STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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dimanche 19 janvier 2014

La fronde et les armes similaires

La fronde

La fronde est une arme individuelle de tir, qui fut employée jusqu’à la fin du Moyen Âge, qui utilise la force centrifuge. Il ne faut pas la confondre avec le lance-pierre, constitué d’un élastique, au bout d’un manche en forme de Y.
La fronde se compose d’un réceptacle ovale souple parfois ouvert, prolongé à chaque extrémité par une lanière de même longueur et dont l’une est parfois terminée par une boucle. Dans le réceptacle on place le projectile, appelé balle de fronde, constitué d’un matériau dur et dense, généralement un caillou, une balle de terre cuite ou de métal (plomb, par exemple).
Les frondes sont fabriquées habituellement en cuir et/ou en corde de fibre végétale, il semble aussi que des boyaux, des nerfs d’animaux ou du crin aient été utilisés.
Les balles en métal, sont coulées au moule, en forme d’olive très allongée. Une fois la balle placée dans la poche, le lanceur tenant les deux sangles dans une main la fait tournoyer, sur le côté ou au-dessus de sa tête, puis lâche une des lanières à un moment précis. Le projectile ainsi libéré, part vers la cible avec une vitesse initiale égale à la vitesse précédemment acquise pendant le mouvement circulaire.
C’est une arme considérée indigne d’être utilisée par la chevalerie. Elle fait partie de ces armes qui permet à un pleutre de tuer à distance (théoriquement sans risque) un preux chevalier. Sur la plupart des iconographies, les frondeurs sont habillés simplement et sans protection, ce sont donc des gens du peuple.

Les projectiles
Balle de fronde en plomb :

Balle de fronde en pierre :

Les maîtres de la fronde

La fronde a eu un rôle très remarquable dans l’histoire des Îles Baléares. Il serait impensable de pénétrer dans la mémoire des Îles Baléares sans faire référence aux foners balears (frondeurs baléares) puisque le mot baléare signifie littéralement maître du lancement.

Il est plus que probable que les premiers habitants de l’archipel des Baléares connaissaient l’usage de la fronde à leur arrivée sur place. Les plus anciens restes trouvés à Majorque peuvent dater de 4500 ans avant J.C, à l’époque énéolithique, période de transition entre le néolithique et l’Âge de bronze, époque durant laquelle sont apparus les premiers objets en cuivre. On peut donc situer l’arrivée des premiers habitants à cette époque.

Concernant l’origine du nom des Îles Baléares, certains auteurs disent qu’il viendrait des Romains. Mais si nous écoutons Plinius et d’autres auteurs classiques, le mot Baléares comme île des frondeurs existait déjà bien avant l’arrivée des Romains. Aussi bien Diodore que Servio, comme d’autres anciens historiens, affirmaient que le mot Balear venait du verbe grec ballein qui signifie : lancer. Là, l’étymologie semble donc évidente surtout connaissant l’habilité spécifique des habitants de l’archipel. Et, de plus, il est étrange de remarquer que quand les Grecs et, plus tard, les Romains arrivèrent sur les îles, ses habitants s’appelaient déjà eux-mêmes Baléares, c’est-à-dire frondeurs.
Les Grecs appelèrent les îles de Majorque et Minorque Gymnesias, l’île d’Ibiza Pitiusa et l’île de Formentera Offusa. Si les deux dernières signifient respectivement île des pins et île des serpents, Gymnesias veut dire île des frondeurs, en Grèce les Gimnetas étaient les soldats de l’infanterie auxquelles appartenaient les frondeurs. Hesiquios d’Alexandrie VIe siècle, dans son dictionnaire, donne cette définition du mot Gimneta : un gimneta est celui qui ne porte pas d’armes, soit parce qu’il est un frondeur, soit parce qu’il lutte nu.
Mais, suivant les plus récentes études concernant l’origine du mot, on peut conclure que Baléare ne vient pas du grec mais plutôt de l’ancien phénicien. Dans cette ancienne langue le verbe lancer était yaroh et le mot ba’lé voulait dire maîtres de, En unissant les deux concepts on obtient le mot ba’lé yaroh qui, au pluriel, signifiait les maîtres du lancement et sa prononciation était un phonème très semblable à baléare.
La présence phénicienne étant antérieure à la présence grecque on peut comprendre qu’à l’arrivée de ces derniers sur l’archipel, les habitants s’appelaient eux-mêmes baléares. Il parait donc clair que le nom actuel des Îles Baléares veut dire les îles des maîtres du lancement, c’est-à-dire les îles des frondeurs.

