STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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dimanche 30 mars 2014

La justice

Page en cours de création merci de votre compréhension et votre indulgence

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Abeillage. L’abeillage est un impôt seigneurial en nature conférant au seigneur féodal une certaine portion du miel issu des ruches de ses vassaux. Ce droit lui donnait aussi la propriété des abeilles éparses et non poursuivies.

Acapte. Droit de mutation qui survient à la mort d'un seigneur ou lors de la mort d'un censitaire. On utilise le plus souvent l’acapte pour désigner le droit dû à la mort du seigneur et l’arrière-acapte pour désigner le droit dû par le nouvel héritier à la mort de son prédécesseur.

Acensement, accensement. Concession de longue durée, voire perpétuelle, de la jouissance d'une terre, par exemple, moyennant une redevance, le cens.

Affouage. Droit de prendre du bois de chauffage dans une forêt. Cela peut être le cas pour la communauté d’habitants dans la forêt seigneuriale ou pour le seigneur (chauffage du four banal) dans une forêt qui appartient aux habitants.

Affranchir :
- rendre libre, déclarer libre un esclave ;
- libérer des servitudes, exempter des charges ;
- supprimer le paiement des taxes et impôts.

Agnatique. Désigne une personne qui appartient aux agnats (membre d’une même famille, par les hommes). La famille se compose donc exclusivement des personnes ayant reçu du même ancêtre, de mâle à mâle, le même sang et le même culte. Ce sont les agnats.
Au pluriel, agnatiques désigne les collatéraux descendant par mâles d’une même souche masculine.

Alleu ou Franc-alleu. Du francique alôd, héritage libre de tous devoirs féodaux, y compris de droits de mutation appelés lods. Un alleu est une terre possédée en propriété complète, opposé aux fiefs ou aux censives impliquant une redevance seigneuriale. Il s’agit donc d’une terre ne dépendant d’aucune seigneurie foncière.
Selon la loi salique (72ème titre), le mot alleu exprime les fonds héréditaires par opposition aux acquêts. Sous les Carolingiens, l'alleutier doit la dîme à l’Église et l’aide militaire au souverain si celui-ci est attaqué, car seul le roi se déclare seigneur de tous les alleux.
À la suite du délitement de l’ordre carolingien en raison du développement de la féodalité à partir du Xe siècle, l’alleu désigne un bien possédé en pleine propriété, sans seigneur et le plus souvent hérité :
- l’alleu noble, par opposition au fief, ne comporte ni hommage ni services nobles, une terre est alors soit un alleu, soit un fief.
- l’alleu paysan, par opposition à la censive, est une terre indépendante de tout seigneur foncier, qui n’entraîne ni redevance, ni service, ni droit.
Les alleux sont définis comme un domaine en pleine propriété, libre de toute redevance, le plus souvent hérité. Il existe des alleux ecclésiastiques (l’église fait sortir de la hiérarchie féodale des terres) et des alleux laïcs.
Alleux simple : propriété privée indépendante (sans pouvoir politique).
Alleux justicier : droit de justice sur les populations (ne dépend pas de la féodalité mais du roi).
Alleux militaire ou souverain : principauté indépendante (titulaire indépendant de la féodalité et du roi).
Les Alleux deviennent des placements fonciers (église et riches bourgeois).
Sous la pression guerrière des féodaux, les alleux ont eu tendance à être transformés en fiefs. Après avoir poussé un propriétaire à déguerpir son alleu (c’est-à-dire à l’abandonner), le seigneur qui le saisit le lui rend en fief de repris. L’ancien propriétaire lui doit alors des services mais jouit de sa protection.
L’alleu a été surtout répandu dans le Midi.

Alleutier. Propriétaire d’un alleu ou Franc-alleu.

Anneau sigillaire, bague sigillaire, chevalière. Bague dont le chaton est généralement large est plat (table) sur lequel des armoiries, des symboles ou des initiales sont gravés ou en relief, ce qui permet d'être employé pour personnaliser ou authentifier un sceau de cire.

