aussi plus précisément un combattant pourvu d’un arc, ils faisaient partie d’unités spécialisées en temps de guerre. Souvent pourvut d’une arme secondaire en cas de corps à corps (arme blanche ou d’hast). Leur supériorité pendant les batailles rangées n’est plus à démontrer surtout depuis la Guerre de Cent Ans où les Anglais ont utilisé l’arc long (le long bow). L’utilisatrice d’un arc est appelé archère.

Archère, archière. Ouverture dans un mur pour tirer à l’arc.

Archère à niche. Archère pourvue d’une niche pour le tireur, dans l’épaisseur du mur.

Archère-canonnière. Ouverture dans un mur à l’origine pour tirer à l’arc, dont la partie inférieure est agrandie pour permettre de tirer avec une bouche à feu.

Archerie :
- technique du tir à l’arc ;
- ensemble du matériel de tir à l’arc ;
- rayon archerie d’une armurerie ;
- troupe d’archers.

Archer monté, démonté. Un archer monté est un raccourcissement de la locution “archer monté sur un cheval”, ce qui sous-entend qu’il utilise son arc sur son cheval. Un archer démonté est un archer monté qui est descendu de cheval pour combattre à pied.

Armer un arc. Tirer sur la corde pour l’amener en position d’allonge maximum, après avoir mis en place une flèche.


B


Balistaire. Pendant l'Antiquité, celui qui était préposé aux balistes, ou plus largement aux machines de guerre.

Baliste. Machine de guerre en usage depuis l'Antiquité en forme de grosse arbalète sur pied ou sur roues qui servait à lancer des pierres et des carreaux.

Baliste à arc. Sorte de grande arbalète pouvant tirer avec grande puissance des pierres ou des carreaux prévus à cet effet (appelé alors aussi carrobaliste). La détente du projectile est actionnée par des branches d'arc flexibles en bois.

Baliste à arc métallique. Sorte de grande arbalète pouvant tirer avec grande puissance des pierres ou des carreaux prévus à cet effet (appelé alors aussi carrobaliste). La détente du projectile est actionnée par des branches d'arc flexibles en métal.

Baliste à ressort par torsion. Sorte de grande arbalète pouvant tirer avec grande puissance des pierres ou des carreaux prévus à cet effet (appelé alors aussi carrobaliste). La détente du projectile est actionnée par des branches d'arc rigides, tendues par des cordes torsadées sur un axe.

Balistique. Science qui étudie dans un premier temps la vitesse des projectiles, ainsi que leurs trajectoires, puis la force d’expansion de la poudre des armes à feu.

Band. Distance entre la poignée et la corde.

Bander un arc. Mettre la corde en place sur les poupées. Ne laissez pas trop longtemps un longbow bandé surtout en plein soleil.
Terme parfois utilisé à la place de armer, ce qui porte à confusion. Par exemple la légende dit qu’il fallait trois hommes forts pour bander l’arc d’Ulysse, et l’on voit mal trois hommes en train de tendre une même corde pour tirer une flèche.
Une méthode relativement simple pour bander un arc puissant consiste à utiliser une corde plus longue (dite fausse corde) placée sur les deux poupées. La fausse corde est tenue par terre sous votre pied. En levant l’arc, vous pouvez aisément glisser la vraie corde sur les poupées.
Une autre méthode, appuyez une extrémité de l’arc, côté dos de l'arc contre le coup de pied gauche. L’arc passe entre les jambes. Le côté ventre de l’arc est en appui sur l’arrière de la cuisse droite. Poussez l’extrémité supérieure de l’arc vers l’avant et fixez-y la corde.
À l’issue, il est conseillé de chauffer l’arc (valable pour tous les arcs en bois) avant de l’utiliser, car il est souvent à la limite de la rupture. Pour cela, après avoir bandé l’arc et armer le à mi-course lentement une douzaine de fois avant d’encocher la flèche.

Barbillons. La pointe barbillons possède deux pointes inversées afin d’empêcher une flèche de sortir de la plaie. Appelée aussi barbe, barbèle, barbelle.

Béquille. Canne ou pièce de bois surmontée d’une petite traverse ou d’une fourche pour aider un tireur à alléger le poids du fût de l’arbrier.

Blunt. Embout mis à la place ou par-dessus les pointes des flèches pour les rendre inoffensives.

Le bois d’arc. Le bois d’arc est une terminologie pour désigner les variétés d’arbres dont les branches furent utilisées dans la fabrication des arcs. Par ordre d’efficacité décroissante : l’if, l’orme, le frêne, le noisetier, voire le chêne. Pour obtenir un arc puissant, il faut utiliser un bois nerveux, car la vitesse d’expulsion de la flèche est proportionnelle à la rapidité avec laquelle l’arc reprend sa forme lors du tir. La surface faisant face au tireur est appelée ventre et travaille de manière concentrique (en compression), contrairement au dos qui est face à la cible et travaille de manière excentrique (en traction). Le bois utilisé doit donc offrir la meilleure résistance à ces contraintes de flexion. On utilise pour ce faire la différence de structure entre l’aubier (les cernes extérieurs plus jeunes et plus tendres) et le duramen (les cernes les plus centraux, très durs et très résistant à la compression). Dans le cas d’un arc non composite comme l’arc droit anglais, l’aubier, plus élastique, forme le dos de l’arc et le duramen, plus résistant à la compression, est utilisé comme ventre.

Botte. Étui suspendu à la selle du cheval d’un cranequinier (ou crennequinier), pour y placer son arbalète.

Bras de corde. C’est le bras qui tient la corde pendant le tir.

Brassard. Un brassard en cuir, sanglé sur l’avant-bras qui tient l’arc, protège le tireur du véritable coup de fouet produit par la corde après le décochage.

Pointe bodkin. Les pointes bodkin pointues et de section carrée étaient les plus utilisées du fait de leur caractère perforant et de leur facilité de réalisation. Elles étaient particulièrement utilisées avec l’arc long anglais.
Les flèches ayant une énergie cinétique modérée (comparativement à celle d’une arme à feu), elles ne génèrent ni effet de choc ni effet de cavitation. Par contre, du fait de leur grande longueur, elles ont une bonne densité sectionnelle et donc un grand pouvoir perforant. Dès lors, ce type de flèche est utilisé contre l’infanterie lourde ou la cavalerie à courte distance. Ces flèches très efficaces contre les cottes de mailles peuvent cependant ricocher sur les armures de plates si elles n’arrivent pas perpendiculairement à la surface.
Pour un tir à moins de 60 mètres, ces flèches peuvent pénétrer dans le corps de plusieurs centimètres, occasionnant des blessures plus ou moins graves. À la tête, une pénétration de profondeur limitée est dévastatrice. Cependant, cette partie du corps était bien protégée par le profil des bassinets de l’époque, étudié pour dévier les lances. Les autres points vulnérables sont le cou et les membres où passent des troncs artériels susceptibles d’être sectionnés. C’est pourquoi, durant la guerre de Cent Ans, les plaques métalliques ont couvert progressivement les protections des chevaliers.


C


Cadence de tir ;
- un archer expérimenté peut tirer jusqu’à 16 flèches à la minute, d’autant plus facilement qu’il les aura préalablement plantées à même le sol devant lui ;
- par contre, la cadence descend à de 2 à 4 carreaux suivant le type d’arbalète.

Carquois. Étui placé dans le dos ou à la ceinture qui sert au transport d’une petite quantité de flèches ou de carreaux. Il est rarement utilisé par les archers à pied en guerre. Il est plutôt utilisé à la chasse, ou par les archers montés. Au début du XVe siècle apparaît la trousse, un carquois, dont une extrémité est cousue d’un rond de cuir épais percé de 12 ou 24 trous afin de passer les flèches.

Carreau. Flèches courtes destinées aux arbalètes, et dont la tige est de forte section avec un empennage constitué par deux pennes généralement en cuir. Son nom viendrait de la forme carrée de la pointe en fer à son origine.

Carreau boujon, gougon ou bouson. Carreau à fer large étudié pour la chasse au gibier à plume. En temps de guerre, on vise plus particulièrement les jambes des chevaux adverses, d’où son surnom de coupe-tendon.

Carreau feuille de sauge. Sa forme tient de la dite feuille, il était réputé pour occasionner des graves blessures.

Carreau matras, matras, matràs. Carreau équipé d’une tête lourde et plate, pour assommer le gibier, dont la fourrure ne sera pas abîmée. Au pluriel, des carreaux matrasses.

Carreau pointeau. Fer en forme de grosse aiguille pour percer armures et cottes de mailles.

Carrobaliste. Arme de siège d'origine romaine,en forme de grosse arbalète montée sur affût ou sur roues, appelé aussi scorpion ou scorpion à roues, qui tirait de gros carreaux.

Ceinture à crochet. Pièce d’habillement au Moyen Âge, servant à agripper la corde de l’arbalète et à l’immobiliser dans la noix en tenant l’arbalète par le pied fixé dans l’étrier.

Chariot. Vocabulaire impropre pour parler du traineau ou de la luge. C’est l’affût roulant de grandes arbalètes comme l’espringale.

Chevalet :
- support pour aider le tireur ;
- sorte d’affût servant dans les sièges ou dans les places fortes aux grandes arbalètes dites à tour.

Composite. Cumul, formé d’éléments divers comme pour les arbriers réunissant plusieurs essences de bois. Il en est de même pour certains arcs fabriqués à partir de couches de diverses matières.

Corde. Généralement en chanvre et parfois en soie. On la cire pour la prémunir contre la pluie mais aussi pour éviter toute bouloche ou nœud. S’attache à l’extrémité des deux branches, et transforme l’énergie potentielle stockée dans les branches en énergie cinétique transmise à la flèche.

Couire. Carquois cylindrique appelé aussi trousse.

Cranequin. Appelé aussi cric, système de tension de certaines arbalètes qu’on fixe à l’arbrier juste au moment de l’armement. À l’origine, ce mot désignait l’arbalète et non le mécanisme destiné à la tendre mais l’erreur a perduré.

Cranequinier. Le cranequinier (appelé aussi crennequinier) est un arbalétrier muni d’une arme dont l’arc (composite ou en acier) nécessite un appareil puissant et mobile pour le tendre (cranequin ou cric). Les cranequiniers servaient à pied ou à cheval selon le moyen de tension utilisé. Les cranequiniers à cheval tiraient et retendaient leur arme depuis leur selle, comme en atteste notamment la bataille de Montlhéry en 1465.


D


Dardelle. Petit dard qui se lançait au moyen de l’arbalète.

Déclic. Mécanisme disposé pour faire cesser, à un moment donné, la solidarité qui existe entre deux pièces d’une même machine.

