STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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vendredi 24 janvier 2014

Dictionnaire militaire médiéval

Page en cours de création merci de votre compréhension et indulgence.

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A


Aide. Service obligatoire dû par le vassal à son seigneur, obligations d’ordre militaire ou pécuniaire.

Arme d’hast. Arme dont le fer est emmanché à une longue barre de bois (le manche ou la hampe).


B


Ban. Au début le ban était une proclamation ayant force de loi. Il devient le pouvoir seigneurial, puis par métonymie, désigne le territoire ou les personnes sur lequel il s’applique. Il en découle de nombreuses expressions dont le ban et l’arrière-ban, qui désigne les vassaux directs et les vavassaux (vassaux de vassaux). Au sens figuré il désigne les amis, ou la famille directe ou de second rang.

Banneret. Seigneur qui peut arborer une bannière au combat, regrouper ses vassaux en une unité et de les diriger. Le banneret doit donc disposer de finance pour entretenir les troupes nécessaires pour lever sa bannière au combat et la défendre.

Bannière. Drapeau symbole du seigneur banneret autour duquel se regroupent les vassaux rassemblés par le ban.

Beffroi. Baffraiz en vieux français, (appelée tour de siège au Moyen Âge) est un engin de siège en bois, construit spécialement pour protéger les assaillants et les échelles d’assaut pendant les manœuvres d’approche des fortifications. La tour était souvent rectangulaire avec quatre roues et une hauteur à peu près égale à celle du mur, ou parfois plus élevée pour permettre aux archers de tirer à l’intérieur des fortifications. Comme les tours étaient inflammables, elles devaient être protégées par un revêtement en fer ou en peaux de bêtes fraîchement abattues.
Voir aussi la page "Dictionnaire généraliste"


C


Cartel. Dans les tournois, défi entre chevaliers fait oralement ou par écrit. Nom donné ensuite à une carte ou un papier avec lequel on provoquait quelqu’un en duel.

Castellologie. La castellologie (du latin castellum, château) est l’étude des châteaux du Moyen Âge (plus particulièrement du Xe au XVe siècle) et par extension des autres fortifications de cette époque. Elle s’intéresse à l’évolution, la fonction, la forme et les relations avec l’environnement des châteaux.
Cette discipline a pris son essor pendant les années 1980. Elle intègre la poliorcétique (voir ce mot) pour une part, mais s’intéresse également aux techniques de construction et aux parties habitables.

Castramétation. La castramétation est un terme militaire antique utilisé dans le langage de l'archéologie, désignant l'art de choisir et de disposer l'emplacement d'un camp ou d'une place forte.

Champ de mai, champ de mai franc, ou Champ de mars. Noms que l’on a donnés aux grandes assemblées de guerriers francs depuis la conquête des Gaules au Ve siècle, parce qu’elles se tinrent soit en mars (sous les Mérovingiens) soit en mai (après 755).
En latin, on les appelait placita (plaids), les Francs leur donnaient le nom de mais. Ces assemblées avaient un double caractère. Elles étaient tantôt des revues militaires ou des réunions solennelles dans lesquelles tous les hommes libres venaient rendre hommage au chef suprême des Francs, et lui apporter leurs dons annuels, tantôt des réunions plus actives où le souverain convoquait soit les leudes et les guerriers pour les consulter sur quelques expéditions militaires, soit les évêques pour régler leurs différends avec la royauté, ou pour prendre leurs conseils sur la direction des affaires de l’État. Ces assemblées, tenues irrégulièrement sous les Mérovingiens, devinrent beaucoup plus fréquentes sous les premiers Carolingiens. Mais après Charles le Chauve, toute trace de cette institution disparaît.

Champ de mars. Voir champ de mai.

Circonvallation. La circonvallation (du latin circum autour et vallum palissade) est une ligne de défense continue établie par des assiégeants pour se protéger contre une armée venant au secours des assiégés ou empêcher ces derniers de recevoir du ravitaillement de l’extérieur. Entre elle et les assiégés, une ligne de contrevallation est construite afin de prévenir toute sortie.
L’armée de siège établit ses campements entre ces deux retranchements.

Combat à outrance. Combat qui se terminait par la mort de l’un des adversaires, par opposition au combat à plaisance, pour le divertissement des dames.

Combat judiciaire. Duel, dont l’issue décidait entre l’accusateur et l’accusé ou leur champion.

Combat rapproché. Situation de combat dans laquelle les combattants sont placés à très courte distance l'un de l'autre sans contact corporel (corps-à-corps).

