STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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mercredi 26 février 2014

Vêtement religieux

Page en cours de création merci de votre compréhension et indulgence

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Amict. Rectangle de toile fine béni, marqué d'une croix que le prêtre met sur ses épaules avant de revêtir l'aube pour dire la messe. L'amict doit être pourvu de deux cordons assez longs pour être noués sur la poitrine en se croisant dans le dos.

Apostolnik. Un apostolnik (épimandylion, en grec) est le vêtement que portent les religieuses de l'Église orientale. C'est un voile qui couvre la tête, le cou, les épaules, et tout le haut du corps, et ne laisse paraître que le visage. Il est de couleur noire et très rarement de couleur blanche.

Atarah. La atarah désigne la partie décorative qui orne le tallit gadol, grand châle rectangulaire utilisé lors de la prière par le fidèle juif lors des offices religieux. Les 'atarot peuvent être constituées d'une bande de tissu ou d'un ensemble de plaquettes métalliques argentées ou dorées cousues sur le bord supérieur du tallit gadol.

Aube. C'est la longue robe de tissu blanc, portée par les prêtres, les servants d'autel (enfants de chœur), les jeunes faisant leur Profession de Foi (ex communion solennelle).

Aumusse, aumuce. Sorte de capuche chaude portée au Moyen Âge par les civils hommes ou femmes, puis fut adoptée dans la tenue du clergé.


B


Barrette ou bonnet carré. Couvre-chef de forme carrée, en étoffe doublée de tissu épais, ou de cuir. Portée de la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle, par tous, notamment les avocats, les juges, les médecins et les maîtres en théologie. Puis elle fut portée par les membres du Clergé.

Bâton cantoral. Voir bâton de chantre.

Bâton de chantre. Appelé aussi bâton cantoral, bâton de préchantre, ou sceptre, c'est le symbole de l'autorité du chantre et un signe honorifique. Le grand chantre le recevait le jour de sa nomination avec sa chape, la clef de la chantrerie, et le mettait sur ses armes.

Bâton de préchantre. Voir bâton de chantre.

Bâton pastoral. Voir crosse.

Bekeshe, beketsche. Long pardessus ou veste, en soie (le plus souvent noir) ou en polyester, que portent a la fois les Juifs hassidiques et certains Juifs Haredi non-hassidiques. Les Hassidim portent le Bekeshe le Chabbat, les jours de fêtes, et à l'occasion de célébrations (mariages, etc.). C'est donc un habit de fête. Durant la semaine, les Hassidim portent un autre habit, un rekel, fait en laine ou en soie, qui est une longue veste croisée.

Bourdon. Le bourdon est un long bâton du pèlerin, il était surmonté d'un ornement en forme de pomme.

Bure. Le mot désigne une étoffe de laine dont on se sert pour la confection des vêtements de certains ordres religieux. le vêtement lui-même, en tant que symbole de l'état religieux, est aussi appelé bure. Revêtir la bure, c'est choisir l'état ecclésiastique ou monastique.


C


Calotte. La calotte est un couvre-chef en forme de bol, portée par les ecclésiastiques dans la liturgie catholique et anglicane. Autrefois appelée submitrale, car elle se portait sous la mitre. Elle recouvre la tonsure des clercs.
Elle est de la même couleur que le vêtement porté par l'ecclésiastique, c'est-à-dire noire pour le prêtre et l'abbé régulier, violette pour l'évêque, rouge pour le cardinal, blanche pour le pape.

Calotte à cornes. Voir chapeau juif.

Camail. Terme qui désigne une courte pèlerine, couvrant les épaules et s'arrêtant un peu au-dessus des coudes. Un espace sépare les deux pans du camail sur la poitrine, alors que la mozette se boutonne à ce niveau. Le camail se porte au-dessus de la soutane. Contrairement à la mozette, qui se porte toujours avec le rochet (habit de chœur), le camail ne fait pas partie de l'habit liturgique.

Camauro. Un camauro est un bonnet d'hiver de velours ou de satin, le plus souvent bordé d'hermine ou de duvet de cygne porté par le pape. À l'origine coiffure de moine, attestée par l'iconographie dès le IXe siècle, le camauro est réservé au pape à partir de 1464.

Camelacium. Voir kamilavkion.

Capirote. Un capirote est un couvre-chef en forme de cône long et pointu utilisé en Espagne et en Catalogne, initialement par certains flagellants, aujourd'hui par les pénitents durant les processions de la Semaine sainte. Les condamnés à mort par l'Inquisition étaient obligés de porter ce chapeau pour être humiliés publiquement.
Une variante du capirote possède un voile qui tombe jusqu'aux épaules pour recouvrir l'intégralité du visage, avec deux trous pour les yeux. Appelé Caperutxa, il est porté à Perpignan lors de la procession de la Sanch chaque Vendredi saint. Par extension on nomme ainsi toute la tenue et aussi celui qui le porte. Elle est noire pour le pénitent et rouge pour le regidor. Le régidor symbolise le condamné à mort que les pénitents accompagnent charitablement au gibet.

Chape. Utilisée pour certaines cérémonies, en particulier les processions, la chape est une sorte de grande cape sans manches, fermée devant par une agrafe, souvent décorée de broderies et d'incrustations. Appelé aussi pluvial.