Apanage ou appanage. Un apanage est une concession de fief, prise sur le domaine royal, faite par le souverain régnant aux fils puînés exclus de la succession par le droit d’aînesse. Le système d’apanage a été utilisé pour éviter les révoltes des fils cadets, qui se trouvaient sans héritage, tout en évitant un affaiblissement du royaume. Le mot apanage ou appanage vient du bas-latin ad panem qui signifie pour donner du pain (panem).
La pratique des apanages se développe avec l’extension de l’autorité royale à partir du XIIIe siècle, puis disparaît à partir de la fin du Moyen Âge avec l’affirmation de l’autorité exclusive de l’État royal. Le système de l’apanage a influencé fortement la construction territoriale de la France et explique le blason de plusieurs provinces de France. Par ailleurs, l’apanage de Bourgogne est à l’origine de l’État belge, par l’action de ses ducs, favorisée par leurs positions à la cour des rois de France.


B


Bague sigillaire. Voir anneau sigillaire.

Bailliage :
- tribunal composé de juges qui rendaient la justice au nom du bailli ou avec le bailli ;
- territoire qui était sous la juridiction d’un bailli ;
- bâtisse dans laquelle le bailli ou son lieutenant rendait la justice.

Banal. Se disait au Moyen Âge des choses appartenant à un seigneur banneret, et dont les paysans se servaient en échange d’une redevance (banalité).

Banalité. Impôt perçu sous diverses formes par le seigneur banneret pour l'usage de bien seigneurial comme un four, un moulin, ou un pressoir se trouvant sur ses terres.

Banvin. Droit d'exclusivité qu'avait un seigneur banneret, de vendre le vin de son cru, sur ses terres, durant un temps fixé. D'une façon plus large, il interdit à ses vassaux (les chevaliers à pennon) de vendre leurs denrées jusqu'à ce que le seigneur ait tiré, sans crainte de concurrence, bon profit sur le produit de ses terres.

Bastide. Le terme bastide correspond à un type de ville, créées au Moyen Âge, dans l’objectif de constituer de nouveaux foyers de populations. Les bastides, nombreuses dans le Sud-Ouest de la France, étaient souvent fondées sur l'initiative seigneuriale, royale ou ecclésiastique (parfois conjointement). Des privilèges fiscaux furent généralement octroyés aux personnes qui acceptaient de peupler les bastides nouvellement construites.

Bulle :
- sceau de métal attaché à un acte pour l’authentifier ;
- lettre apostolique d’intérêt général portant le sceau du pape.


C


Carcan. Le carcan est un dispositif destiné à l'exécution d'une condamnation à une peine d’exposition publique. Constitué de planches percées de un à trois trous par où l'on coinçait la tête et parfois les deux mains du condamné ou de système équivalent en métal. Il désigne également le supplice lui-même dont la durée était variable, allant de quelques heures à plusieurs jours. Il pouvait s’assortir de diverses autres peines.

Châtelain :
- le terme Châtelain désigne, parfois à tort, un seigneur qui possède un château et les terres attenantes ;
- il désigne aussi, de la même manière, le locataire d’un château ;
- avec le développement du féodalisme ce terme a impliqué une signification juridique particulière (voir prévôt). Sous les Carolingiens, le châtelain était originellement un officiel de la cour. À partir de la fin du XIIe siècle et pendant tout le Bas Moyen Âge, le châtelain est un officier chargé de tenir le château et ses environs pour un seigneur important.

Châtellenie. La châtellenie est au Moyen Âge l’unité la plus petite du découpage administratif. Elle désigne le territoire sur lequel le maître du château exerce ses droits banaux. En son centre se trouvent le château et son mandement (territoire tenu, exploité et protégé par le château), qui est le chef-lieu de châtellenie, administré par un châtelain. Cet officier, comtal ou princier, est nommé et rémunéré. Sa charge est révocable et déplaçable. À sa fonction première d’être le gardien du château, il tient la comptabilité et doit présenter régulièrement ses comptes, (les comptes de châtellenie). Il exerce également l’ensemble des droits par délégation, militaire et judiciaire. Par extension et à tort, tout possesseur de château, soit reçu, repris en fief ou élevé sur son alleu, sur lequel un seigneur exerce son ban, est désigné comme châtellenie. Ce titre doit être réservé aux seigneurs relevant directement du comte ou des princes, en conséquence, un seigneur banal, n’est pas forcément châtelain, même pourvu d’un château. Cet office a souvent été occupé par les cadets des grandes familles ou bien par la petite noblesse locale.
Chevalière. Voir anneau sigillaire.