Grandes Compagnies. Unités de mercenaires recrutées et financées par les princes durant la guerre de Cent Ans. Privés d’employeurs pendant les périodes de paix, ils ravagent la France. Ces mercenaires étaient alors appelés routiers ou brigands. Elles désolèrent la France au XIV°siècle, sous le règne de Jean le Bon et de Charles V. Elles se recrutaient parmi des étrangers de toutes nationalités et surtout des Germaniques que le roi Édouard III d’Angleterre, avait licenciés après le traité de Brétigny, en 1360.
Irrités de leurs déprédations, les paysans les battirent en plusieurs rencontres et les dispersèrent pour quelque temps.
Le connétable Bertrand du Guesclin fut employé à emmener ces compagnies en Espagne pour débarrasser le royaume de France. Elles y soutinrent contre Pierre le Cruel la cause d'Henri de Trastamare, son demi-frère.
Les Grandes Compagnies ne sont pas propres à la France. On peut citer la compagnie catalane des Almogavres, soldats mercenaires au service de la couronne d’Aragon-Catalogne, majoritairement catalans et aragonais, qui avait vu le jour dans la péninsule Ibérique à l’occasion des guerres contre les Sarrasins, entre le XIIIe et le XVe siècle, et qui allai aider l’empereur byzantin Andronic II Paléologue contre les Turcs.

Compagnie d’ordonnance. Les compagnies d’ordonnance sont créées par le Roi Charles VII par l’ordonnance (d’où leur nom) du 26 mai 1445. Ce sont les premières unités militaires permanentes (et donc professionnelles) à disposition du roi de France. Au nombre de 15, elles sont constituées essentiellement de cavalerie, et leur unité de base est la lance (un homme d’armes avec cinq hommes sous ses ordres). Chaque compagnie compte cent lances, donc six cents hommes.
Anecdote, la reconnaissance des troupes françaises se faisait par le biais de livrées bleu, blanc et rouge (le bleu et le rouge sont les couleurs de saint Denis et saint Michel, patron de la France et de l’armée, et le blanc est celle du roi).

Contre-attaque, contre-offensive. Actions en deux temps, portées après ou pendant l’offensive adverse. Le premier temps est défensif, c'est le coup d'arrêt, suivi d'un temps offensif destiné à détruire des attaquants.

Contre-point :
- escrime au sabre où l’on combine les coups d’estoc et de taille ;
- partie tranchante de l’extrémité du dos d’un sabre.

Corps-à-corps. Situation de combat dans laquelle les combattants sont placés à très courte distance l'un de l'autre avec un contact corporel.

Coutillier, coutilier, coustillier, coustilleux ou coustilleur. C'est un soldat armé d’une petite épée (ou grande dague) large et tranchante, appelée Coutille, fixée à une hampe pour former une arme d’hast. Revêtu d’un haubergeon de mailles surmonté d’une brigandine. Le coutillier fit partie des premières compagnies d'ordonnance avant de disparaître vraisemblablement au profit des piquenaires et des vougeurs.


D


Destrier. Plusieurs origines possibles, du latin dextra (droite) désigne un cheval pouvant être dirigé par la main ou la jambe droite, ou bien de l’ancien français destre (main droite) désigne un cheval tenu de la main droite par l’écuyer.
C’est le cheval de guerre ou de joute du chevalier, généralement un étalon de grande hauteur, au poitrail large, robuste et de bonne assise.
Il pouvait porter une armure de tête, de nuque, et de poitrail. Un caparaçon en forme de housse, rembourré éventuellement recouvert de maille de fer, pouvait augmenter la protection.
Un caparaçon pouvait également désigner la pièce de tissu décorée aux armoiries de son cavalier, recouvrant le cheval lors des cortèges, des tournois, etc.


E


Estoc.
- Frapper d’estoc, c’est frapper avec la pointe de l'épée, par opposition à la frappe de taille.
- Épée de la fin du Moyen Âge sans tranchant, mais avec une pointe acérée.


F



G


Garnison. Une garnison est le corps de troupe stationné dans une place forte afin de la défendre contre un ennemi éventuel.
Par extension, le mot désigne les unités stationnées dans une ville, même non fortifiée. Une ville de garnison est une commune où une unité militaire est implantée à titre permanent, dans la plupart des cas à l’intérieur d’une ou plusieurs casernes. Lorsqu’aucun bâtiment civil ne figure entre les casernes et leurs dépendances, on parle de camp militaire.


H


Héraut. Officier chargé de porter les déclarations de guerre, demande de trêve, de paix, les sommations. Il règle les cérémonies et les jeux. Spécialiste de l’héraldique, il contrôle le titre de noblesse des chevaliers.