Chape chorale. La chape chorale, à l'origine, employée par la plupart des communautés séculières vouées au chant de l'office, pour se protéger du froid en plus des vêtements ordinaires. Au Moyen Âge, elle a été adoptée par les chanoines réguliers comme habit de chœur. Comme telle, elle leur fut empruntée par certains ordres mendiants : dominicains, carmes, trinitaires, mercédaires, servites, etc.

Chape curiale. Vêtement réservé à la cour pontificale pour certaines fonctions, comme jadis les chapelles papales, les consistoires, les processions, les cavalcades et les réunions des collèges dont elle était un privilège, la chape est le signe distinctif de certains fonctionnaires de la curie romaine en présence du Pape.

Chape prélatice ou cappa magna. Grand manteau de chœur, descendant aux pieds et fermé par-devant, comportant une queue de longueur variable selon la dignité, recouvert sur les épaules et la poitrine d'un chaperon, double par-derrière et qui finit en capuchon boutonné derrière le cou, avec une fente sous le chaperon pour y passer les mains.

Chapeau juif. Le chapeau juif, connu aussi sous les noms de coiffe juive, Judenhut en allemand et de pileus cornutus (calotte à cornes) en latin, était un chapeau pointu en forme de cône, blanc ou jaune, porté par les Juifs dans l'Europe médiévale et parfois dans le monde islamique. D'abord porté traditionnellement et volontairement1, il fut imposé aux hommes juifs quelques années après le concile de Latran qui exigeait en 1215 que les Juifs soient reconnaissables par leurs vêtements afin de pouvoir les distinguer des chrétiens.

Chasuble. La chasuble est un vêtement sacerdotal à deux pans et sans manche avec une ouverture pour la tête, que le prêtre revêt par dessus l'aube et l'étole pour célébrer la messe, ou d'autres actions liturgiques précédant ou suivant immédiatement la messe.

Chasuble pliée. Aux temps de pénitence, dans les grandes églises, la dalmatique du diacre et la tunique du sous-diacre étaient remplacées, jusqu'à la réforme des rubriques romaines par le pape Jean XXIII, en 1960, par des chasubles violettes (ou noires le vendredi saint), pliées en avant ou coupées vers le milieu de la partie antérieure.

Chaussons pontificaux. Voir pantoufles papales

Chiquenotte. Sorte de coiffe que portaient certaines nonnes.

Chrémeau. Petite capuche de linge fin à lacets, dont on coiffe un enfant baptisé, après l’onction.

Cilice. À l'origine sorte de chasuble ou de large ceinture, qui est faite d’un tissu de poil de chèvre, de crin de cheval, ou de quelque autre poil rude et piquant, et que l’on porte sur la chair pour mortification en s'imposant volontairement une souffrance pour mieux se tourner vers sa foi.

Coiffe juive. Voir chapeau juif.

Collaro. Petite pièce de laine ou de soie attachée au col blanc, servant à couvrir le cou à l'échancrure de la soutane.

Col romain. Il s'agit d'un col détachable incorporé à une chemise de clergé ou rabbat (gilet), bouclé par deux goujons, un attaché à l'avant et à l'arrière pour tenir le col de la chemise. Le col se ferme à l'arrière du cou. Il est presque toujours blanc et en plastique, initialement il était en coton ou en lin.
Parfois (surtout dans la pratique catholique romaine), il est attaché avec une « collerette » ou « collarino » qui recouvre presque complètement le col blanc, à l'exception de la partie supérieure et un petit carré blanc à la base de la gorge, pour imiter le col de la soutane.
Parfois le collier est noir (ou quelle que soit la couleur est appropriée au rang de la personne du clergé), avec seulement un onglet détachable blanc à l'avant.

Cordon d'aube. Le cordon ou cingulum est mis immédiatement sur l'aube pour la serrer à la taille et, par là, éviter que son ampleur gêne le prêtre dans ses mouvements. Le cordon est généralement blanc, mais il peut cependant suivre la couleur du jour et être de même couleur que l'ornement. Depuis la réforme liturgique de 1969, il est facultatif si la forme de l'aube épouse naturellement le corps de celui qui la porte.

Cornette. Coiffure de tissu blanc portée par les sœurs chrétiennes chargées des affaires sanitaires jusqu'au début des années 1960.

Coule, cuculle. À l'origine, il s'agit d'une sorte de pèlerine romaine et/ou gauloise utilisée pour les travaux des champs, variante du birrus. La coule devient par la suite un vêtement monastique. Il ne s'agit pas d'un ornement liturgique.
L'antique pænula, planeta, casula, a évolué dans deux directions. Elle est d'une part à l'origine de la chasuble liturgique et d'autre part à l'origine du vêtement de chœur des moines, qui n'est autre qu'une ample chasuble dont les pans cousus ont formé les manches. Le capuchon qui y est attaché, appelé en latin cuculla, lui a donné son nom de coule ou cuculle.
Ce vêtement très ample, souvent plissé et à longues manches, est porté par les moines pour se rendre à l'office et aux exercices de la vie communautaire.

Croix pectorale. Croix de métal précieux, suspendue par une chaîne en habit de ville ou par un cordon de tissu, rouge et or pour les cardinaux, vert et or pour les évêques, à la messe et au chœur.

Crosse. La crosse appelé aussi crosse épiscopale (ou plus significativement bâton pastoral) est l'insigne du rôle de pasteur qu'exercent les évêques et certains abbés auprès du peuple chrétien qui leur est confié.
La crosse avait initialement la forme d'un tau grec (T), mais à partir du XIIe siècle son extrémité supérieure a pris la forme recourbée qui est aujourd'hui la plus répandue, en volute. Cette forme est aussi celle de la houlette du berger, image très emblématique.

