STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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lundi 31 mars 2014

Wikisource

La bibliothèque numérique et libre Wikisource de la fondation Wikimedia a constitué une mine de recherche encyclopédique constitué de milliers de livres et de textes, passés dans le domaine public ou publiés sous licence libre.

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dimanche 30 mars 2014

La justice

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A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Abeillage. L’abeillage est un impôt seigneurial en nature conférant au seigneur féodal une certaine portion du miel issu des ruches de ses vassaux. Ce droit lui donnait aussi la propriété des abeilles éparses et non poursuivies.

Acapte. Droit de mutation qui survient à la mort d'un seigneur ou lors de la mort d'un censitaire. On utilise le plus souvent l’acapte pour désigner le droit dû à la mort du seigneur et l’arrière-acapte pour désigner le droit dû par le nouvel héritier à la mort de son prédécesseur.

Acensement, accensement. Concession de longue durée, voire perpétuelle, de la jouissance d'une terre, par exemple, moyennant une redevance, le cens.

Affouage. Droit de prendre du bois de chauffage dans une forêt. Cela peut être le cas pour la communauté d’habitants dans la forêt seigneuriale ou pour le seigneur (chauffage du four banal) dans une forêt qui appartient aux habitants.

Affranchir :
- rendre libre, déclarer libre un esclave ;
- libérer des servitudes, exempter des charges ;
- supprimer le paiement des taxes et impôts.

Agnatique. Désigne une personne qui appartient aux agnats (membre d’une même famille, par les hommes). La famille se compose donc exclusivement des personnes ayant reçu du même ancêtre, de mâle à mâle, le même sang et le même culte. Ce sont les agnats.
Au pluriel, agnatiques désigne les collatéraux descendant par mâles d’une même souche masculine.

Alleu ou Franc-alleu. Du francique alôd, héritage libre de tous devoirs féodaux, y compris de droits de mutation appelés lods. Un alleu est une terre possédée en propriété complète, opposé aux fiefs ou aux censives impliquant une redevance seigneuriale. Il s’agit donc d’une terre ne dépendant d’aucune seigneurie foncière.
Selon la loi salique (72ème titre), le mot alleu exprime les fonds héréditaires par opposition aux acquêts. Sous les Carolingiens, l'alleutier doit la dîme à l’Église et l’aide militaire au souverain si celui-ci est attaqué, car seul le roi se déclare seigneur de tous les alleux.
À la suite du délitement de l’ordre carolingien en raison du développement de la féodalité à partir du Xe siècle, l’alleu désigne un bien possédé en pleine propriété, sans seigneur et le plus souvent hérité :
- l’alleu noble, par opposition au fief, ne comporte ni hommage ni services nobles, une terre est alors soit un alleu, soit un fief.
- l’alleu paysan, par opposition à la censive, est une terre indépendante de tout seigneur foncier, qui n’entraîne ni redevance, ni service, ni droit.
Les alleux sont définis comme un domaine en pleine propriété, libre de toute redevance, le plus souvent hérité. Il existe des alleux ecclésiastiques (l’église fait sortir de la hiérarchie féodale des terres) et des alleux laïcs.
Alleux simple : propriété privée indépendante (sans pouvoir politique).
Alleux justicier : droit de justice sur les populations (ne dépend pas de la féodalité mais du roi).
Alleux militaire ou souverain : principauté indépendante (titulaire indépendant de la féodalité et du roi).
Les Alleux deviennent des placements fonciers (église et riches bourgeois).
Sous la pression guerrière des féodaux, les alleux ont eu tendance à être transformés en fiefs. Après avoir poussé un propriétaire à déguerpir son alleu (c’est-à-dire à l’abandonner), le seigneur qui le saisit le lui rend en fief de repris. L’ancien propriétaire lui doit alors des services mais jouit de sa protection.
L’alleu a été surtout répandu dans le Midi.

Alleutier. Propriétaire d’un alleu ou Franc-alleu.

Anneau sigillaire, bague sigillaire, chevalière. Bague dont le chaton est généralement large est plat (table) sur lequel des armoiries, des symboles ou des initiales sont gravés ou en relief, ce qui permet d'être employé pour personnaliser ou authentifier un sceau de cire.

Apanage ou appanage. Un apanage est une concession de fief, prise sur le domaine royal, faite par le souverain régnant aux fils puînés exclus de la succession par le droit d’aînesse. Le système d’apanage a été utilisé pour éviter les révoltes des fils cadets, qui se trouvaient sans héritage, tout en évitant un affaiblissement du royaume. Le mot apanage ou appanage vient du bas-latin ad panem qui signifie pour donner du pain (panem).
La pratique des apanages se développe avec l’extension de l’autorité royale à partir du XIIIe siècle, puis disparaît à partir de la fin du Moyen Âge avec l’affirmation de l’autorité exclusive de l’État royal. Le système de l’apanage a influencé fortement la construction territoriale de la France et explique le blason de plusieurs provinces de France. Par ailleurs, l’apanage de Bourgogne est à l’origine de l’État belge, par l’action de ses ducs, favorisée par leurs positions à la cour des rois de France.


B


Bague sigillaire. Voir anneau sigillaire.

Bailliage :
- tribunal composé de juges qui rendaient la justice au nom du bailli ou avec le bailli ;
- territoire qui était sous la juridiction d’un bailli ;
- bâtisse dans laquelle le bailli ou son lieutenant rendait la justice.

Banal. Se disait au Moyen Âge des choses appartenant à un seigneur banneret, et dont les paysans se servaient en échange d’une redevance (banalité).

Banalité. Impôt perçu sous diverses formes par le seigneur banneret pour l'usage de bien seigneurial comme un four, un moulin, ou un pressoir se trouvant sur ses terres.

Banvin. Droit d'exclusivité qu'avait un seigneur banneret, de vendre le vin de son cru, sur ses terres, durant un temps fixé. D'une façon plus large, il interdit à ses vassaux (les chevaliers à pennon) de vendre leurs denrées jusqu'à ce que le seigneur ait tiré, sans crainte de concurrence, bon profit sur le produit de ses terres.

Bastide. Le terme bastide correspond à un type de ville, créées au Moyen Âge, dans l’objectif de constituer de nouveaux foyers de populations. Les bastides, nombreuses dans le Sud-Ouest de la France, étaient souvent fondées sur l'initiative seigneuriale, royale ou ecclésiastique (parfois conjointement). Des privilèges fiscaux furent généralement octroyés aux personnes qui acceptaient de peupler les bastides nouvellement construites.

Bulle :
- sceau de métal attaché à un acte pour l’authentifier ;
- lettre apostolique d’intérêt général portant le sceau du pape.


C


Carcan. Le carcan est un dispositif destiné à l'exécution d'une condamnation à une peine d’exposition publique. Constitué de planches percées de un à trois trous par où l'on coinçait la tête et parfois les deux mains du condamné ou de système équivalent en métal. Il désigne également le supplice lui-même dont la durée était variable, allant de quelques heures à plusieurs jours. Il pouvait s’assortir de diverses autres peines.

Châtelain :
- le terme Châtelain désigne, parfois à tort, un seigneur qui possède un château et les terres attenantes ;
- il désigne aussi, de la même manière, le locataire d’un château ;
- avec le développement du féodalisme ce terme a impliqué une signification juridique particulière (voir prévôt). Sous les Carolingiens, le châtelain était originellement un officiel de la cour. À partir de la fin du XIIe siècle et pendant tout le Bas Moyen Âge, le châtelain est un officier chargé de tenir le château et ses environs pour un seigneur important.

Châtellenie. La châtellenie est au Moyen Âge l’unité la plus petite du découpage administratif. Elle désigne le territoire sur lequel le maître du château exerce ses droits banaux. En son centre se trouvent le château et son mandement (territoire tenu, exploité et protégé par le château), qui est le chef-lieu de châtellenie, administré par un châtelain. Cet officier, comtal ou princier, est nommé et rémunéré. Sa charge est révocable et déplaçable. À sa fonction première d’être le gardien du château, il tient la comptabilité et doit présenter régulièrement ses comptes, (les comptes de châtellenie). Il exerce également l’ensemble des droits par délégation, militaire et judiciaire. Par extension et à tort, tout possesseur de château, soit reçu, repris en fief ou élevé sur son alleu, sur lequel un seigneur exerce son ban, est désigné comme châtellenie. Ce titre doit être réservé aux seigneurs relevant directement du comte ou des princes, en conséquence, un seigneur banal, n’est pas forcément châtelain, même pourvu d’un château. Cet office a souvent été occupé par les cadets des grandes familles ou bien par la petite noblesse locale.
Chevalière. Voir anneau sigillaire.

Combat judiciaire . Duel dont l'issue décidait entre l'accusateur et l'accusé ou leur champion.


D


Droit d’aînesse. Droit d’héritage qui favorise l’aîné d’une fratrie, au détriment des puînés. Les titres et biens de famille conservés intégralement, de génération en génération, n’étaient ainsi jamais divisés. Les biens de la famille n'étaient pas dilués de génération en génération.
Il a été aboli en 1792, lors de la révolution, puis rétabli partiellement en 1826, avant d’être définitivement aboli en 1849.

Droits d’étole. Revenus qui, au Moyen Âge, étaient attribués particulièrement au bas clergé et que l'on considérait comme des dons volontaires pour ne pas violer le principe de la gratuité des fonctions ecclésiastiques.

Duché. Dès le VIIe siècle, ensemble des terres et seigneuries auxquelles le titre de duc est attaché. En Italie, les premiers duchés datent de l’époque lombarde et correspondent aux comtés carolingiens.
À l’époque carolingienne, sont constitués les duchés dits nationaux.
À l’époque franque, sont constitués des grands commandements qualifiés de duché.


E


Échelle patibulaire. L'échelle patibulaire est un signe de Haute justice, ne sert pas à mettre à mort mais à pilorier. Voir pilori.


F


Féodalité. Forme de système politique et social qui avait cours au Moyen Âge.
Elle reposait sur l’idée que tout homme avait un seigneur appelé suzerain auquel il devait allégeance. Cet homme, appelé vassal était tenu de servir son seigneur et lui prêtait un serment de fidélité. Le suzerain, en retour offrait terre et protection.
De plus, tout homme quel que soit son rang, devait allégeance directement au roi.
L’adjectif féodal vient du mot fief.