Décliquer. Mettre une arbalète en action, en agissant sur le déclic dont elle était pourvue. Plus simplement, l’arbalétrier effectue cette action en appuyant sur la détente.

Décoche. Action de décocher, soit presser la détente.

Détente. Pièce de l’arbalète qui permet de tirer en la manipulant, souvent confondu avec la gâchette. Certaines arbalètes sont aussi à “double” détente. Ceci est une expression, car, en fait, la première détente est une sécurité, qui permet d’armer le système de détente final.

Dondaine. La dondaine est un type de projectile tiré par l’arbalète. Elle se caractérise par la forme renflée de son fût, destinée à augmenter son poids et donc sa force de pénétration. De calibre plus petit, on les désignait sous le terme de garrot. On distinguait deux types : la dondaine et la demi-dondaine, tous deux carreaux très communs au XVe siècle.

Dos de l’arc. Le côté de l’arc opposé à la corde.

Dragonne. Lanière attachée à la poignée de l’arc, au poignet ou aux doigts pour empêcher l’arc de tomber lors de la décoche.


E


Empennage. Système permettant d’améliorer la stabilité d’une flèche, composé de trois pennes fixées à l’aide de fil enroulé (les trois ensemble) et/ou par collage, situé sur le talon de la flèche.
Voir le schéma du bas (à venir) : les pennes de droite (plumes poules) permettant le passage de la flèche avec le minimum de frottement sur le bois d’arc au moment de la décoche.

Empenne. Appelé aussi empennon, ou empanon, partie du talon de la flèche garnie de plumes destinées à régulariser son parcours.


Empereur. Archer couronné roi pour la troisième fois est nommé "Empereur", lors du concourt de tir à l'arc appelé "Abat Oiseau" ou "Tir du Roy", sur une cible perchée, à longue distance.

Encoche. Partie de la flèche venant s’accrocher à la corde, constituée par une entaille à l’arrière du fût, renforcé éventuellement par un morceau de corne ou d’os pour rigidifier l’entaille lors du pincement de la flèche au moment de la décoche de la flèche. Cette encoche est perpendiculaire au fil du bois.

Entraînement. Bien sûr, il est conseillé de pratiquer (encore plus pour l’apprentissage) dans un endroit prévu à cet effet, avec un encadrement compétent. Il est rappelé que cette activité est dangereuse même si elle est ludique. Mais si vous voulez garder la main en tirant quelques flèches dans votre jardin, voilà quelques règles de sécurité.
Chaque fois que c’est possible utilisez un arc le moins puissant possible, c’est la maîtrise de la technique qui importe plus que la puissance du bras.
Utilisez exclusivement des flèches munies de pointes blunt en caoutchouc.
Si un ou des enfants sont présents, un adulte au minimum (suivant le nombre d’enfants) doit les surveiller car il ne sont pas conscients du danger. Si c’est l’adulte qui tire, un autre surveille.
Si des enfants doivent tirer, insistez bien sur les règles de sécurité, qu’il faudra leurs expliquez plusieurs fois.
La cible doit être positionnée de sorte qu’une flèche perdue n’aille pas chez le voisin (une haie n’a jamais arrêté de flèches).
L’axe de tir ne doit pas passer devant une porte, une fenêtre, ou le coin d’un mur. La cible et son support éventuel, doivent être en matière molle, évitant rebond, ricocher, et détérioration du blunt.
Une fois encochée, une flèche doit toujours pointer vers une direction non dangereuse, entre une petite distance devant soi et la cible. L’arc sera toujours armé en direction de la cible.
En cas de présence de plusieurs archers, il faut définir une ligne derrière laquelle tout le monde doit toujours se tenir.
Il faut attendre le tir de la dernière flèche du dernier archer avant d’aller chercher ses flèches sur la cible. En général on crie : “flèches” après cette dernière flèche, afin de passer la ligne (voir plus haut) pour s’approcher de la cible afin de récupérer les flèches tirées.
Juste avant de retirer vos flèches de la cible assurez-vous qu’il n’y a personne derrière vous, car une flèche bien plantée peut venir d’un coup.

Erseau. Anneau de la corde, qui permet de la fixer à l’arc.

Espringale. L’espringale est une grande arbalète sur affût éventuellement muni de roues. Celle-ci est utilisée jusqu’au XVe siècle pour la défense ou l’attaque des places fortes.
Cet engin, est très différent des machines romaines (baliste). Composée d’un bâti type parallélépipède rectangle, les 2 écheveaux de crins se trouvent à l’avant des 4 longerons horizontaux. Les bras de l’arc sont internes, l’armement se fait par 2 crochets fixés sur une tige métallique filetée, pour amener la corde jusqu’à la noix de tir. Ce système est long à manœuvrer.
Le terme de springald apparaît en 1249 lors de la préparation de la croisade du Roi Saint-Louis. Le mot vient d’Italie, spingard, dans le sud de la France on trouve le mot spingal : fausser. En vieux français, le terme espringuer veut dire sauter. Le terme Italien et transformé en espingale, puis espringale. Pour la première fois le mot espringale apparaît en France en 1258, lorsque Reims organise sa défense par diverses machines. En Allemagne, à Aahene, Trèves, Frankfort, Cologne, on trouve des factures d’achat de cheveux ou crins pour équiper "20 springaldov". À Dijon, il a été acheté 1220 livres de "poyl de couhes de chevaul pour garnir les espringoles". En Espagne, à Tolède en 1220 ces armes participent à la défense de la ville, s’appellent algarrada du mot arabe ballisty. Il existait plusieurs grandeurs de machines, des grandes espringales et des petites, ou espringalettes. Les dimensions moyennes sont de 2 mètres de long, par 1,5 de haut, et 1,5 de large qui peut aller jusqu’à 3 mètres, ce qui augmente le volume de la machine.



F


Falarique. Flèche incendiaire, dont le fût pouvait contenir de l’étoupe garnie de produits enflammés avant le lancé. On donne également ce nom à l’arbalète apte à lancer de telles flèches.

Fausse corde. Corde mobile que l’on place sur l’arc et qui permet, au moyen d’un levier, d’accentuer sa cambrure, notamment pour retirer ou de placer la corde de tir de l’arbalète.

Flèche. Une flèche est un projectile tiré par un arc. Elle est constituée d’une longue tige appelée fût généralement en bois, munie d’une pointe à une extrémité (d’abord en pierre, en os ou encore en bois de cerf, ensuite en métal), et à l’autre bout d’un empennage (destiné à stabiliser la trajectoire de la flèche, qui était réalisé à l’aide de plumes) et d’une encoche (souvent taillé dans le bois permet de faire tenir la flèche sur la corde de l’arc).
On utilisait chaque fois que possible des bois à fibre serrée et régulière comme le pin, le mélèze ou le frêne, pour que la flèche soit droite et légère, c’est le type de pointe qui influe sur le poids.
Les flèches employées avec le longbow sont relativement standardisées, car fabriquées en grande série (il faut pour une campagne entre 400.000 et 800.000 flèches). Elles sont volontairement lourdes (pour augmenter leur capacité de perforation), entre 60 et 80 g au lieu de 20 g pour une flèche moderne. Les 3.500 flèches retrouvées dans l’épave de la Mary Rose mesurent entre 61 et 81 cm (76 cm en moyenne) et sont taillées dans du peuplier ou du frêne.
L’empennage est confectionné en plume d’oie et mesure entre 17 et 25 cm, selon que l’on souhaite privilégier la précision ou la portée. L’encoche est dégagée sur 4 à 5 cm et peut-être renforcée par une petite lamelle d’os ou de corne placée perpendiculairement à la corde.
Contre l’infanterie peu blindée ou les chevaux, les flèches à pointe large ou à barbillon sont largement plus dévastatrices, même à longue distance. Tirées par milliers, elles ne nécessitent pas d’être très précises et leur portée peut donc être allongée par réduction de l’empennage.

Fourquine. Fourche d’appui pour grosse arbalète de siège servie par un seul homme et qui pouvait pivoter. Ce système sera utilisé plus tard sous forme de canne à fourche pour les premiers “bâtons à feu”.

Fût. Tige en bois de la flèche portant une pointe à une extrémité et des plumes (empennage) plus une encoche à l’autre extrémité. Appelé parfois tube dans les versions modernes, à cause de leur forme creuse.


G


Gagnepain. Gant pour armer et tendre la corde d’une arbalète.

Gant de tir. Un gant de tir ou une palette protégera les trois doigts de la main qui tiennent la corde.

Garrot. Grosse flèche similaire à la dondaine.

Glissière. Appelé aussi rainure ou rigole, cavité centrale sur la face supérieure du fût, dans laquelle glisse le carreau.

Gorge. Appelé aussi rainure ou rigole, cavité centrale sur la face supérieure du fût, dans laquelle glisse le carreau.

Guilde. Appelé aussi gilde ou ghilde, initialement, groupement corporatif de commerçants ou d’artisans au Moyen Âge. Statut donné ensuite aux Serments d’archers et d’arbalétriers.

Guindas. Appareil de tension à leviers. On se servait de petits guindas, dénommé plus tard pied-de-biche pour tendre à la main la corde des arbalètes.


H


Hauteur de band. Distance entre la poignée de l’arc et la corde. Elle peut varier en fonction de la longueur de la corde. Le bon réglage de cette distance, permettre à l’arc de délivrer sa puissance maximale. Pour un longbow de 72 pouces, comptez 15 cm environ. Pour cela on se sert d’une équerre d’archerie. On peut aussi mesurer de façon traditionnelle, avec la main dans le même geste que pour dire “OK”. L’extrémité du pouce contre la corde et le petit doigt contre la poignée. Cette deuxième méthode est moins précise.