Crosse épiscopale. Voir crosse.

Cuculle. Voir coule.


D


Dalmaticelle. Vêtement de forme semblable à celle d'une dalmatique, que les évêques portent sous la chasuble, sur l'aube, lors des messes pontificales.
En tissu de soie, plus fin que celui d'une dalmatique, sans doublure, généralement pourvue de manches courtes, souvent attachée sous les bras et sur les épaules par des cordons à pompons ou par des rubans et ornée de galons étroits.
Elle est de la couleur du temps liturgique mais jamais dorée et, depuis la réforme liturgique, elle peut être toujours blanche. Elle est parfois de la même matière que la chasuble.

Dalmatique. Vêtement de chœur en forme de croix avec des manches courtes, elle se décline selon les couleurs du temps liturgique. Elle est portée par le diacre lors de la messe, des processions et des vêpres ou en Espagne par de simples acolytes ou enfants de chœur lors des processions solennelles.
Ce vêtement est dérivé d'un vêtement civil romain, et dont l'usage liturgique remonte au IVe siècle. Blanche à l'origine, la dalmatique prendra progressivement les couleurs de la chasuble, avec deux bandes verticales devant et dans le dos, les clavi.
Aux temps de pénitence, dans les grandes églises, la dalmatique du diacre et la tunique du sous-diacre étaient remplacées, jusqu'à la réforme des rubriques romaines par le pape Jean XXIII, en 1960, par des chasubles violettes (ou noires le vendredi-saint), pliées en avant ou coupées vers le milieu de la partie antérieure.

Douillette. Douillette est le nom donné au pardessus long revêtu en costume de ville sur la soutane. De coupe croisée, fermée par plusieurs boutons, elle descend jusqu’aux pieds. Elle est la plupart du temps de couleur noire, sauf pour le pape et certains instituts religieux, qui la portent blanche.
Elle est portée dans la forme extraordinaire du rite romain par-dessus la « tunicelle », de même conception, rappelant la tunique du sous-diacre. On appelait parfois improprement ces ornements pontificaux du terme générique pluriel de « tunicelles ».


E


Encolpion. Un encolpion est une croix pectorale, mais c'est aussi le terme utilisé pour le médaillon, comportant une icône en son milieu, que portent les évêques orthodoxes ou uniates (grecs-catholiques et autres) sur la poitrine, attaché par une chaîne autour du cou.

Épimandylion. Voir apostolnik.

Esclavine. Une esclavine est un vêtement en forme de casaque avec capuchon, utilisée par les pèlerins à partir du XIIe siècle.

Étole. Ornement sacerdotal qui consiste dans une bande d’étoffe, chargée de trois croix et qui fait le tour du cou puis descend jusqu’aux pieds.

Étole diaconale. Étole de diacre, qui la porte en bandoulière, à partir de l’épaule gauche, un point de couture ou un nœud de ruban, situé vers le bas, lie les deux pans de telle manière que l’étole traverse en diagonale tout le corps, devant et derrière.

Étole large. voir stolon.

Étole papale. Le pape porte sur sa mosette une étole pastorale rouge, brodée à ses armes sur les plats. Quand il revêt une mosette blanche pendant l'octave de Pâques, l'étole est également blanche.
Pour sa première apparition en public en 2013, sur le balcon de la basilique Saint-Pierre, comme nouveau pape, le pape François a ainsi surpris en apparaissant sans ces ornements liturgiques que sont la mosette et l'étole pastorale rouge, en signe, dit-on, de simplicité et d'humilité.


F


Fanon. Voir fanon papal.

Fanon papal :
- le fanon papal, ou simplement fanon, est un vêtement de cérémonie de la liturgie catholique ; elle est constitué de deux courtes pèlerines superposées, non échancrées sur le devant et cousues ensemble au col ; celle du dessus, plus petite que celle du dessous, présente une échancrure à l'arrière ; il est en soie rayée blanc et or doublé d'une fine raie d'amarante, bordé d'un galon d'or et décoré sur le devant d'une croix brodée de même couleur ; il est porté par le pape avec les habits pontificaux, sur une aube pour la pèlerine de dessous, celle de dessus passant sur le rochet, les tunicelles et la chasuble qu'il portait par-dessus ; le pape le revêt pour célébrer la messe papale, c'est-à-dire, seulement quand tous les vêtements de cérémonie propres aux fonctions pontificales sont utilisés.
- les deux bandes de tissu qui pendent de la tiare ou de la mitre sont également appelés fanons.

Férule papale. Bâton liturgique droit, surmonté d'une croix trilobée dorée à une seule traverse et sans crucifix, que le Pape utilise, en cérémonie, à la place de la crosse. Elle ne doit pas être confondue avec la croix patriarcale à deux traverses qui n'a jamais été qu'un meuble héraldique sans équivalent liturgique.

Férule Pontificale. Voir férule papale.

Flabellum. Le flabellum (au pluriel : flabellum, flabellums, ou flabella) est un grand éventail, monté sur des hampes. Dans l'Église catholique ces éventails étaient portés devant le pape, jusqu'à la simplification des cérémonies induites par le dernier concile sous le pontificat de Paul VI. Ces flabella ne servaient plus à donner un peu de fraîcheur au pape, ce qui avait été leur usage antique, mais ils étaient chargés d'un autre rôle, purement symbolique.
Les plumes de paon dont ils étaient confectionnés, à cause de leurs ocelles, symbolisaient le regard, et donc la vigilance du pape sur l'ensemble de l'Église.