Feu. Ensemble des personnes vivant dans un même "foyer", qui constituait avant 1789 l’unité de base pour la répartition de l’impôt.

Fief. Système suivant lequel un ensemble des personnes vivant le principe de donner un bien foncier en échange de services, notamment militaires, remonte à l’Antiquité Tardive. À l’époque carolingienne, cette terre s’appelle bénéfice. Au milieu du Moyen Âge, il est nommé fief dans les sources. Le mot fief a donné ensuite l’adjectif féodal.
Le fief peut être de plusieurs natures. Le plus souvent, c’est une terre avec les revenus qui y sont attachés. Entre le XIe et le XIIIe siècle, l’argent est rare et circule encore difficilement. Le seigneur remet donc une terre à son vassal, avec ses paysans.
Le fief est plus rarement une fonction, un droit de ban, des péages, des dîmes (impôt ecclésiastique). À la fin du Moyen Âge, le fief est de plus en plus une rente. Le fief peut également être une fonction politique ou militaire.
Le fief entre progressivement dans l’héritage des vassaux. Au début, le fief était accordé par le seigneur à son vassal à titre viager. Le seigneur organisait donc une nouvelle cérémonie d’hommage pour l’héritier. Mais de plus en plus, le fief devient transmissible, moyennant une somme d’argent (droit de relief). Peu à peu, le but de l’hommage n’est plus le service et les devoirs réciproques mais bien le fief. Les vassaux multiplient donc les hommages pour accumuler les fiefs. Le problème vient quand deux seigneurs ayant un vassal en commun entrent en guerre. On pensa d’abord à la solution de la réserve de fidélité puis à l’hommage lige (ou hommage préférentiel). En cas d’hommages liges multiples, alors le plus ancien prime.
La propriété éminente et propriété utile, c’est la conception féodale de la propriété immobilière. Ainsi on parle de propriété éminente pour le seigneur suzerain qui est directement le propriétaire des terres concédées au vassal (qu’il soit seigneur ou roturier). Et on parle de propriété utile pour le vassal, c’est-à-dire le droit d’exploiter le fief pour son propre compte. Si un seigneur possède directement des terres et qu’il les exploite pour son propre compte ou par un tenancier (ou vassal) celui-ci n’est pas lui-même vassal d’un autre. En général, le suzerain (ou seigneur concédant) n’aliénait qu’une partie de son domaine et exerçait la propriété utile d’une autre partie du domaine. Ainsi les rois francs exerçaient la propriété utile sur les terres parisiennes, mais n’exerçaient qu’une propriété éminente pour les autres domaines. Cette conception est proche du démembrement de la propriété plus moderne qu’est l’usufruit. L’usufruitier pourrait être ainsi assimilé au tenancier, et la nue-propriétaire au concédant.
Ainsi, l’hommage rendu ne suffit pas pour déterminer si un seigneur ou un roturier est le vassal d’un autre. Il faut savoir s’il possède ou non la propriété éminente de son fief. Si la réponse est positive et bien que rendant l’hommage, il ne peut pas être qualifié de vassal, et le seigneur à qui il rend l’hommage n’a aucun droit sur les terres de celui-ci.

Fisc.
- Dans la Rome antique, le fisc est le trésor personnel des empereurs.
- Au Moyen Âge, le fisc correspond au domaine du roi.

Formariage. Mariage d’un serf en dehors de sa seigneurie ou avec une personne d’une autre condition.

Fourches patibulaire. Les fourches patibulaires étaient un ensemble de colonnes de pierres (appelés aussi piliers de justice) sur lesquelles reposait une traverse de bois horizontale servant de gibet. Généralement situées bien en vue du public. Elles a aussi le rôle de signaler le siège d'une haute justice. Tout haut justicier devait posséder des fourches patibulaires qui manifestaient son pouvoir de justice.

Franc-alleu. Alleu affranchi de toute servitude.

Franc-bourgeois. Au Moyen Âge, celui qui dépendant d’un seigneur ne participait pas aux charges municipales.

Franc-fief :
- fief dont le détenteur n’était soumis qu’à des services réduits ;
- taxe due par un roturier acquérant un fief noble.


G


Gibet. Structure, généralement en bois, utilisée pour les exécutions par pendaison.

Guilde. Association de marchands, d’artisans ou d’artistes dotée de juridictions et de privilèges codifiés dans un statut.


H


Hanse. Association de marchands au Moyen Âge

Hommage. Dans le système féodal, l’hommage est l’établissement ou le renouvellement d’une convention de vassalité qui interdisait toute rivalité entre deux hommes libres. La cérémonie devait en général avoir lieu au manoir seigneurial du futur suzerain en présence de plusieurs témoins. Elle rappelait publiquement l’existence d’une relation de féodalité entre deux familles, voire deux lignages, représentés par leurs chefs qui pouvaient être une femme. Bien que typiquement hiérarchique, le contrat de vassalité entre les deux groupes les place dans un rapport de complémentarité dont les conditions ne sont pas déséquilibrées.


I


Inféoder :
- mettre quelqu’un ou quelque chose sous la dépendance ;
- donner une terre pour qu’elle soit tenue en fief.

Investiture. Cérémonie de mise en possession d’un fief.


J



K



L


Leude. Les leudes étaient des membres de la haute aristocratie durant le Haut Moyen Âge. Ils étaient liés au roi par un serment (le leudesamium) et des dons.

Lige. Se disait d’un vassal lié à son seigneur par une forme d’hommage plus étroite que l’hommage ordinaire.

Loi salique. Selon certains historiens, dont Jacques Marseille, la première loi salique était un code pénal et civil propre, aux Francs Saliens (IVe siècle). D’abord mémorisée et transmise oralement, elle fut mise par écrit dans les premières années du VIe siècle à la demande de Clovis, puis remaniée plusieurs fois par la suite, jusqu’à Charlemagne. Toutefois, de nombreux historiens doutent aujourd’hui de l’ancienneté supposée de cette première version de la loi, rédigée en latin, et la datent du VIe siècle. Les termes utilisés dans la version écrite et les principes appliqués témoignent autant de larges emprunts au Droit romain qu’à la tradition germanique.
La première version de la loi (il y en eut au moins huit) portait le nom de pactus legis salicæ (pacte de la loi salique).
En juillet 511, Clovis réunit un Concile des Gaules à Orléans. Trente-deux évêques y prennent part. La moitié vient du royaume des Francs. Clovis est désigné « Rex Gloriosissimus, fils de la sainte Église », par tous les évêques présents.
Ce Concile fut capital dans l’établissement des relations entre roi et Église catholique. Clovis ne se pose pas comme chef de l’Église comme le ferait un roi arien, il coopère avec celle-ci et n’intervient pas dans les décisions des évêques (même s’il les a convoqués, leurs pose des questions, et promulgue les canons du Concile).
Ce Concile vise à remettre de l’ordre dans l’Episcopat du Royaume franc, à faciliter la conversion et l’assimilation des Francs convertis et des ariens, à limiter les incestes (brisant ainsi la tradition germanique matriarcale des clans familiaux endogames), à partager les tâches entre administration et Église, à restaurer les liens avec la papauté.
L’alliance de l’Église chrétienne et du pouvoir, qui a débuté avec le baptême du roi et qui perdurera près de quatorze siècles, est un acte politique majeur qui se poursuit car les populations rurales, jusque-là païennes, de plus en plus christianisées, lui font d'avantage confiance.
Loi stipulant que l’héritage ne pouvait être transmis à une femme. Utilisée au XVe siècle pour légitimer la dynastie des Valois contre les Lancastres (la couronne ne peut tomber de lance en quenouille).


M


Payer en monnaie de singe. De nos jours, se moquer de quelqu’un au lieu de lui payer ce qu’on lui doit. Selon les livres des métiers du XIIe siècle, Saint-Louis aurait accordé aux montreurs de singes le droit de payer en grimaces ou en tours de passe-passe le péage du Petit-Pont qui relie l’île Notre-Dame au quartier Saint-Jacques à Paris.


N


Noblesse. Classe sociale constituée par les nobles. Noblesse d’épée, acquise au Moyen Âge par des services militaires. Noblesse de robe, formée de bourgeois anoblis grâce aux fonctions et aux charges qu’ils avaient exercées.


O



P


Patibulaire :
- ce qui concerne le gibet, qui est destiné à servir de gibet, voir fourche patibulaire ;
- ce qui concerne une personne qui semble digne de subir la potence, donc d'être pendu ;
- par extension, personne dont on se méfie, qui semble suspect, on dit parfois qu'une personne est patibulaire mais presque.

Patibulum, patibulus. Fourche patibulaire (voir ces mots), gibet où les criminels sont punis.

Piliers de justice. Ensemble de colonnes de pierres constituant les fourches patibulaires. Le nombre des piliers de justice des fourches patibulaires variait suivant la qualité des seigneurs qui les construisaient : seul le roi pouvait en avoir autant qu’il voulait, les ducs en avaient huit, les comtes six, les barons quatre, les châtelains trois et les simples gentilshommes hauts justiciers deux. Tout haut justicier devait posséder des fourches patibulaires qui manifestaient son pouvoir de justice.

Pilori. Plate-forme portant, une structure en forme de cage à oiseau ou lanterne, un poteau en bois, un pilier en pierre ou un carcan sur laquelle on attachait le condamné à l’exposition publique. Aussi appelé échelle patibulaire.

Plaid. Assemblée judiciaire ou politique à l’époque franque. Par extension, son jugement, sa décision.