Combat judiciaire . Duel dont l'issue décidait entre l'accusateur et l'accusé ou leur champion.


D


Droit d’aînesse. Droit d’héritage qui favorise l’aîné d’une fratrie, au détriment des puînés. Les titres et biens de famille conservés intégralement, de génération en génération, n’étaient ainsi jamais divisés. Les biens de la famille n'étaient pas dilués de génération en génération.
Il a été aboli en 1792, lors de la révolution, puis rétabli partiellement en 1826, avant d’être définitivement aboli en 1849.

Droits d’étole. Revenus qui, au Moyen Âge, étaient attribués particulièrement au bas clergé et que l'on considérait comme des dons volontaires pour ne pas violer le principe de la gratuité des fonctions ecclésiastiques.

Duché. Dès le VIIe siècle, ensemble des terres et seigneuries auxquelles le titre de duc est attaché. En Italie, les premiers duchés datent de l’époque lombarde et correspondent aux comtés carolingiens.
À l’époque carolingienne, sont constitués les duchés dits nationaux.
À l’époque franque, sont constitués des grands commandements qualifiés de duché.


E


Échelle patibulaire. L'échelle patibulaire est un signe de Haute justice, ne sert pas à mettre à mort mais à pilorier. Voir pilori.


F


Féodalité. Forme de système politique et social qui avait cours au Moyen Âge.
Elle reposait sur l’idée que tout homme avait un seigneur appelé suzerain auquel il devait allégeance. Cet homme, appelé vassal était tenu de servir son seigneur et lui prêtait un serment de fidélité. Le suzerain, en retour offrait terre et protection.
De plus, tout homme quel que soit son rang, devait allégeance directement au roi.
L’adjectif féodal vient du mot fief.

Feu. Ensemble des personnes vivant dans un même "foyer", qui constituait avant 1789 l’unité de base pour la répartition de l’impôt.

Fief. Système suivant lequel un ensemble des personnes vivant le principe de donner un bien foncier en échange de services, notamment militaires, remonte à l’Antiquité Tardive. À l’époque carolingienne, cette terre s’appelle bénéfice. Au milieu du Moyen Âge, il est nommé fief dans les sources. Le mot fief a donné ensuite l’adjectif féodal.
Le fief peut être de plusieurs natures. Le plus souvent, c’est une terre avec les revenus qui y sont attachés. Entre le XIe et le XIIIe siècle, l’argent est rare et circule encore difficilement. Le seigneur remet donc une terre à son vassal, avec ses paysans.
Le fief est plus rarement une fonction, un droit de ban, des péages, des dîmes (impôt ecclésiastique). À la fin du Moyen Âge, le fief est de plus en plus une rente. Le fief peut également être une fonction politique ou militaire.
Le fief entre progressivement dans l’héritage des vassaux. Au début, le fief était accordé par le seigneur à son vassal à titre viager. Le seigneur organisait donc une nouvelle cérémonie d’hommage pour l’héritier. Mais de plus en plus, le fief devient transmissible, moyennant une somme d’argent (droit de relief). Peu à peu, le but de l’hommage n’est plus le service et les devoirs réciproques mais bien le fief. Les vassaux multiplient donc les hommages pour accumuler les fiefs. Le problème vient quand deux seigneurs ayant un vassal en commun entrent en guerre. On pensa d’abord à la solution de la réserve de fidélité puis à l’hommage lige (ou hommage préférentiel). En cas d’hommages liges multiples, alors le plus ancien prime.
La propriété éminente et propriété utile, c’est la conception féodale de la propriété immobilière. Ainsi on parle de propriété éminente pour le seigneur suzerain qui est directement le propriétaire des terres concédées au vassal (qu’il soit seigneur ou roturier). Et on parle de propriété utile pour le vassal, c’est-à-dire le droit d’exploiter le fief pour son propre compte. Si un seigneur possède directement des terres et qu’il les exploite pour son propre compte ou par un tenancier (ou vassal) celui-ci n’est pas lui-même vassal d’un autre. En général, le suzerain (ou seigneur concédant) n’aliénait qu’une partie de son domaine et exerçait la propriété utile d’une autre partie du domaine. Ainsi les rois francs exerçaient la propriété utile sur les terres parisiennes, mais n’exerçaient qu’une propriété éminente pour les autres domaines. Cette conception est proche du démembrement de la propriété plus moderne qu’est l’usufruit. L’usufruitier pourrait être ainsi assimilé au tenancier, et la nue-propriétaire au concédant.
Ainsi, l’hommage rendu ne suffit pas pour déterminer si un seigneur ou un roturier est le vassal d’un autre. Il faut savoir s’il possède ou non la propriété éminente de son fief. Si la réponse est positive et bien que rendant l’hommage, il ne peut pas être qualifié de vassal, et le seigneur à qui il rend l’hommage n’a aucun droit sur les terres de celui-ci.

