STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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lundi 27 janvier 2014

Les armes d’hast

Une arme d’hast (ou arme avec une hampe) est composée d’une lame et/ou d’une pointe métallique fixée au bout d’un long manche, généralement en bois, appelé fût ou hampe d'où son nom. Elle est utilisée pour le combat rapproché. La plus répandue est la lance, qui, malgré son nom, ne se lance pas (contrairement par exemple au javelot, qui lui est une arme de jet). La lance est tenu à la main et coincée sous le bras par un cavalier pendant une charge.
L’intérêt des armes d’hast est d’augmenter le “bras de levier”, et donc la force du coup, qu’il soit porté d’estoc (d’arrière en avant, avec la pointe) ou de taille (avec le tranchant). De plus, quand le manche est fait de matériau souple, il peut se courber, permettant au fer de contourner une protection.


A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Ahlspiess. Arme d'hast utilisée principalement en Allemagne et en Autriche du XVe au XVIe siècles. Il semble être le perfectionnement du candelière italien. Le ahlspiess est constitué d'une hampe de 1,5 à 2 m et d'une pointe de section carrée assez fine mesurant un mètre, à la base du fer en guise de quillon se trouve une petite rondelle métallique. Une version sans rondelle est appelé pique de violation.

Angon. L'angon est une arme de jet qui semble seulement utilisée par les Francs mérovingiens, en effet très peu d’exemplaires sont à ce jour retrouvés en dehors de leurs territoires. Le fer est additionné de deux crochets qui lui donne une allure de fleur de lys.

Anicroche. L'anicroche est une arme d'hast européenne composée d'un coutelas recourbé pour couper les jarrets des chevaux ou déséquiper un chevalier en lui arrachant ses pièces d'armure ou le désarçonner. Elle a été en usage du XIVe au XVIe siècle.

Attrape-coquin, attrape-coquin à ressorts. Aussi appelé partisan par certains auteurs. Utilisé non pas offensivement, mais pour capturer une personne par le cou. Au bout de la hampe le fer est en forme de 3/4 de cercle (avec de petites pointes intérieures) ouvert vers l'avant en forme d’entonnoir dont les deux extrémités sont munies de deux lames faisant ressort anti retour. Une fois le cou ou un membre pris dans le système, le prisonnier ne pouvait s'échapper sans se blesser. L'attrape-coquin pouvait plus rarement être utilisé comme arme d'estoc en utilisant les deux pointes. Cette arme aurait été courante dans les montagnes saxonnes.
Ne pas confondre avec l'attrape-couillon, petit bateau transformé en transporteur de touriste pour la visite de Calanques autours de Marseille.


B


Baïonnette, bayonnette :
- arme blanche pointue et parfois tranchante qui s’ajuste au bout d'un fusil ou l'équivalent et qui transforme cette arme à feu en arme d'hast. L'origine du terme vient de Bayonne même si ce procédé est bien plus ancien ;
- par extension, soldat armé d'une telle arme.

Balai. Arme de ménage, constitué d'un manche de 1,5 m environ avec une extrémité pourvu de poils ou de fibres diverses, destinée à combattre la poussière ou les détritus divers.

Bardiche, berdiche. La bardiche est une arme d'hast mesurant entre 1,5 et 2 m, équipée d'un fer de hache allongé en forme de croissant de 50 cm environ. Le fer a deux points de fixation à la hampe, une à l’extrémité basse du croissant, l’autre en son milieu. L’extrémité haute du croissant forme une pointe permettant une utilisation d’estoc. La bardiche fut inventée en Europe orientale dans le courant du XIIe siècle, dans la région de Novgorod faisant partie de l'actuelle Russie.
La bardiche était une arme particulièrement efficace du fait de sa polyvalence, pas trop longue ni trop lourde, son fer robuste lui permettait de résister au choc de cavalerie lors de la charge, et sa longueur donnait l'avantage de causer de très profondes blessures, voire de tuer sur le coup les chevaux en les décapitant ou en les échinant, et la pointe permettait de transpercer les plates des armures.
La hallebarde, est une modification créée par les pays occidentaux visant à égaler la bardiche. La hallebarde sépare le tranchant et la pointe, maintenant deux fers distincts mais forgés d'une seule pièce.

