STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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lundi 20 janvier 2014

Les armes dans le langage courant

Voir aussi l'article Les épées dans le langage courant.
Voir aussi l'article Les couteaux dans le langage courant. Voir aussi l'article Les armes à feu dans le langage courant.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z




A


Accolade, acolée en langue d'oïl. Coup du plat de l'épée donné sur le cou d'un chevalier, lors de son adoubement. Se donnait parfois avec la main.

Être à l’affût :
- pour un chasseur ou un soldat, être camouflé afin d’épier et surprendre sa proie ou son ennemi ;
- au figuré, surveiller et attendre le bon moment pour faire quelque chose.

Aller/partir/courir flamberge au vent. Attaquer sans réfléchir. Au figuré flamberge au vent est à remplacer par pénis au vent (découvert).

Anicroche :
- arme d’hast du Moyen Âge ;
- au sens figuré, problème plus ou moins important. Exemples : chercher des anicroches, faire des anicroches, il n'y a pas d'anicroches.

Bouclier anti-émeute. Utilisé par les forces de police dans la lutte anti-émeute où il sert de protection contre les jets, mais aussi comme appui afin de repousser les manifestants (porté habituellement par les seuls policiers en première ligne). Il est en général transparent ou avec une fenêtre transparente afin de permettre la vision tout en se protégeant. Certains modèles métalliques sont pourvus de trous pour la vision.

Bouclier antimissile. Ensemble de dispositif permettant de chercher, trouver, suivre et neutraliser des missiles.

Appuyer une touche. Appuyer l'arme sur le corps de son adversaire après l'avoir touché.

Trait d’arc, ou d’arbalète. Portée de tir d’un arc, ou d’une arbalète.
Toutes les fois qu’il est question, dans les auteurs, de la portée du trait, on doit entendre la distance à laquelle un homme lançait à la main un trait ou un javelot , BUFF. , Hist. min. introd. Oeuv. t. VII, p. 213
À deux traits d’arc de la proue, un rocher lisse et vert s’élevait à pic au-dessus des flots , CHATEAUBR. , Mart. liv. XIX.

N’être pas grand arbalétrier. Ne pas être d’une constitution forte et vigoureuse ou pour marquer que ce n’est pas un homme habile.

Avoir plusieurs cordes, ou plus d’une corde à son arc :
- avoir plusieurs solutions ;
- avoir de nombreuses ressources pour se tirer d’affaire, pour réussir.

Trait d’arc, ou d’arbalète. Portée de tir d’un arc, ou d’une arbalète.
Toutes les fois qu’il est question, dans les auteurs, de la portée du trait, on doit entendre la distance à laquelle un homme lançait à la main un trait ou un javelot , BUFF. , Hist. min. introd. Oeuv. t. VII, p. 213
À deux traits d’arc de la proue, un rocher lisse et vert s’élevait à pic au-dessus des flots , CHATEAUBR. , Mart. liv. XIX.

La flèche d’un arc. En géométrie, le segment de droite reliant le milieu d’un arc de cercle et le milieu de sa corde.

L'argument du bâton. Pour convaincre, on emploie la force. Pour tout argument on distribue des coups de bâton.

Arme blanche. Arme munie d’une lame métallique. Nom donné aux armes faites en “fer blanc”, par opposition aux métaux dorés ou bronzés.

Passer l’arme à gauche. Mourir. Plusieurs origines possibles, dont la tradition des duellistes (droitiers comme la plupart des humains) était de passer son arme dans main gauche pour cesser le combat afin de s'avouer vaincu.

Arme de main. Armes destinées à une action directe, elles comprennent les armes de choc (masse d'arme), les armes tranchantes (sabre) et les armes aiguës (fleuret).

Armé jusqu’aux dents. Fortement armé, en parlant d’une personne, ou un lieu (par anthropomorphisme ou par métonymie).

Un empire fondé par les armes a besoin de se soutenir par les armes. Citation de Montesquieu.

Que les armes cèdent à la toge. Pour signifier qu’un gouvernement militaire (représenté par les armes), doit laisser sa place à un gouvernement civil (représenté par la toge).

Armer son bras :
- être prêt à se battre ;
- se préparer au combat, se préparer à une action.

Armer un coup. Prendre de l’élan avec le bras armé juste avant de donner un coup.

Défaut de l'armure. Intervalle sans protection entre les parties de l’armure, notamment aux articulations.

Fausser une armure. La déformer par un choc sans la percer.

Fendre l'armure. Au figuré, se dévoiler, montrer son côté humain, révéler ses faiblesses. En particulier, laisser voir la personne privée cachée derrière le personnage public.

Le Bouclier arverne. Album de bande dessinée de la série Astérix.

Bouclier automobile. Parfois appelé bas de caisse, partie de la carrosserie d'une automobile situé à l'avant et en dessous du pare-chocs, réalisée en général en matériau synthétique.

Avoir de la main. Contrer les attaques et parades, finement et avec adresse.

Avoir des bricoles. Avoir des problèmes, des ennuis. Comme une place forte bombardée par une bricole.

Avoir plusieurs cordes, ou plus d’une corde à son arc :
- avoir plusieurs solutions ;
- avoir de nombreuses ressources pour se tirer d’affaire, pour réussir.


B


Mener à la baguette. Expression provenant d’une époque où les chefs militaires dirigeaient leurs troupes avec une épée, perçue de loin comme une baguette. De nos jours, cela veut dire commander avec dureté.

Mettre la baïonnette au bout du fusil. Se préparer à se battre.

Cracher au bassinet. Payer contre son gré, par obligation. Sorte de raquette mené par des soldats désœuvrés qui tendent leur casque (appelé bassinet), pour y recevoir le fruit de leur raquette.

Un cheval de bataille :
- cheval de grande qualité, entraîner pour servir au combat ;
- argument sur lequel on s’appuie le plus fortement, ou que l’on met au premier plan ;
- sujet de polémique récurrent.

L'argument du bâton. Pour convaincre, on emploie la force. Pour tout argument on distribue des coups de bâton.

Batteur de fer. Celui qui fait un métier de l’escrime, qui passe sa vie dans les salles d’armes.

Batteur d'estrade. Éclaireur, soldat détaché d’une troupe pour aller à la recherche de renseignement. De façon familière, désigne un aventurier qui court les grands chemins.

Battre le fer :
- combattre un adversaire à l'aide d'une épée. Voir ferrailler ;
- utiliser souvent des armes, s’entraîner à leurs maniements ;
- au figuré, il y a longtemps qu’il bat le fer, il y a longtemps qu’il étudie, qu’il exerce sa profession.

