STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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lundi 28 avril 2014

Invasions barbares

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Invasions barbares ? Le bon terme ?

Ce type de terme est surtout utilisé par les dirigeants de peuples qui ont subit le contre-coup de se phénomène pour le diabolisé, et justifier leur impuissance à le contrer.

La recherche historique regroupe sous l’expression invasions barbares les mouvements migratoires des populations essentiellement germaniques, à partir de l’arrivée des Huns dans l’Est de l’Europe centrale aux environs de 375 jusqu’à celles des Lombards en Italie en 568 et des Slaves dans l'Empire romain d'Orient en 577, invasions qui entraînèrent le départ des populations autochtones, leur assimilation ou leur assujettissement aux nouveaux arrivants. Bien qu’ayant eu lieu au cours de l’Antiquité tardive, ces mouvements migratoires relient cette époque et le Moyen Âge. Selon les approches transe-disciplinaires reliant l'histoire et l'étude des paléoenvironnements, une des causes de ces mouvements pourrait être la série de dégradations climatiques commençant au IVe siècle de notre ère et s'achevant au Xe siècle avec "l'embellie de l'an mil". Loin de se réduire à un événement unique et continu, il s’agit plutôt d’un processus au cours duquel différentes populations, qui se forment et se modifient sous l’emprise de multiples facteurs, déferlent en vagues successives sur l'Empire romain, moins affecté au niveau du climat.
Après la mort de l’empereur Théodose Ier en 395, l’empire fut de facto séparé en deux parties, chacune d’elles régie par un co-empereur dont les édits étaient supposés s’appliquer dans les deux parties de l’empire. En 382 et en 418, des accords furent conclus entre les autorités de l’Empire et les Wisigoths permettant aux Goths de s’établir sur le territoire romain. Les Francs se virent octroyer la même autorisation et, à titre de fœderati, eurent comme mission de protéger la frontière nord-est des Gaules. Avec le passage du Rhin en 406 et l’irruption des Vandales et des Suèves dans l’empire on assiste à l’écroulement lent mais inexorable de l’administration impériale à l’Ouest, ce qui conduira à la déposition du dernier Empereur Occidental, alors qu’à l’Est les structures de l’Empire, quoiqu’affaiblies par les guerres menées contre d’autres envahisseurs, tiendront bon. En Occident, les Ve et VIe siècles verront la création et la croissance de royaumes germaniques (regna) qui marqueront de leur empreinte la culture de l’Europe tout au cours du Moyen Âge.



samedi 26 avril 2014

Pièces et billets

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Une des caractéristique du système monétaire des temps anciens c'est l'utilisation de monnaies réelles qui servaient à payer, et une monnaie virtuelle pour calculer ce que l'on doit payer. Elles sont respectivement appelé monnaie ou unité de règlement et monnaie ou unité de compte.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z




A



B


Besant, bezant. Le besant est une pièce byzantine d'or ou d'argent. Le terme était souvent employé en Occident (besant d'or) pour désigner le solidus, sou d'or de 4,48 grammes appelé aussi hyperpère ou hyperpérion. Besant est l’abréviation de Byzantius nummus, c’est-à-dire monnaie de Byzance.


C



D


Denier. Le denier, était l'une des monnaies de base du système monétaire romain d'une valeur initiale de dix as. Pièce d'argent, d'un poids d'environ 3 à 4 g selon les époques. Le terme de denier a survécu à la chute de l'Empire romain et a continué à être utilisé de l'époque carolingienne à la Révolution française dans le cadre du système monétaire livre-sou-denier usité sous l'Ancien Régime comme unité de compte où il vaut 1/12 de sou ou 1/240 de livre.

Ducat. Monnaie d’or portant l’effigie d’un duc.


E


Échelle de valeurs entre les unités de compte. Le rapport entre ces unités a été inchangé en France de 781 à 1795. Il y a trois unités de compte, la livre, le sou et le denier :
- la livre est divisée en 20 sous et sous-divisée en 240 deniers ;
- le sou est divisé en 12 deniers, il faut 20 sous pour faire une livre ;
- le denier, il en faut 12 pour faire un sou et 240 pour faire une livre.


F



G



H


Hyperpère, hyperpérion. Pièce de monnaie byzantine utilisée à la fin du Moyen Âge. Elle fut créée par l'empereur Alexis Ier Comnène en 1092 pour remplacer le nomisma, version grecque du solidus. L'hyperpére était d'or de plus grande qualité (généralement .900 - .950, d'où son nom), et pesait 4.45 à 4.48 grammes. Cette monnaie est aussi appelée besant (d'or).


I



J



K



L


Livre. La livre est le nom porté par différentes monnaies, de compte ou de règlement, durant le Moyen Âge.
En unité de compte, la livre vaut 20 sous ou 240 deniers.
En unité de règlement, on distingue principalement la livre tournois et la livre parisis. La livre parisis vaut 1,25 livre tournois et donc la livre tournois vaut 4/5 de la livre parisis.


M


Maille :
- au Moyen Âge le nom d’une monnaie de bronze, la plus petite du système divisionnaire de l’époque, et qui valait un demi-denier ; on comptait des mailles parisis, des mailles tournois, etc ;
- dans la forme d’origine de l’expression avoir maille à départir, le verbe partir doit se comprendre dans son sens ancien de partager comme le verbe départager ; or, on comprend qu’il soit impossible de partager une maille, ce qui amenait donc un conflit entre deux personnes (quoique des demi-mailles aient aussi existé ...) ; ce qui a donné l’expression avoir maille à partir qui signifie avoir un différend avec quelqu’un, des difficultés avec quelque chose ;
- dans l’argot récent, l’expression avoir de la maille (avoir de l’argent), ou inversement être sans sou ni maille (être fauché, sans argent) fait resurgir d’une façon surprenante, et peut-être fortuite, le sens ancien du mot maille ;
- c'est aussi des anneaux métalliques constituant une protection individuelle comme la cotte de mailles.



N


Nomisma. Le nomisma (nomismata au pluriel) est une monnaie d'or, héritière du solidus romain et frappée dans l'empire byzantin jusqu'à la réforme monétaire d'Alexis Ier Comnène en 1092. C'est la plus forte dénomination monétaire de l'empire. Son nom est à l'origine des mots numismate et numismatique.


O


Obole. L'obole est une unité monétaire qui a eu cours dans la Grèce antique, puis dans l'Europe du Moyen Âge et spécialement en France jusqu'à la Révolution. L’obole médiévale (en latin, obolus, mot masculin) est une valeur de compte et une monnaie de cuivre divisionnaire du denier, dont elle vaut la moitié. Elle suit donc la fluctuation des deniers tant en valeur qu’en poids ou en titre de métal précieux. Son abréviation dans les textes est un o barré, ou bien les deux lettres ob.


P



Q



R



S


Solidus. Le solidus (au pluriel solidi) est une monnaie de 4,5 g d'or créée en 310 par les empereurs Dioclétien puis Constantin. Cette monnaie connut une exceptionnelle stabilité qu'elle conserva à Byzance jusqu'au XIe siècle et devint la base du système monétaire du Bas Empire puis de l'empire byzantin.

Sou. Sou est le nom porté par différentes monnaies, de compte ou de règlement, de l'antiquité à nos jours. Le nom trouve son origine dans le solidus romain. La longévité de son utilisation l'a ancré dans de nombreuses expressions courantes de la langue française.
En unité de compte, le sou vaut 1/20 de livre ou 12 deniers.



T



U


Unités dites de compte. Monnaies virtuelles correspondant à une certaine quantité de métal précieux, qui servaient à faire les comptes par écrit, ou à définir la valeur de quelque chose : livre, sou, denier.

Unités dites de règlement. Monnaies réelles, constituées de pièces de monnaie contenant plus ou moins de métal précieux, frappées seulement par des ateliers habilités. Utilisées pour payer, le cumul des pièces (ou plutôt du poids de métal précieux à l'intérieure) doit correspondre au total exprimé en unité de compte : le louis, l'écu, le liard, etc.


V



W



X



Y



Z




vendredi 25 avril 2014

Poids et mesures

AVERTISSEMENT

Le système métrique a été adopté grâce à la loi relative aux poids et mesures du 7 avril 1795, qui a attendu quand même jusqu'au 4 juillet 1837 pour être utilisé de manière exclusive. Avant cette révolution, chacun devait se débrouiller avec une multitude de systèmes de mesures, on pouvait en trouver plusieurs dans certaines villes, bien sûr différentes des villes voisines et qui en plus évoluaient dans le temps.
Les informations que l'on trouve dans cet article sont à prendre avec encore plus de précautions que dans les autres articles, ce ne sont que des notions données à titre d'évaluation approximative.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A


Acre :
- unité de surface, souvent agricole car correspondant approximativement à deux jours de labour par des bœufs, utilisée depuis l'Antiquité dans divers pays avec des valeurs différentes ;
- en France, l'acre correspond à un arpent carré, dont la longueur de l'arpent dépend de la perche utilisée ;
- une acre d'arpent mesure environ 51 ares ;
- une acre ordinaire mesure environ 42 ares ;
- une acre du roi mesure environ 34 ares.

Ansange, ensange, ansonge, ancinga, encenge. Unité de surface agricole, estimée à environ 14 ares (1400 m²). Déjà usité dès le Haut Moyen Âge.