Behort, béhourt, behord, bouhort :
- lance dont on se sert pour jouter dans les tournois ;
- joute chevaleresque, tournoi, combat à la lance.

Bec de corbin, de corbeau, de faucon. Pointe métallique courbe ayant la forme anatomique du bec de l'animal cité. La base de cette pointe est fixée perpendiculairement au manche de l'arme. C'est un accessoire secondaire d'armes comme les marteaux d'armes ou les haches d'armes.

Brandestoc. C'est une arme blanche récente que l'on pourrait assimiler à une mini-arme d'hast moderne. En forme de canne dont la base est ferrée en pointe, et le pommeau de la canne cache une lame dissimulée dans le manche qui est creux. Cette lame en forme de pique pouvait sortir soi par un mouvement brusque ou grâce à un mécanisme à ressort.


C


Candelière. Arme d'hast utilisée principalement en Italie au XIVe siècles. Elle est constituée d'une hampe de 1 à 1,5 m et d'une pointe de section carrée mesurant moins d'un mètre, à la base du fer en guise de quillon se trouve une petite rondelle métallique. Son nom vient de sa forme de chandelier. Il est le précurseur des Ahlspiess allemands plus longs et au fer plus fins.

Chauve-souris, corsèque chauve-souris. Type de corsèque dont les oreillons sont droit au lieu d'être courbe, qui lui donne la silhouette de face de l'animal. Certains le considère alors comme un trident.

Contus. Le contus était une longue lance de cavalerie, maniée à deux mains par les Sarmates et les Alains, cavaliers des steppes, dont un certain nombre fut engagé dans l'armée romaine à l'époque de son apogée. Le contus faisait environ 4 m à 4,5 m et, vu son utilité (charges de cavalerie lourde), il était très gros, très lourd. L'arme était d'ailleurs si lourde qu'il arrivait qu'elle plie sous son poids, sur la longueur. La position du cavalier (sans selle, à l'époque) n'en était que plus inconfortable et la suprématie sur le champ de bataille des cavaliers lourds (cataphractaires, notamment Sarmates ou Alains...) n'est venue qu'avec l'invention des étriers (apportée d'orient par les Parthes) qui donnaient au cavalier une tenue stable et peu contraignante sur sa monture.

Corsèque, corsesque. La corsèque est une arme d'hast utilisée principalement en Italie et en France entre le XVe et le XVIIe siècle. La forme du fer est celle d'une pertuisane, dont les oreillons recourbés sont plus grands. Son nom viendrait de la Corse où elle aurait été développée.

Couteau de brèche. Voir vouge.


D


Danaxe. La danaxe est une hache d'armes d'origine danoise généralement avec un manche assez long pour une tenue à deux mains. Parfois utilisée comme grappin d'abordage.

Dard. Du francique daroth, arme de jet. Type de javeline parfois empennée, utilisée pendant l'époque carolingienne et jusqu'au XIIe siècle.

Demi-pique. Voir pique.

Dóry. En grec ancien, lance.

Douille. Partie creuse d’un "fer de lance" dans laquelle s’emmanche la hampe, appelée aussi manchon.


E


Esponton. Demi-pique utilisé par les fantassins vers le XVIe siècle, puis les sous-officiers ou les officiers subalternes d’infanterie jusqu'au XIXe siècle. La nuit du 16 au 17 décembre 1793, Bonaparte aurait été blessé d'un coup d'esponton à la cuisse par un sergent britannique, lors du siège de Toulon.

Estoc. Frapper d’estoc, c’est frapper avec la pointe de larme, par opposition à la frappe de taille.