Héraldique. En héraldique, l’arbalète se rencontre peu dans les armoiries, elle est généralement posée en pal (verticalement au milieu de l’écu lorsqu’elle est seule), la corde détendue.
Une arbalète tendue symboliserait la résolution de mourir.
L’arc est peu fréquent en armoiries, il est normalement représenté en pal et détendu, la corde à dextre (partie droite de l’écu pour celui qui le porte, c’est donc le côté gauche du bouclier par rapport au spectateur). S’il est posé en fasce (horizontalement), la corde en dessous, il est dit couché. Il peut être cordé quand sa corde est d’un émail (couleur) différent.
Quand on voit l’arc chargé d’une flèche, on le dit encoché, il faut toujours spécifier sa position, c’est-à-dire s’il est en fasce, en pal ou en bande (diagonalement).
L’arc tendu symboliserait le courage décidé, l’arc encoché le loisir vertueux, et l’arc d’or, cordé d’argent sur champ de gueules symboliserait la force soumise à la religion.
L'utilisation de flèche en héraldique. Meuble (pièces secondaires présentent sur l’écu) de l’écu qui représente une verge de bois, armée d’un fer pointu en dard, avec deux ailerons ou rangs de plumes, un de chaque côté, au bout opposé au fer. La position ordinaire de la flèche, qui figure dans de nombreuses armoiries, est d’avoir la pointe vers le chef (le haut). Lorsque la pointe est dirigée vers le bas de l’écu on la dit versée (ou tombante, ou renversée). Si les plumes, dont son fût est garni dans la partie basse, sont d’un émail spécial, on la dit empennée, et lorsqu’elle paraît posée sur la corde d’un arc on doit l’énoncer encochée. En nombre, elle est souvent représentée en faisceau, c’est-à-dire empoignée.

Homme de trait, gens de trait. Personnes qui tiraient de l’arc, de l’arbalète, ou qui lançaient le javelot.
Scipion fait marcher à la première ligne les gens de trait avec la cavalerie gauloise , ROLLIN , Hist. anc. Oeuv. t. I, p. 404, dans POUGENS.


I


Idée reçue. Les armes, c’est comme l’argent, ce n’est ni bon ni mauvais (bien au contraire), c’est seulement ce que nous en faisons qui est bon ou mauvais.

If. L’if est le bois cumulant le plus grand nombre de qualités nécessaires à la réalisation d’un arc puissant et résistant. Ses fibres de lignine ont un agencement qui leur confère une grande élasticité (en spirales orientées à soixante degrés par rapport à l’axe de la branche, ce qui leur permet de s’étirer en cas de travail excentrique). Il pousse très lentement et ses cernes sont très fins et rapprochés, ce qui divise d’autant le déplacement dévolu à chaque fibre, plus les cernes sont petits, plus le bois est résistant et nerveux. Il a peu de nouures (formation du fruit qui succède à la fleur) et est dénué de poches résinifères qui représentent autant de points de fragilité potentiels. Enfin, il est imputrescible, ce qui, avec ses qualités de résistance, lui confère une grande durée de vie. Il a par contre le défaut d’être toxique (et dangereux pour l’élevage) et a donc été souvent abattu, ce qui en fait un bois rare dont les qualités sont encore améliorées s’il pousse lentement, ses cernes étant alors d’autant plus serrés (les meilleurs exemplaires poussent en altitude et sur un sol pauvre). Les Anglais en importèrent (principalement d’Italie, mais aussi de France et d’Espagne). Richard II et Charles VII en firent planter. D’autre part, plus l’arc est long, moins il se courbe quand on l’arme et moins il risque d’atteindre ses limites d’élasticité. On peut potentiellement le contraindre davantage, gagnant alors encore en puissance. C’est pourquoi l’arc anglais est particulièrement long, il se déforme moins, donc il perd moins ses caractéristiques avec le temps, risque moins de se briser et gagne encore en portée.

Interdiction papale. L’usage de l’arc et de l’arbalète a été interdit contre les chrétiens en 1139 lors du deuxième concile de Latran, son emploi n’étant autorisé que pour combattre les infidèles (canon 29).


J


Joue. Les embrasures ou attelles symétriques de l’arbalète qui retiennent fermement l’arc sur l’arbrier. On dénomme ces joues “joues à fenêtre ou joues à lanterne”.


K



L


Logistique. Il faut pour une campagne de guerre entre 400.000 et 800.000 flèches. Elles sont relativement standardisées, car fabriquées en grande série. Chaque archer emportait avec lui entre 60 et 72 flèches, sur le champ de bataille de quoi durer environ 5 minutes à grande cadence de tir. Des charrettes apportaient au fur et à mesure, un réapprovisionnement constitué de faisceaux d’une ou deux douzaines de flèches par archer.

Longbow. Arc long anglais, également appelé arc droit, est une évolution de l’arc gallois. Il s’agit d’un arc médiéval très puissant, d’environ 2 mètres de long. Son utilisation par l’armée anglaise naît de ses déconvenues lors des guerres en Pays de Galles et en Écosse. Les Anglais décident alors d’y recourir massivement, ce qui permet de vaincre les piquiers gallois, puis écossais. Cette arme se révèle encore décisive pendant la plus grande partie de la Guerre de Cent Ans (particulièrement lors des batailles de Crécy, de Poitiers et d’Azincourt).
À la Bataille de Crécy (1346), les arbalétriers génois sont surclassés en cadence de tir et en portée efficace car ils sont incapables de produire la pluie de flèches qu’ils subissent. De nombreuses solutions sont essayées par les Français pour neutraliser cette arme redoutée, mise à pied des combattants montés, augmentation de la surface protégée par des plates dans les armures, protection des chevaux, neutralisation des archers ou création des compagnies d’ordonnances et des francs-archers.
Les Français doivent longtemps se résoudre purement et simplement à éviter de combattre les Anglais de front en rase campagne et réorientent leur stratégie vers une guerre de siège, utilisant la tactique de la terre déserte qui laisse les chevauchées anglaises libres de piller le pays. La stratégie défensive qu’implique l’utilisation de l’arc long est seulement battue en brèche par l’apparition de l’artillerie de campagne. L’armée anglaise est alors décimée à Formigny et à Castillon.
Sa section est circulaire au niveau de la poignée et en forme de D aux extrémités. Les largeurs sont de 1,8 à 3 cm en tête de branche, de 3 à 4 cm en milieu de branche et de 5 à 6 cm au niveau de la poignée. La forme de l’arc devant suivre les nervures du bois, l’arc peut parfois avoir une forme bosselée (l’efficacité primant sur l’esthétique). Il ne comporte pas de repose flèche, en position de tir, celle-ci repose sur la main d’arc de l’archer.
L’arc en if présente cette particularité paradoxale d’être un arc simple, façonné dans un matériau d’une seule pièce, tout en se comportant comme un arc composite. En effet, l’if est mis en forme de telle sorte qu’il comprend une partie d’aubier (au dos) et une partie de cœur (ventral), le duramen. L’aubier travaille en traction et le cœur en compression. Leurs propriétés se complètent et confèrent à cette arme des qualités balistiques bien supérieures aux arcs simples tirés d’autres essences.
À partir du début du XIVe siècle, le longbow est équipé d’extrémités en corne dotées d’une échancrure où est fixée la corde. Ceci sert d’amortisseur et d’arrêt de corde et accentue la propulsion de la flèche. La fabrication de l’arc demande environ une journée de travail.
La corde est un élément noble tissé en chanvre et parfois en soie. Son coût compte pour la moitié du coût total d’un arc. Elle est cirée pour être prémunie contre la pluie. D’après les encoches des flèches trouvées sur l’épave de la Mary Rose, on déduit que la corde devait mesurer environ 3,2 mm de diamètre.
Précautions d’utilisation d’un longbow.
Il faut absolument protéger la main d’arc (celle qui tient l’arc) du risque de décollement de l’empennage. Il suffit de ligaturer la base de l’empennage pour éviter ce risque. Sinon, portez un gant en cuir sur la main d’arc.
Lorsque vous armez un longbow, celui-ci est au bord de sa limite de rupture. Par conséquent il ne faut jamais :
-armer l’arc sans flèche (au risque de dépasser l’allonge maximale) ;
-tenir l’arc dans la position armée plus d’une seconde ;
-laisser l’arc bandé en plein soleil.


M


Main d’arc. C’est la main qui tient l’arc pendant le tir.

Main de corde. C’est la main qui tient la corde pendant le tir.

Maître arbalétrier. L’office de Maître des arbalétriers était considérable en France dès le temps de Saint-Louis. Il avait le commandement sur les gens de pied. Du Tillet dans son recueil des rois de France et de leur couronne, chapitre des Connétables, sur la fin, et Pasquier dans ses recherches, disent qu’il était ainsi nommé, parce que les arbalétriers étaient les plus estimés entre les gens de pied, les principales forces des armées françaises constituées en archers et arbalétriers. Le premier de ces auteurs ajoute que c’était un office et non une commission, et que le colonel de l’infanterie lui a succédé. Il avait encore la surintendance sur tous les offices qui avaient charges pour les machines de guerre avant l’invention et usage de la poudre et de l’artillerie. Il est difficile d’établir plus précisément en quoi consistaient ses fonctions et son autorité et dans quel temps il a été connu sous le titre de Grand Maître des Arbalétriers. Ce que l’on a de plus certain est que sur un débat entre le Maréchal de Boucicault et Jean sire de Hangest, dans lequel les arbalétriers, archers et canonniers soutenaient qu’ayant pour supérieurs les Maîtres des arbalétriers et de l’artillerie, ils n’étaient point dépendants des maréchaux de France. C’est le 22 avril 1411, que le roi Charles VI de France jugea qu’ils étaient et demeureraient à toujours sous la charge des maréchaux au fait de la guerre. Une des premières références d’un Maître arbalétrier sous Saint-Louis remonte à février 1233, dans un acte en latin confirmant une rente pour les héritiers de feu Illustre Maître des arbalétriers Jean de Surie, originaire de Lorris-en-Gâtinais (Loiret).

Meurtrière. Une meurtrière (ou archère, archière, raière ainsi qu’arbalétrière) est une ouverture pratiquée dans une muraille défensive pour permettre l’observation et l’envoi de projectiles.
Ces ouvertures apparaissent dans les fortifications du commencement du XIIe siècle. Assez rares alors, elles se multiplient pendant le XIIIe siècle, participant aux moyens de défense. Vers le milieu du XIVe siècle, ces ouvertures deviennent de plus en plus rares dans les parties inférieures de défense et se multiplient à leur sommet. Elles ne reparaissent qu’au moment où l’artillerie à feu remplace les anciens engins de défense.
Ces meurtrières, ou archères, percées au niveau du sol inférieur des remparts et des planchers des tours, permettaient non seulement de lancer des traits d’arbalète ou des flèches, mais aussi de voir, sans se découvrir, les travaux que les assiégeants pouvaient tenter pour battre ou saper les ouvrages.
Si au Moyen Âge, elles étaient très étroites et verticales pour permettre le tir à l’arc sur les assaillants sans s’exposer, leurs forme et dimension n’ont cessé d’évoluer en même temps que l’armement défensif. Ainsi, l’ouverture verticale a reçu une entaille horizontale pour permettre un tir selon un angle horizontal plus important.
Avec l’apparition des armes à feu, on remplace progressivement les meurtrières par des canonnières, afin de tirer avec les premières bombardes à main ou couleuvrines.
En architecture militaire le terme embrasure est parfois utilisé.