Arpent. Unité de longueur d'environ 71,5 m. L'arpent est divisée en 10 perches d'arpent, il faut 60 arpents pour faire une lieue des Postes.

Arpent carré. Unité de surface appelée aussi acre, entre 34 et 51 ares. L'arpent carré est divisé en 100 perches carrées.

Aune, aulne :
- unité de longueur pour les étoffes, équivalant à 1,188 mètre instaurée par l’Édit royal de François Ier pour tenter d’harmoniser les mesures de longueur, mais qui prit selon les lieux diverses valeurs ;
- par extension, règle de bois à section carré de même longueur dont on se servait pour mesurer entre autre le tissus ;
- au figuré, la mesure d'une chose (c'est à l'aune de la tâche = c'est à la mesure de la tâche).


B


Boisseau. Unité de volume des matières sèches d'environ 13 l. Le boisseau est divisé en 4 quarts, il faut 3 boisseaux pour faire un minot.

Bonnier, bonier, boni, bouni. Unité de surface agricole, usité en Flandres (Belgique, Pays-Bas) mesurant 1 ha en 1816, sous le régime hollandais. Précédemment cette unité mesurait 1,40 ha en Hainaut, 87,18 ares en Principauté de Liège et de 94 ares 62 dans les Comtés de Namur et de Luxembourg.


C


Chopine. Unité de volume de liquide d'environ 47,6 cl suivant l'époque. La chopine est divisé en 2 demiards, il faut 2 chopines pour faire une pinte.


D


Demiard. Unité de volume de liquide d'environ 23,8 cl suivant l'époque. Le demiard est divisé en 2 possons ou poissons, il faut 2 demiards pour faire une chopine.

Demi-livre ou marc. Unité de masse, une demi-livre ou marc pèse 245 g est divisé en 2 quarterons, il faut 2 demi-livre ou 2 marcs pour faire une livre des poids de marc.

Demi-quarteron. Unité de masse, un demi-quarteron pèse 61 g est divisé en 2 onces, il faut 2 demi-quarterons pour faire un quarteron.

Denier ou scrupule. Unité de masse, un denier ou scrupule pèse 1,27 g est divisé en 24 grains, il faut 3 deniers pour faire un gros ou une grosse.


E


Estelin. Unité de masse des orfèvres et bijoutiers. Il pesait le vingtième de l'once soit environ 1,53 g. L'estelin est divisé en 2 mailles d'estelin.

Échelle des unités de longueur dans le système du Roi de France :

- une lieue ancienne, mesure 3,2 km est divisé en 500 perches ordinaires ;
- une perche ordinaire, mesure 6,5 m et correspond au 10/9 d'une perche du roi qui mesure 5,85 m ;

- une lieue de Paris, mesure 3,9 km est divisé en 600 perches ordinaires ;
- une perche ordinaire, mesure 6,5 m et correspond au 10/9 d'une perche du roi qui mesure 5,85 m ;

- une lieue des postes, mesure 4,3 km est divisé en 60 arpents ;
- un arpent, mesure 71,5 m est divisé en 10 perches d'arpent ;
- une perche d'arpent, mesure 7,15 m et correspond au 11/9 d'une perche du roi qui mesure 5,85 m ;

- une lieue tarifaire, mesure 4,7 km est divisé en 720 perches ordinaires ;
- une perche ordinaire, mesure 6,5 m et correspond au 10/9 d'une perche du roi qui mesure 5,85 m ;

- une perche du roi, mesure 5,85 m est divisé en 3 toises ;
- une toise, mesure 1,95 m est divisé en 6 pieds du roi ;
- un pied du roi, mesure 32,5 cm est divisé en 12 pouces ;
- un pouce, mesure 2,7 cm est divisé en 12 lignes ;
- une ligne, mesure 2,25 mm est divisé en 12 points ;
- un point, mesure 0,2 mm.

Échelle des unités de masse dans le système des poids de marc :

- les poids de marc sont organisés par la pile dite de Charlemagne, un ensemble de pierres de balance en godets s'empilant l'une dans l'autre d'un poids total de 50 marcs, soit environ 12,25 kg ;
- un tonneau, pèse 979 kg est divisé en 20 quintaux ;
- un quintal, pèse 49 kg est divisé en 4 piles dite de Charlemagne ;
- une pile dite de Charlemagne, pèse 12,25 kg est divisé en 25 livres des poids de marc ;
- une livre des poids de marc, pèse 490 g est divisé en 2 marcs (ou demi-livre) ;
- un marc (ou une demi-livre), pèse 245 g est divisé en 2 quarterons ;
- un quarteron, pèse 122 g est divisé en 2 demi-quarterons ;
- un demi-quarteron, pèse 61 g est divisé en 2 onces ;
- une once, pèse 30,5 g est divisé en 8 gros (ou grosses) ;
- un gros (ou une grosse), pèse 3,8 g est divisé en 3 deniers (ou scrupules) ;
- un denier (ou scrupule), pèse 1,27 g est divisé en 24 grains ;
- un grain, pèse 53 mg est divisé en 24 primes ;
- une prime, pèse 2,2 mg.

Échelle des unités de masse utilisées par les orfèvres et bijoutiers :

- un estelin, pèse 1,53 g est divisé en 2 mailles d'estelin ;
- une maille d'estelin, pèse 0,765 g est divisé en 2 felins ;
- une felin, pèse 0,38 g.

Échelle des unités de surface dans le système du Roi de France :

- une acre, mesure 5.100 m² soit 0,51 ha est divisée en 4 vergées ;
- une vergée, mesure 1.280 m² soit 0,13 ha est divisée en 25 perches carrées ;
- une perche carrée, mesure 51 m² soit 0,51 a est divisée en 13,44 toises carrées (la toise carrée = les 9/121 d'une perche carrée) ;
- une toise carrée, mesure 3,8 m² soit 3,8 ca est divisée en 36 pieds carrés ;
- un pied carré, mesure 0,10 m² soit 0,10 ca.

Échelle des unités de surface utilisées en Flandres :

- les proportions restent les mêmes, mais la surface du bonnier diffère suivant le lieu et l'époque ;
- un bonnier, mesure 1 ha ou 10.000 m², est divisé en 4 journaux ;
- un journal, mesure 0,25 ha ou 25 a, est divisé en 5 grandes verges ;
- une grande verge, mesure 5 a ou 500 m², est divisée en 20 petites verges ;
- une petite verge, mesure 0,25 a ou 25 m².

Échelle des unités du volume des liquides dans le système du Roi de France :

- une pipe, mesure 411 l est divisée en 1,5 muids (le muid = les 2/3 d'une pipe), ou 3 feuillettes ;
- un muid, mesure 274 l est divisé en 2 feuillettes ;
- une feuillette, mesure 137 l est divisée en 2 quartauts ;
- un quartaut, mesure 68,5 l est divisée en 2 pieds cubes, ou 9 veltes ;
- un pied cube, mesure 34,25 l est divisé en 4,5 veltes (le velte = les 2/9 d'un pied cube), ou 18 quades ;
- une velte, mesure 7,5 l est divisée en 4 quades ;
- un quade, mesure 1,9 l est divisée en 2 pintes ;
- une pinte, mesure 0,95 l est divisé en 2 chopines ;
- une chopine, mesure 47,5 cl est divisée en 2 demiards ;
- un demiard, mesure 23,8 cl est divisée en 2 possons ou poissons ;
- un posson ou poisson, mesure 11,9 cl est divisé en 4 roquilles ;
- une roquille, mesure 2,9 cl est divisée en 1,5 pouces cubes (le pouce cube = les 2/3 d'une roquille) ;
- un pouce cube, mesure 1,9 cl.

Échelle des unités du volume des matières sèches dans le système du Roi de France :

- un pied cube, mesure 34 l ;
- une toise cube, mesure 7400 l est divisée en 4 muids ;
- un muid, mesure 1830 l est divisé en 12 setiers ;
- un setier, mesure 152 l est divisé en 2 une mines ;
- une mine, mesure 76 l est divisée en 2 minots ;
- un minot, mesure 38 l est divisé en 3 boisseaux ;
- un boisseau, mesure 12,7 l est divisé en 4 quarts ;
- un quart, mesure 3,2 l est divisé en 4 litrons ;
- un litron, mesure 0,8 l.


F


Felin. Unité de masse des orfèvres et bijoutiers. Il pesait le quatre-vingtième de l'once soit environ 0,38 g. Il faut 2 felins pour faire une maille d'estelin.

Feuillette. Unité de volume de liquide d'environ 137 l suivant l'époque. La feuillette est divisé en 2 quartauts, il faut 2 feuillettes pour faire un muid.


G


Grain (de Paris). Unité de masse, un grain pèse 53 mg est divisé en 24 primes, il faut 24 grains pour faire un denier ou scrupule.

Grande verge. Unité de surface utilisée en Flandres mesurant 5 a ou 500 m². La grande verge est divisé en 20 petites verges, il faut 5 grandes verges pour faire un journal.

Gros (ou une grosse). Unité de masse, un gros ou une grosse pèse 3,8 g est divisé en 3 deniers ou 3 scrupules, il faut 8 gros ou 8 grosses pour faire une once.


H



I



J


Journal. Unité de surface utilisée en Flandres mesurant 0,25 ha ou 2.500 m². Le journal est divisé en 5 grandes verges, il faut 4 journaux pour faire un bonnier.


