STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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mardi 25 mars 2014

Les épées

Épée. Symbole du soldat du Moyen Âge, en fait hormis les chevaliers, bien peu pouvaient en posséder une. C’est une arme blanche à tranchant double possédant une lame droite de plus de 30 centimètres.
L’épée est constituée de plusieurs éléments :
- la lame visible, de la pointe à la Garde ;
- la garde qui protège la main ;
- la poignée qui permet de tenir l'épée et qui se termine par le pommeau ;
- la Soie, prolongement de la lame dans la fusée (poignée), remontant jusqu’au pommeau ;
- le pommeau extrémité de la poignée.
La lame est divisée en termes d’escrime en trois parties le fort (côté garde), le moyen ou le mi-fort (milieu de lame) et le faible (côté pointe). Parfois en deux parties, le fort et le faible.
Dans les épées l’on trouve différentes tailles :
- 1m40 à 1m70 pour le Branc d’arçon pesant de 1,8 kg à 3,2 kg. Épée à deux mains suspendue à l’arçon du cheval, utilisée pour les duels judiciaires ;
- 0,90 à 1,05m pour l’épée de taille, pesant 1,3 kg ;
- 75 cm et 1 kg pour l’épée d’archer.
Dans cet article, nous verrons aussi son ancêtre, le couteau.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q S T U V W X Y Z



A


Lame acérée. Lame terminée par une pointe aigüe.

Aiguille à tricoter. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Aiguille à tricoter les côtes. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Alfange. Terme utilisé surtout en littérature stylé pour désigner le cimeterre oriental, qui pour certains auteurs manque d’élégance ou de distinction.

Amande. Partie ovale située au milieu de la garde de certaines épées.

Anelace, cinqdoigt, cinquedea, cinque ditti, cinque dita, sang de dez, de dey, de dei, de dieu. L'anelace dague ou courte épée du XIIIe au XVe siècle fut remplacée par la cinqdoigt Dague à forte lame plate et à deux tranchants, à pointe aiguë, en usage à la fin du XVe siècle, d'origine italienne. Les cinq doigts correspondent à la largeur de la lame au niveau du talon, et elle comporte généralement cinq arêtes délimitant les gouttières.

À antennes. Le qualificatif à antennes est utilisé dans la typologie des armes de la protohistoire pour désigner un type d'arme dont le pommeau de la poignée se prolonge par deux éléments relevés faisant penser à des antennes d'insecte. Surtout utilisé pour les poignards à antennes et les épées à antennes.

À antennes à boules. Qualifie des armes dont les antennes possèdent de grosses boules à leurs extrémités voire au niveau de la poignée.

Arbelos. Arme utilisée par un gladiateur de type peu connu, le scissor. Constituée d'un manchon de métal dans lequel on enfile la main gauche et qui est prolongé d'une lame en forme de demi-cercle comme l'outil de même forme permettant de couper du cuir (portant le même nom).

Arme mouchetée. Arme courtoise, à l'origine un fleuret moucheté est muni d’une protection à la pointe appelée une mouche.

Épées d'apparat. Arme de parade portée lors de cérémonies solennelles par certains officiers et sous-officiers de l'armée, par certaines catégories de fonctionnaires civils, par les polytechniciens, les membres de l'Institut.


B


Badelaire, Baudemaire, Bazelaire, Basilaire. Arme de main à lame courbe, dont le tranchant est convexe et la pointe tournée vers le dos de l’arme. Le badelaire est un cimeterre court, à lame large. Le Badelaire disparaît vers 1560, au moins de la langue, il est alors nommé plus ordinairement coutelas. En héraldique, le terme de badelaire indique une arme identique au cimeterre. Il est parfois représenté dans un fourreau, celui-ci munit d’une bouterolle.

Baïonnette, bayonnette :
- arme blanche pointue et parfois tranchante qui s’ajuste au bout d'un fusil ou l'équivalent et qui transforme cette arme à feu en arme d'hast. L'origine du terme vient de Bayonne même si ce procédé est bien plus ancien ;
- par extension, soldat armé d'une telle arme ;
- Talleyrand a tenté de nous faire croire que ce couteau ne venait pas de Bayonne mais était un couteau suisse, en effet il dit :
On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus.

Bancal. Sabre courbe de la cavalerie lourde et légère, du XIXe siècles.

Bâtarde. Épée dont la poignée est d'une main et demie. La lame est droite à double tranchants et souvent pourvue d'une gouttière.

Bâte. Partie polie et luisante de la lame d’une d’épée.

Baudrier. Sangle de cuir ou de tissus qui passe par l’épaule et descend en travers du torse et du dos. Il supporte le poids de l’arme, ou d’un accessoire.

Bélière. Anneau auquel est suspendu le battant d’une cloche, et par extension une médaille, ou une arme.

Botte. Coup de pointe porté à un adversaire avec une épée.

