STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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vendredi 24 janvier 2014

Les armes des Francs

Les armes franques


Nous allons voir les armes franques de la période mérovingienne, mais aussi antérieure.
Pour être franc, je dois dire que la culture et donc l’armement de ce peuple germanique, à subit diverses influences. Notamment celtique, scandinave, slave, et bien sûr leur propre migration vers la Gaule romanisé.
Ils utilisaient parfois des armes d’autres peuples, acquises par pillages, par échanges (ils pratiquaient peu le commerce, mais plutôt le troc), par dons, soit diplomatiques, soit coutumiers.

Comme les armes des autres peuples germaniques, elles sont bien connues des historiens, grâce aux découvertes archéologiques. Dans presque toutes les sociétés germaniques, le guerrier se fait enterrer en armes. Les nécropoles ont livré de nombreux objets qui permettent d'établir des typologies.

Le fer est encore rare, ce qui influence leur armement. Peu possèdent et utilisent une épée (et encore elle est relativement courte) ou de la grande lance.
Ils utilisent plutôt des javelots courts avec des boucliers de bois pour seule protection. Les cuirasses sont rares et les caques encore plus.
Les cavaliers se contentent souvent d’un bouclier et d’une framée. Les fantassins ont plusieurs javelots qu’ils lancent à grande distance.

Le rôle des femmes et de la famille au combat


Pour motiver les troupes, les unités sont constituées de guerriers unis par les liens du sang et de la famille. Femmes et enfants suivent les combattants, en arrière des lignes.
Les femmes ne participent pas aux combats, mais restent en arrière des lignes avec les enfants. Elles sont les témoins de la bravoure des hommes, qui n’hésitent pas à rapporter leurs blessures comme des trophées. Au cœur de la bataille, elles portent eau et nourriture ainsi que des encouragements. Elles auraient, dit-on, renvoyé des troupes à moitié écrasées, vers une charge victorieuse.

Le port des armes


Nul ne peut assister à une assemblé (pour les grandes décisions) sans être armé. Pour cela, il faut en avoir été reconnu digne et capable. Lorsque c’est le cas, le père, un parent, ou un de ses chefs remet en pleine assemblée, la framée et le bouclier en signe de reconnaissance. Cela constitue sa robe virile qui est le premier honneur. Il était considéré comme membre d’une famille, il est maintenant membre du peuple franc.
Comme dans la plupart des peuples germaniques, le port des armes est le privilège des hommes libres et donc en est le symbole. Pour les peuples conquis, le port de l'arme est fonction des accords et/ou traités passés avec eux. Pour les hommes soumis à l'esclavage, il est hors de question de porter une arme.

Rôle des armes lors des décisions


Si les affaires courantes sont réglées par le roi ou après délibération des chefs, les grandes décisions sont prises par l’ensemble des hommes dignes de porter les armes. Sauf urgence, on se rassemble (toujours armé), les jours de pleine lune ou de nouvelle lune, après discussions entre chefs, les prêtres, à qui est remis le pouvoir d’empêcher le désordre, commandent le silence. Ensuite le roi, ou celui des chefs que se distingue le plus par son âge, sa noblesse, ses exploits, ou son éloquence, prend la parole et se fait écouter par l’ascendant de la persuasion, plutôt que par l’autorité du commandement. Si l’avis déplaît, on le repousse par des murmures, s’il est approuvé, on agite les framées. Ce suffrage des armes est le signe le plus honorable de leur assentiment.

Antrustion


Chez les Francs et les Mérovingiens, durant le Haut Moyen Âge, les antrustions appelés aussi leudes étaient des membres de la haute aristocratie. Ils devaient jurer fidélité à la personne du roi par un serment (le leudesanium) et l’accompagner notamment dans ses campagnes guerrières. Ils constituaient la garde personnel du roi, appelée la truste.