K



L


Lieue ancienne. Unité de longueur d'environ 3,2 km. La lieue ancienne est divisé en 500 perches ordinaires.

Lieue de Paris. Unité de longueur d'environ 3,9 km. La lieue de Paris est divisé en 600 perches ordinaires.

Lieue des postes. Unité de longueur d'environ 4,3 km. La lieue des postes est divisé en 60 arpents.

Lieue tarifaire. Unité de longueur d'environ 4,7 km. La lieue tarifaire est divisé en 720 perches ordinaires.

Ligne. Unité de longueur d'environ 2,25 mm. La ligne est divisée en 12 points, il faut 12 lignes pour faire un pouce.

Litron. Unité de volume des matières sèches d'environ 0,8 l. Il faut 4 litrons pour faire un quart.

Livre des poids de marc. Unité de masse, une livre des poids de marc pèse 490 g est divisé en 2 marcs (ou deux demi-livre), il faut 25 livres des poids de marc pour faire une pile dite de Charlemagne.


M


Maille, maille d'estelin. Unité de masse des orfèvres et bijoutiers. Il pesait le quarantième de l'once soit environ 0,765 grammes. La maille est divisé en 2 felins, il faut 2 mailles pour faire un estelin.

Mantel. Le mantel ou manteau était une certaine mesure de tissu (manteaux au pluriel).

Marc ou demi-livre. Unité de masse, un marc ou une demi-livre pèse 245 g est divisé en 2 quarterons, il faut 2 marcs ou 2 demi-livre pour faire une livre des poids de marc.

Mine. Unité de volume des matières sèches d'environ 76 l. La mine est divisé en 2 minots, il faut 2 mines pour faire un setier.

Minot. Unité de volume des matières sèches d'environ 38 l. Le minot est divisé en 3 boisseaux, il faut 2 minots pour faire une mine.

Muid. Unité de volume de liquide d'environ 274 l suivant l'époque. Le muid est divisé en 2 feuilettes, il faut 2 muids pour faire une pipe.

Muid. Unité de volume des matières sèches d'environ 1830 l. Le muid est divisé en 12 setiers, il faut 4 muids pour faire une toise cube.


N



O


Once (de Paris). Unité de masse, une once pèse 30,5 g est divisé en 8 gros ou grosses, il faut 2 onces pour faire un demi-quarteron.

Orguia. Voir toise.


P


Perche. Unité de longueur ou de surface (sous-entendu perche carrée) fut utilisée principalement par les arpenteurs pour le cadastre (outils pour le calcul des impôts). Ils utilisèrent de très nombreuses valeurs afin de facilité leurs calculs notamment de triangulation (à cause de Pythagore et son théorème rapporté au carré).

Perche d'arpent. Unité de longueur d'environ 7,15 m. La perche d'arpent correspond au 11/9 d'une perche du roi qui mesure 5,85 m.

Perche d'arpent carrée. Unité de surface d'environ 51 m².

Perche du roi. Unité de longueur d'environ 5,85 m. La perche du roi est divisée en 3 toises, il faut 9 Perches du roi pour faire 10 perches ordinaires et 9 Perches du roi pour faire 11 perches d'arpent.

Perche du roi carrée. Unité de surface d'environ 34 m².

Perche ordinaire. Unité de longueur d'environ 6,5 m. La perche ordinaire correspond au 10/9 d'une perche du roi qui mesure 5,85 m.

Perche ordinaire carrée. Unité de surface d'environ 42 m².

Petite verge. Unité de surface utilisée en Flandres mesurant 0,25 a ou 25 m². Il faut 20 petites verges pour faire une grande verge.

Pied. Unité de longueur d'environ 30 cm suivant les lieux et l'époque. Cette unité comme référence remonte au moins au début du IIIe millénaire av. J.-C. Pour distinguer les différentes versions, on lui adjoint un qualificatif : pied romain, pied carolingien, pied du roi (de France), pied à coulisse, etc.

Pied-du-roi. Unité de longueur, appelé parfois plus simplement pied, qui malgré son qualificatif unique désigne plusieurs longueur d'environ 32,5 cm suivant l'époque. Le pied du roi est divisé en 12 pouces, il faut 6 pieds pour faire une toise.

Pied-du-roi carré. Unité de surface, d'environ 0,10 m² soit 0,10 ca. Il faut 36 pieds du roi carrées pour faire une toise carré.

Pied-du-roi cube :
- unité de volume de liquide d'environ 34 l suivant l'époque. Le pied cube est divisé en 4,5 veltes (le velte = les 2/9 d'un pied cube), ou 18 quades, il faut 2 pieds cubes pour faire un quartaud ;
- unité de volume des matières sèches qui va de 13 à 34 l suivant les époques et le lieu. Le pied-du-roi cube est parfois égal à un boisseau (13 l) et parfois à un minot (38 l).

Pile dite de Charlemagne. Unité de masse, une pile dite de Charlemagne pèse 12,25 kg est divisé en 25 livres des poids de marc, il faut 4 Piles dite de Charlemagne pour faire un quintal.

Pinte. Unité de volume de liquide d'environ O,95 l suivant l'époque. La pinte est divisé en 2 chopines, il faut 2 pintes pour faire un quade.

Pipe. Unité de volume de liquide d'environ 411 l suivant l'époque. La pipe est divisé en 1,5 muid (le muid = les 2/3 d'une pipe), ou 3 feuillettes.

Poids de marc. Système d'unités de masse, organisé par la pile dite de Charlemagne, un ensemble de pierres de balance en godets s'empilant l'un dans l'autre d'un poids total de 50 marcs, soit environ 12,25 kg.

Point. Unité de longueur d'environ 0,2 mm. Il faut 12 points pour faire une ligne.

Posson ou poisson. Unité de volume de liquide d'environ 11,9 cl suivant l'époque. Le posson est divisé en 4 roquilles, il faut 2 possons pour faire un demiard.

Pouce. Unité de longueur d'environ 2,5 cm suivant l'époque. Le pouce est divisé en 12 lignes, il faut 12 pouces pour faire un pied.

Pouce cube. Unité de volume de liquide d'environ 1,9 cl suivant l'époque. Il faut 1,5 pouces cubes pour faire une roquille.

Prime. Unité de masse, une prime pèse 2,2 mg, il faut 24 primes pour faire un grain.


Q


Quade. Unité de volume de liquide d'environ 0,95 l suivant l'époque. Le quade est divisé en 2 pintes, il faut 4 quades pour faire une velte.

Quart. Unité de volume des matières sèches d'environ 3 l. Le quart est divisé en 4 litrons, il faut 4 quarts pour faire un boisseau.

Quartaut. Unité de volume de liquide d'environ 68,5 l suivant l'époque. Le quartaut est divisé en 2 pieds cubes, il faut 2 quartauts pour faire une feuillette.

Quarteron. Unité de masse, un quarteron pèse 122,5 g est divisé en 2 demi-quarterons, il faut 2 quarterons pour faire un marc ou une demi-livre.

Quintal. Unité de masse, un quintal pèse 49 kg est divisé en 4 piles dite de Charlemagne, il faut 20 quintaux pour faire un tonneau.


R


Roquille. Unité de volume de liquide d'environ 2,9 cl suivant l'époque. La roquille est divisé en 1,5 pouces cubes (le pouce cube = les 2/3 d'une roquille), il faut 4 roquilles pour faire un posson ou poisson.


S


Scrupule ou denier. Unité de masse, un scrupule ou denier pèse 1,27 g est divisé en 24 grains, il faut 3 scrupules pour faire un gros ou une grosse.
Le scrupule était utilisé pour le dosage de certains médicaments qui pouvaient être toxique à trop forte dose. Le fait de ne pas utiliser ce poids et donc de doser à peu près et faire prendre des risques au malade, était dite sans scrupules, ce qui a donné l'expression faire quelque chose sans scrupules.

Setier. Unité de volume des matières sèches d'environ 152 l. Le muid est divisé en 2 mines, il faut 12 setiers pour faire un muid.


T


Talent. Unité de masse d'eau contenu dans un pied cube, un talent pèse 34,25 kg correspondant à 70 livres.

Toise :
- unité de longueur d'environ 1,95 m. La toise est divisée en 6 pied-du-roi, il faut 3 toises pour faire une perche du roi ;
- appelé orguia dans l'Antiquité, elle correspond toujours depuis approximativement à la longueur des deux bras tendus ;
- par extension, nom donné à des règles ayant diverses formes en fonction de leurs utilisations, en archéologie, en draperie, en médecine, en sport, etc.

Toise carrée. Unité de surface d'environ 3,8 m² soit 3,8 ca. La toise est divisée en 36 pieds carrés, il faut 13,44 toises carrées pour faire une perche du roi carrées ;

Toise cube. Unité de volume des matières sèches, une toise cube mesure 7400 l est divisée en 4 muids.

Tonneau. Unité de masse,un tonneau pèse 979 kg est divisé en 20 quintaux.


U



V


Velte. Unité de volume de liquide d'environ 7,6 l suivant l'époque. La velte est divisé en 4 quades, il faut 4,5 veltes pour faire un pied cube.