Battre en brèche :
- frapper une enceinte avec un bélier, une catapulte, un canon pour effectuer une brèche ;
- au figuré, attaquer violemment et sans cesse une personne, une idée, un concept, pour l'ébranler.


Se battre du bec et des ongles. Se battre férocement en utilisant tous les moyens.

Bouclier biologique. Bouclier dont l’objet principal est de réduire les rayonnements ionisants à un niveau admissible du point de vue biologique.

Tirer au blanc, ou tirer au but. Atteindre l’objectif, ne pas confondre avec tirer à blanc.

Arme blanche. Arme munie d’une lame métallique. Nom donné aux armes faites en “fer blanc”, par opposition aux métaux dorés ou bronzés.

Viser juste, avoir la bonne visée. Avoir le bon objectif en tête, ne pas se tromper de but.

Appuyer la botte. Appuyer avec insistance l’arme contre le corps de son adversaire après l’avoir touché.

Botte de Nevers. Coup particulier où le Duc de Nevers toucha son adversaire au front après une succession de parades de tierce et de prime.

Pousser, porter une botte. Au sens figuré, interpeller, ou agresser verbalement quelqu’un de façon imprévue.

Botte secrète. Coup d'épée dont la parade est inconnue de l’adversaire. Au figuré, astuce pour vaincre un adversaire.

Être droit dans ses bottes. Ne pas plier, face à l'adversité, garder une attitude ferme et déterminée. Avoir la conscience tranquille ou en avoir l’apparence.

Bruit de bottes. Menace de coup d'État militaire, menace de guerre.

Levée de boucliers :
- démonstration par laquelle les soldats romains témoignaient leur résistance aux volontés de leur général ;
- au figuré, manifestation d’opposition violente et générale d’un groupe vis-à-vis d’une autorité ou d’une personne dont on critique les décisions, les opinions, etc.

Bouclier anti-émeute. Utilisé par les forces de police dans la lutte anti-émeute où il sert de protection contre les jets, mais aussi comme appui afin de repousser les manifestants (porté habituellement par les seuls policiers en première ligne). Il est en général transparent ou avec une fenêtre transparente afin de permettre la vision tout en se protégeant. Certains modèles métalliques sont pourvus de trous pour la vision.

Bouclier antimissile. Ensemble de dispositif permettant de chercher, trouver, suivre et neutraliser des missiles.

Le Bouclier arverne. Album de bande dessinée de la série Astérix.

Bouclier automobile. Parfois appelé bas de caisse, partie de la carrosserie d'une automobile situé à l'avant et en dessous du pare-chocs, réalisée en général en matériau synthétique.

Bouclier biologique. Bouclier dont l’objet principal est de réduire les rayonnements ionisants à un niveau admissible du point de vue biologique.

Bouclier de Brennus. Trophée décernée à l’équipe victorieuse du championnat de France de rugby à XV.

Bouclier de fortune. Protection improvisée avec ce que l'on a sous la main.

Bouclier du désert. En américain, Desert Shield est le nom de l'opération militaire initiale durant la guerre du Koweït (1990-1991).

Bouclier fiscal. Le bouclier fiscal est apparu récemment, bien mystérieux et inaccessible pour le petit peuple (vous savez, celui d'en bas).

Bouclier humain. Civil ou groupe de civils placés à proximité de cibles potentielles, afin de dissuader l’ennemi de les attaquer.

Bouclier législatif. Bouclier qui est voté par le législateur pour ce protéger, protéger les lobbys et plus (beaucoup plus) rarement le petit peuple. C'est le bouclier législatif, en option on peut utiliser le bouclier fiscal.

Bouclier tactique. Bouclier utilisé par des unités d'intervention spécialisées notamment lors d'assaut en intérieur avec peu de couvertures disponibles. Ils permettent d'arrêter des munitions d'arme légère.

Bouclier thermique :
- bouclier destiné à assurer la protection thermique des régions externes au cœur d'une centrale nucléaire, par réduction du flux de rayonnements ionisants et du transfert de chaleur vers ces régions ;
- en astronautique, c'est une protection destiné à supporter l'échauffement cinétique d'un engin spatial qui rentre dans l'atmosphère.

Bouclier radioactif. Blindage entourant le cœur d'un réacteur nucléaire. Actuellement il n'y en a pas dans le Roussillon, ni les proches alentours.

Faire bouclier de son corps. Se mettre au-devant de quelqu’un pour le préserver des coups qui lui sont portés au sens propre comme au figuré.

L'Écu de Sobieski, l'Écu, le Bouclier, le Scutum. L'Écu de Sobieski est une des plus petites constellations située sur la Voie lactée à 10° en dessous de l'équateur céleste. Appelé Écu de Sobieski (Scutum Sobiescianumen latin en l'honneur du roi Jean III Sobieski de Pologne en 1690. Le nom latin officiel fut raccourcie en Scutum (Écu ou Bouclier).

Volcan bouclier. Type de volcan produisant des coulées de lave. Généralement c'est un vaste volcan plus large que haut, conique avec en son centre, un large cratère volcanique rempli de lave fluide, appelé lac de lave quand il est actif.

Mettre la baïonnette au bout du fusil. Se préparer à se battre.

Braquemart À l'origine une courte épée large à double tranchant qui par une analogie argotique désigne un pénis.

Le bras armé. Le bras qui tient une arme, appelé parfois bras fort. Au figuré, partie d’une organisation (parfois extérieur à celle-ci) qui sert à combattre ou se défendre.

Bras de fer :
- jeu ou sport entre deux personnes qui ayant posé le coude sur une table, l'avant-bras en l'air, se saisissent de la main de son opposant et cherchent à faire toucher la table par le bras adverse en le poussant. ;
- au figuré, conflit entre deux parties.

Bras raccourci :
- raccourcir le bras, signifiant replier le bras, l’expression qualifie un geste offensif exécuté avec une extension incomplète du bras ;
- ne pas confondre avec frapper quelqu’un à bras raccourcis, ou tomber sur quelqu’un à bras raccourcis qui signifie frapper quelqu’un le plus fortement possible. Dans ce cas, c’est les bras de chemises qui sont retroussés, donc raccourcis.

Bouclier de Brennus. Trophée décernée à l’équipe victorieuse du championnat de France de rugby à XV.

Brettailler :
- tirer souvent l’épée, se battre en duel à tout propos (batailler, ferrailler) ;
- par extension fréquenter les salles d’armes.