Froc :
- à l'origine, terme qui désigne un vêtement au sens large ;
- nom donné à la partie de l’habit monacal qui couvre la tête et tombe sur la poitrine et sur les épaules ;
- désigne ensuite, l'habit des moines dans son ensemble ;
- par extension, l'ensemble des ordres religieux, vouloir mourir sous le froc c'est vouloir finir sa vie dans un ordre religieux ;
- quelques expressions : porter le froc (être moine) ; prendre le froc (se faire moine) ; quitter le froc, être défroqué ou se défroquer (abandonner l’état monacal) ; jeter son froc aux orties (Renoncer scandaleusement à l’état monacal voire à l’état ecclésiastique et par extension abandonner, par inconstance, n’importe quelle profession) ;
- en argot désigne un pantalon, comme dans les expressions, baisser son froc (capituler avec lâcheté), faire dans son froc (avoir une grande peur qui déclenche une diarrhée), se défroquer, (ôter sa culotte ou son pantalon).


G


Galero. Chapeau à glands et larges bords porté par les membres du clergé de l'Église catholique. Initialement, le galero est porté par le bas clergé. En 1245, l'utilisation du galero est ensuite étendu aux cardinaux par le pape Innocent IV lors du premier concile de Lyon. Son utilisation est ensuite réservée aux cardinaux par le pape Grégoire XIV en 1591. Il caractérise les cardinaux selon leur titre (diacre, prêtre, évêque) et leur tâche (Chamberlain).

Gartl, gartel. Un Gartel est une ceinture1 portée (généralement mais non exclusivement) par les Hassidim durant les prières. Elle marque la séparation des parties supérieures et inférieures du corps, représentant respectivement l'esprit et le penchant animal.

Gonne, gonelle. La gonne est une tunique mérovingienne longue et unisexe qui deviendra le modèle-type de la tenue ecclésiastique.


H


Habit. L'habit désigne de façon générale la tenue ecclésiastique suivant le contexte de la phrase.
L'expression prendre l’habit de religieux ou de religieuse ou plus simplement prendre l'habit veut dire : devenir religieux ou religieuse, même si l'on utilise plutôt prendre le voile ou prendre la cornette pour une religieuse.
Dans l'expression, l’habit ne fait pas le moine, on sous-entend un habit religieux que l'on peut enfiler de façon non justifiée. Cela signifie que l'on doit se méfier de l'apparence d'une personne, mais aussi de ses paroles, et de ses actes.
Il en est de même dans l'expression, porter un habit de deux paroisses employée à l'origine lorsque deux paroisses étaient réunies en une seule, et que le bedeau portait donc une tenue dont une moitié était de la couleur de la paroisse supprimée et l'autre de celle de la paroisse conservée. Au sens figuré, cela désigne une façon de se comporter entre deux partis de manière à paraître leur appartenir à l'un et à l'autre. Cela désigne aussi des objets dépariés, comme des gants, des souliers, etc.

Habit court. L’habit noir que portaient les ecclésiastiques quand ils n’étaient pas en soutane.

Habit long. La soutane.


I



J


Judenhut. Voir chapeau juif.


K


Kalansowa, Kalansoah, Qalansuwah, Kalansawa. Couvre-chef portée dans l’église copte orthodoxe par les évêques et les prêtres moines.

Kamilavkion. Le kamilavkion (kamilavka en russe et camelacium chez les Latins), est un couvre-chef porté par les moines orthodoxes ou catholiques-orientaux généralement de couleur noire, de forme cylindrique. Il est aussi porté par les prêtres. L'équivalent historique dans l'Église latine est le camauro (camellacium).

Kapele. Voir kippa.

Kapoteh. Une Kapoteh est une longue redingote portée par les Hassidim de Loubavitch qui sont mariés, et diffère du Bekeshe porté par les autres Hassidim. La Kapoteh se porte avec quatre boutons en avant, et a une fente dans le dos. Par contraste, le Bekeshe se porte avec six boutons en avant et n'est pas fendu dans le dos. La Kapoteh, de couleur noire, est faite en laine ou en soie.

Kippa. La kippa,(kippot, au pluriel), est le terme hébraïque d'une calotte, également appelée yarmoulke, ou parfois kapele portée traditionnellement par les Juifs pratiquants.

Kittel. Le kittel (tunique) ou sargenes (sargeniz, en hébreu médiéval, du français serge) est une tunique blanche utilisée par les hommes juifs lors de fêtes solennelles et, occasionnellement, en guise de takhrikhin pour les enterrements. Elle se compose d'une longue toge flottante à manches larges et à col attaché sur le devant, une ceinture de même matière, avec une kippa assortie.

Klobouk. Le klobouk est un couvre-chef généralement noir de l'Église d'Orient porté par les évêques et les patriarches, et dans la tradition russe, aussi par les moines profès, ainsi que par les religieuses d'une certaine ancienneté. Il est constitué du kamilavkion, de forme cylindrique et plat, et recouvert d'un voile noir qui couvre les épaules et le dos.