Verge :
- unité de longueur d'environ 0,95 m. La verge est divisée en 3 pieds, il faut 2 verges pour faire une Toise et 4 verges égalent donc aussi à 3 aunes ;
- appelé aussi Yard ; unité de mesure de la distance ou de la longueur (système impérial britannique codifié au XIXe siècle), encore utilisée aux États-Unis, définie comme exactement 0,9144 mètre depuis 1959 ; le symbole : yd pour Yard (international) ou vg (au Canada francophone).

Vergée :
- unité de surface, souvent agricole car correspondant approximativement à une demie journée de labour par des bœufs, utilisée depuis l'Antiquité dans divers pays avec des valeurs différentes ;
- en France, la vergée correspond à 1/4 d'acre, dont la superficie dépend de la perche utilisée ;
- une vergée d'arpent mesure environ 1280 m² ;
- une vergée ordinaire mesure environ 1055 m² ;
- une vergée du roi mesure environ 855 m² ;
- une vergée de Reims mesure environ 572 m².


W



X



Y


Yard. Voir verge.


Z




dimanche 20 avril 2014

Urbanisme

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Voir aussi l'article sur les bâtisses rurales.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z




A


Agglomération :
- une agglomération est définie comme une ville-centre (au sens administratif) munie de ses banlieues (entités administratives incluses dans la continuité urbaine) s'il y a lieu ;
- la notion peut également avoir une dimension politique, dans ce cas elle correspond à plusieurs entités administratives interconnectées, mais pas nécessairement agglomérées qui gèrent leurs projets en commun (transports, déchets, projets de réhabilitation de quartiers, etc.).


B


Bailliage :
- bâtisse dans laquelle le bailli ou son lieutenant rendait la justice ;
- tribunal composé de juges qui rendaient la justice au nom du bailli ou avec le bailli ;
- territoire qui était sous la juridiction d’un bailli.

Banlieue. Espace distant d'environ une lieue autour des limites d'une ville, sur lequel s'appliquait les lois du ban de cette ville durant la période féodale.

Barri, barry :
- origine arabe, puis catano-occitane, rempart, muraille, fortification ;
- origine arabe, puis catano-occitane, faubourg, voire quartier ;
- un très grand nombre de villes du sud de la France disposent d’un quartier ou d’une rue baptisée barri ou avec une des variantes comme Barry, Delbarri, Dubarri, Dubarry.

Bastide. Le terme bastide correspond à un bourg créé au Moyen Âge à partir du XIIe siècle, dans l’objectif de constituer de nouveaux foyers de populations autours de places fortes (parfois une simple motte castrale). Les bastides, nombreuses dans le Sud-Ouest de la France, étaient souvent fondées sur initiative seigneuriale, royale ou ecclésiastique (parfois conjointement). Des privilèges fiscaux furent généralement octroyés pour attirer et fidéliser les personnes qui acceptaient de peupler les bastides nouvellement construites.

Béal, bésal, béalière. Petit canal d’irrigation, particulièrement dans le Languedoc.

Bief, biez, bézière, bédière :
- partie d’un canal de navigation ou d’une rivière navigable canalisée située entre deux écluses, deux barrages ou deux chutes ;
- canal secondaire de dérivation ;
- canal conduisant l’eau vers la roue d’un moulin.

Boulevard :
- terre-plein d’un rempart, tout le terrain d’un bastion ou d’une courtine ;
- promenade plantée d’arbres qui fait le tour d’une ville et qui occupe ordinairement l’espace où étaient d’anciens remparts (comme à Perpignan) ;
- toute voie de communication plus large qu’une rue ou qu’une avenue qui traverse une ville.

Bourg. Village assez important pour qu’il puisse accueillir un marché.

Bourgade. Une bourgade est une agglomération rurale moins importante que la ville ou que le bourg où se tient le marché des villages environnants. Contrairement au bourg, la bourgade ne dispose pas à l'origine du droit de bourg ou de ville et n'est donc pas fortifiée.

Bourg castral. La création d’un bourg autour d’un château donne un bourg castral, c’est-à-dire un bourg né autour d’un château. L’association du château et du bourg castral donne un ensemble que l’on nomme castelnaus en Gascogne et dans le Languedoc, ce terme occitan signifiant château neuf.

Bourgeois :
- à l’origine le terme de bourgeois désigne l'habitant d’un bourg, dont il bénéficie des avantages fiscaux, politiques, etc., et c’est donc le développement des bourgs (affanchis) qui a permis le développement de la bourgeoisie ;
- ensuite un bourgeois désigne une personne faisant partie de la catégorie sociale aisée de la bourgeoisie.

Bourgeoisie :
- classe définie juridiquement du Moyen Âge à la Révolution française, celle des habitants ayant les droits de cité et les droits politiques dans une ville ;
- classe définie sociologiquement, surtout à l'époque contemporaine, et désignant les personnes ayant un certain capital culturel et financier et appartenant aux couches supérieures voire intermédiaires des classes moyennes : haute, moyenne et petite bourgeoisie.


C


Castelnau. De l’occitan castèl nòu, du latin vulgaire castellum novum château neuf, les castelnaus ont pour origine des villes ou villages bourgs castraux bâtis au Moyen Âge par un seigneur sur la dépendance de son château, pour contrer le mouvement des sauvetés (voir ce terme), localités constituées autour des églises ou abbayes, et placées sous l’autorité du clergé.
Muret, Mont-de-Marsan, Mugron, Pau étaient à l’origine des castelnaus. Le nom de Castelnau peut est complété par un nom de fief comme Castelnau-Magnoac, Castelnau-Barbarens, etc.
Le pluriel se forme selon la langue d’origine, les castelnaus. Mais parfois la forme les castelnaux est utilisée.
En toponymie, on trouve parfois la cacographie Castelnaud. Une partie des Châteauneuf sont d’anciens Castelnaus francisés et se trouvent donc situés dans le domaine d’oc. Le catalan utilise le terme de castellnou.

Citadelle :
- désigne la partie fortifiée d'une ville. Parce qu'elle est naturellement l'endroit où siège la garnison et parfois l'autorité politique, elle peut avoir un rôle défensif mais aussi dissuasif pour éviter des révoltes ;
- la citadelle peut désigner une place forte, dans ce cas elle n'est pas l'ensemble des fortifications, mais seulement le cœur de celles-ci, la dernière ligne de défense avant la chute de la place, elle peut aussi se situer en dehors de la ville, si la position est plus intéressante (sur une colline par exemple).

Cité :
- lieu habité par des citoyens, peut désigner une ville, une province ou un état ;
- ensemble des citoyens d’une ville (par métonymie) ;
- ville, dont on veut faire ressortir l’importance ;
- partie la plus ancienne de la ville et où se trouve la cathédrale ou l’église principale, comme Carcassonne.

Commune :
- actuellement division du territoire français, communément appelé ville ou village, administrée par un maire et un conseil municipal ;
- corps des bourgeois d’une ville ou des habitants d’un bourg, qui avaient reçu par une charte le droit de s’administrer eux-mêmes ;
- au Moyen Âge, le terme commune désignait les villes du Nord de l'Italie qui, quoique faisant théoriquement partie du Saint-Empire romain germanique, étaient de facto indépendantes et contrôlaient la campagne environnante. Par la suite, certaines disparurent, annexées par leurs voisines. D'autres s'étendirent et devinrent des États, républicains comme Gênes ou monarchiques comme le duché de Milan ou le duché de Florence, plus tard devenu grand-duché de Toscane. Il désigne aussi le système de franchises (droits, privilèges) politiques, juridiques et civiles accordées par un seigneur à une ville, dont les habitants ont notamment le droit de se jurer entraide ou fidélité commune, et qui deviennent vassales du seigneur. Ce système, confirmé par une charte, se développe en France et en Angleterre à partir du XIIe siècle.


D


Domaine :
- propriété d’une assez vaste étendue et contenant des terrains de diverses natures ;
- ce qui appartient à l'État ou au souverain ;
- ensemble des biens qui appartiennent collectivement à la nation, à l’état, et qui sont inaliénables et imprescriptibles.

Droit de cité. Aptitude juridique à jouir des droits politiques conformément aux lois du pays.


E


Enceinte. Muraille ou rempart qui entoure une place forte ou une ville, dont le but premier est la défense du lieu.

Exode rural. Départ définitif des habitants des campagnes vers les villes. Cette forme de migration est observée tout au long de l'histoire humaine et se déroule aujourd'hui encore à l'échelle planétaire selon une intensité et des modalités diverses.

Écart. Voir hameau.


F


Faubourg. Partie d’une ville située en dehors de ses portes et de son enceinte. Parfois une seconde enceinte est érigée, les anciens faubourgs deviennent des quartiers de la ville. De nouveaux faubourgs voient le jour.

Finage :
- territoire d'une paroisse, puis d'une commune ;
- limite d'une commune, bornée par des grosses pierres appelées pierres de fin.


G


Guilde. Association de marchands, d’artisans ou d’artistes dotée de Juridictions et de privilèges codifiés dans un statut propre à chaque ville.


H


Hameau. Aussi appelé écart, groupe d’habitations en milieu rural, généralement trop petit pour être considéré comme un bourg, sans place pour un marché et sans église paroissiale.

Hanse. Association de marchands au Moyen Âge.


I



J



K



L


Lieu-dit ou lieudit. Un lieu-dit est un endroit de faible étendue dont on fait souvent l'amalgame entre hameau (encore appelé écart). Un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité.