Botte secrète. Botte dont la parade est inconnue de l'adversaire.

Bouillon-pointu. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Bouterolle. La bouterolle est le renfort généralement métallique en bas du fourreau pour éviter que la pointe de l’épée ne perce.

Bouton. Extrémité repliée sur elle-même de la lame d'un sabre ou élargie d'une épée, d'un fleuret pour les rendre courtoises (mouchetés).

Branches. Autre nom des quillons de la garde de l'épée.

Brand ou branc. Vieux mot désignant une épée (ou, par corruption, un coutelas à large lame), et aussi une sorte de sarrau qu’on portait au XVe siècle. Comme arme, le Branc est un mot très ancien, apparaissant dès le XIIe siècle. Il signifie l’épée chevaleresque du Moyen Âge, à large et forte lame, dont la simple monture en croix se complétait par un pommeau lenticulaire. Le Branc paraît avoir été une forte épée d’arçon, mais les poètes, dans les romans de chevalerie, désignent aussi sous ce nom la lame elle-même.

Brand d’arçon. Le brand d’arçon est un type d’épée apparu au XIIIe ou XIVe siècle. Comme son nom l’indique, cette épée est portée non pas par le cavalier, mais par sa monture. Elle était fixée à la selle du cheval et était utilisée à pied.
Le brand d’arçon est une épée tenue à deux mains à lame longue dont l’intérêt était de former un énorme cercle de vide autour du cavalier démonté, que ce soit parce qu’il a été désarçonné ou qu’il soit lui-même descendu de son cheval.
Pour le chevalier, c’est une arme d’appoint et son arme principale est l’épée qu’il porte à la ceinture. C’est l’épée tenue à une main, à laquelle s’ajoute au XIVe siècle l’épée bâtarde, qui remplit ce rôle.

Brandestoc. Cette arme n'est ni une épée ni un couteau, mais elle est référencée ici à cause de son nom qui peut nous enduire dans du beurre induire en erreur. C'est une arme blanche récente en forme de canne dont la base est ferrée en pointe, et le pommeau de la canne cache une lame dissimulée dans le manche qui est creux. Cette lame en forme de pique pouvait sortir soi par un mouvement brusque ou grâce à un mécanisme à ressort.

Braquemart, bracmart, bracquemard. Épée large et courte à deux tranchants du XIVe et XVe siècles. Des sources le donnent du XIIIe au XVIe siècles.

Brette. Sorte d'épée longue à coquille qui serait d'origine bretonne.

Briquet. Sabre court et recourbé de l'infanterie napoléonienne. Il doit son nom à sa forme recourbée de sa garde qui rappelait les briquets à amadou de cette époque.


C


Capuce. L'arc de cercle métallique qui, dans une arme, relie, tout en la renforçant, la coquille à l'extrémité de la poignée.

Carrelet. Fleuret dont la lame est de section carrée.

Chape, (ou protège pluie). À la base de la garde côté lame, la chape, un lambeau de cuir ou de tissu huilé peut être coincé entre la soie et la garde de l’épée, et sert à protéger l’entrée du fourreau et empêcher l’eau de pénétrer.

Cimeterre. Sabre oriental, à lame large et recourbée, utilisé depuis Alexandre le Grand, jusqu’au XIXe siècle.

Cinqdoigt, cinquedea, cinque ditti, cinque dita. Voir anelace.

Cladio. Nom gaulois pour épée.

Claymore. Grande et large épée des guerriers écossais, maniée à deux mains. Elle est apparue au XIVe siècle et fut utilisée jusqu’au XVIIe siècle (bien que des exemplaires datent de la fin du XIIIe siècle). Elle mesure environ 1.30 mètre de long (1 mètre de lame pour 30 centimètres de poignée). Néanmoins, la claymore étant une épée faite pour opérer de grands moulinets autour de soi, elle pouvait atteindre une taille bien plus imposante. Pourtant, les claymore ont la particularité d’être courtes pour des épées à deux mains, ce qui prouve que de tels exemplaires étaient rares. Dans la classification d’E. Oakeshott, la claymore a une lame de type XIIIa. Les quillons se distinguent par 2 branches longues droites ou arrondies, pointant vers l'avant, souvent terminées par un trèfle à quatre feuilles.

Clou. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Colichemarde. La lame nommée colichemarde est le nom allemand de l’épée à la franc-toupin. Colichemarde ne désigne pas tant une arme qu’un style de lame. Cependant, les seules colichemarde historiques ayant été des épées de cour, colichemarde désigne par extension ce type d’épée de cour.
Bien que d’origine apparemment française, la dénomination semble venir de l’allemand par Graf von Königsmark (bien que la lame lui soit antérieure). Elle se répand en Italie suite aux invasions de François Ier.
C’est une lame avec une forte base qui s’affine brusquement après une certaine distance et se termine avec une pointe en losange (carrelet). C’est une arme hybride, capable d’estoc comme de taille. On peut la comparer avec l’espadon, autre épée hybride bien que plus massive ou le parang, sur lequel courent trois tranchants différents.