Depuis leur plus jeune âge les habitants de l’île étaient initiés au maniement de la fronde pour lequel on les obligeait continuellement à se perfectionner. Comme exemple, on peut souligner le fait que les mères pendaient la nourriture à une branche et les enfants ne pouvaient manger que s'ils arrivaient à la faire tomber d’un tir juste.
Ils allaient toujours armés de trois frondes, une petite, autour du cou, qu’ils utilisaient pour des courtes distances, une autre, autour de la taille, pour lancer des projectiles de plus grosse taille ou bien pour des tirs à longue distance et la troisième, celle qui par sa taille était plus maniable, qu’ils tenaient toujours à la main.

La formidable adresse des frondeurs des îles a été largement louée et admirée par de grands historiens aussi bien grecs que romains. Leur grand courage au combat et leur spectaculaire habilité les ont rendu célèbres tout autour de la Méditerranée. Ils participèrent à la guerre greco punique comme mercenaires pour les Phéniciens, ayant été décisif leur rôle pendant la guerre de Sicile contre l’Empire Grec. Une fois finit le litige greco punique sur le sol sicilien, commença alors la rivalité entre Carthage et Rome. Les relations entre les deux empires furent cordiales jusqu’à ce que Rome devienne une puissance navale et commerciale, étendant son influence au-delà de la Péninsule Italique. Il ne fallut pas très longtemps pour que Rome pénètre sur les territoires carthaginois de Sicile provoquant ainsi les logiques frictions de caractère économique et politique entre les deux. Ceci aboutit à la première guerre punique dans les eaux de la mer Tyrrhénienne.
Les Romains, connaissant le passé guerrier des Baléares, ont continué à réclamer leurs services pour leur infanterie légère. On remarquera que Jules César, pendant les guerres de la Gaule, amena, parmi ses troupes, des frondeurs baléares.
Les frondeurs baléares luttèrent comme mercenaires durant les deux premières guerres puniques (mais pas pendant la troisième). Ils le firent au côté d’Hamilcar Barca, sous les ordres de son gendre Hasdrubal mais aussi, plus tard, lors du grand exploit de son fils Hannibal qui, repoussant la grande armée romaine de la Péninsule Hispanique, a réussi à l’acculer au plus profond de son propre empire.

Le rôle que jouaient les frondeurs sur le champ de bataille consistait à commencer le combat en même temps que les archers. Avec leur terrible coup de corde, ils étaient capables de mettre en pièces les boucliers et les armures, leurs projectiles arrivants plus loin et avec plus de précision que les flèches des archers. Les projectiles utilisés étaient de toutes sortes, depuis des pierres jusqu’à un demi kilo (parfois ils en lançaient même deux) jusqu’à de petites balles de métal de forme ovoïde au centre desquelles ils avaient l’habitude de graver des prières. Ces gravures pouvaient être des éloges au général que dirigeait la troupe ou bien elles pouvaient porter des injures contre les ennemis ou encore elles pouvaient faire référence à n’importe lequel de leurs dieux.

Jamais ils n’acceptèrent en contrepartie de l’argent ou des objets de valeur car, sur leur île, ils étaient convaincus que l’argent n’amenait que des complications et des problèmes. Pour leurs services, ils furent toujours payés en nature. Ils échangeaient leur courage et leur habileté pour des marchandises qui manquaient sur l’île et auxquelles ils tenaient beaucoup tel que l’huile, le vin et surtout les femmes pour lesquelles, semble-t-il, ils avaient une véritable dévotion. Les historiens racontent que, quand les pirates prenaient des otages durant leurs incursions, les habitants de l’île acceptaient l’échange de trois hommes pour chaque femme enlevée.