L'arme franque symbolique, la francisque


La francisque est une arme de jet et/ou de corps à corps des Francs mérovingiens et carolingiens entre le Ve et le VIIIe siècle. Elle est utilisée principalement pour le combat à pied, la portée au lancé est de dix mètres environ, au delà, elle perd en précision et il vaut mieux alors utiliser un javelot. Elle est mise en valeur par les Francs saliens (en particulier avec l’histoire du vase de Soissons). Reconnaissable par la forme de la partie supérieure en S, et de la partie inférieure en arc de cercle de son fer unique, dont la pointe retournée vers le haut devait permettre de perforer une cotte de mailles. La plupart des lames de francisque mesurent entre onze et vingt-deux centimètres de long et pèsent entre 200 et 300 grammes.
D’après les fers retrouvés dans les tombes il semble que seuls les nobles, ou les guerriers les plus valeureux en possédaient. Le combattant plus modeste utilisant plutôt un javelot.
Il ne faut pas la confondre avec la hache à doubles tranchants opposés sur le même plan, dite hache bipenne (dont l’origine remonte à l'Âge de bronze). Il n’a pas été trouvé de telle hache dans une tombe franque. Plus tard, le terme francisque pourra désigner une hache bipenne comme par exemple le symbole du régime de Vichy en France.

Du couteau à l'épée


Scramasaxe, Saxe. Saxe signifie couteau, et scramasaxe couteau qui entaille ou qui entame. Étant utilisé comme arme ou outil quotidien, il est porté par la plupart des Francs. Il mesure de 20 à 50 cm, la lame est droite avec habituellement un seul tranchant et parfois l’autre côté affûté sur le dernier tiers de la lame environ. Conservé dans un fourreau de cuir simple dans lequel le manche rentre à moitié (l’arme n’ayant pas de garde), le plus souvent porté horizontalement à la ceinture. Ce type de couteau fut utilisé par tous les peuples d’origine germanique.
On distinguent plusieurs types de scramasaxes : le kurzsaxe, le schmalsaxe I et II, le leichter breitsaxe, le schwerer breitsaxe, le langsaxe.

- Kurzsaxe. Scramasaxe court de 20 à 25 cm de long et 3 cm de largeur. On le trouve à partir du milieu du Ve siècle. Appelé aussi, court saxe, ou bien saxe court.
- Schmalsaxe I. Scramasaxe de 30 cm de long et 3 cm de largeur. On le trouve à partir du milieu du VIe siècle. Appelé aussi, saxe effilé.
- Schmalsaxe_II. Scramasaxe de 29 cm de long et 3,3 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIe siècle. Appelé aussi, saxe effilé.
- Leichter breitsaxe. Scramasaxe de 30,5 cm de long et 4,9 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIe siècle. Appelé aussi, large saxe léger.
- Schwerer breitsaxe. Scramasaxe de 35,5 cm de long et 4,9 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIe siècle. Appelé aussi, large saxe lourd.
- Langsaxe. Scramasaxe de 49 cm de long et 4,2 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIIe siècle. Appelé aussi, long saxe, ou bien, saxe long.

Spatha. Épée longue en grec, copiée du modèle celte, utilisée par la cavalerie romaine qui avait besoin d’une arme plus longue que le glaive court (Semi Spatha), pour frapper essentiellement de taille. Elle fut ensuite adoptée par les Germains et donc les Francs. Elle possède une large lame droite à tranchant double de 60 à 100 cm ainsi qu’une garde étroite et plate. Sur certain modèle romain la pointe est arrondie.

Cottue


Masse d’arme utilisée par les Francs.