Prévôt. Le terme prévôt vient du latin præpositus, préposé. Au Moyen Âge, le prévôt est un agent du seigneur ou du roi chargé de rendre la justice et d’administrer le domaine qui lui est confié.
- À partir du XIe siècle, les Capétiens retirent l’administration du domaine royal aux nobles pour la confier à des prévôts, généralement des roturiers aisés, qui possèdent le droit de percevoir les revenus du roi dans leur conscription ou prévôté. Cette pratique, bénéfique pour les finances royales, entraîne rapidement de graves abus et, dès la fin du XIIe siècle, le prévôt est contrôlé par un bailli dit “itinérant”, puis, au XIIIe siècle, par un bailli et un sénéchal à poste fixe. Le prévôt était au Moyen Âge l’intendant d’un domaine seigneurial et avait pour rôle d’administrer, de juger et de percevoir les taxes. Il était subordonné au bailli. Il était en outre chargé de gérer les biens et les revenus pour le compte d’un maître, d’un seigneur laïc, ou d’un ecclésiastique. Le prévôt encaisse les revenus et entretient les bâtiments, châteaux et hôtels royaux. Le prévôt est donc devenu progressivement le représentant du roi et de son pouvoir dans une fraction du domaine. L’ensemble des droits et revenus qu’il prélevait constituait la prévôté. Au XIVe siècle, les prévôts virent leur pouvoir judiciaire s’étendre pour représenter la juridiction de première instance, d’un point de vue civil comme pénal. Lorsque le roi concédait à une ville une charte de franchises ou de commune, il concédait également la prévôté, c’est-à-dire tous les revenus afférents à celui-ci, moyennant le versement d’une somme fixe. Les abus et plaintes des sujets se sont concentrées sur cet office, au point que la mise en garde des prévôtés devint une des revendications majeures de l’opinion. Les prévôts de petite naissance sont mal vus par le peuple.
Les prévôts achètent une charge, c’est le système de l’affermage, l’État abandonne au prévôt la perception des divers impôts en vigueur dans le royaume, moyennant une somme d’argent. Mais ce système pose problème car de ce fait, ils sont difficiles à contrôler et à surveiller. Les prévôts en profitent pour ne plus respecter leurs obligations et font ce qu’ils veulent.
Concernant les finances, les prévôts se chargent de récolter les rentes, à savoir le cens, le champart qui est prélevé sur les récoltes plus les redevances telles que les revenus des péages (prélevés au niveau des ponts par exemple) ainsi les tonlieux sur les marchandises.
- Les prévôts royaux exercent la fonction la plus basse dans la hiérarchie des juges royaux. Cependant, les juges “subalternes” ont eu différentes désignations selon la région où ils exerçaient leur fonction. En Normandie et en Bourgogne, on les appelait des châtelains, dans le Sud, des viguiers. Sa juridiction s’étend au domaine royal. - Le prévôt seigneurial exerce la même fonction que le prévôt royal mais sa juridiction s’étend aux terres seigneuriales, dépendantes du royaume de France.

Puîné. Tout enfant né après l’aîné.


Q


Quartier de noblesse. Ensemble des ascendants nobles d’un individu, pris d’une même génération.

Quenouille, tomber en quenouille. Passer par succession entre les mains d’une femme, en parlant d’un bien, d’une fonction, d’un titre, ou d’un pouvoir.


R


Roture :
- condition d’une personne ou d’un héritage qui n’est pas noble ;
- la roture désigne l’ensemble des roturiers.

Roturier, Roturière. Personne qui n’est pas noble.


S


Seigneur :
- propriétaire féodale ;
- personne noble de haut rang.

Seigneuriage :
- droit d’un seigneur féodal ;
- droit prélevé par un seigneur, un souverain sur la frappe des monnaies.

Seigneurie :
- droit, puissance, autorité d’un seigneur sur les personnes et les biens dépendants de ses domaines ;
- terre sur laquelle s’exerce la puissance du seigneur. La seigneurie comprenait la réserve seigneuriale, la vaine pâture et les tenures.

Serf. Sujet non libre de statut héréditaire, soumit à la dépendance du seigneur, frappé d’incapacités, d’obligations et de redevances.

Signe patibulaire. Le signe patibulaire qui est aussi un signe de Haute justice, est le nom donné au simple poteau ou au carcan.

Suzerain. Dans le système féodal, le suzerain est un seigneur qui octroie un fief à son vassal lors de la cérémonie de l’hommage.


T


Taille. Impôt direct payé par les roturiers.

Tenancier, tenancière. Personne qui tenait une terre en roture dépendant d’un fief.

Tenure. Terre concédée par un seigneur, mais qui en conserve toute la propriété.

Terrage. Droit qui permet à un seigneur de prendre une partie de la production agricole.


U


Usuraire. Entaché d’usure, par exemple un prêt usuraire.

Usure. Intérêt perçu au-delà du taux licite, ce qui définit un délit commis par celui qui prête de l’argent à un taux d’intérêt excessif. Pratique condamnée par l’Église au Moyen Âge.

Usurier, usurière. Personne qui prête à usure.


V


Vilain :
- paysan libre par opposition au serf ;
- villageois par opposition au bourgeois ;
- roturier par opposition noble.


W


Wergeld, weregild, wergild. Dans le droit germanique médiéval et notamment chez les Francs, indemnité que l’auteur d’un fait dommageable payait à la victime ou à ses proches pour se soustraire à leur vengeance.


X



Y



Z




samedi 29 mars 2014

Les tours à signaux

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Les Romains établissaient déjà des système de surveillance et d'alerte constitués principalement de tours disposées en réseau, particulièrement dans les régions côtières.

Le principe du système féodal s'est avéré efficace dans le développement de ces tours face aux invasions.
Le réseau de surveillance et d'alerte est constitué des tours, des places fortes mais aussi des églises qui peuvent transmettre l'alerte en cas de ciel couvert grâce à leurs cloches.
Pendant le Haut Moyen Âge, les Francs et les Wisigoths perpétuèrent le système.

Les IXe et Xe siècles ont vu se développer les châteaux forts (et la féodalité) pour contrer les invasions. Le réseau d'alerte est alors structuré et les tours sont encore carrées comme au temps des romains, on les appelle des guardias.
À partir du XIIe siècle des tours rondes appelées faraons apparaissent.


Tours de Badabany commune de Villefranche-de-Conflent
Tour de Batère commune de Corsavy
Tours de Cabrenç commune de Lamanère/Serralongue
Tour de Campilles commune de Villefranche-de-Conflent
Tour de Castelnou commune de Castelnou
Tour de Celra commune d'Olette
Tour de Cerdagne commune de Porta
Tour de Corsavy commune de Corsavy
Tour de Corts commune de Taurinya
Tour de Cos commune de Le Tech
Tour d'Egat commune d'Egat
Tour d'El Banys commune d'Amélie-les-Bains
Tour del Far commune de Tautavel
Tour de Goa commune de Sahorre
Tour de Guardia commune de Serdinya
Tour de Lansac commune de Lansac
Tour de Llar commune de Canaveilles
Tour Madeloc commune de Collioure
Tour de Mascarda commune de Mosset
Tour de la Massane commune d'Argelès-sur-Mer
Tour de Mir commune de Prats-de-Mollo-la-Preste
Tour de Montner commune de Montner
Tour de Niobols commune de Nyer
Tour d'Oreilla commune d'Oreilla
Tour de Pomers commune de Clara
Tour de Querroig commune de Cerbère
Tour de Trémoine commune de Rasiguères
Tour del Vacaro commune de Llo



mardi 25 mars 2014

Les épées

Épée. Symbole du soldat du Moyen Âge, en fait hormis les chevaliers, bien peu pouvaient en posséder une. C’est une arme blanche à tranchant double possédant une lame droite de plus de 30 centimètres.
L’épée est constituée de plusieurs éléments :
- la lame visible, de la pointe à la Garde ;
- la garde qui protège la main ;
- la poignée qui permet de tenir l'épée et qui se termine par le pommeau ;
- la Soie, prolongement de la lame dans la fusée (poignée), remontant jusqu’au pommeau ;
- le pommeau extrémité de la poignée.
La lame est divisée en termes d’escrime en trois parties le fort (côté garde), le moyen ou le mi-fort (milieu de lame) et le faible (côté pointe). Parfois en deux parties, le fort et le faible.
Dans les épées l’on trouve différentes tailles :
- 1m40 à 1m70 pour le Branc d’arçon pesant de 1,8 kg à 3,2 kg. Épée à deux mains suspendue à l’arçon du cheval, utilisée pour les duels judiciaires ;
- 0,90 à 1,05m pour l’épée de taille, pesant 1,3 kg ;
- 75 cm et 1 kg pour l’épée d’archer.
Dans cet article, nous verrons aussi son ancêtre, le couteau.

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A


Lame acérée. Lame terminée par une pointe aigüe.

Aiguille à tricoter. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Aiguille à tricoter les côtes. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Alfange. Terme utilisé surtout en littérature stylé pour désigner le cimeterre oriental, qui pour certains auteurs manque d’élégance ou de distinction.

Amande. Partie ovale située au milieu de la garde de certaines épées.

Anelace, cinqdoigt, cinquedea, cinque ditti, cinque dita, sang de dez, de dey, de dei, de dieu. L'anelace dague ou courte épée du XIIIe au XVe siècle fut remplacée par la cinqdoigt Dague à forte lame plate et à deux tranchants, à pointe aiguë, en usage à la fin du XVe siècle, d'origine italienne. Les cinq doigts correspondent à la largeur de la lame au niveau du talon, et elle comporte généralement cinq arêtes délimitant les gouttières.

À antennes. Le qualificatif à antennes est utilisé dans la typologie des armes de la protohistoire pour désigner un type d'arme dont le pommeau de la poignée se prolonge par deux éléments relevés faisant penser à des antennes d'insecte. Surtout utilisé pour les poignards à antennes et les épées à antennes.

À antennes à boules. Qualifie des armes dont les antennes possèdent de grosses boules à leurs extrémités voire au niveau de la poignée.

Arbelos. Arme utilisée par un gladiateur de type peu connu, le scissor. Constituée d'un manchon de métal dans lequel on enfile la main gauche et qui est prolongé d'une lame en forme de demi-cercle comme l'outil de même forme permettant de couper du cuir (portant le même nom).

Arme mouchetée. Arme courtoise, à l'origine un fleuret moucheté est muni d’une protection à la pointe appelée une mouche.

Épées d'apparat. Arme de parade portée lors de cérémonies solennelles par certains officiers et sous-officiers de l'armée, par certaines catégories de fonctionnaires civils, par les polytechniciens, les membres de l'Institut.