Kolpik, kolpak. Couvre-chef qui n’est porté que par le rabbin de nombreux courants hassidiques lors de certaines occasions et par les fils et petits-fils célibataires des rabbins le chabbat. Ces chapeaux de fourrure sont souvent brun clair. Parmi les courants qui le portent : Bobov, Belz, Munkacz et Rijine1.

Kottinâ . Les prêtres Chaldéens et Assyriens portent un sticharion (voir ce mot) blanc.

Koukol en russe. Voir koukoulion.

Koukoulion. Le koukoulion (koukol en russe), mot venant du latin cuculla (coule), est un couvre-chef de l'Église byzantine porté par les moines ayant atteint un haut degré de spiritualité.


L



M


Manipule. Bande d'étoffe de la même matière et de même couleur que la chasuble, portée au bras gauche par le prêtre, le diacre et le sous-diacre, à partir du IXe siècle jusqu'à ce qu'il soit rendu facultatif par l'instruction "Tres abhinc annos" en 1967 puis ne soit plus mentionné dans le missel de 1969. Son usage est de nouveau normatif dans le cadre de la célébration de la forme extraordinaire du rite romain.

Mante. Sorte de cape ample avec parfois un capuchon, portée par certaines religieuses.

Manteau. Le manteau (en russe, mantiya), dans l'Église orthodoxe d'orient et les Églises catholiques orientales, est un vêtement distinctif porté par les évêques, higoumènes, archimandrites et autres hiérarques de l'Église dans divers offices et cérémonies, mais pas durant la liturgie.

Mantille. La mantille est un voile léger apparu en Espagne et porté traditionnellement par les femmes catholiques à la messe.

Mantiya :
- manteau (en russe, mantiya), dans l'Église orthodoxe d'orient et les Églises catholiques orientales, voir manteau ;
- c'est aussi une cape sans manches qui s'attache au cou et aux pieds et est portée par tous les moines orthodoxes orientaux du bas schème ; elle est noire quand portée par un moine non-ordonné.

Mantiya épiscopale. Il y a aussi la mantiya épiscopale qui n'est pas portée avec les autres vêtements épiscopaux, mais quand l'évêque entre solennellement dans l'église avant la Divine Liturgie. Au lieu du noir, les évêques utilisent d'autres couleurs : rouge pour les évêques, pourpre pour les archévêques, bleu pour les métropolites, et vert pour les patriarches.

Mitre. La mitre est un couvre-chef réservé aux évêques depuis les premiers temps de l'Église. Il est donc porté aussi bien dans l'Église latine que dans les Églises orientales. Dans l'Église catholique de rite latin, c'est une coiffe liturgique, distinctive des hauts prélats de l'Église catholique romaine ayant charge pastorale, c'est-à-dire le pape, les cardinaux, les évêques et les abbés de communautés monastiques ou canoniales depuis le milieu du XIIe siècle, plus rarement par certains chanoines et même par d'autres clercs. Il y a trois sortes de mitres : la mitre précieuse,la mitre orfrayée, la mitre simple.

Mitre de tradition byzantine. La mitre de tradition byzantine diffère de la mitre de tradition latine (qui apparaît selon sa forme actuelle au Xe siècle) par sa forme arrondie presque hémisphérique. Les évêques aussi bien latins qu'orientaux portent d'abord (après l'ère constantinienne) un kamilavkion, appelé camelacium chez les Latins, qui est blanc pour le pape, et devient noir dans le clergé byzantin par la suite. La mitre mélange au début le kamilavkion et la tiare byzantine, portée à la cour de Constantinople, et finit par prendre une forme de plus en plus originale. Elle évolue d'une forme conique à une forme arrondie.

Mitre orfrayée. La mitre orfrayée est en drap d'or ou en soie blanche brochée d'or, doublée de soie rouge, sans broderies ni pierres précieuses, sauf des perles.

Mitre précieuse. La mitre précieuse est en drap d'or ou d'argent, parfois en soie blanche, doublée de soie rouge et rehaussée de broderies et de pierres précieuses.

Mitre simple. La mitre simple est portée en temps de deuil et de pénitence, en drap d'argent, avec bordures et fanons frangés d'or pour le pape, en soie blanche damassée, avec fanons frangés de blanc pour les cardinaux, en soie ou en toile blanche, avec fanons frangés de rouge pour les évêques. Les cardinaux et les évêques portent toujours la mitre simple en présence du pape.

Mosette ou Mozette. La mosette est une courte pèlerine descendant jusqu'à la ceinture et boutonnée par-devant, sans capuche depuis 1984, elle constitue une des pièces de l'habit de chœur des cardinaux et des évêques et souvent aussi des chanoines. Elle est signe du pouvoir de juridiction. Les protonotaires apostoliques et autres prélats romains n'ont pas droit à la mosette. Elle se porte sur le rochet, et n'est pas utilisée pour l'administration des sacrements.

Mules papales. Les mules papales sont les chaussures d'extérieur, en cuir rouges, portées par le pape. Les mules papales sont l'un des seuls vestiges de l'ancienne couleur rouge des vêtements pontificaux; en effet, lors de son pontificat, le pape Pie V change la couleur papale, autrefois rouge, en blanc.


N



O


Omophore. Voir omophorion.