Bretteur :
- spadassin prêt à dégainer à la première occasion ;
- au sens figuré, quelqu’un qui aime se battre à l’épée.

Avoir des bricoles. Avoir des problèmes, des ennuis. Comme une place forte bombardée par une bricole.

Mettre en la bricole. Signifie tromper, à la fin du Moyen Âge.

Une bricole. Désigne un moyen détourné, habile ou malin, à la Renaissance, ce qui a donné le verbe bricoler (petit travail, ou bidouillage).

Bruit de bottes. Menace de coup d'État militaire, menace de guerre.


C


Que les armes cèdent à la toge. Pour signifier qu’un gouvernement militaire (représenté par les armes), doit laisser sa place à un gouvernement civil (représenté par la toge).

La chasse ne vaut pas la flèche. Le gain ne vaut pas l'investissement ou la mise.

Chausse-trape, chausse-trappe :
- piège constitué d’une pièce métallique de quatre pointes dont l’une se trouve nécessairement pointée vers le haut, que l’on semait sur un terrain pour blesser les chevaux et les fantassins ;
- trou qui cache un piège pour prendre les animaux malfaisants ;
- au figuré, piège tendu à quelqu’un.

Un cheval attelé en arbalète. C’est un cheval qui est attaché seul devant les deux chevaux de timon d’une voiture.

Un cheval de bataille :
- cheval de grande qualité, entraîner pour servir au combat ;
- argument sur lequel on s’appuie le plus fortement, ou que l’on met au premier plan ;
- sujet de polémique récurrent.

Être dans le collimateur. Être surveillé de très près de façon plutôt hostile que gentille. Le collimateur étant un dispositif optique militaire qui permet une visée précise sur un canon par exemple.

Comme une flèche. Sous entend très rapide.

Avoir plusieurs cordes, ou plus d’une corde à son arc :
- avoir plusieurs solutions ;
- avoir de nombreuses ressources pour se tirer d’affaire, pour réussir.

Lever les cornes. Se préparer à combattre, à se rebeller contre son supérieur.

Montrer les cornes. Se préparer à combattre.

Faire bouclier de son corps. Se mettre au-devant de quelqu’un pour le préserver des coups qui lui sont portés au sens propre comme au figuré.

Se mettre du côté du manche. Se mettre du côté du plus fort.

Sans coup férir. Du verbe férir, frapper avec un fer (une arme en fer) au Moyen Âge. Signifie sans avoir à se battre, sans aucune difficulté, sans rencontrer d'opposition.

Quart de vin ou coup de gnôle. Arme secrète donnée aux poilus avant de monter à l'assaut.

Coup de massue. Au figuré, surprise, étonnement.

Coupe-jarret. Spadassin utilisé pour les basses besognes.

Tomber comme un couperet. Arriver brusquement, éventuellement par surprise, avec des conséquences négatives. À l’origine, un couperet est un couteau à large lame, ce nom désignera plus tard la lame de la guillotine.

Aller/partir/courir flamberge au vent. Attaquer sans réfléchir. Au figuré flamberge au vent est à remplacer par pénis au vent (découvert).

Cracher au bassinet. Payer contre son gré, par obligation. Sorte de raquette mené par des soldats désœuvrés qui tendent leur casque (appelé bassinet), pour y recevoir le fruit de leur raquette.

Monter au créneau. S’engager dans un combat. Au figuré, s’engager dans un débat, dans une controverse.

Croiser le fer. Engager les épées, se battre à l’épée. Le croisement du fer, action de se mettre en garde contre son adversaire.

Défaut de la cuirasse :
- à l'origine, intervalle sans protection entre la cuirasse et les autres parties de l’armure, notamment aux articulations ; d'une façon générale, le terme de défaut de l'armure concerne toutes zones sans protection de l'armure ;
- au figuré, c'est le point faible de quelqu’un ou de quelque chose.

Endosser la cuirasse. Mettre sa tenue de combat, se préparer au combat. Se dit d'un noble de robe, ou un religieux qui prend les armes et se tourne vers le métiers des armes.

Être cuirassé :
- être équipé d'une cuirasse ;
- au figuré, être endurci (comme de la peau qui se serai transformée en cuir).

Être toujours cuirassé, bien cuirassé. Au figuré, être toujours bien préparé à tout.


D


En découdre. Se battre.

Défaut de l'armure. Intervalle sans protection entre les parties de l’armure, notamment aux articulations.

Défaut de la cuirasse :
- à l'origine, intervalle sans protection entre la cuirasse et les autres parties de l’armure, notamment aux articulations ; d'une façon générale, le terme de défaut de l'armure concerne toutes zones sans protection de l'armure ;
- au figuré, c'est le point faible de quelqu’un ou de quelque chose.

Dégainer. Sortir une arme de sa gaine, son fourreau ou son étui.

Être brave jusqu’au dégainer. Être courageux jusqu’au moment de se battre.

Déposer les armes. Indique que l’on renonce, que l’on abandonne. De tout temps, déposer ses armes au sol a toujours été un signe de reddition.

Bouclier du désert. En américain, Desert Shield est le nom de l'opération militaire initiale durant la guerre du Koweït (1990-1991).

À double tranchant. Pouvant avoir de très bonnes conséquences comme de très mauvaises, en parlant par exemple d’une solution possible à un problème.

Être droit dans ses bottes. Ne pas plier, face à l'adversité, garder une attitude ferme et déterminée. Avoir la conscience tranquille ou en avoir l’apparence.

Duel. Combat entre deux adversaires.


E


L'Écu de Sobieski, l'Écu, le Bouclier, le Scutum. L'Écu de Sobieski est une des plus petites constellations située sur la Voie lactée à 10° en dessous de l'équateur céleste. Appelé Écu de Sobieski (Scutum Sobiescianumen latin en l'honneur du roi Jean III Sobieski de Pologne en 1690. Le nom latin officiel fut raccourcie en Scutum (Écu ou Bouclier).

Être sous l’égide de quelqu'un. Être sous la protection de quelqu'un.
L’Égide est une arme présenté sous divers forme, offensive et/ou défensive appartenant à Zeus et parfois empruntée par Athéna.

Embrocher. Transpercer avec une arme blanche.

Émolu. Qui est bien aiguisé et/ou pointu, en parlant d'une arme blanche ou d'un outil.

Endosser la cuirasse. Mettre sa tenue de combat, se préparer au combat. Se dit d'un noble de robe, ou un religieux qui prend les armes et se tourne vers le métiers des armes.