Fisc.
- Dans la Rome antique, le fisc est le trésor personnel des empereurs.
- Au Moyen Âge, le fisc correspond au domaine du roi.

Formariage. Mariage d’un serf en dehors de sa seigneurie ou avec une personne d’une autre condition.

Fourches patibulaire. Les fourches patibulaires étaient un ensemble de colonnes de pierres (appelés aussi piliers de justice) sur lesquelles reposait une traverse de bois horizontale servant de gibet. Généralement situées bien en vue du public. Elles a aussi le rôle de signaler le siège d'une haute justice. Tout haut justicier devait posséder des fourches patibulaires qui manifestaient son pouvoir de justice.

Franc-alleu. Alleu affranchi de toute servitude.

Franc-bourgeois. Au Moyen Âge, celui qui dépendant d’un seigneur ne participait pas aux charges municipales.

Franc-fief :
- fief dont le détenteur n’était soumis qu’à des services réduits ;
- taxe due par un roturier acquérant un fief noble.


G


Gibet. Structure, généralement en bois, utilisée pour les exécutions par pendaison.

Guilde. Association de marchands, d’artisans ou d’artistes dotée de juridictions et de privilèges codifiés dans un statut.


H


Hanse. Association de marchands au Moyen Âge

Hommage. Dans le système féodal, l’hommage est l’établissement ou le renouvellement d’une convention de vassalité qui interdisait toute rivalité entre deux hommes libres. La cérémonie devait en général avoir lieu au manoir seigneurial du futur suzerain en présence de plusieurs témoins. Elle rappelait publiquement l’existence d’une relation de féodalité entre deux familles, voire deux lignages, représentés par leurs chefs qui pouvaient être une femme. Bien que typiquement hiérarchique, le contrat de vassalité entre les deux groupes les place dans un rapport de complémentarité dont les conditions ne sont pas déséquilibrées.


I


Inféoder :
- mettre quelqu’un ou quelque chose sous la dépendance ;
- donner une terre pour qu’elle soit tenue en fief.

Investiture. Cérémonie de mise en possession d’un fief.


J



K



L


Leude. Les leudes étaient des membres de la haute aristocratie durant le Haut Moyen Âge. Ils étaient liés au roi par un serment (le leudesamium) et des dons.

Lige. Se disait d’un vassal lié à son seigneur par une forme d’hommage plus étroite que l’hommage ordinaire.

Loi salique. Selon certains historiens, dont Jacques Marseille, la première loi salique était un code pénal et civil propre, aux Francs Saliens (IVe siècle). D’abord mémorisée et transmise oralement, elle fut mise par écrit dans les premières années du VIe siècle à la demande de Clovis, puis remaniée plusieurs fois par la suite, jusqu’à Charlemagne. Toutefois, de nombreux historiens doutent aujourd’hui de l’ancienneté supposée de cette première version de la loi, rédigée en latin, et la datent du VIe siècle. Les termes utilisés dans la version écrite et les principes appliqués témoignent autant de larges emprunts au Droit romain qu’à la tradition germanique.
La première version de la loi (il y en eut au moins huit) portait le nom de pactus legis salicæ (pacte de la loi salique).
En juillet 511, Clovis réunit un Concile des Gaules à Orléans. Trente-deux évêques y prennent part. La moitié vient du royaume des Francs. Clovis est désigné « Rex Gloriosissimus, fils de la sainte Église », par tous les évêques présents.
Ce Concile fut capital dans l’établissement des relations entre roi et Église catholique. Clovis ne se pose pas comme chef de l’Église comme le ferait un roi arien, il coopère avec celle-ci et n’intervient pas dans les décisions des évêques (même s’il les a convoqués, leurs pose des questions, et promulgue les canons du Concile).
Ce Concile vise à remettre de l’ordre dans l’Episcopat du Royaume franc, à faciliter la conversion et l’assimilation des Francs convertis et des ariens, à limiter les incestes (brisant ainsi la tradition germanique matriarcale des clans familiaux endogames), à partager les tâches entre administration et Église, à restaurer les liens avec la papauté.
L’alliance de l’Église chrétienne et du pouvoir, qui a débuté avec le baptême du roi et qui perdurera près de quatorze siècles, est un acte politique majeur qui se poursuit car les populations rurales, jusque-là païennes, de plus en plus christianisées, lui font d'avantage confiance.
Loi stipulant que l’héritage ne pouvait être transmis à une femme. Utilisée au XVe siècle pour légitimer la dynastie des Valois contre les Lancastres (la couronne ne peut tomber de lance en quenouille).