Omophorion. Un omophorion ou omophore, est une large et longue bande d'étoffe de soie, brodée et ornée de croix, que les patriarches et les métropolites portent autour du cou depuis les premiers siècles. C'est l'équivalent grec du pallium dans l'Église latine mais qui n'est porté que par le pape, et certains archevêques métropolitains, alors qu'il est aussi porté par les évêques dans les Églises orientales. Une extrémité tombe par-derrière sur l'épaule et l'autre par-devant jusqu'aux genoux. Il se porte au-dessus du sakkos et symbolise la brebis que le Bon Pasteur a ramenée à lui, en la portant sur ses épaules1 et donc l'attention pastorale de l'évêque envers ses ouailles.

Orarion. Un orarion est un vêtement de la paramantique des Églises orientales (catholiques ou orthodoxes) qui est réservé au diacre ou au sous-diacre. C'est une étole longue tissée en brocart de soie. Elle est souvent décorée de croix brodées ou appliquées et de franges aux deux bouts, et bordée de galons.
L'orarion symbolise les ailes des anges et le diacre participe au service divin comme un ange au service de Dieu.
L'orarion est porté sur le sticharion, mais chez les Grecs et certains uniates (comme les Ruthènes), il peut être porté directement sur la soutane.

Orfrois. Bandes décorées rapportées, brodées ou matérialisées par un galon, formant les bordures antérieures du pluvial.


P


Pallium. Ornement liturgique catholique dont le port, sur la chasuble, est réservé au pape, aux primats et aux archevêques métropolitains pendant la célébration de la messe. On confond, en raison de la forme, le pallium avec l'étole (tous les deux sont composés de longues bandes d'étoffe passées autour du cou). L'étole est d'origine romaine, dérivée de la toge, tandis que le pallium est d'origine grecque. Sa fonction liturgico-symbolique n'est pas dérivée des vêtements civils, mais est un emprunt à la paramentique des empereurs byzantins.

Pantoufles papales. Les pantoufles papales, ou chaussons pontificaux, sont les pantoufles portées par le pape à l'intérieur de ses résidences. Elles sont traditionnellement rouges, couleur pontificale officielle, lorsque le pape Pie V, modifie celle-ci en blanc.

Paramentique. La paramentique est l'ensemble des vêtements, coiffes, tentures, parements et ornements utilisés dans les liturgies religieuses. On y inclut parfois l'orfèvrerie sacrée. Les formes, les coupes, les dénominations et les coutumes liées à la paramentique liturgique ont fait l'objet de nombreux changements au cours des siècles.

Phélonion. Un phélonion est un vêtement liturgique des Églises d'Orient. À l'époque byzantine, il était de forme ronde, sans manches, avec juste un ouverture pour passer la tête et couvrait tout le corps. C'est l'équivalent de la chasuble pour l'Église latine. Sa forme a évolué, notamment chez les Slaves. Les prêtres de l'Église orthodoxe russe ont ainsi raccourci le devant du phélonion.

Pileus cornutus. Voir chapeau juif.

Pluvial. Voir chape.


Q



R


Rekel. Un Rekel est un habit, fait en laine ou en soie, qui est une longue veste croisée, que les Hassidim portent durant la semaine.

Ripidion. Le ripidion est un objet liturgique appartenant au culte oriental. Généralement fait de métaux précieux, il est emmanché sur un bâton. Un officiant l'agite à la manière d'un éventail pendant la célébration. L'équivalent occidental est le flabellum.

Rochet. Vêtement de chœur, signe de juridiction ordinaire, porté par les évêques, les cardinaux et certains prélats (les prélats supérieurs de la Curie romaine qui n'ont pas la dignité épiscopale, certains clercs de la Rote romaine, du Tribunal suprême de la Signature apostolique ou de la Chambre apostolique et les protonotaires apostoliques de numero participantium) sous la mosette, la cappa magna ou le mantelet. Il est l'habit ordinaire des chanoines réguliers. Les chanoines des chapitres cathédraux ou collégiaux le portent également au chœur, par indult, sous la mosette.
Le rochet a presque la même forme que l'aube, mêmes manches, même corps mais s'arrêtant à la hauteur des genoux. L'extrémité des manches est généralement ornée de dentelles laissant apparaître une étoffe de la couleur des manches de la soutane.


S


Sakkos. Le sakkos est un vêtement liturgique des Églises d'Orient issu de l'époque byzantine. Le sakkos est en soie et recouvert de brocarts et de pierres précieuses. Il est en principe réservée aux patriarches et aux métropolites et de couleur différente suivant les temps de la liturgie.

Sandales épiscopales. Les sandales épiscopales, ou sandales pontificales lorsqu'elles sont portées par le pape, sont des chaussures portées par les évêques lors de célébrations liturgiques. La forme des sandales épiscopales est, en fait, plus proche de celle de mocassins que de vraies sandales. Elles se portent au dessus des bas liturgiques et, comme ces derniers, leur couleur correspond traditionnellement à la couleur liturgique de la messe.
Après les réformes de la liturgie du Concile Vatican II, aboutissant à la messe de Paul VI, les sandales épiscopales sont tombées hors d'usage. Alors qu'elles sont encore autorisées lors de la célébration de messes ordinaires, elles sont principalement portées lors de la célébration de messes tridentines.

Sandales pontificales. Voir sandales épiscopales.

San-benito. Sorte de casaque de couleur jaune, que l’Inquisition faisait revêtir à ceux qu’elle avait condamnés en signe d'infamie.

Sargenes. Voir kittel.