Enferrer, s'enferrer. Percer ou transpercer quelqu'un (plus rarement un animal) avec le fer d'une arme blanche. S'enferrer, c'est se percer de l'épée de son adversaire, (exemple, il s'est enferré lui-même, ou ils se sont enferrés l'un l'autre.
Au sens figuré, s'enferrer c'est s'engager imprudemment par ses paroles ou ses actions dans une voie d'où on ne peut plus se dégager. C'est aussi dire des choses, qui vont contre nous.
Autre sens, enferrer c'est mettre au fer, emprisonner, lier quelqu'un avec des chaînes, des menottes ou autres.

Enfiler. Ancien terme, transpercer quelqu'un (plus rarement un animal) avec le fer d'une arme blanche.

Envoyer une flèche ou des flèches. Propos acerbe, piquant, voire vexant.

Esprit de fronde. Sentiment de révolte d’un groupe social contestant les institutions, la société, ou l’autorité.

Le sabre et l'esprit. Les deux seules puissances du monde d'après Napoléon.
« Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. À la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. »
Napoléon Ier.

Batteur d'estrade. Éclaireur, soldat détaché d’une troupe pour aller à la recherche de renseignement. De façon familière, désigne un aventurier qui court les grands chemins.

Être cuirassé :
- être équipé d'une cuirasse ;
- au figuré, être endurci (comme de la peau qui se serai transformée en cuir).

Être toujours cuirassé, bien cuirassé. Au figuré, être toujours bien préparé à tout.

Être droit dans ses bottes. Ne pas plier, face à l'adversité, garder une attitude ferme et déterminée. Avoir la conscience tranquille ou en avoir l’apparence.


F


Faire bouclier de son corps. Se mettre au-devant de quelqu’un pour le préserver des coups qui lui sont portés au sens propre comme au figuré.

Fausser une armure. La déformer par un choc sans la percer.

Se fendre :
- terme d’escrime, se fendre, porter la jambe droite en avant en laissant le pied gauche en place ;
- au figuré, faire un don peu ordinaire (locution tirée de l’escrime). Il s’est fendu de cinq euros.

Fendre l'armure. Au figuré, se dévoiler, montrer son côté humain, révéler ses faiblesses. En particulier, laisser voir la personne privée cachée derrière le personnage public.

Le fer de lance :
- partie avancée et offensive d’un dispositif militaire ;
- partie d’un dispositif qui agit directement et efficacement contre un adversaire ;
- ce qui, dans un ensemble, est le plus dynamique, le plus important.

Être le fer de lance. Être à l’avant-garde.

Batteur de fer. Celui qui fait un métier de l’escrime, qui passe sa vie dans les salles d’armes.

Bras de fer :
- jeu ou sport entre deux personnes qui ayant posé le coude sur une table, l'avant-bras en l'air, se saisissent de la main de son opposant et cherchent à faire toucher la table par le bras adverse en le poussant. ;
- au figuré, conflit entre deux parties.

Sans coup férir. Du verbe férir, frapper avec un fer (une arme en fer) au Moyen Âge. Signifie sans avoir à se battre, sans aucune difficulté, sans rencontrer d'opposition.

Ferrailler :
- se battre avec des épées en les maniant à tort et à travers ;
- en escrime, combattre sans appliquer correctement les techniques ;
- au sens figuré, se battre contre quelqu’un ou quelque chose.

Ferrailleur Mauvais escrimeur, personne malhabile.

À feu et à sang. Détruit, massacré de façon violente et cruelle.

Une fine lame, une fine mouche. À l'origine, l'expression désignait un bon escrimeur (d'abord précédée par l'expression une bonne lame). Depuis elle désigne quelqu'un d'une grande habileté.

Bouclier fiscal. Le bouclier fiscal est apparu récemment, bien mystérieux et inaccessible pour le petit peuple (vous savez, celui d'en bas).

Mettre flamberge au vent. Mettre l’épée à la main, dégainer, tirer son épée du fourreau, être prêt au combat, partir en guerre, s’apprêter à se battre.

Aller/partir/courir flamberge au vent. Attaquer sans réfléchir. Au figuré flamberge au vent est à remplacer par pénis au vent (découvert).

Fléchage. Action qui consiste à mettre des flèches pour indiquer une direction.

Être en flèche. Être à l’avant-garde.

Ne pas être une flèche. Être bête, ne pas avoir l’esprit vif.

Faire flèche de tout bois. Mettre tous les moyens en œuvre pour réussir, même les moins avouables. Équivalent de faire feu de tout bois.

Chevaux attelés en flèche. Chevaux attelés l’un devant l’autre.

La flèche du Parthe, le trait du Parthe. Attaque ou plaisanterie hostile lancée à la fin d’une conversation. Les archers parthes simulaient une fuite, puis se retournaient pour tirer des flèches vers leurs poursuivants.

En flèche. Très rapide, très rapidement.

Monter en flèche. Augmentation rapide, sans à-coup.

La flèche d’une trajectoire. Hauteur maximum atteinte par un projectile sur sa trajectoire.

La flèche d’un arc. En géométrie, le segment de droite reliant le milieu d’un arc de cercle et le milieu de sa corde.

La chasse ne vaut pas la flèche. Le gain ne vaut pas l'investissement ou la mise.

Envoyer une flèche ou des flèches. Propos acerbe, piquant, voire vexant.

Comme une flèche. Sous entend très rapide.

Flécher :
- tirer, voire toucher avec une flèche - mettre des flèches pour indiquer une direction.

À fleurets mouchetés. Pratique qui vise à ne pas blesser (qu'il s'agisse d'une attaque physique ou verbale), en ménageant l'adversaire.

Forcer dans ses retranchements. Détruire les dernières ou plus fortes raisons ou certitudes de quelqu'un.

Bouclier de fortune. Protection improvisée avec ce que l'on a sous la main.

Faire claquer son fouet. Faire valoir son autorité, son crédit, etc.

Quelqu’un est éveillé comme un chat qu’on fouette. Être bien réveillé, être excité.

Il n’y a pas de quoi fouetter un chat. La faute est bénigne, la chose n’a pas d’importance.

Avoir d’autres chats à fouetter. Avoir d’autres préoccupations, avoir quelque chose à faire de bien plus important.

Fourbir ses armes :
- faire briller ses armes ;
- au sens plus large, se préparer au combat.

Le glaive de la justice n'a pas de fourreau. Il y a tellement de maux de par le monde, que la justice doit se battre en permanence pour être respectée.