Épieu. Arme d’hast utilisé dans un premier temps comme arme de chasse puis à la guerre. Elle a la forme d’un javelot environ haut comme un homme dans la version chasse et plus grand pour la guerre, mais avec la particularité d’avoir deux petits quillons juste après la lame. Ces quillons permettent de garder l’animal (ou l’homme) blessé à distance de sécurité. La lame généralement de plus de 30 cm et large de 5 cm environ, plantée jusqu’aux quillons occasionne une blessure quasiment toujours mortelle ne serait-ce que par l’hémorragie.


F


Fauchard. Le fauchard est une arme d'hast dérivée de la faux agricole ou de la serpe (à ne pas confondre avec le fauchon, qui est un sabre droit avec une lame semblable aux machettes actuelles, ni avec la faux de guerre à voir ci-dessous).
La lame de faux est emmanchée dans l'axe de la hampe plutôt que perpendiculaire, le côté tranchant est dans le bombé extérieur de la courbe du fer à l'inverse des outils agricoles et contrairement à la faux de guerre. Cette arme fut utilisée par des paysans armés et des fantassins au budget réduit. Utilisée de taille mais aussi d'estoc. La hampe faisait entre 1,8 et 3 mètres. Facile à fabriquer (à transformer en fait), elle fut utilisée jusqu'au XVIIIe siècle, mais d'un usage plus fréquent du XIIIe au XVe siècle.

Faucille d'armes. La faucille d'armes est une arme d'hast dérivée de la faucille agricole, pourvu ou pas d'un crochet au dos de la lame. Utilisé comme coupe jarret côté lame et attrape cavalier côté crochet.
Faucille d'armes à crochet

Faux de guerre. La faux de guerre est une arme d'hast dérivée de la faux agricole (à ne pas confondre avec le fauchon, qui est un sabre droit avec une lame semblable aux machettes actuelles, ni avec le fauchard à voir ci-dessus).
La lame de faux est emmanchée dans l'axe de la hampe plutôt que perpendiculaire, le côté tranchant est dans le creux de la courbe du fer comme l'outil agricole et contrairement au fauchard. Cette arme fut utilisée par des paysans armés et des fantassins au budget réduit. Utilisée de taille mais aussi d'estoc. La hampe faisait entre 1,8 et 3 mètres. Facile à fabriquer (à transformer en fait), elle fut utilisée jusqu'au XVIIIe siècle.
Faux de guerre

Fourche-fière. À l'origine, outil agricole, fourche à deux dents de fer, longues et fines, qui servait à élever les gerbes pour le chargement et le tassement des récoltes.

Fuscina. Voir trident.


G


Glaive, glaive d’armes, gléve. Arme d'hast à la lame courbe ressemblant à la vouge, il est parfois appelé glaive d'armes pour le distinguer du glaive romain (au Moyen Âge le glaive désigne une arme d'hast et non une épée).
Il se peut que l’homonymie ne soit qu'une coïncidence, car il semblerait que les deux armes n'aient pas la même racine étymologique (en effet, le terme glaive, utilisé pour désigner les épées à lames courtes des Romains vient du latin gladius, alors que le terme utilisé pour désigner l'arme d'hast du Moyen Âge, souvent aussi utilisé comme synonyme de "lance de cavalerie", vient de l'allemand gleven, qui n'a pas d'origine commune avec le mot latin).
Le glaive n'est plus utilisé comme arme à partir du XVIe siècle, mais comme arme d'apparat ou comme symbole des hérauts.