M


Manteler, manteller :
- s'habiller d’un manteau, se protéger avec un manteau ;
- d'une façon plus générale abriter, s'abriter ;
- en architecture ou urbanisme, fortifier un bâtiment ou une ville.


N



O



P


Pierre de fin. Voir finage.


Q


Quartier. Un quartier est une division administrative ou géographique d'une ville.


R



S


Sauveté. Les sauvetés sont des bourgs constitués autour des églises ou abbayes, et placées sous l’autorité du clergé, qui confèrent à ceux qui s’y établissent, des privilèges d’hospitalité et d’immunité.
Par opposition aux castelnaus qui ont pour origine des bourgs créés par un seigneur dans la dépendance de son château.


T


Toponyme. Nom de lieu.

Toponymie. Partie de la linguistique qui étudie les noms des lieux (toponyme).


U


Urbain. Relatif à la ville, opposé à rural.

Urbanisation. L'urbanisation est un mouvement historique de transformation des formes de la société que l'on peut définir comme l'augmentation du nombre de ceux qui habitent en ville par rapport à l'ensemble de la population (exode rural).

Urbanisme. L’urbanisme est à la fois un champ disciplinaire et un champ professionnel recouvrant l'étude du phénomène urbain, l'action d'urbanisation et l'organisation de la ville et de ses territoires. Les personnes qui exercent ce métier sont des urbanistes.

Urbaniser. Donner un caractère urbain, citadin, de ville à une région ; y promouvoir le développement de villes.

Urbanité. Fait de vivre en ville.


V


Ville. Une ville est un milieu physique où se concentre une forte population humaine, et dont l'espace est aménagé pour faciliter et concentrer ses activités : habitat, commerce, industrie, éducation, politique, culture, etc. Les principes qui régissent la structure et l'organisation de la ville sont étudiés par la sociologie urbaine, l'urbanisme ou encore l'économie urbaine.

Ville de garnison. Une commune où une unité militaire est implantée à titre permanent, dans la plupart des cas à l’intérieur d’une ou plusieurs caserne(s).

Villefranche. Vilafranca à l'origine. Le terme Villefranche correspond à un bourg créé au Moyen Âge à partir du XIIe siècle,surtout en pays d'Oc, dans l’objectif de constituer de nouveaux foyers de populations autours de places fortes (parfois une simple motte castrale). Ces bourgs étaient souvent fondées sur initiative seigneuriale, royale ou ecclésiastique (parfois conjointement). Des privilèges fiscaux furent généralement octroyés pour attirer et fidéliser les personnes qui acceptaient de peupler les bastides nouvellement construites. L’activité économique générait des revenus indirects et de multiples avantages bien plus intéressants que les impôts directs. Franc signifiant à l’époque libre, une ville franche était un bourg affranchi (exempté) d’impôts.
Il existe divers variantes toponymiques, par exemple Villefranque, Franqueville, Francheville, Villefranche de ceci ou cela, Villefranche le (la, les), Labastide-Villefranche, Fribourg, etc.

Villeneuve. Vilanova ou Vilanovo à l'origine. Le terme villeneuve correspond à un bourg créé au Moyen Âge à partir du XIIe siècle,surtout en pays d'Oc, dans l’objectif de constituer de nouveaux foyers de populations autours de places fortes (parfois une simple motte castrale). Ces bourgs étaient souvent fondées sur initiative seigneuriale, royale ou ecclésiastique (parfois conjointement). Des privilèges fiscaux furent généralement octroyés pour attirer et fidéliser les personnes qui acceptaient de peupler les bastides nouvellement construites. L’activité économique générait des revenus indirects et de multiples avantages bien plus intéressants que les impôts directs.
Il existe divers variantes toponymiques, par exemple La Villeneuve, La Villeneuve-quelque-chose, Villeneuve de ceci ou cela, Villeneuve le (la, les), Villenouvelle ou Neuville, etc.


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samedi 19 avril 2014

Titre, ou qualificatif

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A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z




A


Alleutier. Propriétaire d’un alleu ou Franc-alleu, terrain souvent hérité avec peu ou pas de droit, taxe ou obligation.

Altesse. Titre donné à un prince ou une princesse.

Altesse royale. Titre donné à un prince ou une princesse qui est fils ou fille de roi.

Antiroi. Un antiroi est, pour le Saint-Empire romain germanique, un roi qui est élu par le collège électoral alors qu'un autre règne toujours. Un antiroi est un roi potentiel qui, en raison des discussions de succession ou de la simple contestation politique, se déclare le roi en opposition avec un monarque en place. On trouve des antirois plus souvent dans des monarchies élues que dans des monarchies héréditaires comme celles d'Angleterre et France, ils sont plus généralement mentionnés dans la politique du Saint-Empire romain germanique, avant le début du XVe siècle.

Archiduc, archiduchesse. Titre princier de la Maison d'Autriche. À l'origine, il n'était porté que par le chef de cette Maison, qui ne possédait pas encore les couronnes royales de Hongrie et de Bohême ni la couronne impériale du Saint-Empire.

Archiéchanson. Grand échanson. Voir échanson.

Aristocrate. Membre d’une aristocratie, de la noblesse, ou qui en est partisan.

Auguste. Auguste était le titre porté par certains empereurs romains, d'autres ont été appelé César.

Avoué. Seigneur qui avait la charge de gérer les droits et les affaires temporels de l’église sur un certain territoire.


B


Bachelier :
- jeune noble qui aspirait à devenir chevalier en servant sous la bannière d'un seigneur pour y apprendre le métier des armes ;
- chevalier qui n'avait pas de vassal ou pas assez pour lever une troupe sous sa propre bannière et marchait donc sous l'étendard d'un chevalier banneret ;
- noble n'ayant pas de fortune ;
- bachelier d'armes, celui qui avait été vainqueur lors de son premier tournoi ;
- jeune homme noble ;
- par extension, et désuet, jeune homme, en particulier, jeune homme à marier.

Bachelière. Jeune fille noble.

Bailli :
- officier royal de la noblesse d’épée, au nom duquel la justice se rendait sur l’étendue de son ressort, et qui avait droit de commander la noblesse de son district, lorsqu’elle était convoquée pour l’arrière-ban ;
- officier royal de la noblesse de robe qui rendait la justice sur l’étendue de son ressort ;
- officier qui rendait la justice au nom d’un seigneur ;
- dans l’ordre de Malte, chevalier revêtu d’une dignité qui le mettait au-dessus des commandeurs et qui lui donnait le privilège de porter la grand-croix.

Baillive. Épouse d’un bailli.

Banneret, chevalier banneret. Seigneur noble qui peut arborer une bannière au combat, regrouper ses vassaux (des chevaliers) en une unité et de les diriger. Le banneret doit donc disposer de finance pour entretenir les troupes nécessaires pour lever sa bannière au combat et la défendre.

Baron. Baron est un titre de noblesse. Dans la hiérarchie moderne des titres de noblesse, baron est un titre inférieur à celui de vicomte, mais supérieur à celui de chevalier. Au Moyen Âge, le terme baron désigne tout membre de la haute aristocratie, qui tient directement son fief du roi. La femme d'un baron porte le titre de baronne.

Baronne. Voir Baron.

Baronnet. Baronnet (en anglais, Baronet) est un titre de noblesse britannique, d'un rang intermédiaire entre chevalier et pair.

Basileus. Basileus signifie roi en grec ancien. Le terme, utilisé dans la Grèce antique, désignait entre autres les empereurs romains pour les Grecs, et c'est pourquoi il est aussi le titre des empereurs byzantins, ou empereurs romains d'orient. À partir du règne d'Héraclius en 610, les empereurs byzantins portent le titre de basileus.

Bey, bek, beg, ou beigh. Titre turc désignant à l'origine un chef de clan. Historiquement, de nombreux chefs turcs et perses furent appelés bey, beg ou beigh. Le beylicat désigne à la fois le pouvoir et le territoire (beylik) sur lequel s'exerce le pouvoir du bey. Ce titre avait jadis la plus haute importance, c'était le seul titre d'un grand nombre de souverains turcomans ou de khans tartares, et entre autres de Tamerlan.

Bordager, bordier. Exploitant agricole d'une borderie (petite métairie).

Bourgeois, Bourgeoisie :
- à l’origine le terme de bourgeois désigne un habitant d’un bourg, et c’est donc le développement des villes en Europe qui a permis le développement de la bourgeoisie ;
- ensuite un bourgeois désigne une personne faisant partie de la catégorie sociale aisée de la bourgeoisie.

Bouteiller. Officier qui avait l’intendance de tout ce qui concernait la bouche et spécialement du vin, s'il officie pour le roi de France il porte le titre de grand bouteiller de France. Peut s'écrire boutiller, bouteillier, boutillier.


C


César. César était le titre porté par certains empereurs romains, d'autres ont été appelé Auguste. Ce titre donnera les appellations d'autres chefs d'État : Kaiser en Allemagne ; Tsar (orthographié Czar avant 1914) en Russie, Bulgarie et Serbie ; Császár, prononcé tchassar en Hongrie ; Kaysar dans l'Empire ottoman ; Gesar au Tibet.