B


Badelaire, Baudemaire, Bazelaire, Basilaire. Arme de main à lame courbe, dont le tranchant est convexe et la pointe tournée vers le dos de l’arme. Le badelaire est un cimeterre court, à lame large. Le Badelaire disparaît vers 1560, au moins de la langue, il est alors nommé plus ordinairement coutelas. En héraldique, le terme de badelaire indique une arme identique au cimeterre. Il est parfois représenté dans un fourreau, celui-ci munit d’une bouterolle.

Baïonnette, bayonnette :
- arme blanche pointue et parfois tranchante qui s’ajuste au bout d'un fusil ou l'équivalent et qui transforme cette arme à feu en arme d'hast. L'origine du terme vient de Bayonne même si ce procédé est bien plus ancien ;
- par extension, soldat armé d'une telle arme ;
- Talleyrand a tenté de nous faire croire que ce couteau ne venait pas de Bayonne mais était un couteau suisse, en effet il dit :
On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus.

Bancal. Sabre courbe de la cavalerie lourde et légère, du XIXe siècles.

Bâtarde. Épée dont la poignée est d'une main et demie. La lame est droite à double tranchants et souvent pourvue d'une gouttière.

Bâte. Partie polie et luisante de la lame d’une d’épée.

Baudrier. Sangle de cuir ou de tissus qui passe par l’épaule et descend en travers du torse et du dos. Il supporte le poids de l’arme, ou d’un accessoire.

Bélière. Anneau auquel est suspendu le battant d’une cloche, et par extension une médaille, ou une arme.

Botte. Coup de pointe porté à un adversaire avec une épée.

Botte secrète. Botte dont la parade est inconnue de l'adversaire.

Bouillon-pointu. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Bouterolle. La bouterolle est le renfort généralement métallique en bas du fourreau pour éviter que la pointe de l’épée ne perce.

Bouton. Extrémité repliée sur elle-même de la lame d'un sabre ou élargie d'une épée, d'un fleuret pour les rendre courtoises (mouchetés).

Branches. Autre nom des quillons de la garde de l'épée.

Brand ou branc. Vieux mot désignant une épée (ou, par corruption, un coutelas à large lame), et aussi une sorte de sarrau qu’on portait au XVe siècle. Comme arme, le Branc est un mot très ancien, apparaissant dès le XIIe siècle. Il signifie l’épée chevaleresque du Moyen Âge, à large et forte lame, dont la simple monture en croix se complétait par un pommeau lenticulaire. Le Branc paraît avoir été une forte épée d’arçon, mais les poètes, dans les romans de chevalerie, désignent aussi sous ce nom la lame elle-même.

Brand d’arçon. Le brand d’arçon est un type d’épée apparu au XIIIe ou XIVe siècle. Comme son nom l’indique, cette épée est portée non pas par le cavalier, mais par sa monture. Elle était fixée à la selle du cheval et était utilisée à pied.
Le brand d’arçon est une épée tenue à deux mains à lame longue dont l’intérêt était de former un énorme cercle de vide autour du cavalier démonté, que ce soit parce qu’il a été désarçonné ou qu’il soit lui-même descendu de son cheval.
Pour le chevalier, c’est une arme d’appoint et son arme principale est l’épée qu’il porte à la ceinture. C’est l’épée tenue à une main, à laquelle s’ajoute au XIVe siècle l’épée bâtarde, qui remplit ce rôle.

Brandestoc. Cette arme n'est ni une épée ni un couteau, mais elle est référencée ici à cause de son nom qui peut nous enduire dans du beurre induire en erreur. C'est une arme blanche récente en forme de canne dont la base est ferrée en pointe, et le pommeau de la canne cache une lame dissimulée dans le manche qui est creux. Cette lame en forme de pique pouvait sortir soi par un mouvement brusque ou grâce à un mécanisme à ressort.

Braquemart, bracmart, bracquemard. Épée large et courte à deux tranchants du XIVe et XVe siècles. Des sources le donnent du XIIIe au XVIe siècles.

Brette. Sorte d'épée longue à coquille qui serait d'origine bretonne.

Briquet. Sabre court et recourbé de l'infanterie napoléonienne. Il doit son nom à sa forme recourbée de sa garde qui rappelait les briquets à amadou de cette époque.


C


Capuce. L'arc de cercle métallique qui, dans une arme, relie, tout en la renforçant, la coquille à l'extrémité de la poignée.

Carrelet. Fleuret dont la lame est de section carrée.

Chape, (ou protège pluie). À la base de la garde côté lame, la chape, un lambeau de cuir ou de tissu huilé peut être coincé entre la soie et la garde de l’épée, et sert à protéger l’entrée du fourreau et empêcher l’eau de pénétrer.

Cimeterre. Sabre oriental, à lame large et recourbée, utilisé depuis Alexandre le Grand, jusqu’au XIXe siècle.

Cinqdoigt, cinquedea, cinque ditti, cinque dita. Voir anelace.

Cladio. Nom gaulois pour épée.

Claymore. Grande et large épée des guerriers écossais, maniée à deux mains. Elle est apparue au XIVe siècle et fut utilisée jusqu’au XVIIe siècle (bien que des exemplaires datent de la fin du XIIIe siècle). Elle mesure environ 1.30 mètre de long (1 mètre de lame pour 30 centimètres de poignée). Néanmoins, la claymore étant une épée faite pour opérer de grands moulinets autour de soi, elle pouvait atteindre une taille bien plus imposante. Pourtant, les claymore ont la particularité d’être courtes pour des épées à deux mains, ce qui prouve que de tels exemplaires étaient rares. Dans la classification d’E. Oakeshott, la claymore a une lame de type XIIIa. Les quillons se distinguent par 2 branches longues droites ou arrondies, pointant vers l'avant, souvent terminées par un trèfle à quatre feuilles.

Clou. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Colichemarde. La lame nommée colichemarde est le nom allemand de l’épée à la franc-toupin. Colichemarde ne désigne pas tant une arme qu’un style de lame. Cependant, les seules colichemarde historiques ayant été des épées de cour, colichemarde désigne par extension ce type d’épée de cour.
Bien que d’origine apparemment française, la dénomination semble venir de l’allemand par Graf von Königsmark (bien que la lame lui soit antérieure). Elle se répand en Italie suite aux invasions de François Ier.
C’est une lame avec une forte base qui s’affine brusquement après une certaine distance et se termine avec une pointe en losange (carrelet). C’est une arme hybride, capable d’estoc comme de taille. On peut la comparer avec l’espadon, autre épée hybride bien que plus massive ou le parang, sur lequel courent trois tranchants différents.

Épée de combat. Terme utilisé par les médiévistes pour désigner une épée sans tranchant et mouchetée (arrondie) utilisée pour les reconstitution de combats de type mêlés.

Épée de semi-combat. Terme utilisé par les médiévistes pour désigner une épée au tranchant plus fin et moins arrondie que les épées de combat, utilisée pour les reconstitution de combats de type chorégraphies.

Contre-pointe :
- partie tranchante de l’extrémité du dos d’un sabre ;
- escrime au sabre où l’on combine les coups d’estoc et de taille.

Coquille. Partie métallique circulaire et convexe destinée à protéger la main.

Corroyage, acier Damas de corroyage. Le corroyage consiste en un martelage du métal de manière à améliorer ses caractéristiques mécaniques, après l'affinage. Il provoque un resserrement du métal et une orientation des cristaux par l'action d'un travail de déformation dans une ou plusieurs directions privilégiées. Qualifie des matériaux composites, constitués d'un mille-feuille en alternant une feuille d'acier doux et une feuille d'acier dur soudées et forgées et/ou constitués d'une alternance de barres droites et torsadées soudées et forgées, dessinant des motifs plus ou moins complexes, présentant une ressemblance superficielle avec l'acier Damas wootz.

Coutelas :
- épée courte à un seul tranchant ;
- grand couteau à lame large et tranchante, utilisé en cuisine ou comme arme.

Coutelier. Personne dont le métier est de fabriquer, de réparer, ou de vendre des couteaux, ciseaux, rasoirs, canifs, etc.

Coutellerie :
- art de fabriquer des couteaux, canifs, rasoirs, etc ;
- lieu où on fabrique les couteaux ;
- lieu spécialisé dans la vente des couteaux ;
- ensemble des pièces que font ou débitent les couteliers.

Coutille, coutil, cousttille, coustil, coustel, coutel, coterel. Terme générique utilisé tout au long du Moyen Âge pour désigner un couteau ou une petite épée. Pouvant être fixé à une hampe, son utilisateur est appelé coutillier, coustillier, coustilleu, ou coustelleu.

Crispin :
- pièce de cuir épais cousue aux gants d’escrime et destinée à garantir le poignet des coups de fleuret ou d’épée ;
- par extension, manchette prolongeant le gant jusqu'au poignet, puis ensemble formé par le gant et la manchette.

Croisette :
- fleuret dont la garde est en forme de croix ;
- fleuret de maître d'armes.

Cure-dents. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Cure-ongles. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

curette. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.


D


Dague :
- arme blanche à double tranchant, à mi-chemin entre un couteau et une épée. Elle sert à la place ou en complément, tenue de la main faible, la main forte tenant l'épée ;
- défense de vieux sanglier ;
- premier bois du cerf, qui donne le nom au daguet.

Dague à couillettes, à rognons. Elle tire son nom de la forme très suggestive de sa poignée et de la jonction de celle-ci avec la garde. C’est une arme d’estoc, apparue au début du XIVe siècle. Les premières représentations que nous en ayons sont dans une Bilderbible, conservée dans un musée à Vienne (Autriche). L’aspect phallique de cette arme est évident, et ce n’est que la pudibonderie victorienne qui a amené les historiens anglo-saxons à l’appeler kidney dagger (littéralement dague à rein).
Les lames des modèles les plus anciens étaient de section triangulaire, avec un tranchant unique. Cette forme, qui s’est maintenue tout au long de son histoire, a parfois évolué vers la pointe vers une section en losange, pour accroître le pouvoir de perforation, allant sur des modèles plus récents, vers un double tranchant.

