STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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lundi 24 février 2014

Le chevalier

Page en cours de création merci de votre compréhension et votre indulgence


Le chevalier "sans peur et sans reproche"

Loin de l'icône littéraire, puis cinématographique, du preux chevalier couvert d'honneurs et de gloire autant que d'une armure étincelante. La chevalerie est une institution politico-militaire qui donne encore plus de pouvoir et de puissance à leurs membres.
La chevalerie est la base du système féodal.

Adoubement. Cérémonie d’armement du chevalier. Rituel laïque, à l’origine une simple tape sur l’épaule, puis devient semi-religieuse.
Au Moyen Âge, l’adoubement était une cérémonie officielle à laquelle de nombreux nobles assistaient et qui consistait à consacrer un homme comme chevalier du roi. Tout homme de bonne naissance, après avoir été page puis écuyer pouvait devenir chevalier.
La nuit avant la cérémonie est dédiée à la méditation et à la prière. S’ensuit la cérémonie de l'hommage pendant laquelle l’écuyer doit prêter hommage à son suzerain qui lui remet ses investitures, soit un étendard, symbole du fief. À partir de ce moment, l’écuyer est chevalier, mais aussi vassal du seigneur à qui il a prêté serment. Un chevalier peut prêter serment à plusieurs suzerains et ainsi posséder plusieurs fiefs, mais il doit exprimer quel est son hommage lige (ou hommage principal) si cette situation se produit. Dans ce cas alors, et s’il y a guerre ou mésentente entre ses suzerains, le chevalier est tenu d’obéir à son seigneur-lige si celui-ci lui ordonne de combattre à ses côtés.
Tout page, écuyer ou chevalier qui ne remplissait pas ses engagements était considéré comme un félon.

Accolade, acolée en langue d'oïl. Coup du plat de l'épée donné sur le cou d'un chevalier, lors de son adoubement. Se donnait parfois avec la main.

Page. Aux environs du XIIIe siècle, de plus en plus souvent, les garçons d’origine noble quittent leur famille vers 7 ans. Il devenait page chez un autre noble jusqu’à 14 ans. Avant de devenir l’écuyer d’un chevalier.
Il recevait les bases de l’éducation d’un futur noble, tout en rendant de menu service. Il apprenait entre autres, à monter et soigner son cheval, à couper la viande à table, etc.

Écuyer. Signifiant “celui qui tient l’écu”, cette dénomination désigne toujours une personne au service d’un chevalier. Son origine évolue au cours du temps.
Jusqu’au XIIIe siècle, c’est un servant aux origines modestes qui souvent espère devenir chevalier.
Ensuite, c’est de plus en plus souvent un jeune noble. De 14 à 21 ans, il est venu apprendre les règles de la chevalerie, après avoir été page de 7 à 14 ans. Son apprentissage est basé sur l’entraînement physique, la chasse, dont la vénerie et la fauconnerie et le métier des armes. Mais aussi les usages de la courtoisie et les vertus requises au franc homme : honneur, fidélité, hardiesse, débonnaireté, démener grande largesse, parler avec mesure, ne blâmer personne à la légère, éviter les fous et servir les dames.
Il deviendra chevalier lors de l’adoubement.

Bachelier :
- jeune noble qui aspirait à devenir chevalier en servant sous la bannière d'un seigneur pour y apprendre le métier des armes ;
- chevalier qui n'avait pas de vassal ou pas assez pour lever une troupe sous sa propre bannière et marchait donc sous l'étendard d'un chevalier banneret ;
- noble n'ayant pas de fortune ;
- bachelier d'armes, celui qui avait été vainqueur lors de son premier tournoi ;
- jeune homme noble ;
- par extension, et désuet, jeune homme, en particulier, jeune homme à marier.

Bachelière Jeune fille noble.

Tournoi. Fête guerrière où les chevaliers s’affrontaient avec des armes courtoises. Ne pas confondre avec l'adjectif (invariable) qualifiant la monnaie frappée à Tours, par exemple, le denier tournois ou la livre tournois.