M


Payer en monnaie de singe. De nos jours, se moquer de quelqu’un au lieu de lui payer ce qu’on lui doit. Selon les livres des métiers du XIIe siècle, Saint-Louis aurait accordé aux montreurs de singes le droit de payer en grimaces ou en tours de passe-passe le péage du Petit-Pont qui relie l’île Notre-Dame au quartier Saint-Jacques à Paris.


N


Noblesse. Classe sociale constituée par les nobles. Noblesse d’épée, acquise au Moyen Âge par des services militaires. Noblesse de robe, formée de bourgeois anoblis grâce aux fonctions et aux charges qu’ils avaient exercées.


O



P


Patibulaire :
- ce qui concerne le gibet, qui est destiné à servir de gibet, voir fourche patibulaire ;
- ce qui concerne une personne qui semble digne de subir la potence, donc d'être pendu ;
- par extension, personne dont on se méfie, qui semble suspect, on dit parfois qu'une personne est patibulaire mais presque.

Patibulum, patibulus. Fourche patibulaire (voir ces mots), gibet où les criminels sont punis.

Piliers de justice. Ensemble de colonnes de pierres constituant les fourches patibulaires. Le nombre des piliers de justice des fourches patibulaires variait suivant la qualité des seigneurs qui les construisaient : seul le roi pouvait en avoir autant qu’il voulait, les ducs en avaient huit, les comtes six, les barons quatre, les châtelains trois et les simples gentilshommes hauts justiciers deux. Tout haut justicier devait posséder des fourches patibulaires qui manifestaient son pouvoir de justice.

Pilori. Plate-forme portant, une structure en forme de cage à oiseau ou lanterne, un poteau en bois, un pilier en pierre ou un carcan sur laquelle on attachait le condamné à l’exposition publique. Aussi appelé échelle patibulaire.

Plaid. Assemblée judiciaire ou politique à l’époque franque. Par extension, son jugement, sa décision.