Dague à rouelles, à rondelles, à disques, perce-maille. Type de dague en usage du XIV  au XVe siècles, et dans lequel la garde et le pommeau se composent de deux disques de métal égal en volume et en surface, entre lesquels se trouve prise la fusée de l’arme. La lame est droite, de section triangulaire, pas forcément aiguisée car utilisée d'estoc pour percer la maille ou entre les plaques des armures.

Dague à oreilles. Voir levantine.

Dague Suisse du XVIe. La dague et son fourreau richement ornés en font une arme portée généralement par la haute aristocratie ou haute bourgeoisie. Cette dague devient le symbole de leur puissance, à ce titre, elle est reprise par les officiers des S.A. et des S.S. au XXe siècle.

Daguet. Jeune cerf de 1 ou 2 ans, dont les bois n’ont pas encore de ramifications, ne pas confondre avec une daguette

Daguette, dagasse, graffe, daigue. Petite dague portée généralement par la haute aristocratie ou haute bourgeoisie en tenue civile, ou de parade, souvent de riche facture.

Damassé, de Damas, damasquiné :
- ces trois termes originaire de la ville de Damas (Syrie actuel) qualifient des métaux de conception ou d'aspect différent ;
- les termes acier damassé, acier de Damas en abrégé acier Damas ou encore Damas, sont employés pour désigner deux types d'acier présentant une ressemblance superficielle ; à l'origine ces termes ont été utilisés pour désigner un acier, aussi appelé wootz, élaboré en Inde et forgé sur place ainsi qu'au Moyen-Orient, réputé pour sa qualité et caractérisé par son aspect ou ses motifs moirés ; sa qualité est le produit de la cristallisation fine du métal lors de son élaboration, la haute teneur en carbone ;
- ces termes ont été usité ultérieurement pour désigner des matériaux composites, constitués d'un mille-feuille en alternant une feuille d'acier doux et une feuille d'acier dur soudées et forgées et/ou constitués d'une alternance de barres droites et torsadées soudées et forgées, dessinant des motifs plus ou moins complexes, aussi appelé acier Damas de corroyage, présentant une ressemblance superficielle avec l'acier Damas wootz ;
- le damasquinage est une technique artistique, qui consiste à enchâsser un fil de cuivre, d'or ou d'argent, sur une surface métallique, généralement de fer ou d'acier, afin de créer un motif décoratif ; le résultat de cette incrustation est appelée une damasquinure et l'artisan réalisant ces incrustations est un damasquineur ; ce type de décoration est très courant dans l'art médiéval.

Dirk. Couteau porté à la ceinture, à l'intérieur du kilt par les Highlanders. La lame mesure entre trente et quarante centimètres, à double tranchant, effilé, avec une poignée de dix centimètres, dépourvue de garde.

Épée double. Bâton extrêmement léger avec à ses deux extrémités une lame effilée, que l'on tourne très vite ce qui en fait une arme redoutable, qui fut utilisée au Moyen Âge mais d'utilisation très dangereuse, abandonnée et maintenant interdite.

Dos, dos de la lame. Partie opposée au tranchant d’une lame.

Dragonne :
- cordon ou galon qui garnit la poignée d'un sabre ou d'une épée ;
- cordon fixé à la poignée d'une arme pour éviter de la perdre.


E


Eau-forte. Acide utilisé pour graver le métal. Technique permettant d’orner armes et armures.

Ensiforme. Qui a la forme d’une épée.

Ensifolié. En botanique., qui a des feuilles en forme d’épée.

Épée à antennes. Voir à antennes.

Épée à deux mains. Épée à lame très longue et très forte, dont la poignée est assez longue pour être tenue à deux mains.

Épée de cour. Intermédiaire chronologique entre la rapière et l’épée d’escrime, l’épée de cour est une arme créée dans la deuxième moitié du XVIIe siècle et utilisée jusqu’à la toute fin du XVIIIe siècle. Plus courte que son ancêtre et exclusivement ou presque conçue pour l’estoc, elle est reconnaissable à sa garde en figure de huit. Évolution toute en finesse et en rapidité de l’ancienne rapière, elle est quasiment réservée au duel et aux entraînements et compétitions dans les salles d’armes, elle n’apparaît que très peu sur les champs de bataille, où on lui préfère le sabre pour la cavalerie et par la baïonnette pour l’infanterie, par ordonnance de Louis XV en 1767. Tant dans sa forme que dans son usage, elle est très semblable à l’actuelle épée d’escrime (mise à part la garde), si bien qu’elle est fréquemment confondue avec sa variante sportive.

Épée d’État. Épée qui se porte devant le roi d’Angleterre dans les cérémonies.

Épée de parade. Épée utilisée pour les cérémonies.

Épée faucille, épée en forme de faucille. Voir harpé.

Épéisme. Escrime à l’épée.

Épéiste. Personne qui pratique l’épéisme.

Épingle à chapeau. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Espadon. L’espadon est une épée maniée à deux mains, développée en Italie et en usage du XVe au XVIIe siècle, principalement en Suisse et en Allemagne.
Elle possède, sur certain modèle, un ricasso et des oreillons. C’est la plus puissante et la plus lourde épée européenne jamais fabriquée, encore plus massive que la très imposante zhanmadao chinoise.
La lame est longue de cinq à six, voire 7 pieds (soit entre 1,5 et 2,1 mètre) et la poignée d’un pied et demi à deux pieds (soit 45 à 60 centimètres).
Les guerriers, appelés “joueurs d’épée”, suffisamment forts et entraînés (double-soldes) pour manier cette arme lourde (2 à 4 kg) étaient plus particulièrement chargés de protéger les coins des carrés de piques et d’arquebuses, et en offensive de tailler la tête des piques pour ouvrir une brèche puis soit faire des moulinets dévastateurs, soit attaquer en demi-épée.
L’arme de prédilection des lansquenets, unité créée sur le modèle des mercenaires suisses, opérant entre le XVe siècle et le XVIIe siècle, avec éventuellement une lame flamberge.

Estoc :
- épée de la fin du Moyen Âge sans tranchant, mais avec une pointe acérée ;
- frapper d’estoc, c’est frapper avec la pointe de l'épée, par opposition à la frappe de taille, se dit aussi estoquer.

Estocade :
- grande épée à pointe en ogive aux XVIe et XVIIe siècles ;
- terme d'escrime, botte, grand coup de pointe ;
- au figuré, attaque violente à laquelle on ne s'attend pas, dans une discussion, un conflit, le réduire à merci, l'achever, lui donner le coup de grace.

Estramaçon :
- tranchant d’une épée ;
- terme d'escrime, coup d’estramaçon, coup de taille, par opposition à estocade ;
- par extension, forte épée de guerre à deux mains.


F


Faible. Le faible de l'épée est le premier tiers de la lame du côté de la pointe de l’épée, qui est la plus fine.

Falcata. La falcata est un sabre courbe en fer originaire d'Ibérie, en rapport aux populations indigènes ibériques antérieures à la conquête romaine, et qui fut très employée chez les peuples ibères et les Celtibères limitrophes. C'était une épée très commune dans la zone la plus celtique de la Péninsule.

Falx, falx supina. Signifiant faux ou faux recourbée vers l’arrière en latin (appelé aussi sica, sica supina).Épée courte recourbée en fin de lame qui mesure 60 cm. C'était l'arme des Thraces, puis fut utilisée par les gladiateurs du même nom. Voir falx.

Fauchon. Sabre utilisé du XIe au XVIe siècle, une lame assez large, longue de 40 à 60 cm, légèrement recourbée vers la pointe.

Faux fourreau. Enveloppe recouvrant le fourreau pour le protéger et/ou le décorer.

Fechtbuch, (pluriel fechtbücher). Manuel de combat d’origine allemande de la fin du Moyen Âge.

Fil de l’épée. Tranchant de l’épée.

Flambe. Épée dont la lame ondule comme la flamme.

Flamberge. Une flamberge (de l’allemand Flammenschwert) est un type de lame d’épée, tout comme l’est la colichemarde. De forme ondulée (ondulant comme la flamme) sur toute la longueur, on la retrouve principalement dans trois armes blanches :
- l’espadon, l’arme de prédilection des lansquenets, unité créée sur le modèle des mercenaires suisses, opérant entre le XVe et le XVIIe siècle ; elle ne faisait pas plus de dégâts qu’un espadon classique, mais sa forme ondulée avait un impact psychologique certain, ralentissait la glissade de l’épée adverse lors d’une parade et selon certains provoquait des vibrations spécifiques et dérangeantes dans l’arme de l’adversaire ;
- le kriss, une dague orientale dont la lame est souvent ondulée ;
- la rapière, vers 1600, ici, le but n’est pas tant d’effrayer que d’impressionner l’entourage en laissant un souvenir mémorable.

Fleuret. Épée à lame de section carrée, au bout non pointu, garni d'une protection appelé bouton ou mouche, c'est une des armes et disciplines de l'escrime. Sont utilisateur est appelé fleurettiste.

Fleuret démoucheté. Un fleuret dont on a ôté le bouton ou la mouche pour se battre.

Fleuret moucheté. Un fleuret moucheté est muni d’une protection à la pointe appelée une mouche, constitué d'un petit morceau de cuir.

Flos duellatorum in armis. Manuel de combat italien de 1410.

Fort. Le fort de l'épée est la partie la plus épaisse de la lame, située du côté de la garde de l’épée.

Fourchette. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Fourchette à une dent. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Fourchettouse. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Fourreau. Le fourreau est un étui de protection pour une arme blanche ou un objet de même forme. Les armes ayant le plus souvent un fourreau sont les dagues et les épées. Pour un couteau, on parlera plus volontiers d’étui.

Fusée. Partie de la poignée de l’épée, entre la garde et le pommeau.


G


Garde. La garde des épées médiévales constituée de deux quillons est de forme cruciforme. Elle permet le bon maintien sans glisser sur la lame et la protection de la main contre les coups de l’ennemie.

Glaive, glaive romain. Gladius est le terme latin pour glaive, voire pour épée en général. Il est de nos jours utilisé pour désigner une épée courte, d'approximativement 60 à 90 cm de longueur totale, de 4 à 7 cm de large et d'environ 0,6 à 1,5 kg, utilisée par les légionnaires romains à partir du IIIe siècle avant J.C.