La lame use le fourreau. Se dit des personnes chez qui l’excessive activité de l’esprit nuit à la santé du corps.

Coup fourré :
- terme d’escrime. Coup que l’on donne en même temps que l’on en reçoit un, appelé aussi coup double ou coup pour coup ;
- au figuré. Action qui rend la pareille, moyen par lequel on déjoue quelque chose. Mauvais offices que se rendent deux personnes en même temps l’une à l’autre. Porter un coup fourré, rendre en secret un mauvais office à quelqu’un.

La Fronde. Révolte entre 1648 et 1652 contre Mazarin, qui a donné l’expression “esprit de fronde”, s'écrit avec un F majuscule.

Esprit de fronde. Sentiment de révolte, d'opposition d’un groupe social contestant les institutions, la société, ou l’autorité.

Frondeur :
- personne qui utilise une fronde pour lancer des pierres ou des balles ;
- au figuré, celui qui parle ou agit dans un esprit de fronde, on dit qu'il fronde ;
- par extension, celui qui critique, blâme, contredit ou désapprouve.

Mettre la baïonnette au bout du fusil. Se préparer à se battre.


G


Jeter le gant. Défier, provoquer (d'une coutume médiévale par laquelle un chevalier qui en défiait un autre au combat lui jetait son gant, que ce dernier ramassait s'il acceptait le combat).

Ramasser, relever le gant. Accepter le combat, le défi, se disposer à la riposte.

Ce que le gantelet saisit, le gorgerin l’engloutit. La hardiesse et le mépris des éventuelles oppositions avec lesquels se commet la mainmise, le vol, ou toute entreprise d’appropriation, suffisent pour en désigner l’auteur.

Passer l’arme à gauche. Mourir. Plusieurs origines possibles, dont la tradition des duellistes (droitiers comme la plupart des humains) était de passer son arme dans main gauche pour cesser le combat afin de s'avouer vaincu.

Tirer sur ses troupes, tirer sur ses gens. Attaquer ceux qui défendent nos intérêts.

Le glaive de la justice n'a pas de fourreau. Il y a tellement de maux de par le monde, que la justice doit se battre en permanence pour être respectée.

Gnôle. Fouet utilisé dans les tranchées pour motiver les poilus avant de monter à l'assaut.
Un bon coup de gnôle, c'est pour nos braves poilus, un bon coup de fouet avant de monter à l'assaut.
Général de Gairelace.

Quart de vin ou coup de gnôle. Arme secrète donnée aux poilus avant de monter à l'assaut.

Le sabre et le goupillon :
- désigne les militaires et les ecclésiastes, l’armée et l’Église, le pouvoir militaire et le pouvoir du clergé ;
- en politique, cette expression désigne l'alliance entre l'Église et l'armée, surtout, dans les milieux antimilitaristes et anticléricaux.

Gourdin. Désigne vulgairement le sexe de l'homme en érection.


H


Hache de guerre. Expression provenant de la coutume qu’avaient les Amérindiens d’enterrer leurs haches à la fin de la guerre. Par contre en cas de danger, ils les déterraient prestement.

Enterrer la hache de guerre. C’est faire la paix avec une personne qui est en conflit avec nous.

Déterrer la hache de guerre. C’est entrer en conflit ouvert avec quelqu’un.

Se faire hacher en pièces. Se dit d’un corps de troupes qui se défend jusqu’à complète destruction.

Hacher menu comme chair à pâté. Mettre en pièces, hacher en petits morceaux. Au figuré, être battu sévèrement lors d'un combat.

Cela rime comme hallebarde et miséricorde. Cela rime très peu, donc ces choses ne vont pas bien ensemble.

Pleuvoir des hallebardes, tomber des hallebardes. Pleuvoir tellement fort que les gouttes peuvent nous transpercer comme des hallebardes.

Cela est vrai comme les Suisses portent la hallebarde. Cela n’est pas vrai, cela est complètement faux.

Homme de trait, gens de trait. Personnes qui tiraient de l’arc, de l’arbalète, ou qui lançaient le javelot.
Scipion fait marcher à la première ligne les gens de trait avec la cavalerie gauloise
ROLLIN , Hist. anc. Oeuv. t. I, p. 404, dans POUGENS

Bouclier humain. Civil ou groupe de civils placés à proximité de cibles potentielles, afin de dissuader l’ennemi de les attaquer.


I



J


Coup de Jarnac. Le coup imprévu par lequel Jarnac tua La Châtaigneraie en duel.
Au figuré, coup perfide ou déloyal, même si dans la littérature on considère que le coup de Jarnac fut parfaitement régulier, et donné sans perfidie. Le coup aurait été porté au jarret (Jarnac était beaucoup plus petit que son adversaire).

Coupe-jarret. Spadassin utilisé pour les basses besognes.

Jeter le gant. Défier quelqu’un.
Un chevalier en défiait un autre en jetant un gant à terre. Le défié pouvait alors accepter le combat en relevant le gant (relever le défi).

Jeu de main, jeu de vilain. Les petites chamailleries se terminent souvent par des coups ou des bagarres. À l'origine dénigrement de la noblesse pour les roturiers appelé ici vilain qui règle leurs différents à main nue dans une bagarre, alors que la noblesse règle leurs différents par des duels avec des armes (interdites aux roturiers).

Mettre en Joue, coucher en joue. Viser quelqu’un ou quelque chose, en approchant la ligne de mire de l’œil, en collant l'arme sur la joue.

Tir au juger, au jeter, ou au juger-jeter. Tir exécuté par surprise, à courte distance, sans utiliser le système de visée.

Tirer juste :
- tirer avec une arme de façon précise ;
- se dit d’une arme qui ne fait pas dévier le projectile de la direction dans laquelle on a voulu le lancer ;
- atteindre le but que l’on s’est fixé.

Viser juste, avoir la bonne visée. Avoir le bon objectif en tête, ne pas se tromper de but.

Le glaive de la justice n'a pas de fourreau. Il y a tellement de maux de par le monde, que la justice doit se battre en permanence pour être respectée.


K



L


Lame :
- pièce aplati, d’épaisseur mince, feuille, tôle, plaque ;
- partie d’un outil, d’une arme blanche, d’un instrument, propre à couper, tailler, trancher, raser, gratter, etc ;
- par métonymie, homme d’arme qui manie une épée ou un sabre.

La lame use le fourreau. Se dit des personnes chez qui l’excessive activité de l’esprit nuit à la santé du corps.