Godendac, godendaz, godendart, godenhoc, godandart, goedendag, ou encore gepinde staf. Tous ces noms (bonjour en flamand), sauf le dernier (bâton à l'aiguille en flamand), désigne une arme flamande d'hast très simple mais très efficace. Devenu célèbre lors de la bataille des Éperons d'or, le 11 juillet 1302 près de Courtrai.
Cette arme est un bâton d'environ 1,5 m de long et 10 cm de diamètre, plus épais à l'extrémité et muni d'une pointe en fer. Elle pouvait être utilisée de deux manières, comme gourdin ou comme épieu et était suffisamment solide pour bloquer l'attaque d'un chevalier en armure. Pendant la bataille des Éperons d'or, le porteur du godendac travaillait de pair avec un piquier. Le piquier essayant de faire tomber le cheval pendant que le godendac bloquait l'attaque du chevalier. Cette méthode se révéla très efficace.
Le nom de cette arme est parfois confondu avec le morgenstern (l'étoile du matin) qui était une masse d'armes. La masse d'armes fut également appelée goedendag (surement parce que l'étoile du matin vous dit bonjour par un bon coup sur la tête.

Grand goupillon. Certains goupillons (fléau à plusieurs boules) possèdent un long manche pour un usage à deux mains.

Grand fléau. Certains fléau possèdent un long manche pour un usage à deux mains.

Grand fléau à plaque. Arme d'hast possédant une petite plaque métallique allongée, à la place d'une boule à pointe, fixée à une hampe par une courte chaîne.

Grand marteau d'armes. Arme d'hast possédant une pointe d'estoc, en dessous, perpendiculairement une pointe en forme de bec crochu à l'opposé d'une masse en fer de marteau de formes diverses. La hampe de 1,5 à 2 m au pied ferré possède parfois une rouelle métallique de protection.

Grande falx, grande faux. Arme d'hast utilisée durant l'Antiquité par les Darces contre les romains (qui furent écrasés et en gardèrent une grande peur). La lame de la Grande falx est emmanchée dans l'axe de la hampe plutôt que perpendiculairement.

Grande hache bec de corbin. Hache possédant une pointe recourbée vers le bas du côté opposé à la lame de coupe, avec un long manche utilisée comme arme d'hast.

Guisarme. La guisarme est une arme d'hast parente de la hallebarde, constituée d'un manche en bois et d'une lame à double tranchant prolongée d'une pointe.
Le fer comporte généralement une grande lame en forme de serpe sur un côté et une pointe en opposition, perpendiculaire au manche. Fort utile lors de combat contre des troupes montées, ce petit éperon pouvait être employé pour désarçonner le cavalier ou sectionner les tendons du cheval.
L'ensemble est agrémenté de toute une série de petits crochets répartis sur les deux tranchants.


H


Hache d'armes, ou hache de guerre. Même si toutes les haches ne sont pas des armes d'hast, elles ont souvent des manches assez longs, dont certaines ne sont utilisées qu'à deux mains vu le poids et la longueur des manches, comme la danaxe par exemple.

Hache de Lochaber. Arme d’hast, originaire d'une zone dans l'ouest de l'Highland appelé Lochaber. Les multiples versions ont en commun une hampe de deux mètres environ, un fer en forme de sabre courbe ou de partie de cercle dont le côté non aiguisé est fixé au manche par deux attaches, l'extrémité est pointue et possède un crochet à l'arrière.

Hache noble. Arme d’hast, avec une forte pointe prolongeant la hampe, à la base de celle-ci d'un côté un fer plat en tête de marteau et d’un fer de hache de l’autre. La main en avant pouvait être protégé par une rondelle métallique.

Hache saxonne. Hache proche de la danaxe dont elle est la "descendante". Le manche mesure entre 1 et 1,5 m avec une lame de 30 cm.

Hallebarde. Arme d’hast, au fer pointu d’un côté et tranchant de l’autre qui est le perfectionnement de la vouge.

Hallebardier. Le servant de La hallebarde est un hallebardier.

Hampe. Manche en bois, qui supporte un drapeau ou le fer d’une arme que l'on appelle donc arme d’hast.


I


Idée reçue. Les armes, c’est comme l’argent, ce n’est ni bon ni mauvais (bien au contraire), c’est seulement ce que nous en faisons qui est bon ou mauvais.