Épée de combat. Terme utilisé par les médiévistes pour désigner une épée sans tranchant et mouchetée (arrondie) utilisée pour les reconstitution de combats de type mêlés.

Épée de semi-combat. Terme utilisé par les médiévistes pour désigner une épée au tranchant plus fin et moins arrondie que les épées de combat, utilisée pour les reconstitution de combats de type chorégraphies.

Contre-pointe :
- partie tranchante de l’extrémité du dos d’un sabre ;
- escrime au sabre où l’on combine les coups d’estoc et de taille.

Coquille. Partie métallique circulaire et convexe destinée à protéger la main.

Corroyage, acier Damas de corroyage. Le corroyage consiste en un martelage du métal de manière à améliorer ses caractéristiques mécaniques, après l'affinage. Il provoque un resserrement du métal et une orientation des cristaux par l'action d'un travail de déformation dans une ou plusieurs directions privilégiées. Qualifie des matériaux composites, constitués d'un mille-feuille en alternant une feuille d'acier doux et une feuille d'acier dur soudées et forgées et/ou constitués d'une alternance de barres droites et torsadées soudées et forgées, dessinant des motifs plus ou moins complexes, présentant une ressemblance superficielle avec l'acier Damas wootz.

Coutelas :
- épée courte à un seul tranchant ;
- grand couteau à lame large et tranchante, utilisé en cuisine ou comme arme.

Coutelier. Personne dont le métier est de fabriquer, de réparer, ou de vendre des couteaux, ciseaux, rasoirs, canifs, etc.

Coutellerie :
- art de fabriquer des couteaux, canifs, rasoirs, etc ;
- lieu où on fabrique les couteaux ;
- lieu spécialisé dans la vente des couteaux ;
- ensemble des pièces que font ou débitent les couteliers.

Coutille, coutil, cousttille, coustil, coustel, coutel, coterel. Terme générique utilisé tout au long du Moyen Âge pour désigner un couteau ou une petite épée. Pouvant être fixé à une hampe, son utilisateur est appelé coutillier, coustillier, coustilleu, ou coustelleu.

Crispin :
- pièce de cuir épais cousue aux gants d’escrime et destinée à garantir le poignet des coups de fleuret ou d’épée ;
- par extension, manchette prolongeant le gant jusqu'au poignet, puis ensemble formé par le gant et la manchette.

Croisette :
- fleuret dont la garde est en forme de croix ;
- fleuret de maître d'armes.

Cure-dents. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Cure-ongles. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

curette. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.


D


Dague :
- arme blanche à double tranchant, à mi-chemin entre un couteau et une épée. Elle sert à la place ou en complément, tenue de la main faible, la main forte tenant l'épée ;
- défense de vieux sanglier ;
- premier bois du cerf, qui donne le nom au daguet.

Dague à couillettes, à rognons. Elle tire son nom de la forme très suggestive de sa poignée et de la jonction de celle-ci avec la garde. C’est une arme d’estoc, apparue au début du XIVe siècle. Les premières représentations que nous en ayons sont dans une Bilderbible, conservée dans un musée à Vienne (Autriche). L’aspect phallique de cette arme est évident, et ce n’est que la pudibonderie victorienne qui a amené les historiens anglo-saxons à l’appeler kidney dagger (littéralement dague à rein).
Les lames des modèles les plus anciens étaient de section triangulaire, avec un tranchant unique. Cette forme, qui s’est maintenue tout au long de son histoire, a parfois évolué vers la pointe vers une section en losange, pour accroître le pouvoir de perforation, allant sur des modèles plus récents, vers un double tranchant.

Dague à rouelles, à rondelles, à disques, perce-maille. Type de dague en usage du XIV  au XVe siècles, et dans lequel la garde et le pommeau se composent de deux disques de métal égal en volume et en surface, entre lesquels se trouve prise la fusée de l’arme. La lame est droite, de section triangulaire, pas forcément aiguisée car utilisée d'estoc pour percer la maille ou entre les plaques des armures.

Dague à oreilles. Voir levantine.

Dague Suisse du XVIe. La dague et son fourreau richement ornés en font une arme portée généralement par la haute aristocratie ou haute bourgeoisie. Cette dague devient le symbole de leur puissance, à ce titre, elle est reprise par les officiers des S.A. et des S.S. au XXe siècle.

Daguet. Jeune cerf de 1 ou 2 ans, dont les bois n’ont pas encore de ramifications, ne pas confondre avec une daguette

Daguette, dagasse, graffe, daigue. Petite dague portée généralement par la haute aristocratie ou haute bourgeoisie en tenue civile, ou de parade, souvent de riche facture.