Moufle. Appareil à poulie servant à tendre les cordes des arbalètes, utilisé de la fin du XIVe siècle jusqu’au milieu du XVe siècle, s’adaptant à l’extrémité arrière de l’arbrier juste au moment de l’armement.


N


Noix d’arbalète. Pièce mobile de l’arbalète qui bloque la corde jusqu’à la décoche.


O


Œil. Ganse formée aux deux extrémités de la corde et renforcée par une sur-liure à doubles demi-clefs.

Œil directeur. Œil qui dirige le tir, autrement dit, qui sert à viser. Il détermine la position de tir et la tenue de l’arc. Avec un œil directeur droit vous êtes un archer droitier et vous tirez la corde d’arc avec la main droite. Excusez-moi si pour certains cela va poser un petit problème, mais je n’y peux rien, on peut être un archer gaucher et être droitier dans la vie courante.
Pour être sûr de votre œil directeur, voilà comment faire :
- tendez le bras horizontalement devant vous, le pouce levé vers le ciel ;
- avec les deux yeux ouverts, viser un point éloigné avec le pouce ;
- fermez alternativement les deux yeux ;
- avec l’un le pouce est décalé, avec l’autre il est aligné ;
- c’est l’œil avec lequel le pouce est aligné qui est directeur.


P


Panse. Partie renflée d’une flèche (dondaine).

Papegai. Oiseau de bois peint, souvent emplumé, placé en haut d’une perche en guise de but. La perche elle-même est souvent surmontée d’une série de branches horizontales de taille décroissante, sur lesquelles sont fixées des broches sur lesquelles sont sertis les oiseaux à abattre. La tige centrale, au sommet de la perche, supporte un oiseau plus conséquent et celui qui le décroche a le prix d’honneur : il est promu Roy.

Paradoxe de l’archer. Le paradoxe de l’archer porte ce nom car, malgré les ondulations de la flèche pendant son vol, celle-ci atteint sa cible. Ces ondulations proviennent des différentes forces s’appliquant sur la flèche lors du tir. Voilà pourquoi un archer doit viser avec un décalage du côté opposé au bras de corde (celui qui tire la corde) que la courbe de course de la flèche corrigera.
Cette courbe dépend de la rigidité de la flèche et de la puissance de l’arc. La rigidité ou “spine” doit être en rapport avec la puissance de l’arc auquel elle est destinée, un arc plus puissant aura besoin d’une flèche plus raide et, au contraire, un arc moins puissant nécessitera une flèche plus flexible.
Enfin, la rotation de la flèche sur son axe induit aussi une stabilisation de sa trajectoire. Plus la flèche tourne vite sur elle-même, plus sa trajectoire sera rectiligne et stable.

Parma. Appelé aussi parme, bouclier rond, petit, léger, dont se protégeaient les cranequiniers.

Passadoux. Appelé aussi pasedoux, flèche d’arbalète en forme de carreau, très effilée.

Pavois. Arme défensive individuelle, utilisée comme bouclier ou comme mantelet par les fantassins et plus particulièrement les arbalétriers à partir du XIIIe siècle. De forme généralement rectangulaire avec une grosse nervure verticale en son centre permettant d’y loger un support pendant le transport ou l’utilisation comme bouclier. Ce support permettra ensuite de maintenir le pavois debout dans un usage de mantelet. Il a parfois deux piques à sa base pour améliorer la stabilité.

Penne. Plume de l’empennage d’une flèche.

Perche. Mât utilisé par les arbalétriers et les archers pour le tir à l’oiseau ou papegai. Il y a diverses sortes de perches : la petite perche (15 m de haut), la perche archers (27 m de haut) la grande perche (37,50 m de haut) et la perche couchée (tir à 10 m).

Pied de biche. Appelé aussi tendoir ou tenseur, levier articulé à deux pinces qui servait à tendre la corde de l’arbalète.

Plastron. Certaines femmes archers portent un plastron pour protéger la poitrine lors du passage de la corde au départ du coup.

Plombée. Appelé aussi plommée, dard court, empenné comme une flèche, et plombé pour être entraîné plus loin par son poids. Désigne aussi une massue garnie de plomb pour alourdir.

Plume coq. Plume de l’empennage, qui frotte contre le bois de l’arc, perpendiculaire à l’encoche de la flèche. Parfois d'une couleur différente pour permettre de l’identifier plus rapidement lors de la mise en place de la flèche.

Plumes poules. Les deux plumes de l’empennage qui ne frottent pas contre le bois de l’arc, opposées à la plume coq qui est du côté du bois de l'arc.

Pointage. Façon de disposer son arme de manière que son projectile atteigne le but. Suivant certaines disciplines de tir à l’arbalète, il est nécessaire de différencier le pointage direct sur but visible, et le pointage indirect sur but invisible.

Point d’encochage. Endroit sur la corde où vient se placer l’encoche (extrémité) de la flèche.

Portée. La portée maximum du longbow est estimée aux environs de 200 mètres (jusqu’à plus de 300 avec un arc très puissant et le costaud qui va avec). Par contre, il est efficace contre les cottes de mailles à une distance inférieure à 100 mètres et contre les armures à moins de 60 mètres.

Poupée. Extrémités des branches de l’arc où l’on fixe la corde. Elles peuvent être taillées directement dans le bois ou constituées d’une autre matière comme de la corne par exemple.

Protège bras. Voir brassard.


Q



R


Reconstitution historique. Lors de reconstitutions historiques ou de spectacles ne sacrifiez jamais la sécurité, à l’esthétique, l’intégrité physique de votre entourage en dépend.
N’utilisez que des flèches munies de blunts ou de tout autres éléments de sécurité. Si vous utilisez, un carquois, n’y mélangez pas vos blunts avec des pointes réelles. Si vous possédez, divers types de pointes, utilisez un empennage d'une couleur différente pour les blunts.
Ne pratiquez jamais le tir tendu à pleine allonge (même avec un blunt), mais toujours à petit bras (demi-allonge).

Ribaudequin :
- sorte de grande arbalète monté sur un affût avec laquelle on lançait des javelots
- pièce d’artillerie réunissant une série de canons de petit calibre montée sur un affût.

Roitelet. Titre que porte le jeune vainqueur (archer débutant de l’année), du jeu de tir à l’arc nommé "Abat Oiseau" ou "Tir du Roy", sur une cible perchée, à longue distance. Le roitelet reçoit une écharpe verte.

Roy. Titre que porte l’archer qui a réussi le meilleur résultat lors du Tir au Roy. Dans les Guildes Royales, on écrit Roy avec un Y, par respect pour le Souverain du pays, le Roi. Le royt reçoit une écharpe rouge remise par le roi "déchu".


S


Scorpion ou scorpion à roues. Arme de siège d'origine romaine,en forme de grosse arbalète montée sur affût ou sur roues, appelé aussi carrobaliste qui tirait de gros carreaux.

Sélection des archers. Pendant la Guerre de Cent Ans, des arcs longs de 120 à 130 livres étaient particulièrement répandus (à comparer aux arcs actuels qui nécessitent une force de 40 à 80 livres). La sélection des archers se fait donc de façon très poussée et vise à ne retenir que des recrues capables de tirer avec de tels arcs. L’entraînement suivi, qui commence dès l’âge de 7 ans, est long et complexe, on a retrouvé des stigmates osseux (au rachis, aux doigts de la main droite, de même qu’à l’avant-bras et aux poignets gauches) de cet entraînement sur des squelettes d’archers anglais. Édouard III institue des jeux obligatoires de tir à l’arc le dimanche après la messe, dont seuls sont exemptés les hommes d’église et de loi. Des tournois, avec des récompenses pour les vainqueurs, étaient organisés pour encourager les archers. Il y avait ainsi énormément de motivation pour devenir un archer expérimenté, et les rois Anglais pouvaient ainsi recruter des milliers d’archers chaque année. L’assiduité des paysans et villageois, ainsi que leur bon équipement, sont contrôlés par les représentants du shérif.
La sélection s’effectue alors à l’échelle de l’ensemble de l’Angleterre, qui se couvre de champs de tir constitués de buttes de terre de 2 à 3 mètres de haut pour 6 mètres de large, en forme de pains de sucre tronqués. La face tronquée reçoit une cible en paille, en toile ou en cuir. Des illustrations de l’époque montrent aussi des cibles maintenues entre deux piquets placés devant les mottes.

Serrure. Dénomination ancienne de l’ensemble du mécanisme de détente de l’arbalète.

Ski arc. Le ski-arc, ou ski arc, est un sport d’hiver combinant une course de ski de fond et des sessions de tir à l’arc. Il s’agit donc d’une variante du biathlon où la carabine est remplacée par un arc.
L’arc et les skis étant les attributs du dieu nordique Ull, on pourrait peut-être le déclarer premier champion de cette activité.


T


Talon. Partie arrière de la flèche où l’on trouve empenne et encoche.

Tendoir, tenseur. Appelé aussi pied-de-biche, levier articulé à deux pinces qui servait à tendre la corde de l’arbalète.

Tête plate. Type de flèche sans pointe utilisée pour la chasse au petit gibier.

Tir à l’oiseau. Tir sur une cible en bois ou en métal, emplumée généralement et fixée au sommet d’une perche, que l’on doit décrocher au moyen d’une flèche spéciale (matras) tirée par arbalète.

Tir au Roy. Concours particulier, dans une Société d’Arbalétriers, par lequel est désigné le membre qui portera le titre de Roy pendant une année. L’arbalétrier qui a été proclamé Roy de sa Guilde trois années consécutives, est nommé Empereur à vie.

Tour. Appelé aussi tourniquet, appareil qui se place à l’arrière de l’arbrier et qui servait à bander l’arc de l’arbalète.

Tourillon. Partie cylindrique des deux poignées d’un mouflage d'une arbalète à moufle.

Trait. Ancien terme de chasse ou de guerre, qui désigne l’action de tirer avec un arc, une arbalète ou de lancer un projectile à la main tel un javelot. se dit, par extension, des projectiles tirés avec un arc, une arbalète, une fronde etc., et lancés avec la main.
Les traits volèrent de part et d’autre, comme la grêle tombe dans une campagne pendant un orage , FÉN. , Tél. X.

Tranchoir, carreau tranchoir. Carreau avec un fer en forme de V ouvert vers la cible. Destiné à blesser les chevaux adverses, il est aussi utilisé dans le domaine maritime, où il sert à couper voiles et cordages ennemis.