Saturne, saturno ou capello romano. C'est un chapeau à glands, à large bord et dont le sommet est arrondi. Il est constitué de fourrure de castor ou de feutre et doublé de soie blanche à l'intérieur. Il est porté dans de nombreux pays, traditionnellement en été, par certains membres du clergé catholique.

Scapulaire. Le terme scapulaire (du latin scapula, épaule) désigne aujourd'hui deux sacramentaux chrétiens : le scapulaire monastique et le scapulaire de dévotion, les deux étant appelés scapulaires.

Scapulaire de dévotion. Le scapulaire de dévotion est un petit objet, qui a évolué à partir du scapulaire monastique. Celui-ci peut également être porté par des personnes qui ne sont pas membres d'un ordre monastique et l 'Église catholique le considère comme un sacramental. Le scapulaire de dévotion se compose généralement de deux petits morceaux (généralement rectangulaires) de tissu, de bois ou de papier plastifié, de quelques centimètres de taille, qui peuvent porter des images ou des textes religieux. Ils sont rejoints par deux bandes de tissu et le porteur place un carré sur la poitrine, pose les liens de tissu sur chaque épaule et laisse le deuxième carré de tissu pendre dans son dos.
Dans de nombreux cas, les deux carrés du scapulaire contiennent un ensemble de promesses destinées aux fidèles qui les portent. Certaines promesses sont enracinées dans la tradition et d'autres ont été formellement approuvées par les chefs religieux. Par exemple, pour les catholiques, comme pour d'autres sacramentaux, au cours des siècles, plusieurs papes ont approuvé certaines indulgences pour scapulaires.

Scapulaire monastique. Le scapulaire monastique est apparu le premier, aux environs du VIIe siècle dans l'Ordre de Saint-Benoît. Le tissu est un peu plus large que les vêtements, il est composé d'un grand morceau de tissu à l'avant et à l'arrière, joint sur ​​les épaules par deux bandes de tissu. Il peut varier en forme, en couleur, taille et style. Ils ont pour origine les tabliers portés par les moines du Moyen Âge, et ont ensuite été étendus aux habits des membres d'organisations religieuses, ordres ou confréries. Les scapulaires monastiques font désormais partie de la tenue des moines et religieuses dans de nombreux Ordre religieux.

Sceptre. Voir bâton de chantre.

Schtreimel. Le schtreimel est un chapeau de fourrure porté par de nombreux Juifs, plus particulièrement (mais pas exclusivement) par des membres de groupes hassidiques, pendant le chabbat, les fêtes religieuses et autres célébrations.

Skouphia (en russe). La skouphia ou skouphos en grec est le petit couvre-chef que portent quotidiennement les ecclésiastiques et les moines des Églises orthodoxes de toute hiérarchie. Il est sans bord à bout rond et de tissu mou chez les Slaves et plat et cylindrique chez les Grecs, plat au bord élevé chez les Roumains.

Skouphos (en grec). Voir skouphia.

Sous-sakkos. Dans la tradition russe, le sticharion (voir ce mot) de l'évêque est plus orné. On l'appelle le sous-sakkos (podsakkosnik), car il se porte sous le sakkos.

Soutane :
- à l'origine, longue robe descendant jusqu'aux pieds, boutonnée de haut en bas du XIIe au XIVe siècles, portée par les deux sexes ;
- puis, longue robe à l'usage des médecins, des gens de justice et des professeurs ;
- vêtement de dessous par rapport aux habits liturgiques. Longue robe boutonnée sur le devant du haut en bas et tombant jusqu’aux pieds, portée lors des offices, sous les vêtements liturgiques, par tous les clercs, les enfants de chœur (pour eux, on parlera de soutanelle qui est revêtue d'un surplis au col carré avec ou sans dentelle ;
- au figuré, désigne le clergé dans son ensemble, comme dans les expressions, prendre la soutane, rendre ou quitter la soutane ;
- ensoutaner, un peu comme embrigader, faire porter la soutane à quelqu’un, le faire devenir prêtre ;
- ensoutané, comme enrobé ou encostumé, couvert ou habillé d’une soutane ;
- par analogie tout vêtement long, étroit et boutonné.

Soutanelle. Petite soutane qui ne descend que jusqu’aux genoux ou soutane pour les enfants de chœur.

Soutanette. Petite soutane pour les enfants de chœur, appelé parfois soutanelle.

Soutanier. Au sens péjoratif, personne qui porte la soutane, membre du clergé.

Spodik. Un spodik est un haut chapeau de fourrure porté par certains Juifs hassidiques haredim, particulièrement les adeptes de certains courants juifs originaires de la Pologne du Congrès.

Sticharion. Le sticharion est un vêtement de la paramentique des Églises orientales (orthodoxes ou catholiques-uniates) qui correspond à peu près à l'aube pour l'Église latine. Il est porté par tous les ministres du culte dans le rite byzantin sous deux formes : l'une pour les prêtres, l'autre pour les diacres, sous-diacres et servants d'autel. Il est droit, long, et, pour ces derniers, avec de larges manches.

Stolon. Le stolon, appelé étole large en France, est une bande de tissu portée en bandoulière par le diacre lorsqu'il déposait la chasuble pliée, portée pendant les temps de pénitence, depuis l'Évangile jusqu'à la communion.
Placée au-dessus de l'étole diaconale et dans le même sens qu'elle, elle simulait la chasuble qui, à l'origine, se roulait en bandoulière pour permettre au diacre de remplir son office avec plus d'aisance. Cette bandoulière n'étant pas une étole, elle n'en avait ni les croix ni les palettes, mais était simplement ornée d'un galon horizontal vers les extrémités inférieures.
Son usage a été aboli en rite romain, en même temps que celui des chasubles pliées, par les dispositions du Code des rubriques de 1960.