Une bonne lame. À l'origine, l'expression désignait un bon escrimeur. Depuis elle désigne quelqu'un d'une grande habileté.

Une fine lame, une fine mouche. À l'origine, l'expression désignait un bon escrimeur (d'abord précédée par l'expression une bonne lame). Depuis elle désigne une personne d'une grande habileté, fine, et rusée.

Une vieille lame. L'expression désignait un escrimeur ayant survécu à de nombreux combats et donc ayant de l'expérience. Depuis elle désigne quelqu'un d'expérience.

Être la lance en arrêt :
- au sens propre, c’est poser la hampe de la lance sur l’arrêt de lance qui est un petit reposoir assujetti au plastron de l’armure pour se préparer à la charge ;
- au sens figuré, c’est être sur le qui-vive.

Lancer un Trait. Dire quelque chose qui touche l’âme, ou le cœur. En bien (un trait de cupidon), ou en mal (une parole blessante).

Manger avec un lance-pierres. Manger très rapidement.

Être payé au lance-pierres. Être sous-payé.

Larder. Percer d'un coup de pointe, avec une lardoire par exemple.

Lardoire. Une lardoire désigne à l'origine soit une brochette pointue par un des bouts, pour piquer dans la viande des bandes de lard, soit un ustensile pointu et creux dont on garnit la gouttière avec l’élément que l’on veut introduire dans la viande. On enfonce ensuite la lardoire dans la viande, et en la retirant l’élément reste dans la viande. Ce nom a été donné aux épées.

Levée de boucliers :
- démonstration par laquelle les soldats romains témoignaient leur résistance aux volontés de leur général ;
- au figuré, manifestation d’opposition violente et générale d’un groupe vis-à-vis d’une autorité ou d’une personne dont on critique les décisions, les opinions, etc.

Lever les cornes. Se préparer à combattre, à se rebeller contre son supérieur.

Bouclier législatif. Bouclier qui est voté par le législateur pour ce protéger, protéger les lobbys et plus (beaucoup plus) rarement le petit peuple. C'est le bouclier législatif, en option on peut utiliser le bouclier fiscal.

Entrez en lice. Rentrer en combat, s’engager dans une compétition, prendre part à un débat.


M


Arme de main. Armes destinées à une action directe, elles comprennent les armes de choc (masse d'arme), les armes tranchantes (sabre) et les armes aiguës (fleuret).

Avoir de la main. Contrer les attaques et parades, finement et avec adresse.

Jeu de main, jeu de vilain. Les petites chamailleries se terminent souvent par des coups ou des bagarres. À l'origine dénigrement de la noblesse pour les roturiers appelé ici vilain qui règle leurs différents à main nue dans une bagarre, alors que la noblesse règle leurs différents par des duels avec des armes (interdites aux roturiers).

Maître d'armes. Qui enseigne l'escrime.

Se mettre du côté du manche. Se mettre du côté du plus fort.

Coup de manchette. Coup de taille par lequel on cherche à blesser son adversaire au poignet de la main qui tient l'arme.

Manu militari. Latin signifiant "par la main militaire". À l'origine, cela veut donc dire à la manière militaire, voire en utilisant la force militaire ou similaire (police). Actuellement désigne plus généralement par la force.

Coup de massue. Au figuré, surprise, étonnement.

Mener à la Baguette. Expression provenant d’une époque où les chefs militaires dirigeaient leurs troupes avec une épée, perçue de loin comme une baguette. De nos jours, cela veut dire commander avec dureté.

Être en mesure de. Être en mesure de faire quelque chose (être capable). Vient de l'escrime, où la mesure est la distance convenable pour porter un coup d'épée.

Mettre hors de toute mesure. Le déconcerter, déranger ses projets, irriter à l'excès, pousser à bout. Vient de l'escrime, où la mesure est la distance convenable pour porter un coup d'épée.

Être à la mesure. Terme d'escrime, être à la juste distance pour toucher ou parer.

Être hors de mesure. Ne pas être à la juste distance, au figuré ne pas être à portée de faire une chose.

Mettre dans le mille. Toucher le centre de la cible. Au figuré, atteindre précisément son but.

Mettre en la bricole. Signifie tromper, à la fin du Moyen Âge.

Mettre hors de toute mesure. Le déconcerter, déranger ses projets, irriter à l'excès, pousser à bout. Vient de l'escrime, où la mesure est la distance convenable pour porter un coup d'épée.

Mettre la baïonnette au bout du fusil. Se préparer à se battre.

Se mettre du côté du manche. Se mettre du côté du plus fort.

Se mettre en pourpoint :
- se mettre en tenue de combat ;
- se mettre en tenue légère, en déshabillé.

Mettre flamberge au vent. Mettre l’épée à la main, dégainer, tirer son épée du fourreau, être prêt au combat, partir en guerre, s’apprêter à se battre.

Monter au créneau. S’engager dans un combat. Au figuré, s’engager dans un débat, dans une controverse.

Montrer les cornes. Se préparer à combattre.

Une fine lame, une fine mouche. À l'origine, l'expression désignait un bon escrimeur (d'abord précédée par l'expression une bonne lame). Depuis elle désigne quelqu'un d'une grande habileté.

Faire mouche. La mouche est le centre de la cible (petit rond noir), faire mouche, c’est atteindre son but, réussir une action. Ne pas confondre avec la mouche du fleuret.

Chasser les mouches. En termes d’escrime, chasser les mouches c’est parer une attaque en faisant un peu n'importe quoi.

Moucher quelqu’un. Remettre une personne à sa place, la rembarrer, la réprimander. Toucher quelqu’un au cœur comme l’on touche une cible en plein centre (la mouche).

À fleurets mouchetés. Conflit modéré, pour ne pas blesser. Au sens propre, un fleuret est muni d’une protection appelée une mouche.

Faire des moulinets. Faire des mouvements circulaires axés sur le poignet ou le coude pour frapper avec plus de force, pour écarter l'adversaire ou parer ses coups.

Arme moulue. Une arme molue est une arme pointue et/ou tranchante. Un rémouleur est un ouvrier qui refait la pointe ou le tranchant d'une arme ou d'un outil.


N


Trancher le nœud gordien :
- résoudre de façon brutale et rapide un problème inextricable ;
- en référence à la légende d’Alexandre le Grand qui ne pouvant pas défaire le nœud inventé par Gordias, (père de Midas, le fondateur du royaume de Phrygie), le trancha d’un coup d’épée (le nœud, pas Gordias).