Gouttière. Sillon creusé le long du centre du plat de la lame d’une épée afin de l’alléger sans affecter sa rigidité. Elle permet également, lorsque l’arme est utilisée à des fins guerrières, par un coup d’estoc, de favoriser l’écoulement du sang et de retirer l’arme plus facilement, en évitant un effet de “ventouse” avec la plaie.


H


Harpé. Sabre courbe appelé aussi épée en forme de faucille ou plus simplement épée faucille. Parfois confondu avec la falcata.


I


Idée reçue. Les armes, c’est comme l’argent, ce n’est ni bon ni mauvais (bien au contraire), c’est ce que nous en faisons qui est bon ou mauvais.

Isabelle. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.


J


Joséphine. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.


K


Kama. Dague tcherkesse (Caucase), longue de 60 cm, sans garde, lame à double tranchant et pointe aigu, utilise plutôt de taille, l’estoc étant considéré comme peu élégant par leurs possesseurs.

Kopis. Le kopis était un glaive à lame courbe d'origine grecque, arme qui permettait de frapper d'estoc et de taille. Le tranchant situé à l'intérieur de la lame augmentait l'efficacité des attaques de tailles, ce qui rendait cette arme particulièrement brutale car on s'en servait à la façon d'un fendoir. La longueur total est de 66cm .

Kriss, criss, crid. Poignard originaire de Malaisie de 20 à 30 cm de long dont la lame ondule comme une flamberge.

Kurzsaxe. Scramasaxe court de 20 à 25 cm de long et 3 cm de largeur. On le trouve à partir du milieu du Ve siècle. Appelé aussi, court saxe, ou bien saxe court.


L


Langue-de-bœuf. Dague italienne plus large que la main au talon et se rétrécissant très rapidement jusqu'à la pointe, à double tranchants.

Langsaxe. Scramasaxe de 49 cm de long et 4,2 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIIe siècle. Appelé aussi, long saxe, ou bien, saxe long.

Lansquenette. Épée des lansquenets, courte, large, assez aiguë, à deux tranchants.

Latte. La latte est une épée à un seul tranchant ou un sabre non courbé. Les premiers modèles sont contemporains des premières épées, puis ont quasiment disparues pour revenir à la fin du XVIIe siècle et jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Leichter breitsaxe. Scramasaxe de 30,5 cm de long et 4,9 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIe siècle. Appelé aussi, large saxe léger.

Levantine. Dague dont le pommeau s’écarte en deux ailes. Le nom vient de l’italien et l’arme était plutôt appelée en France dague ou poignard à oreilles à cause de la forme de son pommeau. La lame est assez courte et asymétrique. On trouvait en Perse des armes analogues aux Ve et VIe siècles. La levantine fut utilisée au XVe et XVIe siècles.


M


Machaira, makhaira. La machaira est une arme d'origine asiatique que l'on associe aussi aux Ibères. Elle est également connue chez les Grecs sous le nom de kopis. Cette arme antique est une sorte de sabre recourbé. Elle dispose d'un seul tranchant, placé à l'intérieur de la courbure, et a une pointe très marquée. Par son aspect, elle se rapproche beaucoup de la falcata celtibère. Elle est également apparentée à la falx utilisée par les Thraces.

Machine à boutonnière. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Maître d’armes. Personne qui enseigne l’art des armes, en particulier l'escrime.

Martingale. Bande de tissu, de cuir, attachant la poignée de l'arme à l'avant-bras ou au poignet.

Miséricorde, dague de miséricorde. Dague longue et mince parfois à section triangulaire ou carré, considérée aussi comme une petite épée, transportée au niveau des reins. Utilisée en glissant la pointe entre une interstice de l’armure pour obliger le perdant d’un combat à outrance à crier merci (diminutif de miséricorde) afin d’implorer la clémence, du vainqueur (en accord avec l'une des miséricorde spirituelle : pardonner les offenses). Le vaincu est à la merci du vainqueur.

Mouche. Petit morceau de cuir dont on garnissait le bouton du fleuret pour le rendre moins dangereux, ce qui donnait un fleuret moucheté. Ne pas confondre avec la mouche d'une cible qui est le point noir en son centre.


N


Nœud d’épée. Ornement de la poignée d’une épée, porté par les hommes en habit de parade, en forme de nœud, de rosette ou de gland fait avec des rubans ou des cordelettes enlacés.


O


Oreillons. Protection constituée de triangles d'arrêt, sur la partie forte et non aiguisée de la lame de l'épée à deux mains. Cette partie de l'épée permettait d'y placer la seconde main.


P


Palache. Épée droite à deux tranchants, utilisée par certains cavaliers (dragons russes) aux XVIIIe siècle. en plus de deux quillons droits elle possède une protection de la main en demi-cercle

Pas d'âne. Nom donné, à des pièces de la garde d'épées du XVIe siècle, qui sont en forme d'anneau simple ou double et qui vont des quillons à la lame, et qui est destinée à protéger l’index ou les deux premiers doigts.

Passot. Épée large et courte, à deux tranchants, que portaient les gens de pied, particulièrement les archers et arbalétriers, aux XIVe et XVe siècles. La garde est particulière, un quillon recourbé vers le pommeau et l'autre vers la pointe.

Percemaille. Une percemaille est un type de dague utilisée uniquement pour l’estoc.
Les dagues ont des formes très variées. Les percemailles ont une lame longue d’à peine un pied, toujours forte et d’une trempe merveilleuse, en forme d’alêne avec pointe renflée par le changement des plans longitudinaux de retaille et toujours aigüe. Elles permettaient à l’aide d’un coup puissant de traverser la cotte de mailles. Résistance des mailles oblige, la pointe était toujours renforcée par rapport aux dagues classiques, pour éviter sa cassure lors du choc et des mouvements qui s’ensuivaient.
Les dagues à couillettes, appelées aussi dagues à rognons (deux renflements arrondis caractéristiques sur le bois de la fusée, au-dessus des quillons), les percemailles étaient plus usitées dans les Flandres et en Angleterre, car des effigies sépulcrales montrent dès le XIIIe siècle des chevaliers anglais qui en sont munis.
Au XVe siècle, la mode change. On préfère les ouvrages délicats des Italiens aux rouelles. Les lames restent fines et déliées mais ne sont plus disposées en percemailles et leur section devient un losange. Les quillons se recourbent vers les tranchants. La fusée est de corne ou d’ivoire et les pommeaux d’acier finement travaillés.

Plat d’épée, ou de l’épée. Partie plate de la lame par opposition au tranchant. Donner des coups de plat d’épée.

Poignard. Arme blanche de 20 à 30 cm généralement à double tranchant, un poignard plus grand est plutôt appelé une dague.

Poignard à antennes. Voir à antennes.

Poignard à oreilles. Voir levantine.

Poignée. Partie de l’épée qui sert pour la tenue de l’arme (dans un poing fermé), elle enserre la soie avec du bois, de la corne ou de l’os, elle est recouverte par du cuir ou d’autre matières non glissantes comme des fils d’acier torsadés. La longueur de celle-ci détermine la tenue à une ou deux mains.

Pointe. Sur une épée, extrémité opposée à la poignée, qui sert à donner un coup d’estoc.

Pommeau. Le rôle du pommeau est d’empêcher la main de glisser de la poignée, et il sert également de contrepoids. Certains pommeaux renfermaient des reliques de saints.

Prévôt de salle, prévôt d’armes. Second d’un maître d’armes, en particulier pour l'enseignement de l'escrime.

Pugio. La seconde arme du gladiateur romain de type rétiaire est le pugio, poignard qu'il garde à la ceinture, et qu'il se doit d'utiliser seulement pour finir un "beau" combat. Pour rappel la première arme est le trident qu'il manipule avec un filet.


Q


Quarte. Terme d’escrime, position couvrant la ligne du dedans, la pointe plus haute que la main. Position couvrant le côté gauche, la pointe plus haute que la main, le tranchant tourné vers la gauche, le pouce au-dessus.
La manière de parer un coup d’épée en tenant le poignet en dehors. C’est une des quatre gardes générales opposée à la seconde.

Quarter. Se mettre en quarte, en escrime.

Quillon. Chaque bras de la garde d’une épée, d’une dague ou d’un épieu en forme de croix, il y a donc deux quillons pour une garde. Plus tard, les gardes des épées d’estoc à partir de la rapière perdront leurs quillons, pour adopter une garde en coquille.

Quinte. Terme d’escrime, position couvrant la ligne du dedans, prise en pronation, la pointe plus haute que la main. Position couvrant la tête et les épaules, la main droite paume vers l’avant, le tranchant vers le haut, la lame sensiblement horizontale.


R


Rapière :
- épée longue et effilée, à garde hémisphérique ;
- au figuré, c'est une mauvaise épée.

Ricasso. Présent sur les épées de la fin du Moyen Âge et surtout à partir de la Renaissance, c’est une partie du fort de la lame non affûtée, éventuellement protégée par des anneaux, voire des petits quillons, qui sert, selon la taille de l’arme, soit à placer une main (grande épée à deux mains des soldats “Double Solde” de la Renaissance), soit l’index, en avant de la garde (rapière, permet un meilleur contrôle en estoc).

Rosalie. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.


S


Sabre. Arme blanche longue à un seul tranchant. Le sabre peut être droit ou courbe. Il est devenu le symbole des histoires de pirates.

Saisissement. Action de prendre avec la main l'épée de son adversaire, de s'en saisir.

Salle d’armes. Pièce où l’on enseigne et pratique l’usage des armes en particulier l'escrime.

Épée de salle d'armes. Épée sans tranchant et mouchetée ou arrondie, utilisée pour l’entraînement.

Sang de dez, de dey, de dei, de dieu. Voir anelace.

Schmalsaxe I. Scramasaxe de 30 cm de long et 3 cm de largeur. On le trouve à partir du milieu du VIe siècle. Appelé aussi, saxe effilé.

Schmalsaxe_II. Scramasaxe de 29 cm de long et 3,3 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIe siècle. Appelé aussi, saxe effilé.

Schwerer breitsaxe. Scramasaxe de 35,5 cm de long et 4,9 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIe siècle. Appelé aussi, large saxe lourd.