Damassé, de Damas, damasquiné :
- ces trois termes originaire de la ville de Damas (Syrie actuel) qualifient des métaux de conception ou d'aspect différent ;
- les termes acier damassé, acier de Damas en abrégé acier Damas ou encore Damas, sont employés pour désigner deux types d'acier présentant une ressemblance superficielle ; à l'origine ces termes ont été utilisés pour désigner un acier, aussi appelé wootz, élaboré en Inde et forgé sur place ainsi qu'au Moyen-Orient, réputé pour sa qualité et caractérisé par son aspect ou ses motifs moirés ; sa qualité est le produit de la cristallisation fine du métal lors de son élaboration, la haute teneur en carbone ;
- ces termes ont été usité ultérieurement pour désigner des matériaux composites, constitués d'un mille-feuille en alternant une feuille d'acier doux et une feuille d'acier dur soudées et forgées et/ou constitués d'une alternance de barres droites et torsadées soudées et forgées, dessinant des motifs plus ou moins complexes, aussi appelé acier Damas de corroyage, présentant une ressemblance superficielle avec l'acier Damas wootz ;
- le damasquinage est une technique artistique, qui consiste à enchâsser un fil de cuivre, d'or ou d'argent, sur une surface métallique, généralement de fer ou d'acier, afin de créer un motif décoratif ; le résultat de cette incrustation est appelée une damasquinure et l'artisan réalisant ces incrustations est un damasquineur ; ce type de décoration est très courant dans l'art médiéval.

Dirk. Couteau porté à la ceinture, à l'intérieur du kilt par les Highlanders. La lame mesure entre trente et quarante centimètres, à double tranchant, effilé, avec une poignée de dix centimètres, dépourvue de garde.

Épée double. Bâton extrêmement léger avec à ses deux extrémités une lame effilée, que l'on tourne très vite ce qui en fait une arme redoutable, qui fut utilisée au Moyen Âge mais d'utilisation très dangereuse, abandonnée et maintenant interdite.

Dos, dos de la lame. Partie opposée au tranchant d’une lame.

Dragonne :
- cordon ou galon qui garnit la poignée d'un sabre ou d'une épée ;
- cordon fixé à la poignée d'une arme pour éviter de la perdre.


E


Eau-forte. Acide utilisé pour graver le métal. Technique permettant d’orner armes et armures.

Ensiforme. Qui a la forme d’une épée.

Ensifolié. En botanique., qui a des feuilles en forme d’épée.

Épée à antennes. Voir à antennes.

Épée à deux mains. Épée à lame très longue et très forte, dont la poignée est assez longue pour être tenue à deux mains.

Épée de cour. Intermédiaire chronologique entre la rapière et l’épée d’escrime, l’épée de cour est une arme créée dans la deuxième moitié du XVIIe siècle et utilisée jusqu’à la toute fin du XVIIIe siècle. Plus courte que son ancêtre et exclusivement ou presque conçue pour l’estoc, elle est reconnaissable à sa garde en figure de huit. Évolution toute en finesse et en rapidité de l’ancienne rapière, elle est quasiment réservée au duel et aux entraînements et compétitions dans les salles d’armes, elle n’apparaît que très peu sur les champs de bataille, où on lui préfère le sabre pour la cavalerie et par la baïonnette pour l’infanterie, par ordonnance de Louis XV en 1767. Tant dans sa forme que dans son usage, elle est très semblable à l’actuelle épée d’escrime (mise à part la garde), si bien qu’elle est fréquemment confondue avec sa variante sportive.

Épée d’État. Épée qui se porte devant le roi d’Angleterre dans les cérémonies.

Épée de parade. Épée utilisée pour les cérémonies.

Épée faucille, épée en forme de faucille. Voir harpé.

Épéisme. Escrime à l’épée.

Épéiste. Personne qui pratique l’épéisme.

Épingle à chapeau. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Espadon. L’espadon est une épée maniée à deux mains, développée en Italie et en usage du XVe au XVIIe siècle, principalement en Suisse et en Allemagne.
Elle possède, sur certain modèle, un ricasso et des oreillons. C’est la plus puissante et la plus lourde épée européenne jamais fabriquée, encore plus massive que la très imposante zhanmadao chinoise.
La lame est longue de cinq à six, voire 7 pieds (soit entre 1,5 et 2,1 mètre) et la poignée d’un pied et demi à deux pieds (soit 45 à 60 centimètres).
Les guerriers, appelés “joueurs d’épée”, suffisamment forts et entraînés (double-soldes) pour manier cette arme lourde (2 à 4 kg) étaient plus particulièrement chargés de protéger les coins des carrés de piques et d’arquebuses, et en offensive de tailler la tête des piques pour ouvrir une brèche puis soit faire des moulinets dévastateurs, soit attaquer en demi-épée.
L’arme de prédilection des lansquenets, unité créée sur le modèle des mercenaires suisses, opérant entre le XVe siècle et le XVIIe siècle, avec éventuellement une lame flamberge.