I



J



K



L


Lance :
- la lance est un terme générique désignant une arme d'hast, (voir la page Dictionnaire des armes individuelles) ;
- la lance peut aussi désigner une petite formation de combattants montés (à cheval).
Ainsi, au Moyen Âge, une lance était composée d’un homme d’armes (ou sergent d’armes) armé entre autres d'une lance, d’un coutillier, de deux archers, d’un valet, et d’un page ou écuyer, tous à cheval mais combattant suivant les cas à pied. Soit pour cent lances, six cents hommes par compagnie d’ordonnance.
L’homme d’armes qui était le commandant de la lance devait être équipé d’un harnois blanc (armure de plates), d’une épée et d’une lance (qui donne son nom à la formation).
Le coutillier devait être équipé d’un casque, d’une protection de corps (brigandine, jaque, etc.), de jambières, d’une épée, d’une dague et d’une arme d’hast.
Les archers étaient équipés de casques appelés salades, de protections de bras, d’arcs ou d’arbalètes. Il est possible qu’ils puissent manier aussi une arme d’hast.
Le page et le valet n’avaient pas un rôle militaire. Ils s’occupaient de l’intendance. Le valet avait aussi la garde des bagages et même s’il ne se battait pas il devait pouvoir se défendre en cas de percée adverse.
L’homme d’armes n’était pas nécessairement noble, il s’agissait d’une personne qui avait les moyens de fournir l'équipement demandé. Il n’est donc pas rare de voir dans les rangs des archers ou des coutilliers des nobles qui ne pouvaient se payer l’armure qui était extrêmement chère.
On pense que généralement, les hommes d’armes combattaient à cheval, faisant le rôle de force de frappe. Les coutilliers étaient démontés pour manier l’arme d’hast et les archers étaient montés ou démontés, selon les besoins du commandant de l’armée.

Leude. Les leudes étaient des membres de la haute aristocratie durant le Haut Moyen Âge. Ils étaient liés au roi par un serment (le leudesamium) et des dons.

Lice. C’est un mot d’origine francisque (listja), qui s’utilise généralement au pluriel, “les lices” :
- à l’origine, les lices étaient des palissades construites en bois qui entouraient les maisons-fortes puis plus tard les châteaux forts ; par enchaînement, les lices désignent aussi l’espace entre les remparts et cette enceinte ;
- en architecture médiévale militaire, les lices sont des espaces intermédiaires délimités par les deux remparts d’un château fort ;
- ce nom a ensuite servi à désigner tout champ ou terrain clos destiné à des tournois, des joutes ou autres exercices en plein-air ; ces différents usages ont donné naissance à l’expression, “entrer en lice”, qui signifie “entrer en compétition” ;
- par déviance, il désigne aussi la barrière séparant les jouteurs sur le terrain du même nom, elle s’écrit au singulier (la lice).


M


Mercenaire. Un mercenaire est un combattant étranger aux parties en conflit, spécialement recruté dans le pays ou à l’étranger et qui prend une part directe aux hostilités. Ce combattant doit également avoir un avantage personnel à participer à ce conflit, qui prend souvent la forme d’une rémunération nettement supérieure à celle de ses homologues de l’armée régulière.


N


Noblesse. Classe sociale constituée par les nobles. Noblesse d’épée, acquise au Moyen Âge par des services militaires. Noblesse de robe, formée de bourgeois anoblis grâce aux fonctions et aux charges qu’ils avaient exercées.


O


Olifant, oliphant. Accessoire de communication sonore de guerre ou de chasse. Sorte de grand cor taillé dans une défense d'éléphant.

Ost, host. Armée à l’époque féodale. Service d’ost, service militaire que les vassaux devaient à leur suzerain, généralement de 40 à 60 jours, au delà le suzerain devait payer ses vassaux.


P


Pennon, penon, penoncel. Signe distinctif de certain chevalier, qui sont donc appelé chevalier à pennon. Constitué d'un étendard en tissu triangulaire fixé sur une hampe. Le chevalier à pennon est le vassal d'un chevalier banneret.

Poliorcétique. Le terme poliorcétique vient du grec poliorketikos, qui désigne ce qui est relatif à la technique du siège des villes et places fortes, ou l’art et la technique du siège. On l’applique aussi à la défense des places fortes contre les sièges. Elle fait partie la castellologie.


Q


Quintaine. Mannequin d’entraînement monté sur un pivot qui, lorsqu’on le frappait maladroitement avec la lance, tournait et assénait un coup sur le dos de celui qui l’avait frappé.


R


Routier. Mercenaires recrutés dans une Grandes Compagnies, appelés ainsi parce qu’ils parcouraient les routes du pays en bandes plus ou moins organisées et souvent peu disciplinées, vivaient de pillage et de rançons en temps de paix ou de trêve. On leur donne aussi le nom de brigands.


S


Sénéchal. À l’origine ce terme désigne le doyen/chef des serviteurs, au fil du temps il désigne un officier au service du roi, d’un seigneur, d’un membre du clergé dans différentes fonctions.

Siège. Tactique militaire consistant à cerner et isoler une place forte, jusqu’à sa reddition.

Suzerain. Dans le système féodal, le suzerain est un seigneur qui octroie un fief à son vassal lors de la cérémonie de l’hommage.


T


Taille :
- frapper de taille, c’est frapper avec le tranchant de l’épée, par opposition avec la frappe d’estoc ;
- tranchant d’une lame d’épée.

Tournoi. Fête guerrière où les chevaliers s’affrontaient avec des armes courtoises.

Truste, trustis. Compagnonnage guerrier d’hommes libres, chez les Francs. Ils constituaient sous le nom d’anstrustions, une garde d’honneur des chefs.


U



V



W



X



Y



Z




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