O


Tirer à l’oiseau. Au tir à l’arc, chercher à abattre un oiseau de bois placé au haut d’une perche.

Se battre du bec et des ongles. Se battre férocement en utilisant tous les moyens.


P


Parade :
- à l'origine être à l'arrêt pour un cheval ou un cavalier ;
- action qui consiste à parer une attaque, à détourner du corps le coup porté par l'adversaire ;
- revue des troupes militaires qui sont à arrêt ;
- défilé des troupes militaires où les observateurs sont à arrêt (parader) ;
- défilé de personnes diverses ou autres pour se montrer, dans différents buts (parade de cirque, parade sportive, etc.) ;
- exhibition des troupes militaires en face de l'ennemi pour les impressionner ;
- exhibition de quelque chose ou quelqu'un pour impressionner, pour en tirer vanité.

Il n'est pas heureux à la parade. Au figuré, il ne sait pas écarter une plaisanterie, un reproche.

Parade. Action qui consiste à parer une attaque, à détourner du corps le coup porté par l'adversaire.

Aller/partir/courir flamberge au vent. Attaquer sans réfléchir. Au figuré flamberge au vent est à remplacer par pénis au vent (découvert).

Passer l’arme à gauche. Mourir. Plusieurs origines possibles, dont la tradition des duellistes (droitiers comme la plupart des humains) était de passer son arme dans main gauche pour cesser le combat afin de s'avouer vaincu.

Sabre-peuple. Dirigeant politique ou militaire qui réprime ou fait réprimer le peuple de façon violente, jusqu'au massacre.


De pied ferme :
- faire une action de combat à l'arme blanche sans déplacement des pieds ;
- se battre de pied ferme, combattre en restant sur sa position, sans faillir ;
- je vous attends de pied ferme, je vous attends sans peur, avec assurance, donc sans reculer.

Au pied levé :
- expression employée en escrime pour désigner un mouvement offensif de la lame destiné à déjouer les parades de l'adversaire (trompement) exécuté en finale de la fente ;
- sans avoir le temps de se préparer.

Faire d’une pierre deux coups. Obtenir deux ou plusieurs résultats, atteindre deux ou plusieurs objectifs avec une seule action ou un seul moyen. À l’origine, toucher deux cibles avec une seule pierre.

Être en pointe. Être devant, à l’avant-garde.

Pourfendre. Fendre complètement (avec un sabre, ...).

Se mettre en pourpoint : - se mettre en tenue de combat ;
- se mettre en tenue légère, en déshabillé.

Prévôt de salle, prévôt d'armes. Second d'un maître d'armes, appelé aussi, sous-maître d'escrime, dont la principale activité est la démonstration sous l’œil du maître d'arme.


Q


Quart de vin ou coup de gnôle. Arme secrète donnée aux poilus avant de monter à l'assaut.


R


Rabattre un coup. Parer une attaque en rabaissant le fer de son ennemi. Au figuré, cela veux dire apaiser une querelle.

Bouclier radioactif. Blindage entourant le cœur d'un réacteur nucléaire. Actuellement il n'y en a pas dans le Roussillon, ni les proches alentours.

Ramasser, relever le gant. Accepte un défi.
Un chevalier défié par un autre, ramassait le gant qu’on lui avait lancé, pour montrer qu’il acceptait le combat.

Rapière : - épée longue et effilée, à garde hémisphérique ;
- au figuré, c'est une mauvaise épée.

Rémouleur. Un rémouleur est un ouvrier qui refait la pointe ou le tranchant d'une arme ou d'un outil.

Rendre les armes. Renoncement, abandon du combat même non militaire, se déclarer vaincu.

Rengainer. Remettre son arme dans la gaine ou le fourreau.

Forcer dans ses retranchements. Détruire les dernières ou plus fortes raisons ou certitudes de quelqu'un.

Rompre, rompre la mesure . Reculer, marcher en arrière. Rompre la mesure, c'est casser la distance avec l'adversaire.
Rompre n'est pas fuir (devise d'escrime).


S


Le sabre et l'esprit. Les deux seules puissances du monde d'après Napoléon.
« Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. À la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. »
Napoléon Ier.

Sabre-peuple. Dirigeant politique ou militaire qui réprime ou fait réprimer le peuple de façon violente, jusqu'au massacre.

Traîneur de sabre. Qui affecte des airs vantards et fanfarons. Désigne par dérision, les officiers et sous-officiers.

Le sabre et le goupillon :
- désigne les militaires et les ecclésiastes, l’armée et l’Église, le pouvoir militaire et le pouvoir du clergé ;
- en politique, cette expression désigne l'alliance entre l'Église et l'armée, surtout, dans les milieux antimilitaristes et anticléricaux.

Sabrer le champagne. C’est faire sauter le goulot d’une bouteille de champagne avec un sabre, ou un objet similaire.

Sabrer un texte. Faire de grandes coupures dans un texte.

Sabrer quelqu’un :
- émettre de fortes critiques sur quelqu’un ;
- licencier, renvoyer, ”éliminer” une personne.

Sabreur :
- personne qui se bat au sabre ou qui donne des coups de sabre ;
- escrimeur qui pratique la discipline du sabre ;
- de façon péjorative militaire qui possède plus de courage ou de brutalité que d'intelligence ou de finesse ;
- au figuré, personne qui réduit fortement ou élimine, sans état d’âme, ce qui ne lui plaît pas.

À feu et à sang. Détruit, massacré de façon violente et cruelle.

Sans coup férir. Du verbe férir, frapper avec un fer (une arme en fer) au Moyen Âge. Signifie sans avoir à se battre, sans aucune difficulté, sans rencontrer d'opposition.

L'Écu de Sobieski, l'Écu, le Bouclier, le Scutum. L'Écu de Sobieski est une des plus petites constellations située sur la Voie lactée à 10° en dessous de l'équateur céleste. Appelé Écu de Sobieski (Scutum Sobiescianumen latin en l'honneur du roi Jean III Sobieski de Pologne en 1690. Le nom latin officiel fut raccourcie en Scutum (Écu ou Bouclier).

S'escrimer à faire quelque chose. S'appliquer avec de grands efforts, peiner à le faire.

L'Écu de Sobieski, l'Écu, le Bouclier, le Scutum. L'Écu de Sobieski est une des plus petites constellations située sur la Voie lactée à 10° en dessous de l'équateur céleste. Appelé Écu de Sobieski (Scutum Sobiescianumen latin en l'honneur du roi Jean III Sobieski de Pologne en 1690. Le nom latin officiel fut raccourcie en Scutum (Écu ou Bouclier).