Estoc :
- épée de la fin du Moyen Âge sans tranchant, mais avec une pointe acérée ;
- frapper d’estoc, c’est frapper avec la pointe de l'épée, par opposition à la frappe de taille, se dit aussi estoquer.

Estocade :
- grande épée à pointe en ogive aux XVIe et XVIIe siècles ;
- terme d'escrime, botte, grand coup de pointe ;
- au figuré, attaque violente à laquelle on ne s'attend pas, dans une discussion, un conflit, le réduire à merci, l'achever, lui donner le coup de grace.

Estramaçon :
- tranchant d’une épée ;
- terme d'escrime, coup d’estramaçon, coup de taille, par opposition à estocade ;
- par extension, forte épée de guerre à deux mains.


F


Faible. Le faible de l'épée est le premier tiers de la lame du côté de la pointe de l’épée, qui est la plus fine.

Falcata. La falcata est un sabre courbe en fer originaire d'Ibérie, en rapport aux populations indigènes ibériques antérieures à la conquête romaine, et qui fut très employée chez les peuples ibères et les Celtibères limitrophes. C'était une épée très commune dans la zone la plus celtique de la Péninsule.

Falx, falx supina. Signifiant faux ou faux recourbée vers l’arrière en latin (appelé aussi sica, sica supina).Épée courte recourbée en fin de lame qui mesure 60 cm. C'était l'arme des Thraces, puis fut utilisée par les gladiateurs du même nom. Voir falx.

Fauchon. Sabre utilisé du XIe au XVIe siècle, une lame assez large, longue de 40 à 60 cm, légèrement recourbée vers la pointe.

Faux fourreau. Enveloppe recouvrant le fourreau pour le protéger et/ou le décorer.

Fechtbuch, (pluriel fechtbücher). Manuel de combat d’origine allemande de la fin du Moyen Âge.

Fil de l’épée. Tranchant de l’épée.

Flambe. Épée dont la lame ondule comme la flamme.

Flamberge. Une flamberge (de l’allemand Flammenschwert) est un type de lame d’épée, tout comme l’est la colichemarde. De forme ondulée (ondulant comme la flamme) sur toute la longueur, on la retrouve principalement dans trois armes blanches :
- l’espadon, l’arme de prédilection des lansquenets, unité créée sur le modèle des mercenaires suisses, opérant entre le XVe et le XVIIe siècle ; elle ne faisait pas plus de dégâts qu’un espadon classique, mais sa forme ondulée avait un impact psychologique certain, ralentissait la glissade de l’épée adverse lors d’une parade et selon certains provoquait des vibrations spécifiques et dérangeantes dans l’arme de l’adversaire ;
- le kriss, une dague orientale dont la lame est souvent ondulée ;
- la rapière, vers 1600, ici, le but n’est pas tant d’effrayer que d’impressionner l’entourage en laissant un souvenir mémorable.

Fleuret. Épée à lame de section carrée, au bout non pointu, garni d'une protection appelé bouton ou mouche, c'est une des armes et disciplines de l'escrime. Sont utilisateur est appelé fleurettiste.

Fleuret démoucheté. Un fleuret dont on a ôté le bouton ou la mouche pour se battre.

Fleuret moucheté. Un fleuret moucheté est muni d’une protection à la pointe appelée une mouche, constitué d'un petit morceau de cuir.

Flos duellatorum in armis. Manuel de combat italien de 1410.

Fort. Le fort de l'épée est la partie la plus épaisse de la lame, située du côté de la garde de l’épée.

Fourchette. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Fourchette à une dent. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Fourchettouse. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Fourreau. Le fourreau est un étui de protection pour une arme blanche ou un objet de même forme. Les armes ayant le plus souvent un fourreau sont les dagues et les épées. Pour un couteau, on parlera plus volontiers d’étui.

Fusée. Partie de la poignée de l’épée, entre la garde et le pommeau.


G


Garde. La garde des épées médiévales constituée de deux quillons est de forme cruciforme. Elle permet le bon maintien sans glisser sur la lame et la protection de la main contre les coups de l’ennemie.

Glaive, glaive romain. Gladius est le terme latin pour glaive, voire pour épée en général. Il est de nos jours utilisé pour désigner une épée courte, d'approximativement 60 à 90 cm de longueur totale, de 4 à 7 cm de large et d'environ 0,6 à 1,5 kg, utilisée par les légionnaires romains à partir du IIIe siècle avant J.C.

Gouttière. Sillon creusé le long du centre du plat de la lame d’une épée afin de l’alléger sans affecter sa rigidité. Elle permet également, lorsque l’arme est utilisée à des fins guerrières, par un coup d’estoc, de favoriser l’écoulement du sang et de retirer l’arme plus facilement, en évitant un effet de “ventouse” avec la plaie.


