STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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jeudi 2 janvier 2014

Les (cottes de) mailles

Des mailles sont des anneaux de métal qui assemblés ensemble constituent une protection, particulièrement contre les coups de taille. D'origine celte, cette protection fut reprise par les romains, puis les soldats du Moyen Âge.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Avental. Voir camail.

Aventail. Voir camail.


B


Broigne. La broigne est une protection composite, basée sur une cuirasse de cuir sur lequel sont cousues des renforts métalliques (mailles et/ou plaques). La différence entre une broigne et une cotte de mailles est que dans une cotte de mailles, les mailles sont reliées entre elles sans support intermédiaire. Ce type de protection fut utilisé du XIIe au XIVe siècle.


C


Camail. Protection de maille métallique souple recouvrant le cou, le haut des épaules, et la tête. Aussi connu sous les termes de cap-mail, cap-malha, capmailh, coëffet pour les modèles les plus anciens, ou avental, aventail, voire ventail sous des formes de camail de bassinet.
On trouve deux formes de camail :
- une bande de tissu de mailles, fixée au bas d’un casque ; dans ce cas, il arrivait que le camail ne protège pas complètement le cou, mais seulement la nuque ;
- une sorte de chaperon, de capeline avec capuche ; ce type de protection peut aussi être nommé cervelière ou coëffete ; les camails de ce type furent souvent directement intégrés aux hauberts et haubergeons ; dans ce cas, ils avaient la forme d’une capuche, que l’on pouvait plus ou moins refermer par un laçage, afin de protéger le cou ; suivant la nomenclature actuelle, seuls les camails fermés sur le devant, ou pouvant se refermer sur le devant (protection du cou) devraient être appelés camails.
Les protections de même type sans capuches (protection des épaules et de la gorge) sont plutôt classées dans les gorgerins.

Caparaçon :
- protection du cheval en forme de housse rembourrée (comme le gambison des humains), éventuellement recouvert de mailles de fer, plus tardivement il fut ajouté diverses pièces d'armure ;
- un caparaçon pouvait également désigner la pièce de tissu décorée aux armoiries de son cavalier (appelé parfois housse de cheval ou housse de cheval armoriée), recouvrant le cheval lors des cortèges, des tournois, etc.

Cap-mail. Voir camail.

Cap-malha. Voir camail.

Capmailh. Voir camail.

Cervelière. Voir camail

Chausses de mailles.. Protection de mailles en forme de caleçon, servant à la protection des jambes, lors des combats.

Coëffete, coëffet. Voir camail

Colletin de maille. Une bande de tissu de mailles, fixé au bas d’un casque, retombant sur les épaules. Il assure la protection du cou.

Cotte à doubles mailles. Cotte de mailles dont les anneaux sont doublés pour augmenter la protection.

Cotte d’armes. La cotte d’armes appelé aussi tabar est un vêtement porté au-dessus de l’armure ou la cotte de mailles dès le XIIe ou le XIIIe siècle. La cotte d’armes arbore les armoiries de celui qui la porte, après avoir eu pour utilité la protection contre le soleil voire la pluie. Il servait aussi à montrer sa fortune, en fonction de la matière qui le composait.

Cotte de mailles, haubert, haubergeron, jaseran. La cotte (cotte = chemise longue) de mailles est une protection individuelle constituée d’un assemblage d’anneaux métalliques (fer, acier, bronze, cuivre, etc) et parfois de pièces plates appelé macles de matières diverses (fer, acier, cuivre, corne, écaille de tortue, cuir laqué, etc) qui descend sur les jambes jusqu’au genou.
Cet équipement a pour but de protéger son porteur des coups tranchants. Par contre, une cotte de mailles est inefficace face à des coups contondants ou perforants. Pour pallier ce défaut, il convient de porter sous la cotte une protection supplémentaire, comme le gambison ou la jaque légère).
La cotte de mailles est parfois complété par des éléments d'armure.
Le terme de cotte de mailles reste valable tant que l’ensemble reste souple. Cependant, on appelle traditionnellement “armure” certains types de cottes de mailles telles que les cottes de mailles romaines (lorica hamata, lorica plumata, etc).


D


Diamètres des anneaux :
- le diamètre des anneaux varie, entre 5 et 10 mm. Plus la taille de l'anneau est petite, plus la cotte est résistante ;
- le diamètre du fil varie entre 1 et 2 mm. Plus le fil est gros, plus la cotte est résistante.