Pendant plus de deux cents ans les Baléares ont contribué aux victoires des Carthaginois. La défaite de Zama mit fin au glorieux chapitres de l’épopée des frondeurs baléares. Ils ne participèrent pas pendant la troisième guerre punique (151 à 146 avant J.C.) et ils furent toujours absents de toute campagne de guerre jusqu’à l’arrivée à Majorque du Consul Romain Quintus Cecilius Metelus qui fit la conquête des Îles Baléares en 123 avant J.C.
Il semble que les anciens historiens se sont mis d’accord sur la motivation de Rome pour conquérir les îles, il fallait en finir avec la piraterie de la Méditerranée dont une de ses principales bases se trouvait sur les Îles Baléares.
Pour pouvoir pénétrer dans l’île ils durent inventer le premier bateau cuirassé de l’histoire en recouvrant de cuir leurs vaisseaux puisque les frondeurs étaient capables de les couler en lançant les pierres à la ligne même de flottation. Deux ans plus tard Cecilius Metelus mit enfin les îles sous sa domination. À chacune des deux extrémités de l’île de Majorque, il fonda les villes de Palmaria et Pollentia transformant cette dernière, vu qu’elle faisait face à Rome, en capitale. Les Baléares de l’époque romaine n’étaient plus les habitants sauvages qui, des siècles avant, habitaient dans des tas de pierres (villages talayotiques). Leur intégration fut telle que, selon l’historien Strabon, les îliens inventèrent la toge qui sera destinée à être la tenue de gala des habitants de Rome et le symbole de leur citoyenneté.

Cette guerre fut une des dernières prouesses des frondeurs baléares décrites dans l’histoire. L’épopée des frondeurs baléares, devenus gimnetas, avait été documentée pendant plus de quatre cents ans. Mais, sûrement, elle continua pendant un certain temps. Puis les îles se remplirent d’oliviers et de vignes donnant ainsi naissance au commerce du vin, lequel fut très réputé pour sa bonne qualité, au commerce du blé, de figues sèches, de bétail et surtout au commerce du pourpre (produit extrait du murex, un mollusque abondant dans les îles). Les villes de Pollentia et Palma furent habitées par des citoyens romains de plein droit et leurs administrations furent organisées. Pour la première fois il y eut des écoles. La vie changea et de nouvelles occupations et de nouvelles fonctions attirèrent l’attention des Baléares, qui peu à peu laissèrent de côté la fronde qui, transformée en instrument de jeu d’adresse ou de sport ou encore en outil de bergers, est arrivée jusqu’à nos jours grâce à eux.

Source : le livre ELS FONERS BALEARS (Les frondeurs baléares)
Auteur : Joan Nadal Cañellas
Traduction : Marie-Claire Castéla


Apprentissage

Avant de voir l’apprentissage, l’un de nos contributeurs, ancien moniteur de tir, vous propose de voir quelques consignes de sécurité.

1) La fronde (ainsi que le fustibale et autres engin de tir) est une arme. Son usage comporte des risques potentiellement mortels. Attention, c’est parfois quand on se croit expérimenté que l’on devient dangereux (pour soi, et pour autrui).
2) Pour débuter, utilisez une balle de caoutchouc ou une balle de tennis.
3) Le port d’un casque est à envisager lors des premiers tirs avec des projectiles réels, il vaut mieux avoir l’air c.. que d’être mort ou blessé (en plus, ça dure moins longtemps).
4) La zone de pratique doit être dégagée sur au moins 200 m à la ronde.
5) Les personnes présentes doivent être à l’abri derrière un mur ou un tronc d’arbre.
6) Si un ou plusieurs enfants sont présents, un adulte au minimum (suivant le nombre d’enfants) doit les surveiller car ils ne sont pas conscients du danger. Si c’est l’adulte qui tire, un autre surveille.
7) Si des enfants doivent tirer, insistez bien sûr les règles de sécurité, qu’il faudra leurs expliquez plusieurs fois.
8) Les personnes présentes doivent être en mesure de prodiguer les premiers soins et d’alerter les secours.
9) N’oubliez pas que votre responsabilité peut être engagée en cas d’accident :
   a) Pour votre responsabilité civile, contactez votre assureur et vérifiez sur votre contrat que vous êtes couvert pour cette activité.
   b) Pour votre responsabilité pénale, vérifier la législation de votre pays (et trouvez un bon avocat).
   c) Quant à votre responsabilité morale, pas de solution, vous serez toujours face à votre conscience, alors agissez au mieux.