Joute. La joute équestre est l’une des plus célèbres épreuves des tournois de chevalerie. Elle consiste en une charge à la lance entre deux chevaliers au galop, face à face.
Les premières joutes équestres apparurent en France dès le XIIe siècle. À cette époque, les armures de plates n’existaient pas, les chevaliers étaient vêtus d’une cotte de mailles, d’un casque et d’un écu long en forme de goutte d’eau. Il n’y avait pas de lice pour protéger les concurrents qui s’élançaient et se faisaient parfois face en mêlée. Le risque de blessures graves était très important car les chevaux et les cavaliers pouvaient s’entrechoquer de face et très violemment en plein galop. L’Église condamna rapidement ces épreuves de tournois et de joutes. Les papes s’y opposèrent personnellement dès 1193.
Au XIIIe siècle, l’équipement s’améliora, les jouteurs portèrent désormais un grand heaume et le bouclier devint plus petit mais les cavaliers se croisaient sans séparation. Les accidents mortels étaient très nombreux et des règles commencèrent peu à peu à s’instaurer. Les armures de plates firent leur apparition fin XIVe, elles commencèrent à se spécialiser. Les armures de joute étaient plus lourdes et moins articulées que celles de guerre, elles pesaient environ 30 kg. Un cavalier en armure était parfaitement capable de monter à cheval, il se hissait parfois à partir d’une sorte marche-pied et son écuyer l’aidait juste à mettre le pied à étrier car avec un heaume, il était impossible d’avoir une vision rapprochée à moins de deux mètres devant soi lorsque l’on marchait avec. La vision de proximité était très réduite. En mai 1389, le roi de France Charles VI se distingua lors d’une joute équestre. Froissart, qui nous rapporte ce fait, est peut-être complaisant. Charles VI n’en est pas moins un authentique passionné et un jouteur plutôt solide. Il transmit le virus à sa descendance. Les compétitions pouvaient durer plusieurs jours et même plusieurs semaines. En mai 1390, les joutes équestres à Saint-Inglevert durèrent tout le mois. Par sécurité, une barrière, au long de laquelle galopent les chevaliers en sens inverse est mise en place à la fin du XIVe siècle (la lice). Les lances sont également sécurisées par un rochet, ce qui les empêche d’entrer dans la vue d’un heaume. Contrairement à ce que beaucoup s’imaginent, l’objectif du jouteur n’était pas de faire chuter son adversaire. Pour être déclaré vainqueur, il fallait briser le plus possible de lances sur l’armure des autres jouteurs. En cas d’égalité, la longueur du morceau brisé permettait de départager les deux chevaliers. La dangerosité de ce sport nécessitait bien des adaptations, tant au niveau des armures qu’au niveau des lances. Elles évoluèrent également et devinrent de plus en plus lourdes avec une garde et une arrière main qui faisait office de balancier.
Progressivement on ne jouta plus avec un bouclier, mais avec un simple manteau d’armes rivé sur l’épaule gauche. Il était strié pour favoriser la casse de la lance au moment de l’impact.
Activité bien moins violente que le tournoi, la joute équestre fut toutefois la cause d’un nombre important de morts et de blessés. Le 15 février 1515, un mort fut à déplorer à l’occasion d’une joute équestre donnée en l’honneur de l’entrée de François Ier à Paris. Le roi de France était un passionné et y brilla durant sa jeunesse. C’est surtout au XVIe siècle que les armures devinrent très perfectionnées, ce qui n’empêcha pas Henri II d’être mortellement blessé par son capitaine de la garde écossaise.
Le 1er juin 1559 marqua le début des jeux donnés à Paris après la signature de la paix du Cateau-Cambrésis. Ces festivités sportives durèrent tout le mois de juin et comprenaient notamment des joutes équestres. Le 30 juin, le roi de France Henri II fut mortellement blessé au cours d’une joute équestre, signant du même coup l’arrêt de mort des tournois, des joutes équestres et des autres Pas d’armes en France. Les épreuves équestres à la lance furent remplacées par des jeux d’adresse martiaux, la quintaine et le jeu de l’anneau.
Antoine de Pluvinel enseigna l’art de la joute au XVIIe siècle à Louis XIII. C’est l’un des rares recueils où l’utilisation de la lance et des angles d’attaque sont clairement expliqués.
Dans les années 1170, Guillaume le Maréchal (William Marshall) était devenu un champion redouté, ce qui lui valut le surnom du meilleur chevalier au monde. Bertrand du Guesclin sortait à peine de l’adolescence quand il se distingua brillamment en participant anonymement à une joute équestre avec un cheval d’emprunt. C’est surtout René d’Anjou comte de Provence, qui avec son célèbre livre des tournois, donna toutes ses lettres de noblesse aux grandes joutes équestres organisées lors des tournois du XVe siècle.

Behort, béhourt, behord, bouhort :
- joute chevaleresque, tournoi, combat à la lance ;
- lance dont on se sert pour jouter dans les tournois.

Cartel. Dans les tournois, défi entre chevaliers fait oralement ou par écrit. Nom donné ensuite à une carte ou un papier avec lequel on provoquait quelqu’un en duel.

Jeter le gant. Défier, provoquer (d'une coutume médiévale par laquelle un chevalier qui en défiait un autre au combat lui jetait son gant, que ce dernier ramassait s'il acceptait le combat).

Ramasser, relever le gant. Accepter le combat, le défi, se disposer à la riposte.

Destrier. Plusieurs origines possibles, du latin dextra (droite) désigne un cheval pouvant être dirigé par la main ou la jambe droite, ou bien de l’ancien français destre (main droite) désigne un cheval tenu de la main droite par l’écuyer.
C’est le cheval de guerre ou de joute du chevalier, généralement un étalon de grande hauteur, au poitrail large, robuste et de bonne assise.
Il pouvait porter une armure de tête, de nuque, et de poitrail. Un caparaçon en forme de housse, rembourré éventuellement recouvert de maille de fer, pouvait augmenter la protection.
Un caparaçon pouvait également désigner la pièce de tissu décorée aux armoiries de son cavalier, recouvrant le cheval lors des cortèges, des tournois, etc.

Palefroi. Cheval de parade, ou de marche, par opposition au destrier, cheval de bataille.



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