Châtelain :
- le terme Châtelain désigne, dans certains cas, un seigneur qui possède un château et les terres attenantes ;
- il désigne aussi, de la même manière, le locataire d’un château ;
- avec le développement de la féodalité ce terme a impliqué une signification juridique particulière (voir prévôt). Sous les Carolingiens, le châtelain était originellement un officiel de la cour. À partir de la fin du XIIe siècle et pendant tout le Bas Moyen Âge, le châtelain est un officier chargé de tenir le château et ses environs pour un seigneur important.

Chevalier. Au Moyen Âge, le chevalier est un combattant ou un noble qui est admis dans un ordre de chevalerie par l'adoubement.

Chevalier à pennon. Simple chevalier vassal d'un banneret, mais qui possède quand même une petite unité. Cette unité se distingue par un étendard triangulaire appelé pennon.

Chevalier bachelier. Voir bachelier.

Chevalier banneret. Voir banneret.

Comte. Comte est un titre de noblesse dont l'origine remonte aux premiers empereurs romains. Il s'agit du plus ancien titre de haute noblesse conféré en Europe et toujours l'un des plus élevés de la hiérarchie nobiliaire européenne.
En France, sous l'Ancien Régime, la dignité des titres dépendait de leur ancienneté, tous titres confondus (sauf celui de duc traditionnellement conféré aux anciennes familles souveraines qui conservaient donc une préséance) tandis que leur hiérarchie dépendait des hommages. Pourtant, le XIXe siècle inventa une hiérarchie nobiliaire divergente, la dignité de comte y est conçue comme précédée de celles de duc et de marquis et suivie par celles de vicomte, vidame et de baron.

Consort. Conjoint, n'ayant pas de pouvoirs souverains, d'un roi ou d'une reine eux-même souverains et régnants sur leurs royaumes.


D


Damoiseau, ou donzel. Désigne un jeune homme de la noblesse qui n'avait pas encore été adoubé chevalier.

Damoiselle, demoiselle ou donzelle. Épouse d'un jeune homme de la noblesse qui n'avait pas encore été fait chevalier.

Dauphin. Dauphin fut d'abord le surnom, puis le titre des seigneurs du Dauphiné, comtes de Viennois et à partir de 1349 le titre porté par le fils aîné du roi de France. Il désigne alors l'héritier présomptif de la couronne, jusqu'à son sacre.

Donzel. Voir damoiseau.

Donzelle. Voir damoiselle.

Duc. Le duc est le titre nobiliaire le plus élevé après le prince, le roi ou l’empereur. Le titre de comte vient ensuite. Au Moyen Âge, les duchés sont les plus grandes principautés après les royaumes. À l'origine, titre militaire puis politico-militaire dans une région frontalière de l'Empire romain.

Ducal, e, aux. Qui qualifie ce qui est en rapport avec un duc, une duchesse, ou un duché.

Duchesse :
- femme du duc, ou femme qui possède un duché ;
- faire la duchesse, c’est affecter des attitudes et des manières hautaines.


E


Empereur. Empereur est un titre monarchique masculin, par élection ou héréditaire, porté par le souverain d'un Empire. A la même place une femme est appelée Impératrice.

Échanson :
- officier qui était chargé de servir à boire à une divinité, à un roi, à un prince ;
- par extension, personne qui sert à boire ;
- par extension, personne qui donne quelque chose, comme on sert à boire ;
- l'échansonnerie est le corps des échansons au service dʼun prince, ce mot désigne aussi l'endroit dʼun palais ou lʼon conserve le vin.

Émir. Émir est un titre de noblesse utilisé dans le monde musulman. En arabe, il est celui qui donne des ordres. Le territoire dirigé par un émir se nomme émirat (principauté en français). Le mot émir peut signifier prince (émira désignant princesse) lorsqu'il désigne une personne régnant sur un territoire, ou général lorsqu'il désigne un commandant d'armée.

Émira. Voir Émir.


F


Favorite. Les mariages des souverains (et de la plupart des nobles) étant la plupart du temps arrangés à des fins d’alliance politique, ces messieurs entretenaient fréquemment des favorites appelées aussi maîtresses royales.


G


Gentilhomme. Désigne une personne qui est de naissance noble.

Gospodar. Voir Hospodar.

Grand bouteiller de France. Grand officier de la couronne qui avait l’intendance de tout ce qui concernait la bouche et spécialement du vin. Peut s'écrire boutiller, bouteillier, boutillier.

Les grands de. Désigne les membres les plus importants de la noblesse d'un pays, d'un royaume.

Grand-duc. Grand-duc est un titre de noblesse équivalent à celui de prince régnant ou non sous un régime monarchique, ou parfois équivalent à celui de duc dans les pays républicains et démocratiques. Il est utilisé différemment selon les pays.

Grand-prince. Grand-prince est un titre de noblesse, honorifique inférieur à celui d'empereur, mais supérieur à celui de prince souverain ou de prince royal. Ce titre est commun dans plusieurs pays d'Europe centrale, du nord et de l'est.

Gueux, gueuse :
- mendiant qui demande l’aumône ;
- indigent, nécessiteux, qui s’attire le mépris ;
- personne qui est dans la gêne, dont les ressources sont au-dessous de son état ;
- par extension, coquin, fripon ;
- au féminin, une gueuse est une femme de mauvaise vie.

Gueux de l’ostière. Mendiant qui allait de porte en porte.

Gueux fieffé. Mendiant qui se tenait toujours à la même place (sur le même fief).

Gueux revêtu. Homme d'origine modeste qui a fait fortune (nouveau riche), et qui en est devenu arrogant.


H


Héraut. Officier chargé de porter les déclarations de guerre, demande de trêve, de paix, les sommations. Il règle les cérémonies et les jeux. Spécialiste de l’héraldique, il contrôle le titre de noblesse des chevaliers.

Hiérarchies des titres de noblesse (nobiliaire). Les titres de roi, dauphin, prince et leurs variantes ne sont pas des titres de noblesse mais des positions dans la famille du roi de France.
Hiérarchie nobiliaire :
- Duc ;
- Marquis ;
- Comte ;
- Vicomte ;
- Baron ;
- Banneret ;
- Chevalier ;
- Écuyer/damoiseau/bachelier (dans le sens, noble généralement jeune, pas encore adouber).

Hobereau, houbereau. Désignation péjorative d'une personne de basse noblesse provinciale.

Hospodar. Hospodar ou gospodar est un terme d’origine slave, qui signifie seigneur qui donne, souverain.


I


Impératrice. Voir Empereur.


J


Jacques. Un jacques est le nom péjoratif donné par la noblesse aux paysans et personnes de basses classes.


K


Khan, kan. Khan est un titre signifiant dirigeant en mongol et en turc. Le terme est parfois traduit comme signifiant souverain ou celui qui commande. Le féminin mongol de khan est khatoun. Un khan contrôle un khanat. Pour les hauts rangs, on se sert du titre de khagan. Le titre de khan était un des nombreux titres utilisés par les sultans de l'empire ottoman, ainsi que par les dirigeants de la Horde d'or et les états descendants.

Khagan. Khagan ou Grand Khan est un titre équivalent à celui d'empereur dans les langues mongole et turque. Le titre est porté par celui qui dirige un khaganat (empire, plus grand qu'un khanat). Khagan peut également être traduit par Khan des Khans, expression signifiant roi des rois. Les Avars, les Proto-Bulgares, les Khazars, entre autres, appelaient leurs chefs de ce nom.

Khatoun. Voir Khan, kan.


L


Lètes. Le terme lètes dérive du terme germanique “Laeten” signifiant les laissés, en l’occurrence les membres de certaines tribus épargnés par l’armée romaine après leur défaite. Le terme latin (Latus au pluriel Laeti) apparaît pour la première fois en 297 après des représailles contre un raid alaman, mais le statut existait déjà avant.
Il correspond en effet dans le droit romain à la condition de déditice, la privation de tout droit civique, qui place directement sous le pouvoir de l’empereur. Les “barbares” soumis étaient désarmés et déplacés de force vers les terres de l’Empire (saltus ou terres défrichées et cultivées conquises), qu’ils devaient défricher et/ou cultiver. Les hommes étaient en outre astreints au service militaire obligatoire, devenant ainsi des sujets de l’Empire, mais placés directement sous domination militaire, contrairement aux vrais Gallo-Romains qui pouvaient recourir à l’administration civile.
Du point de vue romain, cette manœuvre permettait de revaloriser les terres délaissées par leurs populations traditionnelles (c’est le cas en Dacie, Pannonie et en Illyrie après 375, par exemple) et de remédier aux problèmes de recrutement de l’armée tout en éloignant structurellement une menace pour le limes.
Du point de vue germanique, cette condition est extrêmement infamante. Le vaincu, est déplacé, forcé à devenir fermier et privé de ses armes, qui étaient la marque de son statut d’homme dans la tradition gauloise ou germaine. Lors du service militaire, les jeunes hommes étaient tondus (les cheveux longs étaient aussi une marque de liberté... et de noblesse dans la Gaule chevelue).
Les enfants de ces vaincus restent des lètes, mais ceux qui survivent à une carrière militaire complète pourront accéder à la pleine citoyenneté.
Il convient de différencier les lètes des peuples fédérés comme les Goths, qui eux, gardent une autonomie (le foedus est un contrat d’égal à égal et non une soumission).

Leude. Les leudes étaient des membres de la haute aristocratie durant le Haut Moyen Âge. Ils étaient liés au roi par un serment (le leudesamium) et des dons.

Leurs Altesses. Voir Son altesse.