1 Prise en main
a) si votre fronde a une petite boucle, passez la autour de l’index de la main droite si vous êtes droitier.
b) si votre fronde a une grande boucle, passez la autour du poignet droit si vous êtes droitier.
Prenez l’autre bout de la fronde entre l’index (où est passé la boucle) et le pouce. Placez la balle dans le réceptacle, avec la main gauche, et maintenez ainsi la balle jusqu’au début de la rotation de la fronde.

2 Position de tir
Pour les droitiers, avancez le pied gauche en direction de la cible.
Le bras gauche tendu, montez le à hauteur des yeux, en direction de la cible que vous visez.
Pour les gauchers, c’est la position inverse.

3 Mouvement de projection
Avec une légère impulsion, faites tourner la fronde au-dessus de la tête ou sur le côté, dans le sens des aiguilles d’une montre. Généralement on fait 3 tours. Le mouvement de rotation doit se faire avec la main et le bras.
Vous pouvez vous aider en visant avec la main devenue vide.
Lâchez la lanière entre le pousse et l’index, afin de libérer la balle de fronde expulsée par la force centrifuge.
Seul l’expérimentation vous permettra de savoir quand lâcher la fronde, ne chercher pas à calculer, c’est votre cerveau qui dictera ce déclic par la force d’un l’entraînement assidu.
Dans les premiers temps, visez des cibles très proches, car il est plus important de tirer juste plutôt que tirer loin.


Entraînement

Entraînement au tir à la fronde.


Utilisation au Moyen Âge

Depuis l’Antiquité jusqu’à la fin du Moyen Âge, il semble que les frondes et fustibales aient été utilisées conjointement avec les arcs. Utilisateurs de même origine ou même niveau social, portés de tir similaires et dégâts relativement identiques.
Sur le champ de bataille, ils se positionnent souvent derrière les cavaliers et fantassins qu’ils pouvaient couvrir par des tirs paraboliques sur l’ennemi avant la mêlée.
Les frondes et fustibales sont aussi utilisées pour la défense et l’attaque de fortifications.

On retrouve bien sûr ces armes sur les navires, où elles sont encore plus efficaces si l’on construit une tour pour augmenter la portée de tir.

Il existe un débat quant à l’emploi exact des frondeurs :
- pour une partie des historiens, la fronde servait à faire un tir sur zone, sans viser précisément, son efficacité venant de la concentration du tir de plusieurs frondeurs et de la rapidité du tir (comparé souvent à celui des archers anglais de la guerre de Cent Ans) ;
- pour d’autres historiens, qui ne contestent pas cet usage, la fronde pouvait aussi tirer avec une précision suffisante, à la guerre comme à la chasse.

Bien entendu, la fronde est aussi utilisée pour la chasse comme on le voit sur cette partie de la tapisserie de Bayeux ci-dessous (excusez moi, l’image est floue, promis j’en mets une de meilleur dès que je peux).


Utilisation moderne

La fronde est encore utilisée, par certains bergers du pourtour méditerranéen (comme au Maroc, ou en Andalousie), pour diriger leurs troupeaux.
Pendant l’Intifada (la guerre des pierres qui désigne couramment les récentes campagnes palestiniennes dirigées contre l’occupation militaire israélienne), la fronde a été utilisé, certes moins souvent que le lance-pierre ou le lancement à la main, mais on peut en voir quelques photos.

On trouve aussi un usage plus ludique sur les Îles Baléares, où la Fédération Baléare de tir à la fronde a remis son usage au goût du jour par l’intermédiaire d’activité sportive.


Héraldique


O.G.M. (Outil de Guerre Modifié)

Présentation d’arme et de machine de guerre qui descende (génétiquement) de la fronde par l’usage de la force centrifuge.

Biffa. Machine de guerre offensif, c’est une variante du trébuchet, plus léger et plus mobile qui portait également le nom de couillard (voir ce terme).

Bricole, brigole. La bricole est une machine de guerre plutôt défensive. Amélioration de la pierrière, mais la traction en est facilitée par l’ajout d’un contrepoids. Il envoyait des projectiles de 10 à 30 Kg jusqu'à 80 m. Une équipe entraînée peut atteindre la cadence de 1 tir par minute. C’est cet engin qui est à l’origine de l’expression s’attirer des bricoles.
Son apparition date du XIIe siècle. Elle sera utilisée jusqu’au XVe siècle.
C’est d’ailleurs une pierre lancée par une bricole qui a atteint et tué Simon de Montfort au siège de Toulouse.
Par métonymie, la bricole est l'arsenal où l'on entrepose les munitions, la poudre, les pierres de machines de guerre.