J


Javelot. Arme de jet légère généralement composée d’une longue hampe surmontée d’une pointe en fer.
Le javelot courant des légionnaires romains est le pilum.
Le javelot était également utilisé par les soldats au Moyen Âge, notamment pour harceler l’ennemi.
L’angon est un javelot utilisé par les Germains au Bas Empire Romain.

Javeline. Arme de jet légère, semblable à un javelot mais plus court.


K



L


Lance :
- la lance est un terme générique désignant une arme d'hast à longue hampe et à fer pointu et/ou tranchant. Malgré son nom, elle ne se lance pas, mais se tien à la main et coincé sous le bras, pointé vers ennemie pendant une charge à cheval ;
- la lance peut aussi désigner une petite formation de combattants. Voir dictionnaire militaire du Moyen Âge.

Langue de bœuf. Demi pique avec un fer pointu, très large à deux tranchants. Plus tard, ce nom fut donné à des dagues italiennes à la lame très large et à double tranchant ainsi qu'à toutes les armes aux fer de même type.


M


Manchon. Partie creuse d’un "fer de lance" dans laquelle s’emmanche la hampe, appelée aussi douille.

Marteau de Lucerne. Arme d’hast, avec un bec de corbin d’un côté et de l’autre la tête de marteau est remplacée par plusieurs petites pointes de métal, le tout est prolongé d'une longue et fine pointe d'estoc.


N



O


Oreillon.

Outil. Beaucoup d'armes d'hast sont à l'origine des outils souvent agricoles simplement modifiés par une mise au bout d'un long bâton (hampe) ou de façon plus sophistiquée. Dès la fin des combats, ces outils modifiés pouvaient rapidement être réutilisés à des fins plus pacifiques.


P


Partisan. Voir attrape-coquin.

Partizane. Voir pertuisane.

Pertuisane, partizane. Arme d’hast avec un long fer triangulaire assez large, pourvu à la base de deux pointes symétriques en croissant tournées vers le haut appelées oreillons, faisant office de quillons. Elle est emmanchée sur une hampe de 2 à 4 mètres. Elle apparut en Italie, et fut utilisée du XVe au XVIIIe siècle.

Pique. Une pique est une arme d'hast pouvant atteindre 6 m, munie d'une simple pointe, portée par un fantassin, principalement destinée à contrer les charges de cavalerie. On trouve des piques courtes appelé demi-piques.
On peut distinguer deux périodes, où elle fut une arme majeure :
- en Grèce antique, où la phalange macédonienne portait de longues piques appelées sarisses, longues de trois à sept mètres (la désignation de pique est cependant plutôt rétroactive) ;
- à la fin du Moyen Âge et la Renaissance, où elle fut réintroduite par les Écossais et les Suisses, à partir de la bataille de Bannockburn en 1314 et de celle de Sempach en 1386.
L'invention de la baïonnette, à la fin du XVIIe siècle, rendit la pique obsolète, car elle permettait au mousquetaire de se défendre contre la cavalerie.
Exemple d'unités dotées de piques :
- la phalange macédonienne ;
- les lansquenets ;
- les tercios espagnols.
Les piques firent leur apparition en France au début du XVIe siècle, et demeurent dans l'armée jusqu'à la fin du XVIIe siècle.

Pique de violation. Voir ahlspiess.

Piquier. Fantassins armés d'une lance très longue appelée pique.

Plommée. Grand marteau d'armes dont la tête est en plomb d'où son nom (XIVe siècle).

Plommée fléau. Grand fléau d'armes avec une hampe de deux mètres environ dont les boules sont en plomb (XVe siècle).


Q


Quarterstaff. Arme contondante en usage universel, mais sous ce nom en Angleterre, constituée d'un long bâton dont l'une des extrémités est beaucoup plus grosse, comme une massue à long manche. Cette arme de par sa longueur est manié à deux mains.


R


Roncone. Sorte de pertuisanes mais dont les oreillons sont dirigés vers le bas. Très proche de la corsèque surtout utilisée en Italie du XVe au XVIIe siècle notamment sur les bateaux lors des abordages, les oreillons permettant d'agripper les cordages.