Scramasaxe, Saxe. Saxe signifie couteau, et scramasaxe couteau qui entaille ou qui entame. Étant utilisé comme arme ou outil quotidien, il est porté par la plupart des Scandinaves, puis des peuples d’origine germanique. Il mesure de 20 à 50 cm, la lame est droite avec habituellement un seul tranchant et parfois l’autre côté affûté sur le dernier tiers de la lame environ. Conservé dans un fourreau de cuir simple dans lequel le manche rentre à moitié (l’arme n’ayant pas de garde), le plus souvent porté horizontalement à la ceinture.
On distingue plusieurs types de scramasaxes : le kurzsaxe, le schmalsaxe I et II, le leichter breitsaxe, le schwerer breitsaxe, le langsaxe.
Les modèles les plus longs sont utilisés comme épées courtes avec parfois une petite garde.

Semispatha. Épée courte plutôt utilisée par le fantassin romain.

Sica, sica supina. Épée courte (appelé aussi falx, falx suprina)recourbée en fin de lame qui mesure 60 cm. C'était l'arme nationale des Thraces, puis fut utilisée par les gladiateurs thraces (appelé aussi sicarius), qui empruntaient à ce peuple leur nom et leur équipement. Voir falx.

Soie. La soie est la partie “invisible” de la lame d’une épée qui traverse la garde, sert de base pour la poignée et fini au niveau du pommeau

Spatha. Épée longue en grec, utilisée par la cavalerie romaine qui avait besoin d’une arme plus longue pour frapper essentiellement de taille. Elle fut ensuite adoptée par les Mérovingiens. Elle possède une large lame droite à tranchant double de 60 à 100 cm ainsi qu’une garde étroite et plate. Sur certain modèle la pointe est arrondie.


T


Tâchette. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Taille :
- tranchant d’une lame d’épée ;
- frapper de taille, c’est frapper avec le tranchant de l’épée, par opposition avec la frappe d’estoc.

Taille-crayon. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Talon, talon de lame. Partie d’une lame opposée à la pointe, contre la garde, voire qui la pénètre.

Tangente, tangente au point Q. Surnom donné par les élèves de l'École polytechnique à leurs épées.

Tire-boches. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Tourne-broche. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Tranchelard. Couteau dont la lame est longue et mince, qui sert à couper des tranches de lard.

Trempe. Traitement thermique du métal ou du verre, par refroidissement rapide afin de modifier les qualités de ces matériaux.

Tue-boches. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.


U



V


Verdun. Épée longue et étroite fabriquée à Verdun.

Virevolte, virevolter :
- faire une volte rapidement ;
- au figuré, changer complètement d’avis ou de direction.

Volte :
- en escrime, tour complet fait sur soi-même. Utilisé pour contre-attaquer ou riposter. Plus généralement, c’est un mouvement pour éviter les coups de l’adversaire. Volter peut vouloir dire faire un tour complet ou simplement esquiver les coups par changement de place ;
- la demi-volte désigne un mouvement vers l’extérieur du pied à l’arrière. L’ancien terme de carter du pied signifiait déplacer un pied sur le côté pour éviter le coup ;
- en équitation faire faire un tour complet à un cheval ;
- mettre quelqu'un sur ses voltes, l'engager à prendre garde, à se tenir sur ses gardes ;
- une volte-face est un demi-tour, au sens figuré, elle désigne un brusque changement d’opinion ou de décision ;
- volter c'est changer de place pour éviter les coups de l'adversaire.


W


Wootz, Wootzer, Wûtze, ou acier Damas wootz Wootz signifiant supérieur, c'est un type d'acier élaboré en Inde et forgé sur place ainsi qu'au Moyen-Orient, réputé pour sa qualité et caractérisé par son aspect ou ses motifs moirés autrefois principalement utilisé pour la fabrication des armes. Il est le produit d'une méthode de fabrication d'un alliage d'acier, découverte en Inde autour de l'an 300, bien que certains placent son invention une centaine d'années auparavant. L'acier de Wootz était largement répandu dans la région, et il est devenu particulièrement célèbre dans le Moyen-Orient, où il est connu comme l'acier damassé qui était utilisé pour fabriquer des lames dites damassées, renommées pour leur dureté. Sa qualité est le produit de la cristallisation fine du métal lors de son élaboration, la haute teneur en carbone et l'apport de nombreux éléments.


X


Xíphos. En grec ancien, épée courte ou poignard.


Y


Yatagan. Sabre à lame incurvée en deux sens opposés, utilisé par les Turcs et les Arabes


Z




lundi 24 mars 2014

Église de la Réal à Perpignan

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Vue satellite de l'église de la Réal dans la commune de Perpignan.


Itinéraire d’accès depuis le Palais des rois de Majorque à Perpignan.


Description




Chronologie














dimanche 23 mars 2014

Église Saint-Jacques à Perpignan

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Vue satellite de l'église Saint-Jacques dans la commune de Perpignan.


Itinéraire d’accès depuis le Palais des rois de Majorque à Perpignan.




Description

Située dans le quartier du même nom, cette église est bien connue des perpignanais au moins comme le point de départ, le Vendredi Saint, de la procession de la Sanch, tradition religieuse catalane célébrant la passion du Christ depuis le XVe siècle.
L'église domine actuellement un imposant bastion de briques et pierres renforcé par Vauban. Ce lieu accueille le jardin de la Miranda duquel on a une vue admirable s'étendant de Château-Roussillon jusqu'aux montagnes des Corbières.
La nef unique était couverte à l'origine d'une charpente apparente sur arcs diaphragmes. Les voûtes actuelles en plâtre datent de 1785, de même que les oculi percés au-dessus des chapelles latérales, qui ont été construites au XIVe siècle pour accueillir les sépultures de familles ou les dévotions des confréries des tisserands et des jardiniers.
Le style baroque est largement représenté par les retables peints et dorés comme le retable du Rosaire (XVIIe siècle), œuvre remarquable de Lazare Tremullas le Vieux.


Chronologie

Construite vers 1245 par Jacques Ier de Majorque, en dehors des remparts de la ville.
Lors de l'extension des remparts au cours du XIVe siècle, elle fut incluse à l'intérieure de celle-ci.
En 1699 une nouvelle chapelle de la Sanch assez grande, lui est adjointe à l'Ouest. Le mur qui séparait la chapelle de l'église a été abattu après la Révolution, le visiteur peut donc voir deux retables du maître-autel qui se font face.
Sa nef unique abrite de magnifiques retables de style catalan. La voûte repose sur des arcs diaphragmes, elle a été refaite en 1785.
Le portail d'entrée est en marbre blanc de Céret, il a été installé au milieu du XVIIe siècle après avoir été démonté de la façade de l'église de la Réal.
Entre 1808 et 1816, le grand orgue est construit par les frères Grinda après le saccage de l'église pendant la Révolution. Il est restauré en 1905 par la manufacture Cavaillé-Coll-Mutin.
Le clocher construit en 1849, est la seconde reconstruction.



samedi 22 mars 2014

Les couteaux dans le langage courant

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z




A


Aiguille à tricoter, aiguille à tricoter les côtes. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.

La fourchette, fourchettouse, la fourchette à une dent, aller à la fourchette. Autre nom de la baïonnette, utilisé par les poilus, charger à la baïonnette.

Arme blanche. Arme munie d’une lame métallique. Nom donné aux armes faites en “fer blanc”, par opposition aux métaux dorés ou bronzés.

Arme de main. Armes destinées à une action directe, elles comprennent les armes de choc (masse d'arme), les armes tranchantes (sabre) et les armes aiguës (fleuret).

On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus (Talleyrand). Si je comprend bien, la baïonnette est un couteau suisse.

Avec sa bite et son couteau. Avec presque rien comme affaire, avec les très rares moyens dont on dispose, sans être suffisamment équipé.

Avoir des couteaux dans les yeux, ou à la place des yeux. Regarder quelqu'un méchamment, comme si l'on voulait lui donner des coups de couteaux.

Avoir le pain et le couteau. Ne manquer de rien. Avoir tout ce qu'il faut pour agir.

Avoir le couteau sous la gorge. Être dans la nécessité d’agir contre son gré, sous la contrainte.


B


Baïonnette. Désigne un soldat de l'infanterie, par exemple pour donner le nombre de soldats d'une unité : Il y a mille baïonnettes dans ce régiment.

Mettre la baïonnette au bout du fusil. Se préparer à se battre.

Croiser la baïonnette. Technique permettant de supporter une charge de cavalerie. Les trois premiers rangs de fantassins se serrent vers l'avant. le premier rang met un pied en avant et se penche en s'arc-boutant sur leur fusil. Lors d'une charge d'une unité de fantassins, on croise la baïonnette en serrant les premiers rangs au dernier moment juste avant le choc.

Par la force des baïonnettes. Par les soldats armés de baïonnettes, par les militaires voire la police.

On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus (Talleyrand). Si je comprend bien, la baïonnette est un couteau suisse.

Avec sa bite et son couteau. Avec presque rien comme affaire, avec les très rares moyens dont on dispose, sans être suffisamment équipé.

Arme blanche. Arme munie d’une lame métallique. Nom donné aux armes faites en “fer blanc”, par opposition aux métaux dorés ou bronzés.

Tue-boches, tire-boches. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.

Bouillon-pointu. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.

Mettre la baïonnette au bout du fusil. Se préparer à se battre.

Machine à boutonnière, faire une boutonnière. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus, faire une boutonnière c'est faire une blessure avec une baïonnette.

Tourne-broche. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.

Un brouillard à couper au couteau. Un brouillard tellement épais, qu'on ne voit pas à un mètre (la longueur du bras qui pourrait tenir un couteau).


C


Canif. Du francique knif, petit couteau formé d’une ou de plusieurs lames d’acier.

Donner un coup de canif dans le contrat. Faire une infidélité passagère à l’autre époux.

Clou, clouer. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus, clouer c'est blesser voire tuer avec une baïonnette.

Donner un coup de canif dans le contrat. Faire une infidélité passagère à l’autre époux.

Aiguille à tricoter, aiguille à tricoter les côtes. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.

Donner un coup de canif dans le contrat. Faire une infidélité passagère à l’autre époux.