Javelot et autres armes de jet


Le javelot est un terme générique désignant une arme de jet légère, généralement composée d’une longue tige de bois (hampe) surmontée d’une pointe en fer.
La javeline est un petit javelot.
La framée est une arme de jet parfois utilisée en corps à corps. En forme de javelot à fer étroit, court, et très acéré. Elles sont si maniables qu’ils l’utilisent de près comme de loin. Les cavaliers se contentent souvent d’un bouclier et d’une framée.
L'angon est une arme de jet qui semble seulement utilisée par les Francs mérovingiens, en effet très peu d’exemplaires sont à ce jour retrouvés en dehors de leurs territoires. Le fer est additionné de deux crochets qui lui donne une allure de fleur de lys.
Mais je vais laisser la parole à Agathias, écrivain du VIe siècle qui, au second livre de son Histoire du règne de Justinien, décrit cette arme de jet à peu près en ces termes :
L’angon, dit-il, est une pique qui n’est ni trop longue, ni trop courte. C’est une arme de jet qui peut être lancée au besoin, mais qui est également propre à la défense et à l’attaque. Cette javeline, en effet, est presque entièrement en fer, si bien qu’on n’y trouve de bois que ce qui suffit pour la poignée. À l’extrémité supérieure de l’arme sont deux espèces de crochets recourbés vers la hampe et assez semblables aux crochets d’un hameçon. Lorsque l’angon est jeté sur un ennemi et qu’il pénètre dans la chair, il s’y engage tellement qu’il ne peut en être extrait sans rendre la blessure mortelle, quand même elle ne le serait pas d’abord. Si, au contraire, le fer frappe sur l’appendice du bouclier, il y reste engagé parce que les crocs dont il est muni rendent toute extraction impossible. Il demeure alors suspendu, balayant la terre par son extrémité. À ce moment, le Franc se précipite sur son ennemi, met le pied sur le manche du javelot, découvre le corps de son adversaire et le tue avec son glaive. Quelquefois l’angon attaché au bout d’une corde sert, en guise de harpon, à amener tout ce qu’il atteint. Pendant qu’un Franc lance le trait, son compagnon tient la corde, puis tous deux joignent leurs efforts, soit pour désarmer l’ennemi, soit pour l’attirer à eux par son vêtement ou par son armure.

L'épieu, arme de chasse utilisé par les membres de la haute noblesse franque. Cette arme sera utilisée plus tard à la guerre.
Il a la forme d’une framée, environ haut comme un homme, mais avec la particularité d’avoir deux petits quillons juste après la lame. Ces quillons permettent de garder l’animal piqué à distance de sécurité. La lame généralement de plus de 30 cm et large de 5 cm environ, plantée jusqu’aux quillons occasionne une blessure toujours mortelle ne serait-ce que par l’hémorragie.

L'Arc


L’arc franc est d’un type assez simple en forme de D. Il semble que l’arc n’était pas une arme de guerriers francs, mais plutôt une de leurs armes de chasse. Ce n’est qu’un peu avant Clovis (465) que l’arc a été adopté par les Francs à la guerre, bien que son utilisation n’ait pas été généralisée avant la fin du VIIIe siècle.

Le casque franc


Le spangenhelm est un terme historiographique allemand désignant le casque composite segmenté populaire chez les Germains et donc les Francs. Seul un noble germain de très haut rang possédait un tel casque.

Le bouclier


Le bouclier de type germanique, de forme ronde, en bois éventuellement recouvert de cuir, ils sont ornés de couleurs et de motifs variés.

Les chevaux


Les chevaux utilisés au combat ne sont ni rapides, ni puissants. Le dressage en est très succinct (seulement deux ordres, en avant tout droit, et tourner à droite), mais cette simplicité rend la manœuvre des troupes de cavaliers très ordonnées et donc d’une efficacité redoutable. Une partie de l’infanterie se mêle à la cavalerie, pour cela on choisi parmi les plus jeunes, les plus rapides d’en eux pouvant suivre à pied.


Tenue de combat


Les francs combattent couverts d’un léger sayon (veste courte) dont ils font si peu cas qu’ils se déshabillent parfois en plein combat. Par contre leurs boucliers sont ornés de couleurs et motifs variés. Rares sont les cuirasses et encore plus les casques.