Trousse. Appelée aussi couire, au début du XVe siècle apparaît la trousse, un cylindre de toile cirée ou de cuir fin huilé, dont une extrémité est cousue d’un rond de cuir épais percé de 12 ou 24 trous afin de passer les flèches. Ce carquois très léger permet à la fois de protéger les flèches de l’humidité et aux archers montés de transporter leurs munitions à cheval.


U


Utilisation tactique. La portée de l’arc long (efficace sur les combattants faiblement protégés ou les chevaux jusqu’à 300 mètres), oblige l’adversaire à attaquer. Cela permet de l’attirer en terrain défavorable et de le contraindre à attaquer une position fortifiée au préalable.
À Crécy l’armée anglaise se retranche sur un monticule, à Poitiers derrière des haies, à Azincourt derrière un terrain embourbé. Les archers disposent des pieux devants leurs lignes de manière à briser les assauts. Leurs arrières ou leurs flancs sont couverts par des chariots ou des obstacles quasi infranchissables pour de la cavalerie lourde (rivières, forêts, etc.).
À longue distance (de 100 à 300 mètres), on utilise des flèches à empennage court et à pointe plate ou en barbillon, plus dévastatrices sur les combattants peu protégés. Les archers sont utilisés par centaines, voire par milliers (6.000 à Crécy ou Verneuil, 7.000 à Azincourt). Cela permet de faire pleuvoir des volées de flèche sur l’adversaire (72 flèches à la minute par mètre carré) et compense l’imprécision du tir à pareille distance. Ceci est rendu possible grâce à l’extraordinaire cadence de tir de l’arc long (les arbalètes, qui ont un pouvoir perforant supérieur sur les armures de plates mais une cadence bien inférieure, ne peuvent produire une telle pluie de flèches). À Crécy les 6.000 arbalétriers génois engagés par les Français doivent ainsi se replier rapidement. D’autre part, une telle pluie de traits désorganise considérablement les charges de cavalerie en blessant les chevaux (non protégés au début de la guerre de Cent Ans) qui peuvent chuter, s’emballer ou désarçonner leur cavalier. La densité de flèches plantées dans le sol est par ailleurs telle qu’elle gêne la progression des assauts (à la Bataille de Nájera, il est impossible de marcher au travers du champ de flèches). Les cadavres de chevaliers et surtout de leurs chevaux sont des obstacles qui gênent la progression des lignes d’assaut, tout comme les chevaux emballés qui fuient en sens inverse et désorganisent les charges. Pour obtenir un tir continu, les archers sont déployés sur trois doubles rangés qui vont alternativement se ravitailler en flèches.
À plus courte distance, le tir se fait de façon moins parabolique, avec des projectiles plus perforants (pointe bodkin) et plus précis (empennage long). Les archers sont placés sur les ailes afin que leurs tirs ne ricochent pas sur les armures de plates des cavaliers profilées pour dévier les flèches et lances venant de face. Ils sont disposés en V ou en croissant plutôt qu’en ligne, toujours pour obtenir un feu croisé plus efficace contre les armures de plates.
Lorsque la charge de cavalerie arrive au contact, les montures viennent s’empaler dans les pieux disposés devant les archers (calthops). Ces derniers sont de plus en plus polyvalents au fur et à mesure de la Guerre de Cent Ans et sont équipés d’épées ou de haches, pour achever les chevaliers désarçonnés.
Bataille d’Azincourt : les Anglais sont positionnés derrière un bourbier et ne peuvent pas être contournés car leurs flancs sont protégés par des bois. Ils sont placés sur les ailes de manière à être plus efficaces contre les armures de plates profilées pour dévier les projectiles venant de face.


V


Ventre, ventre de l'arc. Côté de l’arc face à la corde. Voir dos de l'arc.

Viole. Petit cric très léger. Voir cranequin.

Vire-flèche. Grosse flèche d’arbalète à tour.

Vireton, vire. Le vireton est un type de projectile tiré par l’arbalète. De même forme que la dondaine, avec un empennage hélicoïdal qui le fait tourner sur son axe.

Volée. Ensemble de coups tirés sur une même cible, au même moment. Une volée de flèches.


W



X



Y



Z




lundi 27 janvier 2014

Les armes d’hast

Une arme d’hast (ou arme avec une hampe) est composée d’une lame et/ou d’une pointe métallique fixée au bout d’un long manche, généralement en bois, appelé fût ou hampe d'où son nom. Elle est utilisée pour le combat rapproché. La plus répandue est la lance, qui, malgré son nom, ne se lance pas (contrairement par exemple au javelot, qui lui est une arme de jet). La lance est tenu à la main et coincée sous le bras par un cavalier pendant une charge.
L’intérêt des armes d’hast est d’augmenter le “bras de levier”, et donc la force du coup, qu’il soit porté d’estoc (d’arrière en avant, avec la pointe) ou de taille (avec le tranchant). De plus, quand le manche est fait de matériau souple, il peut se courber, permettant au fer de contourner une protection.


A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Ahlspiess. Arme d'hast utilisée principalement en Allemagne et en Autriche du XVe au XVIe siècles. Il semble être le perfectionnement du candelière italien. Le ahlspiess est constitué d'une hampe de 1,5 à 2 m et d'une pointe de section carrée assez fine mesurant un mètre, à la base du fer en guise de quillon se trouve une petite rondelle métallique. Une version sans rondelle est appelé pique de violation.

Angon. L'angon est une arme de jet qui semble seulement utilisée par les Francs mérovingiens, en effet très peu d’exemplaires sont à ce jour retrouvés en dehors de leurs territoires. Le fer est additionné de deux crochets qui lui donne une allure de fleur de lys.

Anicroche. L'anicroche est une arme d'hast européenne composée d'un coutelas recourbé pour couper les jarrets des chevaux ou déséquiper un chevalier en lui arrachant ses pièces d'armure ou le désarçonner. Elle a été en usage du XIVe au XVIe siècle.

Attrape-coquin, attrape-coquin à ressorts. Aussi appelé partisan par certains auteurs. Utilisé non pas offensivement, mais pour capturer une personne par le cou. Au bout de la hampe le fer est en forme de 3/4 de cercle (avec de petites pointes intérieures) ouvert vers l'avant en forme d’entonnoir dont les deux extrémités sont munies de deux lames faisant ressort anti retour. Une fois le cou ou un membre pris dans le système, le prisonnier ne pouvait s'échapper sans se blesser. L'attrape-coquin pouvait plus rarement être utilisé comme arme d'estoc en utilisant les deux pointes. Cette arme aurait été courante dans les montagnes saxonnes.
Ne pas confondre avec l'attrape-couillon, petit bateau transformé en transporteur de touriste pour la visite de Calanques autours de Marseille.


B


Baïonnette, bayonnette :
- arme blanche pointue et parfois tranchante qui s’ajuste au bout d'un fusil ou l'équivalent et qui transforme cette arme à feu en arme d'hast. L'origine du terme vient de Bayonne même si ce procédé est bien plus ancien ;
- par extension, soldat armé d'une telle arme.

Balai. Arme de ménage, constitué d'un manche de 1,5 m environ avec une extrémité pourvu de poils ou de fibres diverses, destinée à combattre la poussière ou les détritus divers.

Bardiche, berdiche. La bardiche est une arme d'hast mesurant entre 1,5 et 2 m, équipée d'un fer de hache allongé en forme de croissant de 50 cm environ. Le fer a deux points de fixation à la hampe, une à l’extrémité basse du croissant, l’autre en son milieu. L’extrémité haute du croissant forme une pointe permettant une utilisation d’estoc. La bardiche fut inventée en Europe orientale dans le courant du XIIe siècle, dans la région de Novgorod faisant partie de l'actuelle Russie.
La bardiche était une arme particulièrement efficace du fait de sa polyvalence, pas trop longue ni trop lourde, son fer robuste lui permettait de résister au choc de cavalerie lors de la charge, et sa longueur donnait l'avantage de causer de très profondes blessures, voire de tuer sur le coup les chevaux en les décapitant ou en les échinant, et la pointe permettait de transpercer les plates des armures.
La hallebarde, est une modification créée par les pays occidentaux visant à égaler la bardiche. La hallebarde sépare le tranchant et la pointe, maintenant deux fers distincts mais forgés d'une seule pièce.

Behort, béhourt, behord, bouhort :
- lance dont on se sert pour jouter dans les tournois ;
- joute chevaleresque, tournoi, combat à la lance.

Bec de corbin, de corbeau, de faucon. Pointe métallique courbe ayant la forme anatomique du bec de l'animal cité. La base de cette pointe est fixée perpendiculairement au manche de l'arme. C'est un accessoire secondaire d'armes comme les marteaux d'armes ou les haches d'armes.

Brandestoc. C'est une arme blanche récente que l'on pourrait assimiler à une mini-arme d'hast moderne. En forme de canne dont la base est ferrée en pointe, et le pommeau de la canne cache une lame dissimulée dans le manche qui est creux. Cette lame en forme de pique pouvait sortir soi par un mouvement brusque ou grâce à un mécanisme à ressort.


C


Candelière. Arme d'hast utilisée principalement en Italie au XIVe siècles. Elle est constituée d'une hampe de 1 à 1,5 m et d'une pointe de section carrée mesurant moins d'un mètre, à la base du fer en guise de quillon se trouve une petite rondelle métallique. Son nom vient de sa forme de chandelier. Il est le précurseur des Ahlspiess allemands plus longs et au fer plus fins.

Chauve-souris, corsèque chauve-souris. Type de corsèque dont les oreillons sont droit au lieu d'être courbe, qui lui donne la silhouette de face de l'animal. Certains le considère alors comme un trident.

Contus. Le contus était une longue lance de cavalerie, maniée à deux mains par les Sarmates et les Alains, cavaliers des steppes, dont un certain nombre fut engagé dans l'armée romaine à l'époque de son apogée. Le contus faisait environ 4 m à 4,5 m et, vu son utilité (charges de cavalerie lourde), il était très gros, très lourd. L'arme était d'ailleurs si lourde qu'il arrivait qu'elle plie sous son poids, sur la longueur. La position du cavalier (sans selle, à l'époque) n'en était que plus inconfortable et la suprématie sur le champ de bataille des cavaliers lourds (cataphractaires, notamment Sarmates ou Alains...) n'est venue qu'avec l'invention des étriers (apportée d'orient par les Parthes) qui donnaient au cavalier une tenue stable et peu contraignante sur sa monture.

Corsèque, corsesque. La corsèque est une arme d'hast utilisée principalement en Italie et en France entre le XVe et le XVIIe siècle. La forme du fer est celle d'une pertuisane, dont les oreillons recourbés sont plus grands. Son nom viendrait de la Corse où elle aurait été développée.