LL. AA. Leurs Altesses. Voir Son altesse.


M


Maire du Palais. Dignitaire de la cour mérovingienne qui se substitua peu à peu au roi.

Maîtresse royale. Voir favorite.

Manant. Paysan, vilain ou habitant d’un village.

Marquis :
- seigneur de rang comtal, qui était préposé à la garde d’une marche territoriale à l’époque carolingienne ;
- titre de noblesse entre le comte et le duc.

Monarque. Un monarque est un dirigeant, représentant ou chef d'État, qui peut être héréditaire ou élu. Une nation ou un État dirigé par un monarque est appelé une monarchie. Un système de gouvernement impliquant un monarque est une monarchie.
Le mot roi désigne un monarque de sexe masculin, à moins qu'il soit désigné sous un autre titre tel qu'empereur dans le cas où il dirige un empire. Le mot reine est appliqué à une femme monarque (une reine régnante). Une monarchie dirigée par un roi ou une reine s'appelle un royaume.

Monseigneur, ou messire. Pour faire simple, au début tous chevaliers pouvaient être appelés ainsi dès lors qu'ils étaient adoubés, puis seul la haute noblesse et le haut clergé voire seul le souverain pouvaient bénéficier de ce qualificatif. Plus tard les roturiers, se le sont attribué sous la forme messire, puis monsieur ou messieurs.


N


Noble :
- personne faisant partie d’une aristocratie dirigeante ou foncière, souvent dynastique ;
- personne anoblie par un roi, un prince ou un duc, généralement pour l’aide qu’elle a apportée à l’État.

Noblesse de robe. Sous l’Ancien Régime, noblesse qui vient de fonctions dans la magistrature.

Noblesse d’épée. Noblesse qui vient de fonctions militaires.


O



P


Page.. Aux environs du XIIIe siècle, de plus en plus souvent, les garçons d’origine noble quittent leur famille vers 7 ans. Il devenait page chez un autre noble jusqu’à 14 ans. Avant de devenir l’écuyer d’un chevalier.
Il recevait les bases de l’éducation d’un futur noble, tout en rendant de menu service. Il apprenait entre autres, à monter et soigner son cheval, à couper la viande à table, etc.

Patrice.. Patrice est un titre de l'Empire Romain, créé par Constantin Ier. Il continue d'exister comme titre honorifique en Occident après la fin de l'Empire Romain d'Occident, et dans l'Empire Byzantin.

Porte-arquebuse. Officier qui portait le fusil du roi ou des princes de la famille royale, à la chasse.

Prédicat nobiliaire ou honorifique. Le prédicat est un attribut qui proclame ou annonce. Les prédicats nobiliaires sont l'ensemble des appellations de politesse et marques de respect en usage dans la noblesse. Chaque pays a ses codes en fonction de son histoire, mais généralement tous utilisent les prédicats Sa Majesté ou Sa Majesté impériale. L'usage est parfois différent à l'oral et à l'écrit, ainsi que lorsque on s'adresse à une personne ou que l'on parle d'elle.

Prévôt. Le terme prévôt vient du latin præpositus, préposé. Au Moyen Âge, le prévôt est un agent du seigneur ou du roi chargé de rendre la justice et d’administrer le domaine qui lui est confié.
- À partir du XIe siècle, les Capétiens retirent l’administration du domaine royal aux nobles pour la confier à des prévôts, généralement des roturiers aisés, qui possèdent le droit de percevoir les revenus du roi dans leur conscription ou prévôté. Cette pratique, bénéfique pour les finances royales, entraîne rapidement de graves abus et, dès la fin du XIIe siècle, le prévôt est contrôlé par un bailli dit “itinérant”, puis, au XIIIe siècle, par un bailli et un sénéchal à poste fixe. Le prévôt était au Moyen Âge l’intendant d’un domaine seigneurial et avait pour rôle d’administrer, de juger et de percevoir les taxes. Il était subordonné au bailli. Il était en outre chargé de gérer les biens et les revenus pour le compte d’un maître, d’un seigneur laïc, ou d’un ecclésiastique. Le prévôt encaisse les revenus et entretient les bâtiments, châteaux et hôtels royaux. Le prévôt est donc devenu progressivement le représentant du roi et de son pouvoir dans une fraction du domaine. L’ensemble des droits et revenus qu’il prélevait constituait la prévôté. Au XIVe siècle, les prévôts virent leur pouvoir judiciaire s’étendre pour représenter la juridiction de première instance, d’un point de vue civil comme pénal. Lorsque le roi concédait à une ville une charte de franchises ou de commune, il concédait également la prévôté, c’est-à-dire tous les revenus afférents à celui-ci, moyennant le versement d’une somme fixe. Les abus et plaintes des sujets se sont concentrées sur cet office, au point que la mise en garde des prévôtés devint une des revendications majeures de l’opinion. Les prévôts de petite naissance sont mal vus par le peuple.
Les prévôts achètent une charge, c’est le système de l’affermage, l’État abandonne au prévôt la perception des divers impôts en vigueur dans le royaume, moyennant une somme d’argent. Mais ce système pose problème car de ce fait, ils sont difficiles à contrôler et à surveiller. Les prévôts en profitent pour ne plus respecter leurs obligations et font ce qu’ils veulent.
Concernant les finances, les prévôts se chargent de récolter les rentes, à savoir le cens, le champart qui est prélevé sur les récoltes plus les redevances telles que les revenus des péages (prélevés au niveau des ponts par exemple) ainsi les tonlieux sur les marchandises.
- Les prévôts royaux exercent la fonction la plus basse dans la hiérarchie des juges royaux. Cependant, les juges “subalternes” ont eu différentes désignations selon la région où ils exerçaient leur fonction. En Normandie et en Bourgogne, on les appelait des châtelains, dans le Sud, des viguiers. Sa juridiction s’étend au domaine royal.
- Le prévôt seigneurial exerce la même fonction que le prévôt royal mais sa juridiction s’étend aux terres seigneuriales, dépendantes du royaume de France.

Prince. Le titre de prince (du latin princeps, premier) est un titre de noblesse, porté généralement par un homme issu d'une famille princière, parfois royale. Sa forme féminine est princesse. Néanmoins, cette définition est générale, et il peut y avoir quelques différences selon les pays. En France, le titre de prince s'applique essentiellement à la famille royale directe. Au cours de l'histoire, le titre de prince et de principauté fut donné à certains fiefs par l'usage et l'ancienneté de l'appellation. Cependant, lorsqu'il y eut création de princes ou de principautés par le roi, sous l'Ancien Régime ou la Restauration, ce titre n'engendra aucune préséance sur les titres ducaux, qui restaient le rang le plus élevé des titres nobiliaires.

Prince consort. Titre donné au mari d'une reine dirigeante et souveraine de son royaume. Le prince consort (du latin consors, qui partage le sort) n'est pas le souverain de ce royaume, ni d'un autre royaume. Voir roi consort.

Prince du sang. Les princes et princesses du sang de France sont les princes et princesses issus légitimement par les mâles d'un petit-fils de France. En abrégé, on parle de princes du sang.

Prince-électeur. Les princes-électeurs étaient des princes, des souverains, des personnages de la haute noblesse ou du haut clergé qui ont une fonction élective d'un souverain notamment dans le Saint-Empire romain germanique.

Prince héritier. Dans les régimes monarchiques, le terme de prince héritier ou de prince héréditaire désigne celui des membres de la famille souveraine qui succédera au monarque (roi, empereur, prince souverain, etc.) sur le trône. Dans la plupart des pays, le prince héritier porte un titre particulier. On qualifie d’héritier présomptif l'héritier du trône qui pourrait être déchu de sa position en cas de naissance d'un autre prince, mieux placé que lui dans l'ordre de succession dynastique.

Prince royal. Titre de l’héritier présomptif de la couronne dans certains royaumes (aîné des descendants, dauphin).

Princesse. Voir prince.

Princesse royale. Le titre de princesse royale (en anglais Princess Royal) est un titre généralement, mais pas automatiquement, accordé à la fille aînée du souverain britannique. C'est un titre accordé à vie, et il ne peut y en avoir qu'une. C'est en partie à cause de ça que le titre n'est pas accordé automatiquement. La princesse royale n'est pas automatiquement héritière du trône. Ainsi, la reine Élisabeth II ne fut jamais princesse royale car ce titre était déjà porté par sa tante la princesse Mary, comtesse de Harewood.


Q



R


Reine :
- titre donné a la dirigeante d'un état ou pays appelé royaume ; son mari qui n'a pas droit au titre de roi est souvent appelé prince consort ;
- épouse du roi, appelé aussi reine consort.

Reine blanche. Surnom donné aux veuves des rois de France.

Reine douairière. Synonymes de reine mère.

Reine mère. À la mort d'un roi, ce titre donné à sa veuve, lorsque l’un de leurs fils devient le nouveau roi.

Reine régente. Épouse du roi qui dirige le royaume en absence du roi, ou pendant la minorité de son fils, futur roi, après la mort de son époux.

Roi, roy. Titre donné au dirigeant d'un état ou pays appelé royaume. Il est au sommet de la hiérarchie de la noblesse. Ce titre est obtenu soi par héritage, soi par élection le plus souvent par les membres de la haute noblesse.