H


Harpé. Sabre courbe appelé aussi épée en forme de faucille ou plus simplement épée faucille. Parfois confondu avec la falcata.


I


Idée reçue. Les armes, c’est comme l’argent, ce n’est ni bon ni mauvais (bien au contraire), c’est ce que nous en faisons qui est bon ou mauvais.

Isabelle. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.


J


Joséphine. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.


K


Kama. Dague tcherkesse (Caucase), longue de 60 cm, sans garde, lame à double tranchant et pointe aigu, utilise plutôt de taille, l’estoc étant considéré comme peu élégant par leurs possesseurs.

Kopis. Le kopis était un glaive à lame courbe d'origine grecque, arme qui permettait de frapper d'estoc et de taille. Le tranchant situé à l'intérieur de la lame augmentait l'efficacité des attaques de tailles, ce qui rendait cette arme particulièrement brutale car on s'en servait à la façon d'un fendoir. La longueur total est de 66cm .

Kriss, criss, crid. Poignard originaire de Malaisie de 20 à 30 cm de long dont la lame ondule comme une flamberge.

Kurzsaxe. Scramasaxe court de 20 à 25 cm de long et 3 cm de largeur. On le trouve à partir du milieu du Ve siècle. Appelé aussi, court saxe, ou bien saxe court.


L


Langue-de-bœuf. Dague italienne plus large que la main au talon et se rétrécissant très rapidement jusqu'à la pointe, à double tranchants.

Langsaxe. Scramasaxe de 49 cm de long et 4,2 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIIe siècle. Appelé aussi, long saxe, ou bien, saxe long.

Lansquenette. Épée des lansquenets, courte, large, assez aiguë, à deux tranchants.

Latte. La latte est une épée à un seul tranchant ou un sabre non courbé. Les premiers modèles sont contemporains des premières épées, puis ont quasiment disparues pour revenir à la fin du XVIIe siècle et jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Leichter breitsaxe. Scramasaxe de 30,5 cm de long et 4,9 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIe siècle. Appelé aussi, large saxe léger.

Levantine. Dague dont le pommeau s’écarte en deux ailes. Le nom vient de l’italien et l’arme était plutôt appelée en France dague ou poignard à oreilles à cause de la forme de son pommeau. La lame est assez courte et asymétrique. On trouvait en Perse des armes analogues aux Ve et VIe siècles. La levantine fut utilisée au XVe et XVIe siècles.


M


Machaira, makhaira. La machaira est une arme d'origine asiatique que l'on associe aussi aux Ibères. Elle est également connue chez les Grecs sous le nom de kopis. Cette arme antique est une sorte de sabre recourbé. Elle dispose d'un seul tranchant, placé à l'intérieur de la courbure, et a une pointe très marquée. Par son aspect, elle se rapproche beaucoup de la falcata celtibère. Elle est également apparentée à la falx utilisée par les Thraces.

Machine à boutonnière. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Maître d’armes. Personne qui enseigne l’art des armes, en particulier l'escrime.

Martingale. Bande de tissu, de cuir, attachant la poignée de l'arme à l'avant-bras ou au poignet.

Miséricorde, dague de miséricorde. Dague longue et mince parfois à section triangulaire ou carré, considérée aussi comme une petite épée, transportée au niveau des reins. Utilisée en glissant la pointe entre une interstice de l’armure pour obliger le perdant d’un combat à outrance à crier merci (diminutif de miséricorde) afin d’implorer la clémence, du vainqueur (en accord avec l'une des miséricorde spirituelle : pardonner les offenses). Le vaincu est à la merci du vainqueur.

Mouche. Petit morceau de cuir dont on garnissait le bouton du fleuret pour le rendre moins dangereux, ce qui donnait un fleuret moucheté. Ne pas confondre avec la mouche d'une cible qui est le point noir en son centre.


N


Nœud d’épée. Ornement de la poignée d’une épée, porté par les hommes en habit de parade, en forme de nœud, de rosette ou de gland fait avec des rubans ou des cordelettes enlacés.


O


Oreillons. Protection constituée de triangles d'arrêt, sur la partie forte et non aiguisée de la lame de l'épée à deux mains. Cette partie de l'épée permettait d'y placer la seconde main.


P


Palache. Épée droite à deux tranchants, utilisée par certains cavaliers (dragons russes) aux XVIIIe siècle. en plus de deux quillons droits elle possède une protection de la main en demi-cercle

Pas d'âne. Nom donné, à des pièces de la garde d'épées du XVIe siècle, qui sont en forme d'anneau simple ou double et qui vont des quillons à la lame, et qui est destinée à protéger l’index ou les deux premiers doigts.

Passot. Épée large et courte, à deux tranchants, que portaient les gens de pied, particulièrement les archers et arbalétriers, aux XIVe et XVe siècles. La garde est particulière, un quillon recourbé vers le pommeau et l'autre vers la pointe.