Doublet armant. Voir jaque.


E


Eau-forte. Acide utilisé pour graver le métal. Technique permettant d’orner armes et armures.


F


Fermeture des anneaux :
- certains anneaux sont coulés et donc n'ont pas de fermeture, ce sont les plus solides ;
- les autres anneaux sont constitués de métal étiré en fil, puis enroulé autours d'une tige ronde ;
- les autres anneaux sont constitués de métal étiré en fil, enroulé autours d'une tige ronde, puis découpé pour former les anneaux ;
- certains anneaux ne sont pas refermés, mais les extrémités du fil simplement mis bout-à-bout, accolées mais non collées . C'est la méthode de fermeture la plus rapide et facile, mais la plus fragile ;
- certains anneaux ont leurs fils faisant plus qu'un tour comme un anneau de porte-clés moderne ;
- certains anneaux généralement de fort diamètre sont fermés par une ligature, fermeture et anneaux fragiles ;
- certains anneaux sont soudés ;
- et certains anneaux sont rivetés.


G


Gambison. Tunique matelassée portée sous une cotte de mailles ou une armure, afin d’amortir les coups.

Gantelet de maille. Protection de la main voire de l'avant-bras, appelé aussi miton, à l'origine et jusqu'au XIVe siècle un gant (ou une moufle) de cuir recouvert de maille. Il fut perfectionné en gantelet de plates.

Gorgerin Normalement ce terme désigne une pièce de l'armure de plates, mais il est parfois utilisé à la place de gorgière et vis-versa.

Gorgière :
- protection en maille couvrant la poitrine et le cou (la gorge), les épaules et le haut du dos, elle porte de nombreux autres noms, gorgerette, gorgeray, gorgerey, gourgerit, etc. ;
- désigne aussi le col en maille fixé en haut du haubert ;
- ce nom désigne aussi, plus tard, une protection de plates d'une armure protégeant le haut du torse, les épaules et le cou, pouvant se fixer au bassinet ; elles furent peu à peu remplacées par le gorgerin.


H


Haubergerie. Atelier de confection de protection à base de mailles où travaille l'haubergier.

Haubergeon, haubergeron. Haubert court qui s'arrête à la taille, parfois sans manche.

Haubergier. L’haubergier est l’artisan qui confectionne des protections en mailles, il travaille dans une haubergerie.

Haubert, haubert de mailles. Voir cotte de mailles.

Housse de cheval. Voir caparaçon.

Housse de cheval armoriée. Voir caparaçon.


I



J


Jaque. Un jaque (ou jacque, jaquette, gambison, doublet armant, voire une jaque, suivant les auteurs) est un vêtement matelassé, ou multicouche, destiné à servir de protection lors d’un combat. Il peut être porté seul ou associé à une autre défense, cotte de mailles ou armure. Les noms de ces différents vêtements sont, en général, associés à une classification moderne et ne correspondent pas aux noms donnés à l’époque de leurs usages.
Au XVe siècle des jaques d’archers pouvaient facilement atteindre les 10 kilogrammes (de trente toiles d’épaisseur ou, pour le moins, de vingt-cinq, avec un cuir de cerf).

Jaque de fer. Cotte de mailles annulaires s'ouvrant sur le devant.

Jaque jazeran. Désignait les jazerans (cotte de mailles annulaire et mailles plate) s'ouvrant sur le devant.

Jaquette :
- la jaquette est un autre nom du jaque, ou de la jaque suivant les auteurs désignant un vêtement matelassé destiné à servir de protection sous une cotte de mailles ou une armure ;
- désigne aussi une protection de mailles.
Le duc alors revêtit sa jaquette, qui était en chaînons de mailles si souples que la trame d’acier n’était guère plus épaisse que du velours : puis il passa par-dessus son jacques des chausses et un pourpoint gris et argent, qui étaient ses couleurs favorites.
Alexandre Dumas, La Reine Margot, C. Lévy, 1886

Jaseran, jacerant, jazeran. Autre nom de la cotte de mailles, avant le XIIe et jusqu'au milieu du XIIIe siècle. L'armement évoluant, ce terme a progressivement changé de sens pour désigner des objets faits en mailles plates (macles) reliées par des mailles annulaires.

Jazequené. Voir jazeran.