Prévôt. Le terme prévôt vient du latin præpositus, préposé. Au Moyen Âge, le prévôt est un agent du seigneur ou du roi chargé de rendre la justice et d’administrer le domaine qui lui est confié.
- À partir du XIe siècle, les Capétiens retirent l’administration du domaine royal aux nobles pour la confier à des prévôts, généralement des roturiers aisés, qui possèdent le droit de percevoir les revenus du roi dans leur conscription ou prévôté. Cette pratique, bénéfique pour les finances royales, entraîne rapidement de graves abus et, dès la fin du XIIe siècle, le prévôt est contrôlé par un bailli dit “itinérant”, puis, au XIIIe siècle, par un bailli et un sénéchal à poste fixe. Le prévôt était au Moyen Âge l’intendant d’un domaine seigneurial et avait pour rôle d’administrer, de juger et de percevoir les taxes. Il était subordonné au bailli. Il était en outre chargé de gérer les biens et les revenus pour le compte d’un maître, d’un seigneur laïc, ou d’un ecclésiastique. Le prévôt encaisse les revenus et entretient les bâtiments, châteaux et hôtels royaux. Le prévôt est donc devenu progressivement le représentant du roi et de son pouvoir dans une fraction du domaine. L’ensemble des droits et revenus qu’il prélevait constituait la prévôté. Au XIVe siècle, les prévôts virent leur pouvoir judiciaire s’étendre pour représenter la juridiction de première instance, d’un point de vue civil comme pénal. Lorsque le roi concédait à une ville une charte de franchises ou de commune, il concédait également la prévôté, c’est-à-dire tous les revenus afférents à celui-ci, moyennant le versement d’une somme fixe. Les abus et plaintes des sujets se sont concentrées sur cet office, au point que la mise en garde des prévôtés devint une des revendications majeures de l’opinion. Les prévôts de petite naissance sont mal vus par le peuple.
Les prévôts achètent une charge, c’est le système de l’affermage, l’État abandonne au prévôt la perception des divers impôts en vigueur dans le royaume, moyennant une somme d’argent. Mais ce système pose problème car de ce fait, ils sont difficiles à contrôler et à surveiller. Les prévôts en profitent pour ne plus respecter leurs obligations et font ce qu’ils veulent.
Concernant les finances, les prévôts se chargent de récolter les rentes, à savoir le cens, le champart qui est prélevé sur les récoltes plus les redevances telles que les revenus des péages (prélevés au niveau des ponts par exemple) ainsi les tonlieux sur les marchandises.
- Les prévôts royaux exercent la fonction la plus basse dans la hiérarchie des juges royaux. Cependant, les juges “subalternes” ont eu différentes désignations selon la région où ils exerçaient leur fonction. En Normandie et en Bourgogne, on les appelait des châtelains, dans le Sud, des viguiers. Sa juridiction s’étend au domaine royal. - Le prévôt seigneurial exerce la même fonction que le prévôt royal mais sa juridiction s’étend aux terres seigneuriales, dépendantes du royaume de France.

Puîné. Tout enfant né après l’aîné.


Q


Quartier de noblesse. Ensemble des ascendants nobles d’un individu, pris d’une même génération.

Quenouille, tomber en quenouille. Passer par succession entre les mains d’une femme, en parlant d’un bien, d’une fonction, d’un titre, ou d’un pouvoir.


R


Roture :
- condition d’une personne ou d’un héritage qui n’est pas noble ;
- la roture désigne l’ensemble des roturiers.

Roturier, Roturière. Personne qui n’est pas noble.


S


Seigneur :
- propriétaire féodale ;
- personne noble de haut rang.

Seigneuriage :
- droit d’un seigneur féodal ;
- droit prélevé par un seigneur, un souverain sur la frappe des monnaies.

Seigneurie :
- droit, puissance, autorité d’un seigneur sur les personnes et les biens dépendants de ses domaines ;
- terre sur laquelle s’exerce la puissance du seigneur. La seigneurie comprenait la réserve seigneuriale, la vaine pâture et les tenures.

Serf. Sujet non libre de statut héréditaire, soumit à la dépendance du seigneur, frappé d’incapacités, d’obligations et de redevances.

Signe patibulaire. Le signe patibulaire qui est aussi un signe de Haute justice, est le nom donné au simple poteau ou au carcan.

Suzerain. Dans le système féodal, le suzerain est un seigneur qui octroie un fief à son vassal lors de la cérémonie de l’hommage.


T


Taille. Impôt direct payé par les roturiers.

Tenancier, tenancière. Personne qui tenait une terre en roture dépendant d’un fief.

Tenure. Terre concédée par un seigneur, mais qui en conserve toute la propriété.

Terrage. Droit qui permet à un seigneur de prendre une partie de la production agricole.


U


Usuraire. Entaché d’usure, par exemple un prêt usuraire.

Usure. Intérêt perçu au-delà du taux licite, ce qui définit un délit commis par celui qui prête de l’argent à un taux d’intérêt excessif. Pratique condamnée par l’Église au Moyen Âge.

Usurier, usurière. Personne qui prête à usure.


V


Vilain :
- paysan libre par opposition au serf ;
- villageois par opposition au bourgeois ;
- roturier par opposition noble.


W


Wergeld, weregild, wergild. Dans le droit germanique médiéval et notamment chez les Francs, indemnité que l’auteur d’un fait dommageable payait à la victime ou à ses proches pour se soustraire à leur vengeance.


X



Y



Z




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