Couteau de brèche. Voir vouge.


D


Danaxe. La danaxe est une hache d'armes d'origine danoise généralement avec un manche assez long pour une tenue à deux mains. Parfois utilisée comme grappin d'abordage.

Dard. Du francique daroth, arme de jet. Type de javeline parfois empennée, utilisée pendant l'époque carolingienne et jusqu'au XIIe siècle.

Demi-pique. Voir pique.

Dóry. En grec ancien, lance.

Douille. Partie creuse d’un "fer de lance" dans laquelle s’emmanche la hampe, appelée aussi manchon.


E


Esponton. Demi-pique utilisé par les fantassins vers le XVIe siècle, puis les sous-officiers ou les officiers subalternes d’infanterie jusqu'au XIXe siècle. La nuit du 16 au 17 décembre 1793, Bonaparte aurait été blessé d'un coup d'esponton à la cuisse par un sergent britannique, lors du siège de Toulon.

Estoc. Frapper d’estoc, c’est frapper avec la pointe de larme, par opposition à la frappe de taille.

Épieu. Arme d’hast utilisé dans un premier temps comme arme de chasse puis à la guerre. Elle a la forme d’un javelot environ haut comme un homme dans la version chasse et plus grand pour la guerre, mais avec la particularité d’avoir deux petits quillons juste après la lame. Ces quillons permettent de garder l’animal (ou l’homme) blessé à distance de sécurité. La lame généralement de plus de 30 cm et large de 5 cm environ, plantée jusqu’aux quillons occasionne une blessure quasiment toujours mortelle ne serait-ce que par l’hémorragie.


F


Fauchard. Le fauchard est une arme d'hast dérivée de la faux agricole ou de la serpe (à ne pas confondre avec le fauchon, qui est un sabre droit avec une lame semblable aux machettes actuelles, ni avec la faux de guerre à voir ci-dessous).
La lame de faux est emmanchée dans l'axe de la hampe plutôt que perpendiculaire, le côté tranchant est dans le bombé extérieur de la courbe du fer à l'inverse des outils agricoles et contrairement à la faux de guerre. Cette arme fut utilisée par des paysans armés et des fantassins au budget réduit. Utilisée de taille mais aussi d'estoc. La hampe faisait entre 1,8 et 3 mètres. Facile à fabriquer (à transformer en fait), elle fut utilisée jusqu'au XVIIIe siècle, mais d'un usage plus fréquent du XIIIe au XVe siècle.

Faucille d'armes. La faucille d'armes est une arme d'hast dérivée de la faucille agricole, pourvu ou pas d'un crochet au dos de la lame. Utilisé comme coupe jarret côté lame et attrape cavalier côté crochet.
Faucille d'armes à crochet

Faux de guerre. La faux de guerre est une arme d'hast dérivée de la faux agricole (à ne pas confondre avec le fauchon, qui est un sabre droit avec une lame semblable aux machettes actuelles, ni avec le fauchard à voir ci-dessus).
La lame de faux est emmanchée dans l'axe de la hampe plutôt que perpendiculaire, le côté tranchant est dans le creux de la courbe du fer comme l'outil agricole et contrairement au fauchard. Cette arme fut utilisée par des paysans armés et des fantassins au budget réduit. Utilisée de taille mais aussi d'estoc. La hampe faisait entre 1,8 et 3 mètres. Facile à fabriquer (à transformer en fait), elle fut utilisée jusqu'au XVIIIe siècle.
Faux de guerre

Fourche-fière. À l'origine, outil agricole, fourche à deux dents de fer, longues et fines, qui servait à élever les gerbes pour le chargement et le tassement des récoltes.

Fuscina. Voir trident.


G


Glaive, glaive d’armes, gléve. Arme d'hast à la lame courbe ressemblant à la vouge, il est parfois appelé glaive d'armes pour le distinguer du glaive romain (au Moyen Âge le glaive désigne une arme d'hast et non une épée).
Il se peut que l’homonymie ne soit qu'une coïncidence, car il semblerait que les deux armes n'aient pas la même racine étymologique (en effet, le terme glaive, utilisé pour désigner les épées à lames courtes des Romains vient du latin gladius, alors que le terme utilisé pour désigner l'arme d'hast du Moyen Âge, souvent aussi utilisé comme synonyme de "lance de cavalerie", vient de l'allemand gleven, qui n'a pas d'origine commune avec le mot latin).
Le glaive n'est plus utilisé comme arme à partir du XVIe siècle, mais comme arme d'apparat ou comme symbole des hérauts.

Godendac, godendaz, godendart, godenhoc, godandart, goedendag, ou encore gepinde staf. Tous ces noms (bonjour en flamand), sauf le dernier (bâton à l'aiguille en flamand), désigne une arme flamande d'hast très simple mais très efficace. Devenu célèbre lors de la bataille des Éperons d'or, le 11 juillet 1302 près de Courtrai.
Cette arme est un bâton d'environ 1,5 m de long et 10 cm de diamètre, plus épais à l'extrémité et muni d'une pointe en fer. Elle pouvait être utilisée de deux manières, comme gourdin ou comme épieu et était suffisamment solide pour bloquer l'attaque d'un chevalier en armure. Pendant la bataille des Éperons d'or, le porteur du godendac travaillait de pair avec un piquier. Le piquier essayant de faire tomber le cheval pendant que le godendac bloquait l'attaque du chevalier. Cette méthode se révéla très efficace.
Le nom de cette arme est parfois confondu avec le morgenstern (l'étoile du matin) qui était une masse d'armes. La masse d'armes fut également appelée goedendag (surement parce que l'étoile du matin vous dit bonjour par un bon coup sur la tête.

Grand goupillon. Certains goupillons (fléau à plusieurs boules) possèdent un long manche pour un usage à deux mains.

Grand fléau. Certains fléau possèdent un long manche pour un usage à deux mains.

Grand fléau à plaque. Arme d'hast possédant une petite plaque métallique allongée, à la place d'une boule à pointe, fixée à une hampe par une courte chaîne.

Grand marteau d'armes. Arme d'hast possédant une pointe d'estoc, en dessous, perpendiculairement une pointe en forme de bec crochu à l'opposé d'une masse en fer de marteau de formes diverses. La hampe de 1,5 à 2 m au pied ferré possède parfois une rouelle métallique de protection.

Grande falx, grande faux. Arme d'hast utilisée durant l'Antiquité par les Darces contre les romains (qui furent écrasés et en gardèrent une grande peur). La lame de la Grande falx est emmanchée dans l'axe de la hampe plutôt que perpendiculairement.

Grande hache bec de corbin. Hache possédant une pointe recourbée vers le bas du côté opposé à la lame de coupe, avec un long manche utilisée comme arme d'hast.

Guisarme. La guisarme est une arme d'hast parente de la hallebarde, constituée d'un manche en bois et d'une lame à double tranchant prolongée d'une pointe.
Le fer comporte généralement une grande lame en forme de serpe sur un côté et une pointe en opposition, perpendiculaire au manche. Fort utile lors de combat contre des troupes montées, ce petit éperon pouvait être employé pour désarçonner le cavalier ou sectionner les tendons du cheval.
L'ensemble est agrémenté de toute une série de petits crochets répartis sur les deux tranchants.


H


Hache d'armes, ou hache de guerre. Même si toutes les haches ne sont pas des armes d'hast, elles ont souvent des manches assez longs, dont certaines ne sont utilisées qu'à deux mains vu le poids et la longueur des manches, comme la danaxe par exemple.

Hache de Lochaber. Arme d’hast, originaire d'une zone dans l'ouest de l'Highland appelé Lochaber. Les multiples versions ont en commun une hampe de deux mètres environ, un fer en forme de sabre courbe ou de partie de cercle dont le côté non aiguisé est fixé au manche par deux attaches, l'extrémité est pointue et possède un crochet à l'arrière.

Hache noble. Arme d’hast, avec une forte pointe prolongeant la hampe, à la base de celle-ci d'un côté un fer plat en tête de marteau et d’un fer de hache de l’autre. La main en avant pouvait être protégé par une rondelle métallique.

Hache saxonne. Hache proche de la danaxe dont elle est la "descendante". Le manche mesure entre 1 et 1,5 m avec une lame de 30 cm.

Hallebarde. Arme d’hast, au fer pointu d’un côté et tranchant de l’autre qui est le perfectionnement de la vouge.

Hallebardier. Le servant de La hallebarde est un hallebardier.

Hampe. Manche en bois, qui supporte un drapeau ou le fer d’une arme que l'on appelle donc arme d’hast.


I


Idée reçue. Les armes, c’est comme l’argent, ce n’est ni bon ni mauvais (bien au contraire), c’est seulement ce que nous en faisons qui est bon ou mauvais.


J


Javelot. Arme de jet légère généralement composée d’une longue hampe surmontée d’une pointe en fer.
Le javelot courant des légionnaires romains est le pilum.
Le javelot était également utilisé par les soldats au Moyen Âge, notamment pour harceler l’ennemi.
L’angon est un javelot utilisé par les Germains au Bas Empire Romain.

Javeline. Arme de jet légère, semblable à un javelot mais plus court.


K



L


Lance :
- la lance est un terme générique désignant une arme d'hast à longue hampe et à fer pointu et/ou tranchant. Malgré son nom, elle ne se lance pas, mais se tien à la main et coincé sous le bras, pointé vers ennemie pendant une charge à cheval ;
- la lance peut aussi désigner une petite formation de combattants. Voir dictionnaire militaire du Moyen Âge.

Langue de bœuf. Demi pique avec un fer pointu, très large à deux tranchants. Plus tard, ce nom fut donné à des dagues italiennes à la lame très large et à double tranchant ainsi qu'à toutes les armes aux fer de même type.


M


Manchon. Partie creuse d’un "fer de lance" dans laquelle s’emmanche la hampe, appelée aussi douille.

Marteau de Lucerne. Arme d’hast, avec un bec de corbin d’un côté et de l’autre la tête de marteau est remplacée par plusieurs petites pointes de métal, le tout est prolongé d'une longue et fine pointe d'estoc.


N



O


Oreillon.

Outil. Beaucoup d'armes d'hast sont à l'origine des outils souvent agricoles simplement modifiés par une mise au bout d'un long bâton (hampe) ou de façon plus sophistiquée. Dès la fin des combats, ces outils modifiés pouvaient rapidement être réutilisés à des fins plus pacifiques.


P


Partisan. Voir attrape-coquin.

Partizane. Voir pertuisane.