Jazeran. Autre nom de la cotte de mailles du soldat et du cheval, avant le XIIe et jusqu'au milieu du XIIIe siècle. L'armement évoluant, ce terme a progressivement changé de sens pour désigner des objets faits en mailles plates (macles) reliées par des mailles annulaires. On disait d'un bracelet en forme de chaîne, un bracelet fait en façon de jazeran. On disait aussi d'un vêtement recouvert de maille, qu'il était jazequené


K



L


Lorica hamata. Lorica hamata est une cotte de mailles de la Rome antique. C'était généralement des cottes de mailles de type dit 1/4 (1 anneau est relié à 4 autres) fermées par une rivure à grains d'orge. Porté sur un subarmalis ou thoracomachus qui est un gambison romain.

Lorica plumata. Type de cotte de mailles sur laquelle des écailles métalliques en forme de feuilles ou de plumes sont fixées sur les mailles de façon superposée. Cette protection est réservée aux officiers voire aux généraux en raison du coût élevé de la production et de la maintenance. Le nom d'origine n'est pas connu, Lorica plumata étant un néologisme descriptif, se référant à sa ressemblance avec le plumage d'oiseau.


M


Macle. Petite plaque de métal rajoutée aux mailles annulaire.

Mailles annulaire. Précision concernant les mailles de formes rondes par opposition aux mailles ovales ou aux macles.

Maille européenne. Voir quatre en un.

Matière des anneaux. La plupart des anneaux sont en fer. Le bronze était moins solide, l'acier et le cuivre trop chers.

Mitons. Gants protégés par de la maille.


N



O



P


Protection du cheval :
- le cheval pouvait porter une armure de tête, de nuque, et de poitrail. Un caparaçon en forme de housse rembourrée (comme le gambison des humains), éventuellement recouvert de maille de fer, pouvait augmenter la protection ;
- un caparaçon pouvait également désigner la pièce de tissu décorée aux armoiries de son cavalier, recouvrant le cheval lors des cortèges, des tournois, etc.

Protège nuque. Mini "rideau" de mailles fixé à l'arrière du casque pour protéger la nuque.


Q


Quatre en un. Système d'assemblage des anneaux où chaque anneau passe dans quatre autres anneaux. On l'appelle aussi maille européenne.


R


Robe de mailles, robe de mailles annulaires. Autre nom du haubert (en forme de tunique généralement fendue à partir de la taille pour la monte à cheval).


S


Six en un. Système d'assemblage des anneaux où chaque anneau passe dans six autres anneaux.

Spalière. La spalière est l’une des premières pièces d’armure inventées dans l’Europe médiévale, sans doute parce qu’elle est la plus indispensable. Dans l’escrime médiévale, les coups portés à l’épaule sont fréquents et les coups portés sur le casque ricochent presque invariablement sur l’épaule et la brise surtout si l’adversaire utilise un marteau ou une hache.
Les gambisons étaient donc fortement rembourrés en cet endroit (du cou jusqu’à l’arrière-bras). Pourtant cela ne suffisait pas, il fallait opposer à ces attaques un obstacle rigide, les ailettes qui n’étaient qu’une plaque de métal fixée sur la cotte de mailles au moyen d’un lacet à aiguillette.
C’est en 1350 que la spalière se dessine franchement, pourtant des défauts persistent après plusieurs tentatives, sans trouver de véritable solution. On posa, vers la fin du XIVe siècle des cônes en guise de spalière. La spalière enveloppe l’épaule et le haut du bras, elle est souvent articulée. Mais à ce moment l’armure de plates se complète et elle allait devenir une pièce importante de défense. Tant qu’elle restait une pièce séparée, il était difficile de la fixer, c’est pourquoi elle fut incluse au harnois complet. On utilisa des formes simples (lames) bien qu’au début elles fussent gênantes et qu’un adversaire habile put la décrocher avec n’importe quelle arme à pointe.
Finalement, on opta pour un système plus grand d’une seule plaque ou d’un assemblage qui s’attachait dans le dos au milieu et devant le plus proche possible du centre de la poitrine.
Elle se perfectionna jusqu’au XVIe siècle, c’est-à-dire jusqu’à l’abandon total des armures forgées.

Surcot :
- vêtement de dessus porté au Moyen Âge par les deux sexes, sur la cotte comme son nom l’indique. Voir Dictionnaire des vêtements ;
- désigne aussi une pièce de tissu placée sur cette armure pour atténuer l’effet du soleil ou porter ses armoiries ; voir cotte d'armes.


T


Tabar, tabard. Voir cotte d'armes.


U



V


Ventail. Voir camail.


W



X



Y



Z




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