Vêtement


Les francs sont vêtus d’un sayon (veste courte descendant au plus bas, au-dessus des genoux) qu’ils attachent avec une fibule (sorte d’agrafe), ou à défaut avec une épine. Cette veste courte est plus pratique à cheval qu'une veste longue. Ils portent en complément une sorte de culotte (braie). Les plus riches se distinguent par un habillement, non pas flottant comme chez les Sarmates et les Parthes, mais serré et qui marque toutes les formes. Ils portent aussi des peaux de bêtes, plus grossières vers le Rhin, plus recherchées dans l’intérieur, où le commerce ne fournit point d’autre parure. Là on choisit les animaux, et, pour embellir leur dépouille, on la parsème de taches et on la bigarre avec la peau des monstres (?) que nourrissent les plages inconnues du plus lointain Océan. L’habillement des femmes ne diffère pas de celui des hommes, excepté qu’elles se couvrent le plus ordinairement de tissu de lin relevé par un mélange de pourpre, et que la partie supérieure de leur vêtement ne s’étend point pour former des manches. Elles ont les bras nus jusqu’à l’épaule, leurs seins même sont en partie découverts.
La vie de Charlemagne, écrite par Éginhard contient une description de sa tenue.
Il portait le costume national des Francs : sur le corps, une chemise et un caleçon de toile de lin ; par-dessus, une tunique bordée de soie et une culotte ; des bandelettes autour des jambes et des pieds ; un gilet en peau de loutre ou de rat lui protégeait en hiver les épaules et la poitrine ; il s'enveloppait d'une saie bleue (...) il dédaignait les costumes des autres nations, même les plus beaux, et, quelles que fussent les circonstances, se refusait à les mettre. Il ne fit d'exception qu'à Rome où, une première fois à la demande du pape Hadrien et une seconde fois sur les instances de son successeur Léon, il revêtit la longue tunique et la chlamyde et chaussa des souliers à la mode romaine.

Les armes dans le mobilier funéraire, les sources archéologiques


La plupart des connaissances sur les armes franques proviennent des découvertes archéologiques car comme dans presque toutes les sociétés germaniques, le guerrier se fait enterrer en armes. La majorité des armes Franques retrouvées proviennent donc du mobilier funéraire, où elle nous donne le statut social des défunts, tout particulièrement la couche sociale supérieure. Certains chefs francs, ont été enterrés en tenue de général romain.
Les représentations graphiques ou la littérature peuvent être prises en compte avec une certaine mesure. Ces sources peuvent être d'origine franc ou provenir d’autres peuples ou ethnies.

Le rôle des armes dans le mariage


Le Franc est généralement monogame hormis certains grands chefs qui pratique la polygamie non par concupiscence, mais par stratégie d’alliance avec plusieurs familles. C’est l’homme qui apporte la dot. Les parents et les proches, approuvent et attestent de sa remise. Nuls bijoux ou objets de valeur, ce sont des bœufs, un cheval tout bridé, un bouclier avec la framée et le glaive. En présentant ces dons, on reçoit une épouse. Elle, de son côté, donne aussi à l’époux quelques armes. C’est là le lien sacré de leur union, leurs symboles mystérieux, leurs divinités conjugales. Pour que la femme ne se croie pas dispensée des nobles sentiments et sans intérêt dans les hasards de la guerre, les auspices mêmes qui président à son hymen l’avertissent qu’elle vient partager des travaux et des périls, et que sa loi, en paix comme dans les combats, est de souffrir et d’oser autant que son époux. C’est là ce que lui annoncent les bœufs attelés, le cheval équipé, les armes qu’on lui donne. Elle apprend comment il faut vivre, comment il faut mourir. Ce dépôt qu’elle accepte, elle devra le rendre pur et honorable à ses enfants, de qui ses brus le recevront pour le transmettre à ses petits-fils.

Les généraux


Si les rois doivent descendre de noble lignée, les généraux proviennent de toutes les classes sociales. Ils commandent par l’exemple plus que par l’autorité. Ils se doivent d’être toujours au premier rang au combat et faire preuve de bravoure.

Les bénéfices


Terre conquise dans la Gaule par les Francs et que les chefs ou princes distribuaient à leurs compagnons d’armes. Originairement les bénéfices ou fiefs n’étaient donnés qu’à vie, ensuite ils devinrent héréditaires.



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