Pertuisane, partizane. Arme d’hast avec un long fer triangulaire assez large, pourvu à la base de deux pointes symétriques en croissant tournées vers le haut appelées oreillons, faisant office de quillons. Elle est emmanchée sur une hampe de 2 à 4 mètres. Elle apparut en Italie, et fut utilisée du XVe au XVIIIe siècle.

Pique. Une pique est une arme d'hast pouvant atteindre 6 m, munie d'une simple pointe, portée par un fantassin, principalement destinée à contrer les charges de cavalerie. On trouve des piques courtes appelé demi-piques.
On peut distinguer deux périodes, où elle fut une arme majeure :
- en Grèce antique, où la phalange macédonienne portait de longues piques appelées sarisses, longues de trois à sept mètres (la désignation de pique est cependant plutôt rétroactive) ;
- à la fin du Moyen Âge et la Renaissance, où elle fut réintroduite par les Écossais et les Suisses, à partir de la bataille de Bannockburn en 1314 et de celle de Sempach en 1386.
L'invention de la baïonnette, à la fin du XVIIe siècle, rendit la pique obsolète, car elle permettait au mousquetaire de se défendre contre la cavalerie.
Exemple d'unités dotées de piques :
- la phalange macédonienne ;
- les lansquenets ;
- les tercios espagnols.
Les piques firent leur apparition en France au début du XVIe siècle, et demeurent dans l'armée jusqu'à la fin du XVIIe siècle.

Pique de violation. Voir ahlspiess.

Piquier. Fantassins armés d'une lance très longue appelée pique.

Plommée. Grand marteau d'armes dont la tête est en plomb d'où son nom (XIVe siècle).

Plommée fléau. Grand fléau d'armes avec une hampe de deux mètres environ dont les boules sont en plomb (XVe siècle).


Q


Quarterstaff. Arme contondante en usage universel, mais sous ce nom en Angleterre, constituée d'un long bâton dont l'une des extrémités est beaucoup plus grosse, comme une massue à long manche. Cette arme de par sa longueur est manié à deux mains.


R


Roncone. Sorte de pertuisanes mais dont les oreillons sont dirigés vers le bas. Très proche de la corsèque surtout utilisée en Italie du XVe au XVIIe siècle notamment sur les bateaux lors des abordages, les oreillons permettant d'agripper les cordages.

Rondelle de lance. Protection en métal, tronconique, de la main portant la lance apparut, au XIVe siècle. Sa taille s'agrandit pour protéger tout le bras et le torse. Elle fut surtout utilisée lors des joutes.


S


Sabot de fer. Voir talon, talon de fer.

Saquebute, saqueboute, sacquebute. Pique avec un crochet permettant de désarçonner un cavalier. Formé à partir des verbes saquer et bouter, littéralement. tirer (avec le crochet) et pousser (avec la pointe).

Sarisse, sarissa. Longue lance entre 5 et 7 mètres utilisée par les phalanges macédoniennes. Très lourde pour une lance (5 kg), elle comportait une pointe à chaque extrémité, une en fer, l'autre en bronze. La courte pointe de bronze à sa base lui permettait d'être ancrée à la terre (sans rouiller) pour arrêter l'avancée des charges de fantassins et surtout de cavalerie ennemies. Cependant en dehors de la formation serrée de la phalange, la sarisse était presque inutile comme arme et gênante lors des marches. À cet effet la sarisse était divisée en deux parties et jointe avant la bataille.


T


Talon, talon de fer. Sur de nombreuses armes on trouve, à l'extrémité opposée au fer de combat, une pointe métallique, appelé aussi sabot de fer, qui permet un meilleur appui au sol contre une charge de cavalier et peut servir d'arme d'estoc en cas de bris de l'arme en deux.

Trident. Une des deux armes du gladiateur romain de type rétiaire. Il mesure environ 2 m et possède trois pointes acérées, le trident se tient de la main gauche pendant que la droite tient le filet, puis à deux mains dès que le filet est lancé. Utilisé d'estoc côté manche le plus souvent comme vu sur de nombreuses mosaïques, car côté pointe cette arme est des plus redoutables des gladiateurs. Appelé aussi fuscina pour sa similitude avec une fourche (en latin furca).
Il est rappelé que les morts étaient très rares parmi les gladiateurs. À cette époque, la vie ne valait sûrement pas très chère, mais l'acquisition et la formation des gladiateurs valaient fort chères.
La seconde arme du rétiaire est le pugio, poignard qu'il garde à la ceinture, et qu'il se doit d'utiliser seulement pour finir un "beau" combat.


U



V


Vouge, vougue, voulge, ou couteau de brèche. Arme d’hast faite d’une lame tranchante et asymétrique du XIIIe au XVIe siècle. Le vouge est constitué d'une lame large en forme de tranchoir, monté sur une hampe d'environ 2 mètres. Il lui est parfois ajouté un croc du côté opposé à la lame, ce qui permet de l’utiliser de taille comme une lourde hache, d’estoc grâce à sa pointe et de crocheter l’adversaire avec le croc d'acier. Elle possède parfois une petite rondelle en guise de quillon. Elle fut perfectionnée pour devenir la hallebarde.

Vougier. Le servant d'une vouge est un vougier.


W



X


Xyston. Javelot utilisé par les éclaireurs et la cavalerie légère de l'armée grecque sous Philippe II, puis fut remplacé par la sarisse sous Alexandre le Grand dans son expédition en Asie. Faite de bois de cornouiller, munie d'une double pointe de façon à pouvoir être toujours utilisée si elle vient à se rompre. Comme seconde arme, le cavalier porte au côté gauche une épée le plus souvent recourbée (kopis, machaira).


Y



Z




samedi 25 janvier 2014

Les boucliers

Le bouclier est un terme apparu vers le XIIe siècle sous la forme escut bucler signifiant écu garni d'une bosse. C'est une arme défensive destinée à se protéger des traits ou des coups. À base de végétaux ligneux (bois, osier, paille, etc), renforcé de toile épaisse, de cuir et de métal. Parfois une partie saillante est assujettie à l'avant appelé umbo, à l'arrière divers systèmes permettant de le tenir à la main voire au bras et/ou de le fixer hors des combats pour le portage par exemple.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z




A


Antilabé. Poignée à l'arrière du bouclier aspis koilè (voir ce nom).

Aspis. L’aspis (en grec ancien bouclier) est utilisé dans cette région durant l'Antiquité par l'infanterie et la cavalerie. Il connaît de nombreuses évolutions de matériau, de forme et de moyen de préhension, s'adaptant aux nouvelles armes offensives ayant un meilleur pouvoir de pénétration, aux techniques de fabrication et aux divers types de formations de combat pratiquées par les combattants.

Aspis en forme de 8. Bouclier réalisé en matériaux périssables, formé d'une armature en bois bombée en deux lobes superposés lui conférant vaguement une forme de 8 sur laquelle sont cousues des peaux de bœufs. Le cuir tendu et séché a en effet la propriété d'être très résistant à la pénétration des flèches, voire des lances. Il est suspendu à l'épaule par le télamon, une lanière de cuir, qui laisse les deux mains du combattant libres. Placé devant lui durant l'affrontement, le bouclier est rejeté sur l'épaule lors des déplacements de la troupe ou en cas de fuite. Époque minoenne (IIe millénaire avant J.-C.).

Aspis en forme de tour. Outre l'aspis en forme de 8, toujours utilisé, un autre type de bouclier fait son apparition basé sur les mêmes matériaux. Cet aspis-tour est une arme de grande dimension, sensiblement de la hauteur d'un homme, de forme rectangulaire, arrondi sur sa partie supérieure et bombé suivant une ligne verticale. Il est lui aussi réalisé en peaux de bœuf (jusqu'à sept épaisseurs) cousues à une armature de bois, parfois additionné d'une plaque de bronze et soutenu grâce au télamon. Époque mycénienne (Deuxième moitié du IIe millénaire avant J.-C.).

Aspis en forme de trapèze. Vers 1200 avant J.-C. apparaît un bouclier arrondi sur sa partie supérieure et échancré au bas, plus petit que les modèles en 8 ou tour.

Aspis échancré. C'est le modèle le plus répandu durant la période IXe VIIIe siècles avant J.-C.. Toujours suspendu à l'épaule et fait de bois recouvert de peaux, il est de grande taille, arrondi dans ses parties supérieures et inférieures et présente deux échancrures de part et d'autre à mi-hauteur.

Aspis koilè, koilè de l'hoplite Appelé aussi hopion à tord , ce terme désigne de façon générique une arme. Utilisé du VIIe au IVe siècle avant J.-C., l'aspis koilè (bouclier creux) est un bouclier rond de 90 centimètres à un mètre de diamètre, bombé et dont le système de préhension est révolutionnaire pour l'époque; soutenu par l'ensemble de l'avant-bras. Il se compose d'une armature de bois recouverte par une plaque de bronze décorée d'un emblème (l'épisème) identifiant le combattant et la cité pour laquelle il lutte. Ces peintures peuvent représenter des animaux (serpent, oiseau, lion, etc.), des figures mythologiques (gorgone, centaure, pégase, etc.) ou une lettre (comme le V inversé représentant le λ (lambda) majuscule de Lacédémone (Sparte)) entre autres. Au centre de la face interne du bouclier recouverte de cuir vient se fixer un brassard (porpax) façonné anatomiquement et parfois ouvragé dans lequel se glisse l'avant-bras. La poignée (antilabè) fixée près du bord est faite de cuir ou de corde. L'ensemble est complété par une cordelette qui court près du bord intérieur au travers d'œillets chevillés et qui sert à pendre le bouclier au repos. On trouve aussi parfois fixée sur sa partie inférieure une pièce de cuir à franges, elle aussi décorée, destinée à offrir une meilleure protection des cuisses. D'un poids d'environ 8 kilogrammes, c'est une arme réservée à l'infanterie lourde qui est formée par les hoplites.Certaines version de l'aspis koilé auraient eu des échancrures latérales.

Anti-émeute. Le bouclier anti-émeute est utilisé par les forces de police dans la lutte anti-émeute où il sert de protection contre les jets, mais aussi comme appui afin de repousser les manifestants (porté habituellement par les seuls policiers en première ligne). Il est en général transparent ou avec une fenêtre transparente afin de permettre la vision tout en se protégeant. Certains modèles métalliques sont pourvus de trous pour la vision.


B


Boce. Petit bouclier rond fixé au fourreau de l’épée pour le transport et tenu de la main opposée à l’arme pendant le combat ou du même côté.