Rondelle de lance. Protection en métal, tronconique, de la main portant la lance apparut, au XIVe siècle. Sa taille s'agrandit pour protéger tout le bras et le torse. Elle fut surtout utilisée lors des joutes.


S


Sabot de fer. Voir talon, talon de fer.

Saquebute, saqueboute, sacquebute. Pique avec un crochet permettant de désarçonner un cavalier. Formé à partir des verbes saquer et bouter, littéralement. tirer (avec le crochet) et pousser (avec la pointe).

Sarisse, sarissa. Longue lance entre 5 et 7 mètres utilisée par les phalanges macédoniennes. Très lourde pour une lance (5 kg), elle comportait une pointe à chaque extrémité, une en fer, l'autre en bronze. La courte pointe de bronze à sa base lui permettait d'être ancrée à la terre (sans rouiller) pour arrêter l'avancée des charges de fantassins et surtout de cavalerie ennemies. Cependant en dehors de la formation serrée de la phalange, la sarisse était presque inutile comme arme et gênante lors des marches. À cet effet la sarisse était divisée en deux parties et jointe avant la bataille.


T


Talon, talon de fer. Sur de nombreuses armes on trouve, à l'extrémité opposée au fer de combat, une pointe métallique, appelé aussi sabot de fer, qui permet un meilleur appui au sol contre une charge de cavalier et peut servir d'arme d'estoc en cas de bris de l'arme en deux.

Trident. Une des deux armes du gladiateur romain de type rétiaire. Il mesure environ 2 m et possède trois pointes acérées, le trident se tient de la main gauche pendant que la droite tient le filet, puis à deux mains dès que le filet est lancé. Utilisé d'estoc côté manche le plus souvent comme vu sur de nombreuses mosaïques, car côté pointe cette arme est des plus redoutables des gladiateurs. Appelé aussi fuscina pour sa similitude avec une fourche (en latin furca).
Il est rappelé que les morts étaient très rares parmi les gladiateurs. À cette époque, la vie ne valait sûrement pas très chère, mais l'acquisition et la formation des gladiateurs valaient fort chères.
La seconde arme du rétiaire est le pugio, poignard qu'il garde à la ceinture, et qu'il se doit d'utiliser seulement pour finir un "beau" combat.


U



V


Vouge, vougue, voulge, ou couteau de brèche. Arme d’hast faite d’une lame tranchante et asymétrique du XIIIe au XVIe siècle. Le vouge est constitué d'une lame large en forme de tranchoir, monté sur une hampe d'environ 2 mètres. Il lui est parfois ajouté un croc du côté opposé à la lame, ce qui permet de l’utiliser de taille comme une lourde hache, d’estoc grâce à sa pointe et de crocheter l’adversaire avec le croc d'acier. Elle possède parfois une petite rondelle en guise de quillon. Elle fut perfectionnée pour devenir la hallebarde.

Vougier. Le servant d'une vouge est un vougier.


W



X


Xyston. Javelot utilisé par les éclaireurs et la cavalerie légère de l'armée grecque sous Philippe II, puis fut remplacé par la sarisse sous Alexandre le Grand dans son expédition en Asie. Faite de bois de cornouiller, munie d'une double pointe de façon à pouvoir être toujours utilisée si elle vient à se rompre. Comme seconde arme, le cavalier porte au côté gauche une épée le plus souvent recourbée (kopis, machaira).


Y



Z




2 commentaires:

  1. Merci pour cette compilation d'armes d'hast. Elle m'a été fort utile. On ne note que peu de fautes. La liste n'est évidemment pas complète, mais c'est toujours instructif.
    Si cela vous intéresse, je vous conseille les quelques armes d'hast suivantes à intégrer dans votre article : la framée, la demi-lune et la trilance Sruss. Je ne vois rien d'autre mais je ne suis qu'un amateur. Encore merci !

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  2. Bonjour Anonyme
    Merci pour tes commentaires et remarques.

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