Roi consort. Titre donné au mari d'une reine dirigeante et souveraine de son royaume, mais qui est lui-même souverain de son propre royaume. Le roi consort (du latin consors, qui partage le sort) n'est pas le souverain du royaume de la reine, sauf dans de rare cas où la reine a accordé ses pouvoirs à son mari.
Dans le cas d'un prince consort (voir prince consort) ayant obtenu de la reine les pouvoirs de souverain, il peut se voir attribuer le titre de roi consort.

Roitelet. Littéralement petit roi, roi d'un petit pays. C'est un roi dont le pouvoir est faible, ce terme est souvent utilisé de façon péjorative.

Roture :
- condition d’une personne ou d’un héritage qui n’est pas noble ;
- la roture désigne l’ensemble des roturiers.

Roturier, Roturière. Personne qui n’est pas noble.


S


S.A. Voir Son Altesse.

Sabre-peuple. Dirigeant politique ou militaire qui réprime ou fait réprimer le peuple de façon violente, jusqu'au massacre.

Sa Béatitude. Formule de politesse pour parler d'un patriarche chrétien oriental. En abrégé, on écrit : S.B. (au pluriel, Leurs Béatitudes, LL. BB.)
Voir aussi Son Altesse.

Sa Grâce. Formule de politesse pour parler d'un duc ou d'une duchesse en Grande-Bretagne. En abrégé, on écrit : S.Gr. (au pluriel, Leurs Grâces, LL. GGr.)
Voir aussi Son Altesse.

Sa Majesté. Formule de politesse "à large spectre" pour parler d'un empereur, d'un roi ou d'un prince voire de leur épouse. En abrégé, on écrit : S.M.
Voir aussi Son Altesse.

Sa Majesté Impériale. Formule de politesse pour parler d'un empereur ou de son épouse. En abrégé, on écrit : S.M.I.
De façon moins courante, on utilise le prédicat, Son Impériale Majesté.
Voir aussi Son Altesse.

Sa Sainteté. Formule de politesse pour parler du pape. En abrégé, on écrit : S.S.
Voir aussi Son Altesse.

Sa Seigneurie. Formule de politesse pour parler d'un pair d'Angleterre ou d'un ancien pair de France. En abrégé, on écrit : S.S.
Voir aussi Son Altesse.

Seigneur :
- propriétaire féodal ;
- personne noble de haut rang ;
- en grand seigneur, signifie avec luxe, magnificence, ou avec noblesse ;
- être grand seigneur signifie dépenser sans compter ;
- le Seigneur autre nom de Dieu.

Sénéchal. À l’origine ce terme désigne le doyen/chef des serviteurs, au fil du temps il désigne un officier au service du roi, d’un seigneur, d’un membre du clergé dans différentes fonctions.

Serf. Sujet non libre de statut héréditaire, soumit à la dépendance du seigneur, frappé d’incapacités, d’obligations et de redevances.

Serviteur des serviteurs de Dieu. L'un des titres du pape, (Servus Servorum Dei).

Sire. Titre porté par les seigneurs à partir du XIIIe siècle, puis donné aux empereurs et aux rois.
Un triste sire , est une personne peu recommandable.

S.M. Sa Majesté. Voir aussi Son Altesse.

S.M.I. Sa Majesté Impériale. Voir aussi Son Altesse.

Son Altesse. Formule de politesse honorifique (prédicat nobiliaire) pour s’adresser ou pour parler d'un prince ou à une princesse, pour éviter l’utilisation du pronom vous, jugé irrévérencieux. Par abréviation, on écrit : S.A.
Pour s'adresser à un prince ou une princesse, on utilise aussi le prédicat Votre Altesse, en abrégé V.A.
Pour parler de plusieurs princes ou princesses, on utilise le prédicat nobiliaire : Leurs Altesses, en abrégé : LL. AA.
Pour s'adresser à plusieurs princes ou princesses, on utilise le prédicat Vos Altesses, en abrégé VV.AA.
Suivant à quelle personne on s’adresse, on rajoute souvent un adjectif comme Royale, Impériale, etc :
- Son Altesse Royale (S.A.R.), si la personne est fils ou fille de roi (au pluriel, Leurs Altesses Royales, LL. AA. RR., même principe pour les suivants) ;
- Son Altesse Impériale (S.A.I.), si la personne est fils ou fille d'empereur ;
- Son Altesse Sérénissime (S.A.S.), si la personne est le souverain d’une principauté comme Malko Linge ou plus sérieusement Albert II de Monaco ;
- Son Altesse Éminentissime (S.A.E.), si la personne est le Grand Maître d’un Ordre.

Son Éminence. Formule de politesse pour parler d'un Cardinal. En abrégé, on écrit : S.E. (au pluriel, Leurs Éminences, LL. EE.)
Voir aussi Son Altesse.

Son Excellence. Formule de politesse pour parler d’un ambassadeur, d’un consul, d’un archevêque ou d’un évêque. En abrégé, on écrit : S.E., pour un ambassadeur ou un consul, (au pluriel, Leurs Excellences, LL. EE.) et S.Exc, pour un archevêque ou un évêques, (au pluriel, Leurs Excellences, LL. EExc.).
Voir aussi Son Altesse.

Souverain, souveraineté :
- le mot souverain dans le sens où il désigne le détenteur d’un pouvoir suprême (souveraineté) sur un groupe d’hommes ; historiquement, le souverain est un prince, à la tête d’une aristocratie, et porte souvent le titre de roi et parfois d’empereur ; c’est pourquoi il est devenu synonyme de roi ou de monarque ; c’était à l’origine le seul à pouvoir décider en dernier lieu, de par sa qualité, d’un acte de gouvernement de son État ;
- cette idée qu’un seul peut gouverner sans que sa décision ne puisse être contestée en dernier ressort explique qu’on parle parfois d’une décision souveraine lorsque celle-ci s’impose à tous ;
- avec le développement de certaines formes de démocraties, dans quelques périodes de l’antiquité (République romaine, et surtout Grèce classique), et le développement de cette idée depuis le XVIIe siècle, la notion de puissance de souveraineté peut également s’appliquer à un groupe d’hommes libres, et non plus seulement à un seul homme ; on parle ainsi du peuple souverain lorsque les citoyens d’un pays prennent part à la vie politique de leur État.

Sultan. Sultan est un titre porté par des monarques musulmans depuis l'an 1000 environ. Un territoire gouverné par un sultan est un sultanat. L'épouse ou concubine d'un sultan, ou un sultan féminin, est appelée une sultane. Dans l'ancien Empire ottoman, la mère du sultan régnant est appelée sultane validé.

Sultane. Voir Sultan.

Sultane validé. Voir Sultan.

Suzerain. Dans le système féodal, le suzerain est un seigneur qui octroie un fief à son vassal lors de la cérémonie de l’hommage.


T


Titre de courtoisie. Titre qui n'a pas d'existence régulière. Historiquement, les titres de courtoisie étaient ceux pris par les personnes admises aux honneurs de la cour.
Cette expression désigne un titre dont la source n'est pas l'érection d'une terre en titre par des lettres patentes du roi (ou par un décret pris en Conseil d'État par la suite) ou qui ne s'est pas transmis régulièrement depuis.
Un titre de courtoisie n'est pas non plus un titre de fantaisie : celui qui le porte a sur lui un réel droit de possession qui peut être constaté judiciairement. Il peut interdire à une autre personne de le porter ou de le relever.

Triste sire. C'est une personne peu recommandable.


U



V


V.A. Votre Altesse. Voir Son Altesse.

Vassal. Dans le système féodal, le vassal est un seigneur ou un chevalier qui a reçu un fief de son suzerain lors de la cérémonie de l’hommage. En contre partie le vassal se reconnaît comme l'homme de celui-ci qui devient son suzerain. Il lui doit dès lors fidélité, conseil, aide financière et militaire. Voir page féodalité.

Vavasseur ou vavassal. Du latin médiéval vassus vassorum (vassal des vassaux), était le vassal d’un seigneur lui-même vassal. C’est un titre des débuts de la féodalité, qui a disparu par la suite. Le titre existait déjà à l’époque carolingienne.

Vice-reine :
- épouse d'un vice-roi ;
- plus rarement, représentante du roi dans une province ou une colonie.

Vice-roi. Ce titre est donné par le roi à une personne le représentant dans une province ou une colonie.

Vicomte :
- suppléant du comte, puis seigneur possédant la terre sur laquelle s’exerçait cette charge ;
- noble dont le titre est directement inférieur au comte.

Vidame. Représentant temporel d’un évêque, d’un abbé, chargé de le défendre et de commander ses troupes. Titre de noblesse français assez rare.

Vilain :
- paysan libre par opposition au serf ;
- villageois par opposition au bourgeois ;
- roturier par opposition noble.

Voïvode. Voïvode est un terme d’origine slave, qui désigne au départ le commandant d’une région militaire. Il était utilisé à l’époque médiévale dans toute la zone de l'Europe centrale et orientale. En Serbie, la région de Voïvodine porte son nom en souvenir de ce titre, porté par les différents princes serbes qui ont gouverné ce territoire. Malgré son origine slave, il est aussi utilisé en Roumanie, pays de langue romane, et en Hongrie, pays de langue finno-ougrienne.

Vos Altesses. Voir son Altesse.

Votre Altesse. Voir son Altesse.

VV.AA. Vos Altesses. Voir son Altesse.


W



X



Y



Z