Submitrale. Voire calotte.

Surhuméral. Ornement propre en France à l'évêque de Nancy et de Toul, porté sur la chasuble. Le surhuméral consiste en une large bande circulaire aux dessins réguliers, enrichie et bordée de pierres précieuses, avec de part et d'autre de la poitrine, deux fanons riches et frangés. Du dessus et aux épaules partent encore deux demi-disques, frangés aussi, remplis chacun par un motif. L'usage du surhuméral à Toul est attesté depuis 1165. Ce privilège fut rendu à l'évêque du diocèse de Nancy-Toul par un bref du 16 mars 1865.

Surplis. Vêtement d’église fait de toile blanche plissée et qui se porte par-dessus la soutane, aube raccourcie s'arrêtant à la hauteur des genoux.


T


Takhrikhin. Les takhrikhin sont des habits funéraires blancs, généralement en lin, dans lesquels la Hevra Kaddisha (société des derniers devoirs) enveloppe le défunt après sa dernière toilette.

Talit, talith, talèth, talis, tolis ou talès. Le talit est un vêtement à quatre coins propre au judaïsme dont chaque coin est, en vertu de la prescription biblique, pourvu de franges.

Talit gadol. Le talit gadol, châle généralement fait de laine dont les juifs adultes s’enveloppent pour la prière.

Talit katan. Le talit katan, pièce textile le plus souvent portée au-dessous des vêtements dès le plus jeune âge.

Tekhelet. Tékhélèt désigne un colorant bleu/indigo décrit à plusieurs reprises dans la Bible Hébraïque, notamment lors de la construction du Tabernacle et de la prescription du port de franges aux coins des vêtements.

Tiare papale. La tiare papale, appelée aussi le trirègne (en latin tiara ou triregnum), est la triple couronne des papes. La tiare est un couvre-chef élevé, généralement en argent, portant trois couronnes d'or, elle se termine en ogive et est le plus souvent surmontée d'un globe et d'une croix. Derrière, comme pour la mitre, il y a deux infules (rubans frangés tombant sur la nuque) marquées chacune d'une croix.

Tsitsit. Le tsitsit sont des franges ou tresses façonnées au coin des vêtements, souvent retrouvées sur les bords du Talit. Les Juifs observants portent des vêtements munis de tsitsit afin de se conformer à une prescription biblique. Dans le judaïsme orthodoxe, le tsitsit n'est porté que par les personnes mâles.

Tunicelle. Petite tunique blanche des augustins déchaussés et de quelques autres religieux.

Tunique. Vêtement solennel porté par le sous-diacre. Ressemblant à la dalmatique, elle s'en différencie par ses dimensions et son absence de clavi (bandes veticales), elle est plus courte, moins ornée et a des manches un peu plus longues et plus étroites. Depuis le XIXe siècle, dalmatique et tunique sont souvent identiques dans les formes utilisées en France.

Turban blanc. Le turban blanc est un couvre-chef, accessoire traditionnel dans les pays chiites. C'est une partie de l'habit du théologien chiite qui n'est pas descendant du prophète de l'islam Mahomet. La personne est alors appelée cheikh.

Turban noir. Le turban noir est un couvre-chef, accessoire traditionnel dans les pays chiites. C'est une partie de l'habit de tout théologien chiite descendant du prophète de l'islam Mahomet par l'un de ses deux petits fils, Al-Hassan ibn Ali ou Al-Hussein ibn Ali, fils de Fatima Zahra. La personne est alors appelée sayyid, ou es-sadatou au pluriel en arabe.


U



V


Vimpa. Longue bande d'étoffe blanche ou de la couleur des ornements du célébrant, sans ornements, portée à la manière d'un voile huméral par les acolytes qui s'en enveloppent les mains pour tenir la mitre et la crosse de l'évêque aux messes pontificales.

Voile de calice. Voile destiné à recouvrir le calice, la patène et la pale du célébrant. Il est confectionné dans le même tissu que la chasuble dont il est dépendant. Il mesure environ 50 cm de côté et est habituellement muni d'une doublure assortie à celle de la chasuble.

Voile huméral. Longue bande de tissu blanc ressemblant à un grand châle (env. 50 cm en largeur sur 250 cm en longueur), placée sur les épaules du prêtre ou du diacre qui prend en mains le Saint Sacrement. L'huméral possède une large poche à chacune de ses extrémités où le célébrant introduit ses mains pour présenter l'ostensoir à l'adoration des fidèles. Avant la réforme liturgique, le voile huméral pouvait aussi être de la couleur liturgique du jour et du même tissu que les ornements de la messe. Il était alors pris par le sous-diacre à l'offertoire pour tenir solennellement la patène jusqu'après le Pater. Au rite cartusien, l'acolyte ou le diacre hebdomadaire prennent le voile huméral seulement sur l'épaule droite pour porter les oblats de la piscine à l'autel au moment de l'offertoire.

Voile-manteau. Grand vêtement mis sur une robe, composé d’un drapé posé sur la tête comme un voile et qui descend le long du corps comme un manteau. Souvent utilisé dans les représentations de la Vierge Marie.


W



X



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Yarmoulke. Voir kippa.


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