Percemaille. Une percemaille est un type de dague utilisée uniquement pour l’estoc.
Les dagues ont des formes très variées. Les percemailles ont une lame longue d’à peine un pied, toujours forte et d’une trempe merveilleuse, en forme d’alêne avec pointe renflée par le changement des plans longitudinaux de retaille et toujours aigüe. Elles permettaient à l’aide d’un coup puissant de traverser la cotte de mailles. Résistance des mailles oblige, la pointe était toujours renforcée par rapport aux dagues classiques, pour éviter sa cassure lors du choc et des mouvements qui s’ensuivaient.
Les dagues à couillettes, appelées aussi dagues à rognons (deux renflements arrondis caractéristiques sur le bois de la fusée, au-dessus des quillons), les percemailles étaient plus usitées dans les Flandres et en Angleterre, car des effigies sépulcrales montrent dès le XIIIe siècle des chevaliers anglais qui en sont munis.
Au XVe siècle, la mode change. On préfère les ouvrages délicats des Italiens aux rouelles. Les lames restent fines et déliées mais ne sont plus disposées en percemailles et leur section devient un losange. Les quillons se recourbent vers les tranchants. La fusée est de corne ou d’ivoire et les pommeaux d’acier finement travaillés.

Plat d’épée, ou de l’épée. Partie plate de la lame par opposition au tranchant. Donner des coups de plat d’épée.

Poignard. Arme blanche de 20 à 30 cm généralement à double tranchant, un poignard plus grand est plutôt appelé une dague.

Poignard à antennes. Voir à antennes.

Poignard à oreilles. Voir levantine.

Poignée. Partie de l’épée qui sert pour la tenue de l’arme (dans un poing fermé), elle enserre la soie avec du bois, de la corne ou de l’os, elle est recouverte par du cuir ou d’autre matières non glissantes comme des fils d’acier torsadés. La longueur de celle-ci détermine la tenue à une ou deux mains.

Pointe. Sur une épée, extrémité opposée à la poignée, qui sert à donner un coup d’estoc.

Pommeau. Le rôle du pommeau est d’empêcher la main de glisser de la poignée, et il sert également de contrepoids. Certains pommeaux renfermaient des reliques de saints.

Prévôt de salle, prévôt d’armes. Second d’un maître d’armes, en particulier pour l'enseignement de l'escrime.

Pugio. La seconde arme du gladiateur romain de type rétiaire est le pugio, poignard qu'il garde à la ceinture, et qu'il se doit d'utiliser seulement pour finir un "beau" combat. Pour rappel la première arme est le trident qu'il manipule avec un filet.


Q


Quarte. Terme d’escrime, position couvrant la ligne du dedans, la pointe plus haute que la main. Position couvrant le côté gauche, la pointe plus haute que la main, le tranchant tourné vers la gauche, le pouce au-dessus.
La manière de parer un coup d’épée en tenant le poignet en dehors. C’est une des quatre gardes générales opposée à la seconde.

Quarter. Se mettre en quarte, en escrime.

Quillon. Chaque bras de la garde d’une épée, d’une dague ou d’un épieu en forme de croix, il y a donc deux quillons pour une garde. Plus tard, les gardes des épées d’estoc à partir de la rapière perdront leurs quillons, pour adopter une garde en coquille.

Quinte. Terme d’escrime, position couvrant la ligne du dedans, prise en pronation, la pointe plus haute que la main. Position couvrant la tête et les épaules, la main droite paume vers l’avant, le tranchant vers le haut, la lame sensiblement horizontale.


R


Rapière :
- épée longue et effilée, à garde hémisphérique ;
- au figuré, c'est une mauvaise épée.

Ricasso. Présent sur les épées de la fin du Moyen Âge et surtout à partir de la Renaissance, c’est une partie du fort de la lame non affûtée, éventuellement protégée par des anneaux, voire des petits quillons, qui sert, selon la taille de l’arme, soit à placer une main (grande épée à deux mains des soldats “Double Solde” de la Renaissance), soit l’index, en avant de la garde (rapière, permet un meilleur contrôle en estoc).

Rosalie. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.


S


Sabre. Arme blanche longue à un seul tranchant. Le sabre peut être droit ou courbe. Il est devenu le symbole des histoires de pirates.

Saisissement. Action de prendre avec la main l'épée de son adversaire, de s'en saisir.

Salle d’armes. Pièce où l’on enseigne et pratique l’usage des armes en particulier l'escrime.

Épée de salle d'armes. Épée sans tranchant et mouchetée ou arrondie, utilisée pour l’entraînement.

Sang de dez, de dey, de dei, de dieu. Voir anelace.

Schmalsaxe I. Scramasaxe de 30 cm de long et 3 cm de largeur. On le trouve à partir du milieu du VIe siècle. Appelé aussi, saxe effilé.