C


Celte. Le bouclier celte est généralement haut et étroit de forme rectangulaire, rectangulaire avec les extrémités arrondi, ou carrément ovale allongé. Constitué de bois souvent en plusieurs couches collées, recouvert de tissu épais ou de cuir avec de rares renforts de métal. Des modèles courts et recouverts de bronze richement orné sûrement à usage religieux ont été retrouvés dans des lacs et rivières. Ce bouclier était aussi utilisé par les gladiateurs de type gaulois.

Chat. Arme de siège collective de type défensif constituée d'une armature de bois ou de métal, recouvert de cuir mouillé, montée sur roues permettant aux soldats ou aux sapeurs de s'approcher des fortifications. Ces protections étaient aussi appelées truie, taupe ou renard.

Clipeus, Clipeum. Grand bouclier rond ou ovale d'abord utilisé par les Étrusques puis les Romains. Le modèle des Romains était ovale, cintré et couvert de cuir, c'est l'ancêtre du scutum.


D


Dur-écu. Une légende normande est à l'origine de Dur-écu comme nom de lieux et de familles :
"Alors que Guillaume guerroyait contre les Bretons, un ennemi se jeta sur lui et dirigea sa hache vers sa tête. Un des compagnons de Guillaume le sauva au dernier moment, en interposant son bouclier (son écu, comme on l'appelait alors) entre la hache du Breton et la tête de Guillaume."
"La hache se ficha dans le bois de l'écu, qui ne céda pas. Guillaume était sauvé ! On célébra ensuite cet écu et l'on donna le nom de Dur-Écu à des familles et à des maisons fortes qui avaient pour vocation de protéger la Normandie."


E


Expression :

- Une levée de boucliers ; action collective d’opposition ;
- Être sous l’égide de ; être sous la protection de quelqu'un ;
- bouclier biologique ; bouclier dont l’objet principal est de réduire les rayonnements ionisants à un niveau admissible du point de vue biologique ;
- bouclier fiscal ; le bouclier fiscal est apparu récemment, bien mystérieux et inaccessible pour le petit peuple (vous savez, celui d'en bas).
- bouclier humain ; civil ou groupe de civils placés à proximité de cibles potentielles, afin de dissuader l’ennemi de les attaquer ;
- bouclier législatif ; bouclier qui est voté par le législateur pour ce protéger, protéger les lobbys et plus (beaucoup plus) rarement le petit peuple. C'est le bouclier législatif, en option on peut utiliser le bouclier fiscal ;
- bouclier thermique ; bouclier destiné à assurer la protection thermique des régions externes au cœur d'une centrale nucléaire, par réduction du flux de rayonnements ionisants et du transfert de chaleur vers ces régions ;
- faire bouclier de son corps ; se mettre au-devant de quelqu’un pour le préserver des coups qui lui sont portés au sens propre comme au figuré.

Écu. Du latin scutum (bouclier rectangulaire), ce bouclier possède une partie basse en pointe à cause de son utilisation à cheval par les chevaliers. L'écu porte sur sa face avant le blason personnel ou d'appartenance au royaume ou à la famille du chevalier, ce qui a donné le nom d'écu pour désigner le blason, l'armoirie.
Il a donné le nom d'écuyer, à la personne qui porte l'écu de son chevalier.
Par extension, ce nom est donné à des pièces de monnaies d'or ou d'argent frappée aux armoiries du roi qui les mets en circulation.

Épisème. L’épisème est un signe distinctif dessiné ou gravé sur un bouclier ou sur une pièce de monnaie pendant l'Antiquité. Ce signe sert à reconnaître une personne et aussi à impressionner son ennemi. Les illustrations utilisées sur les boucliers sont souvent des références aux monstres de la mythologie ou des symboles forts.


F


Franc. Chez les Francs le bouclier est de type germanique, de forme ronde, en bois éventuellement recouvert de cuir, ils sont ornés de couleurs et de motifs variés.

Fiscal. Le bouclier fiscal est apparu récemment, bien mystérieux et inaccessible pour le petit peuple (vous savez, celui d'en bas).


G


Goutte d'eau. Voir Normand.


H


Hopion, hóplon. Ce terme grec désigne de façon générique une arme. Voir aspis koilè.


I



J



K


Koilè, koilè de l'hoplite Voir aspis koilè.


L


Levée de boucliers :
- démonstration par laquelle les soldats romains témoignaient leur résistance aux volontés de leur général ;
- au figuré, manifestation d’opposition violente et générale d’un groupe vis-à-vis d’une autorité ou d’une personne dont on critique les décisions, les opinions, etc.


M


Mantelet. Protection mobile de siège, faite de planches ou de branches tressées, de forme d’arc de cercle, d’un ou deux plans à angle droit, munie accessoirement de roulettes, de piques de fixation, d’un timon, d’une ouverture de tir ou d’observation. Certains mantelets, notamment pour l'artillerie peuvent pivoter sur un axe situé à mi-hauteur qui sont relevés au moment du tir. Les servant d'armes étaient à l'abri des vues, des flèches, carreaux et balles de fronde, mais sûrement inefficace contre un tir de contre-batterie.


N


Normand. Les Normands (descendants des Vikings) auraient transformé la forme du bouclier viking rond en forme de goutte d'eau par l’allongement de la partie basse, sûrement pour la protection des jambes notamment à cheval. Il mesure environ 1,30 m. Il apparu vers le XIe siècle.


O



P


Parma, parme. Bouclier rond, petit, léger, dont se protégeaient les cranequiniers (soldat utilisant une arbalète à cranequin).

Parma threcidica. Bouclier des soldats thraces, aussi utilisé par les gladiateurs de type thraces appelé aussi parmularius. Il est cintré et de forme carré (50 par 50 cm).

Pavois. Arme défensive individuelle, utilisée comme bouclier ou de la même manière que le mantelet par les fantassins et plus particulièrement les arbalétriers à partir du XIIIe siècle. De forme généralement rectangulaire avec une grosse nervure verticale en son centre permettant d’y loger un support pendant le transport ou l’utilisation comme bouclier. Ce support permettra ensuite de maintenir le pavois debout dans un usage de mantelet. Il a parfois deux piques à sa base pour améliorer la stabilité.

Peltè, pelta. Bouclier léger porté par le peltaste thrace, combattant d'infanterie légère. Il a une forme de croissant (côté concave vers le haut) et est réalisé d'une armature de bois, et d'un treillage en osier, recouverte de peau de chèvre ou de mouton avec une poignée et des courroies pour le porter sur le dos. Comme l'aspis koilè, sa face externe porte un emblème, souvent un dessin géométrique mais qui peut aussi être plus représentatif (serpent, œil, croissant, etc.). VIe au IVe siècle avant J.-C.

Porpax. Brassard fixé au dos du bouclier type Aspis koilè, façonné anatomiquement et parfois ouvragé dans lequel se glisse l'avant-bras pour tenir ledit bouclier.


Q



R


Renard. Voir chat.

Rondache. Une rondache est un bouclier de forme circulaire, de tailles divers, utilisée de l'Antiquité au Moyen Âge.


S


Scutum. Long bouclier rectangulaire et cintré du soldat romain. Il est recouvert de cuir teint. Il possède un umbo renforcé par une bande de bois dur horizontale (appelé spina). Il est aussi utilisé par le gladiateur de type samnite

Svalinn. Dans la mythologie nordique, Svalinn est le bouclier placé entre Sól, personnification du Soleil, et la Terre, pour protéger cette dernière des rayons. Dans le Grímnismál, poème mythologique, ce bouclier, ainsi que son importance capitale pour la stabilité du monde, sont évoqués à la trente-huitième strophe :
Svalinn est appelé le bouclier
Placé entre le monde et les rayons de la Déesse brillante.
La mer bouillirait et la terre fumerait,
Si celui-ci un jour venait à choir.


T


Tactique. Le bouclier tactique est utilisé par des unités d'intervention spécialisées modernes notamment lors d'assaut en intérieur avec peu de couvertures disponibles. Ils permettent d'arrêter des munitions d'arme légère.

Targe. Bouclier de tournoi, plus petit que l'écu. Une encoche est située en haut, à droite pour y positionner la lance. La targe est apparue au XIVe siècle.

Targe à parer. Bouclier rond, de 50 et 25 cm de diamètre, avec une poignée centrale, utilisé en duel ou en combat à pied accompagnée d'une épée. Il servait à dévier les coups plutôt qu'à les bloquer.

Taupe. Voir chat.

Télamon. Utilisé depuis les Sumériens (voir les divers Aspis), le télamon, terme grec, est une lanière de cuir qui maintient le bouclier accroché en travers de l'épaule. Rejeté sur le dos lors des déplacements ou en cas de fuite, il est ramené vers l'avant au moment de l'assaut, laissant les deux mains libres pour saisir une lance. On retrouve un système de fixation similaire pour l'écu des chevaliers du Moyen Âge, permettant d'une main la conduite de la monture et de l'autre le maniement d'une arme.

Truie. Voir chat.


U


Umbo, umbon, ombon :
- pièce généralement métallique, en forme de pointe, de cône, ou de demi-sphère faisant saillie au milieu d’un bouclier. Protégeant le poing qui tient certains boucliers, il servait aussi à dévier voire bloquer l'arme adverse, il pouvait aussi servir d'arme de frappe (comme un poing américain) ;
- par métonymie, le bouclier tout entier.


V


Viking. Les boucliers vikings étaient dans un premier temps, ronds de type germanique, d’un diamètre d’autour de 90 cm ou plus, et de 1 à 3 cm d’épaisseur. Ils étaient faits de planches de bois en sapin, pin, saule ou tilleul. Ils avaient d’habitude un trou central avec une poignée protégée par un umbo métallique. Les boucliers devaient être couverts de cuir. Le pourtour devait aussi en être pourvu, car une série de petits trous en périphérie a été observée sur certains restes de boucliers. Dans certaines sagas, on parle de boucliers portés dans le dos ou le côté, ce qui suggère qu’il pouvait avoir une lanière de portage. Des pigments ayant été trouvés sur quelques vestiges, cela suggère que certains n’étaient pas couverts de cuir mais peints directement sur le bois.
Le bateau trouvé prés de Gokstad a des emplacements pour accrocher les boucliers sur le bord. Quelques boucliers vikings peuvent avoir été décorées par des modèles simples bien que quelques poésies skaldic louant des boucliers puissent indiquer des décorations plus complexes.
Il existe une polémique sur la forme des boucliers à la fin de la période viking. Certaines traductions de saga emploient les termes, d’extrémité du bouclier ou de queue du bouclier, ce qui suggère des boucliers allongés voire en goutte d’eau comme on peut en voir sur la tapisserie de Bayeux. Mais, sauf nouvelle découverte, on n’a pas encore trouvé de restes de boucliers de cette forme dans des fouilles archéologiques.


W



X



Y



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