Couillard. Le couillard est une machine de guerre offensif, utilisé au Moyen Âge pour détruire les fortifications. C’est une variante du trébuchet, plus petit, plus léger et plus mobile qui portait également le nom de biffa.
Cet engin est composé d’une longue perche placée sur un axe. À l’une de ses extrémités, on trouve deux huches ou bourses (d’où son nom) servant de contrepoids. Les projectiles sont placés à l’autre extrémité de la perche, dans un réceptacle rappelant une fronde.
On abaisse l’extrémité où se trouve le réceptacle au moyen de cordes, puis on place le projectile dans la fronde et on relâche le tout. La portée d’un tel engin dépassait la centaine de mètres.
Entre 8 et 16 personnes étaient nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de cette arme de siège, avec une cadence de tir pouvant atteindre les 10 coups/heure. De nos jours, quelques couillards ont été reconstruits pour des reconstitutions, en France, à Larressingle dans le Gers ou au château de Calmont d’Olt dans l’Aveyron, à Provins en Seine-et-Marne, et aux châteaux des Baux-de-Provence et de Tiffauges où le couillard effectue quotidiennement de véritables tirs de démonstration.

Fronde à manche. voir fustibale.

Fustibale. Le fustibale (fustibalus en latin, fustis signifiant bâton) est une arme de tir individuelle, directement inspirée de la fronde. Constituée d’une fronde fixée à un manche en bois de 1,20 m environ qui en augmente la puissance par effet de levier. Sur les différentes représentations on trouve des lanières de diverses longueurs.

Mangonneau. Le terme mangonneau désigne une machine de guerre offensive médiévale, un engin de siège utilisé pour lancer des projectiles de 100 kg à 150 m contre les murs des fortifications, à une cadence de 1 à 2 tirs par heure.
Le contrepoids était fixe, dans le prolongement du bras de levier qui passait à la verticale dans un déplacement irrégulier et brusque qui donnait une mauvaise précision de tir. Il s'agit du premier engin uniquement à contrepoids. Il était nécessaire d'utiliser un treuil pour rabattre le bras de levier à l'horizontale. Il a été utilisée jusqu'au XVe siècle.

Pierrière. La pierrière est une machine de guerre plutôt défensive. Constituée d’un levier au bout duquel est fixée une fronde contenant le projectile, elle utilise le même principe de fonctionnement que la fustibale en n'utilisant que la force humaine. Les projectiles sont assez légers entre 3 et 12 Kg pour une portée de 50 m environ, à une cadence de tir de 1 coup par minute. Elle est mise en œuvre en tirant sur l’autre extrémité du levier. Elle était aussi appelée l’arme des femmes puisque les femmes et les enfants en étaient souvent les servants.

Trébuchet. Le trébuchet fait partie des machines de guerre dites à contrepoids. L'amélioration par rapport au mangonneau résidait dans le contrepoids mobile qui rendait le tir plus précis. Il s’agit d’un engin de siège qui a été utilisé au Moyen Âge, pour détruire les fortifications. Il est appelé trébuchet à contrepoids afin de le différencier d’une arme à traction, une version primitive de l’engin où la force de propulsion était fournie par des hommes et non par un contrepoids.
Le trébuchet à contrepoids est apparu dans la première partie du XIIe siècle dans les pays du pourtour méditerranéen à la fois dans les terres chrétiennes et musulmanes. Il pouvait lancer des projectiles de 140 kg à près de 200 m, à une cadence de 1 à 2 tirs par heure. Dans certaines circonstances, des cadavres infectés par différentes maladies ont été catapultés dans les villes dans le but de propager des épidémies parmi les assiégés, il s’agit d’une variante médiévale de la guerre biologique. Il ne deviendra obsolète qu’au XVIe siècle, bien après l’introduction de la poudre à canon. Le trébuchet est beaucoup plus précis que les autres catapultes du Moyen Âge.

Trébuchet à flèches. Trébuchet dessiné par l'architecte du XIIIe siècle, Villard de Honnecourt, qui semble étudié pour lancer des pieux voire des troncs épointés dans le but de détruire portes, toitures, ou fortifications légères.



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