Schmalsaxe_II. Scramasaxe de 29 cm de long et 3,3 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIe siècle. Appelé aussi, saxe effilé.

Schwerer breitsaxe. Scramasaxe de 35,5 cm de long et 4,9 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIe siècle. Appelé aussi, large saxe lourd.

Scramasaxe, Saxe. Saxe signifie couteau, et scramasaxe couteau qui entaille ou qui entame. Étant utilisé comme arme ou outil quotidien, il est porté par la plupart des Scandinaves, puis des peuples d’origine germanique. Il mesure de 20 à 50 cm, la lame est droite avec habituellement un seul tranchant et parfois l’autre côté affûté sur le dernier tiers de la lame environ. Conservé dans un fourreau de cuir simple dans lequel le manche rentre à moitié (l’arme n’ayant pas de garde), le plus souvent porté horizontalement à la ceinture.
On distingue plusieurs types de scramasaxes : le kurzsaxe, le schmalsaxe I et II, le leichter breitsaxe, le schwerer breitsaxe, le langsaxe.
Les modèles les plus longs sont utilisés comme épées courtes avec parfois une petite garde.

Semispatha. Épée courte plutôt utilisée par le fantassin romain.

Sica, sica supina. Épée courte (appelé aussi falx, falx suprina)recourbée en fin de lame qui mesure 60 cm. C'était l'arme nationale des Thraces, puis fut utilisée par les gladiateurs thraces (appelé aussi sicarius), qui empruntaient à ce peuple leur nom et leur équipement. Voir falx.

Soie. La soie est la partie “invisible” de la lame d’une épée qui traverse la garde, sert de base pour la poignée et fini au niveau du pommeau

Spatha. Épée longue en grec, utilisée par la cavalerie romaine qui avait besoin d’une arme plus longue pour frapper essentiellement de taille. Elle fut ensuite adoptée par les Mérovingiens. Elle possède une large lame droite à tranchant double de 60 à 100 cm ainsi qu’une garde étroite et plate. Sur certain modèle la pointe est arrondie.


T


Tâchette. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Taille :
- tranchant d’une lame d’épée ;
- frapper de taille, c’est frapper avec le tranchant de l’épée, par opposition avec la frappe d’estoc.

Taille-crayon. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Talon, talon de lame. Partie d’une lame opposée à la pointe, contre la garde, voire qui la pénètre.

Tangente, tangente au point Q. Surnom donné par les élèves de l'École polytechnique à leurs épées.

Tire-boches. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Tourne-broche. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.

Tranchelard. Couteau dont la lame est longue et mince, qui sert à couper des tranches de lard.

Trempe. Traitement thermique du métal ou du verre, par refroidissement rapide afin de modifier les qualités de ces matériaux.

Tue-boches. L'un des surnoms donné à la baïonnette par les militaires.


U



V


Verdun. Épée longue et étroite fabriquée à Verdun.

Virevolte, virevolter :
- faire une volte rapidement ;
- au figuré, changer complètement d’avis ou de direction.

Volte :
- en escrime, tour complet fait sur soi-même. Utilisé pour contre-attaquer ou riposter. Plus généralement, c’est un mouvement pour éviter les coups de l’adversaire. Volter peut vouloir dire faire un tour complet ou simplement esquiver les coups par changement de place ;
- la demi-volte désigne un mouvement vers l’extérieur du pied à l’arrière. L’ancien terme de carter du pied signifiait déplacer un pied sur le côté pour éviter le coup ;
- en équitation faire faire un tour complet à un cheval ;
- mettre quelqu'un sur ses voltes, l'engager à prendre garde, à se tenir sur ses gardes ;
- une volte-face est un demi-tour, au sens figuré, elle désigne un brusque changement d’opinion ou de décision ;
- volter c'est changer de place pour éviter les coups de l'adversaire.


W


Wootz, Wootzer, Wûtze, ou acier Damas wootz Wootz signifiant supérieur, c'est un type d'acier élaboré en Inde et forgé sur place ainsi qu'au Moyen-Orient, réputé pour sa qualité et caractérisé par son aspect ou ses motifs moirés autrefois principalement utilisé pour la fabrication des armes. Il est le produit d'une méthode de fabrication d'un alliage d'acier, découverte en Inde autour de l'an 300, bien que certains placent son invention une centaine d'années auparavant. L'acier de Wootz était largement répandu dans la région, et il est devenu particulièrement célèbre dans le Moyen-Orient, où il est connu comme l'acier damassé qui était utilisé pour fabriquer des lames dites damassées, renommées pour leur dureté. Sa qualité est le produit de la cristallisation fine du métal lors de son élaboration, la haute teneur en carbone et l'apport de nombreux éléments.


X


Xíphos. En grec ancien, épée courte ou poignard.


Y


Yatagan. Sabre à lame incurvée en deux sens opposés, utilisé par les Turcs et les Arabes


Z




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