Coup de couteau dans le dos. Expression désignant une trahison.

Un brouillard à couper au couteau. Un brouillard tellement épais, qu'on ne voit pas à un mètre (la longueur du bras qui pourrait tenir un couteau).

Tomber comme un couperet. Arriver brusquement, éventuellement par surprise, avec des conséquences négatives. À l’origine, un couperet est un couteau à large lame, ce nom désignera plus tard la lame de la guillotine.

Coup de couteau dans le dos. Expression désignant une trahison.

Coutelade. Coup de couteau, pour blesser ou tuer.

Couteler. Blesser avec un couteau.

Coutelier. Personne dont le métier est de fabriquer, de réparer, ou de vendre des couteaux, voire des ciseaux, rasoirs, canifs, etc.

Coutellerie :
- art de fabriquer des couteaux, canifs, rasoirs, etc ;
- lieu où on fabrique les couteaux ;
- lieu spécialisé dans la vente des couteaux ;
- ensemble des pièces que font ou débitent les couteliers.

Taille-crayon. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.

Croiser la baïonnette. Technique permettant de supporter une charge de cavalerie. Les trois premiers rangs de fantassins se serrent vers l'avant. le premier rang met un pied en avant et se penche en s'arc-boutant sur leur fusil. Lors d'une charge d'une unité de fantassins, on croise la baïonnette en serrant les premiers rangs au dernier moment juste avant le choc.

Cure-dents, cure-ongles, curette. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.

Cure-dents, cure-ongles, curette. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.

Cure-dents, cure-ongles, curette. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.


D


Être fin comme une dague de plomb. Chercher à passer pour quelqu’un de fin alors qu’on a l’esprit grossier.

La fourchette, fourchettouse, la fourchette à une dent, aller à la fourchette. Autre nom de la baïonnette, utilisé par les poilus, charger à la baïonnette.

Dépeçoir. Couteau spécialisé utilisé surtout par les chasseurs pour dépecer le gibier (découper en pièce), ne pas confondre avec un écharnoir.

On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus (Talleyrand). Si je comprend bien, la baïonnette est un couteau suisse.

Donner un coup de canif dans le contrat. Faire une infidélité passagère à l’autre époux.

Coup de couteau dans le dos. Expression désignant une trahison.


E


Écharnoir. Couteau spécialisé utilisé surtout par les tanneurs pour écharner de la peau (débarrasser une peau de la chair qui y adhère encore), ne pas confondre avec un dépeçoir.

Épingle à chapeau. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.

Être comme une poule qui a trouvé un couteau. Être incapable de prendre une décision ou d'agir face à un problème ou une découverte comme la poule qui ne sait pas ce qu'est un couteau, ne sait pas à quoi ça sert ni comment on s'en sert.

Être fin comme une dague de plomb. Chercher à passer pour quelqu’un de fin alors qu’on a l’esprit grossier.

Être à couteaux tirés. Être en conflit, ou au moins dans une ambiance ou situation de tension extrême juste avant un combat. Être comme ceux qui ont tiré leurs couteaux pour se battre.


F


On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus (Talleyrand). Si je comprend bien, la baïonnette est un couteau suisse.

Machine à boutonnière, faire une boutonnière. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus, faire une boutonnière c'est faire une blessure avec une baïonnette.

Être fin comme une dague de plomb. Chercher à passer pour quelqu’un de fin alors qu’on a l’esprit grossier.

La fourchette, fourchettouse, la fourchette à une dent, aller à la fourchette. Autre nom de la baïonnette, utilisé par les poilus, charger à la baïonnette.

Travailler à la fourchette. Se battre à l’arme blanche, en particulier dans les tranchées.

Mettre la baïonnette au bout du fusil. Se préparer à se battre.


G


Main gauche. Dague employée dans les duels, au XVIe siècle, pour parer les coups d'épée. Elle présente, au talon, un logement pour le pouce.

Avoir le couteau sous la gorge. Être dans la nécessité d’agir contre son gré, sous la contrainte.


H



I


Isabelle, Joséphine, Rosalie. Prénom féminin donné à la baïonnette, utilisé par les poilus.


J


Isabelle, Joséphine, Rosalie. Prénom féminin donné à la baïonnette, utilisé par les poilus.

Jouer du couteau, du poignard, ou de la lame de rasoir Se servir d'un couteau pour se battre, pour attaquer, pour poignarder, dans une querelle ou une rixe.


K



L


Jouer du couteau, du poignard, ou de la lame de rasoir Se servir d'un couteau pour se battre, pour attaquer, pour poignarder, dans une querelle ou une rixe.

En lame de couteau. Fin, très allongé, et mince.

Visage en lame de couteau. Visage long et mince.

Lingue. En argot, couteau.

Linguer. En argot, donner un coup de couteau.


M


Machine à boutonnière, faire une boutonnière. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus, faire une boutonnière c'est faire une blessure avec une baïonnette.

Arme de main. Armes destinées à une action directe, elles comprennent les armes de choc (masse d'arme), les armes tranchantes (sabre) et les armes aiguës (fleuret).

Main gauche. Dague employée dans les duels, au XVIe siècle, pour parer les coups d'épée. Elle présente, au talon, un logement pour le pouce.

Un match aux couteaux. Une rencontre sportive où les adversaires, sont de niveaux quasiment identiques, et ne parviennent pas à se départager de façon net, car chacun prend l'avantage en alternance.

Mettre la baïonnette au bout du fusil. Se préparer à se battre.


N


Le Couteau sur la nuque. Le Couteau sur la nuque est un roman policier d'Agatha Christie, publié en septembre 1933, mettant en scène le détective belge Hercule Poirot.


O



P


Avoir le pain et le couteau. Ne manquer de rien. Avoir tout ce qu'il faut pour agir.

On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus (Talleyrand). Si je comprend bien, la baïonnette est un couteau suisse.

Avoir des couteaux dans les yeux, ou à la place des yeux. Regarder quelqu'un méchamment, comme si l'on voulait lui donner des coups de couteaux.

Tourner ou remuer le couteau dans la plaie. Appuyer sur ce qui fait mal ou qui afflige fortement. Ce qui augmente ou ravive une douleur psychique.

Être fin comme une dague de plomb. Chercher à passer pour quelqu’un de fin alors qu’on a l’esprit grossier.

Un coup de poignard dans le dos. Désigne une trahison perfide.

Retourner le poignard dans le cœur. S’appesantir sur ce qui le blesse ou qui afflige vivement.

Avoir le poignard dans le cœur, dans le sein. Éprouver une douleur, un déplaisir extrême de quelque chose. On dit dans un sens analogue : mettre, plonger, enfoncer le poignard dans le cœur de quelqu’un.

Mettre, tenir le poignard sur la gorge de quelqu’un. Vouloir le contraindre à faire quelque chose.

Jouer du couteau, du poignard, ou de la lame de rasoir. Se servir d'un couteau pour se battre, pour attaquer, pour poignarder, dans une querelle ou une rixe.

Bouillon-pointu. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.

Porte-couteau. Accessoire sur lequel on pose à table l’extrémité de la lame du couteau.

Être comme une poule qui a trouvé un couteau. Être incapable de prendre une décision ou d'agir face à un problème ou une découverte comme la poule qui ne sait pas ce qu'est un couteau, ne sait pas à quoi ça sert ni comment on s'en sert.

Premier couteau. Personne importante, de premier rang, d’une association de malfaiteurs, voire le chef de bande.


Q


Troisième couteau, voire quatrième couteau. Personne sans importance, d’une association de malfaiteurs, de dernier rang, n’ayant qu’un simple rôle d’exécutant.


R


Jouer du couteau, du poignard, ou de la lame de rasoir. Se servir d'un couteau pour se battre, pour attaquer, pour poignarder, dans une querelle ou une rixe.

Tourner ou remuer le couteau dans la plaie. Appuyer sur ce qui fait mal ou qui afflige fortement. Ce qui augmente ou ravive une douleur psychique.

Isabelle, Joséphine, Rosalie. Prénom féminin donné à la baïonnette, par les poilus.


S


Saignoir. Couteau ou instrument spécialisé utilisé pour saigner les animaux au moment de l'abattage.

Couteau-scie. Couteau à dents.

Second couteau. Personne d’une association de malfaiteurs, de second rang, n’ayant qu’un rôle d’exécutant.

Couteau suisse :
- couteau de poche à lame pliable dont le manche abrite, outre une ou plusieurs lames, des outils divers ;
- par extension, tout outil multifonction qui corresponde à des usages multiples.


T


Tâchette. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.

Taille-crayon. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.

On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus (Talleyrand). Si je comprend bien, la baïonnette est un couteau suisse.

Tue-boches, tire-boches. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.

Être à couteaux tirés. Être en conflit, ou au moins dans une ambiance ou situation de tension extrême juste avant un combat. Être comme ceux qui ont tiré leurs couteaux pour se battre.

Tomber comme un couperet. Arriver brusquement, éventuellement par surprise, avec des conséquences négatives. À l’origine, un couperet est un couteau à large lame, ce nom désignera plus tard la lame de la guillotine.

Tourne-broche. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.

Tourner ou remuer le couteau dans la plaie. Appuyer sur ce qui fait mal ou qui afflige fortement. Ce qui augmente ou ravive une douleur psychique.

Travailler à la fourchette. Se battre à l’arme blanche, en particulier dans les tranchées.

Aiguille à tricoter, aiguille à tricoter les côtes. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.

Troisième couteau, voire quatrième couteau. Personne sans importance, d’une association de malfaiteurs, de dernier rang, n’ayant qu’un simple rôle d’exécutant.

Être comme une poule qui a trouvé un couteau. Être incapable de prendre une décision ou d'agir face à un problème ou une découverte comme la poule qui ne sait pas ce qu'est un couteau, ne sait pas à quoi ça sert ni comment on s'en sert.

Tue-boches, tire-boches. Surnom donné à la baïonnette, par les poilus.


U





V


Visage en lame de couteau. Visage long et mince.


W



X



Y


Avoir des couteaux dans les yeux, ou à la place des yeux. Regarder quelqu'un méchamment, comme si l'on voulait lui donner des coups de couteaux.


Z