Spadassin. Un spadassin est à l'origine un homme qui se bat à l'épée, un ferrailleur qui recherche les duels. Par la suite le terme a désigné un tueur à gages.


T


Bouclier tactique. Bouclier utilisé par des unités d'intervention spécialisées notamment lors d'assaut en intérieur avec peu de couvertures disponibles. Ils permettent d'arrêter des munitions d'arme légère.

Bouclier thermique :
- bouclier destiné à assurer la protection thermique des régions externes au cœur d'une centrale nucléaire, par réduction du flux de rayonnements ionisants et du transfert de chaleur vers ces régions ;
- en astronautique, c'est une protection destiné à supporter l'échauffement cinétique d'un engin spatial qui rentre dans l'atmosphère.

Tir en vol. Tirer sur un animal, ou une cible en plein vol.

Tirer :
- pratiquer l'escrime. Un tireur est un escrimeur ;
- au figuré, tirer l'estocade, une estocade à quelqu'un, lui demander de l'argent à emprunter, sans avoir l'intention de le lui rendre.

Tirer sur ses troupes, tirer sur ses gens. Attaquer ceux qui défendent nos intérêts.

Tirer dans le vide. Exécuter un tir, un mouvement d’attaque alors que l’on est hors de portée.

Tirer une volée. Tirer plusieurs projectiles.

Que les armes cèdent à la toge. Pour signifier qu’un gouvernement militaire (représenté par les armes), doit laisser sa place à un gouvernement civil (représenté par la toge).

Tomber comme un couperet. Arriver brusquement, éventuellement par surprise, avec des conséquences négatives. À l’origine, un couperet est un couteau à large lame, ce nom désignera plus tard la lame de la guillotine.

À la fin de l'envoi, je Touche ! Dans Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, avertissement donné par Cyrano de Bergerac au vicomte de Valvert à la fin des trois couplets de la balade intitulée
"Ballade du duel qu'en l'hôtel bourguignon
Monsieur de Bergerac eut avec un bélître."
Plus deux fois précédentes sous les formes de
Je vais vous donner un petit coup charmant.
et encore,
Je vais tout ensemble en faire une et me battre,
Et vous toucher, monsieur, au dernier vers.
Joignant le geste à la parole Cyrano blesse le Vicomte en même temps qu'il clame le dernier vers de l'envoi (dernière strophe d’une ballade servant ordinairement d’hommage à quelqu’un).

Être toujours cuirassé. Au figuré, être toujours bien préparé à tout.

Traîneur de sabre. Qui affecte des airs vantards et fanfarons.

Trait d’arc, ou d’arbalète. Portée de tir d’un arc, ou d’une arbalète.
Toutes les fois qu’il est question, dans les auteurs, de la portée du trait, on doit entendre la distance à laquelle un homme lançait à la main un trait ou un javelot , BUFF. , Hist. min. introd. Oeuv. t. VII, p. 213
À deux traits d’arc de la proue, un rocher lisse et vert s’élevait à pic au-dessus des flots , CHATEAUBR. , Mart. liv. XIX.

Comme un trait :
- comme un trait, très rapide, partir comme un trait ;
- comme un trait d’arbalète, encore plus rapide et plus direct.

Lancer un trait. Dire quelque chose qui touche l’âme, ou le cœur. En bien (un trait de cupidon), ou en mal (une parole blessante).

À double tranchant. Pouvant avoir de très bonnes conséquences comme de très mauvaises, en parlant par exemple d’une solution possible à un problème.

Trompement. Mouvement offensif de la lame destiné à déjouer les parades de l'adversaire.

Tirer sur ses troupes, tirer sur ses gens. Attaquer ceux qui défendent nos intérêts.


U


La lame use le fourreau. Se dit des personnes chez qui l’excessive activité de l’esprit nuit à la santé du corps.


V


La chasse ne vaut pas la flèche. Le gain ne vaut pas l'investissement ou la mise.

Mettre flamberge au vent. Mettre l’épée à la main, dégainer, tirer son épée du fourreau, être prêt au combat, partir en guerre, s’apprêter à se battre.

Aller/partir/courir flamberge au vent. Attaquer sans réfléchir. Au figuré flamberge au vent est à remplacer par pénis au vent (découvert).

Tirer dans le vide. Exécuter un tir, un mouvement d’attaque alors que l’on est hors de portée.

Jeu de main, jeu de vilain. Les petites chamailleries se terminent souvent par des coups ou des bagarres. À l'origine dénigrement de la noblesse pour les roturiers appelé ici vilain qui règle leurs différents à main nue dans une bagarre, alors que la noblesse règle leurs différents par des duels avec des armes (interdites aux roturiers).

Quart de vin ou coup de gnôle. Arme secrète donnée aux poilus avant de monter à l'assaut.

Virevolte, virevolter :
- faire une volte rapidement ;
- au figuré, changer complètement d’avis ou de direction.

Viser juste, avoir la bonne visée. Avoir le bon objectif en tête, ne pas se tromper de but.

Visée :
- opération consistant à diriger une arme de telle manière que son projectile atteigne le but ;
- intentions, prétentions au sujet de quelqu’un ou de quelque chose.

Viser juste, avoir la bonne visée. Avoir le bon objectif en tête, ne pas se tromper de but.

Tir en vol. Tirer sur un animal, ou une cible en plein vol.

Volcan bouclier. Type de volcan produisant des coulées de lave. Généralement c'est un vaste volcan plus large que haut, conique avec en son centre, un large cratère volcanique rempli de lave fluide, appelé lac de lave quand il est actif.

Tirer une volée. Tirer plusieurs projectiles.

Volte :
- en escrime, tour complet fait sur soi-même. Utilisé pour contre-attaquer ou riposter. Plus généralement, c’est un mouvement pour éviter les coups de l’adversaire. Volter peut vouloir dire faire un tour complet ou simplement esquiver les coups par changement de place ;
- la demi-volte désigne un mouvement vers l’extérieur du pied à l’arrière. L’ancien terme de carter du pied signifiait déplacer un pied sur le côté pour éviter le coup ;
- en équitation faire faire un tour complet à un cheval ;
- mettre quelqu'un sur ses voltes, l'engager à prendre garde, à se tenir sur ses gardes ;
- une volte-face est un demi-tour, au sens figuré, elle désigne un brusque changement d’opinion ou de décision ;
- volter c'est changer de place pour éviter les coups de l'adversaire.


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