STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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samedi 19 avril 2014

Titre, ou qualificatif

Page en cours de création merci de votre compréhension et votre indulgence


A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z




A


Alleutier. Propriétaire d’un alleu ou Franc-alleu, terrain souvent hérité avec peu ou pas de droit, taxe ou obligation.

Altesse. Titre donné à un prince ou une princesse.

Altesse royale. Titre donné à un prince ou une princesse qui est fils ou fille de roi.

Antiroi. Un antiroi est, pour le Saint-Empire romain germanique, un roi qui est élu par le collège électoral alors qu'un autre règne toujours. Un antiroi est un roi potentiel qui, en raison des discussions de succession ou de la simple contestation politique, se déclare le roi en opposition avec un monarque en place. On trouve des antirois plus souvent dans des monarchies élues que dans des monarchies héréditaires comme celles d'Angleterre et France, ils sont plus généralement mentionnés dans la politique du Saint-Empire romain germanique, avant le début du XVe siècle.

Archiduc, archiduchesse. Titre princier de la Maison d'Autriche. À l'origine, il n'était porté que par le chef de cette Maison, qui ne possédait pas encore les couronnes royales de Hongrie et de Bohême ni la couronne impériale du Saint-Empire.

Archiéchanson. Grand échanson. Voir échanson.

Aristocrate. Membre d’une aristocratie, de la noblesse, ou qui en est partisan.

Auguste. Auguste était le titre porté par certains empereurs romains, d'autres ont été appelé César.

Avoué. Seigneur qui avait la charge de gérer les droits et les affaires temporels de l’église sur un certain territoire.


B


Bachelier :
- jeune noble qui aspirait à devenir chevalier en servant sous la bannière d'un seigneur pour y apprendre le métier des armes ;
- chevalier qui n'avait pas de vassal ou pas assez pour lever une troupe sous sa propre bannière et marchait donc sous l'étendard d'un chevalier banneret ;
- noble n'ayant pas de fortune ;
- bachelier d'armes, celui qui avait été vainqueur lors de son premier tournoi ;
- jeune homme noble ;
- par extension, et désuet, jeune homme, en particulier, jeune homme à marier.

Bachelière. Jeune fille noble.

Bailli :
- officier royal de la noblesse d’épée, au nom duquel la justice se rendait sur l’étendue de son ressort, et qui avait droit de commander la noblesse de son district, lorsqu’elle était convoquée pour l’arrière-ban ;
- officier royal de la noblesse de robe qui rendait la justice sur l’étendue de son ressort ;
- officier qui rendait la justice au nom d’un seigneur ;
- dans l’ordre de Malte, chevalier revêtu d’une dignité qui le mettait au-dessus des commandeurs et qui lui donnait le privilège de porter la grand-croix.

Baillive. Épouse d’un bailli.

Banneret, chevalier banneret. Seigneur noble qui peut arborer une bannière au combat, regrouper ses vassaux (des chevaliers) en une unité et de les diriger. Le banneret doit donc disposer de finance pour entretenir les troupes nécessaires pour lever sa bannière au combat et la défendre.

Baron. Baron est un titre de noblesse. Dans la hiérarchie moderne des titres de noblesse, baron est un titre inférieur à celui de vicomte, mais supérieur à celui de chevalier. Au Moyen Âge, le terme baron désigne tout membre de la haute aristocratie, qui tient directement son fief du roi. La femme d'un baron porte le titre de baronne.

Baronne. Voir Baron.

Baronnet. Baronnet (en anglais, Baronet) est un titre de noblesse britannique, d'un rang intermédiaire entre chevalier et pair.

Basileus. Basileus signifie roi en grec ancien. Le terme, utilisé dans la Grèce antique, désignait entre autres les empereurs romains pour les Grecs, et c'est pourquoi il est aussi le titre des empereurs byzantins, ou empereurs romains d'orient. À partir du règne d'Héraclius en 610, les empereurs byzantins portent le titre de basileus.

Bey, bek, beg, ou beigh. Titre turc désignant à l'origine un chef de clan. Historiquement, de nombreux chefs turcs et perses furent appelés bey, beg ou beigh. Le beylicat désigne à la fois le pouvoir et le territoire (beylik) sur lequel s'exerce le pouvoir du bey. Ce titre avait jadis la plus haute importance, c'était le seul titre d'un grand nombre de souverains turcomans ou de khans tartares, et entre autres de Tamerlan.

Bordager, bordier. Exploitant agricole d'une borderie (petite métairie).

Bourgeois, Bourgeoisie :
- à l’origine le terme de bourgeois désigne un habitant d’un bourg, et c’est donc le développement des villes en Europe qui a permis le développement de la bourgeoisie ;
- ensuite un bourgeois désigne une personne faisant partie de la catégorie sociale aisée de la bourgeoisie.

Bouteiller. Officier qui avait l’intendance de tout ce qui concernait la bouche et spécialement du vin, s'il officie pour le roi de France il porte le titre de grand bouteiller de France. Peut s'écrire boutiller, bouteillier, boutillier.


C


César. César était le titre porté par certains empereurs romains, d'autres ont été appelé Auguste. Ce titre donnera les appellations d'autres chefs d'État : Kaiser en Allemagne ; Tsar (orthographié Czar avant 1914) en Russie, Bulgarie et Serbie ; Császár, prononcé tchassar en Hongrie ; Kaysar dans l'Empire ottoman ; Gesar au Tibet.

Châtelain :
- le terme Châtelain désigne, dans certains cas, un seigneur qui possède un château et les terres attenantes ;
- il désigne aussi, de la même manière, le locataire d’un château ;
- avec le développement de la féodalité ce terme a impliqué une signification juridique particulière (voir prévôt). Sous les Carolingiens, le châtelain était originellement un officiel de la cour. À partir de la fin du XIIe siècle et pendant tout le Bas Moyen Âge, le châtelain est un officier chargé de tenir le château et ses environs pour un seigneur important.

Chevalier. Au Moyen Âge, le chevalier est un combattant ou un noble qui est admis dans un ordre de chevalerie par l'adoubement.

Chevalier à pennon. Simple chevalier vassal d'un banneret, mais qui possède quand même une petite unité. Cette unité se distingue par un étendard triangulaire appelé pennon.

Chevalier bachelier. Voir bachelier.

Chevalier banneret. Voir banneret.

Comte. Comte est un titre de noblesse dont l'origine remonte aux premiers empereurs romains. Il s'agit du plus ancien titre de haute noblesse conféré en Europe et toujours l'un des plus élevés de la hiérarchie nobiliaire européenne.
En France, sous l'Ancien Régime, la dignité des titres dépendait de leur ancienneté, tous titres confondus (sauf celui de duc traditionnellement conféré aux anciennes familles souveraines qui conservaient donc une préséance) tandis que leur hiérarchie dépendait des hommages. Pourtant, le XIXe siècle inventa une hiérarchie nobiliaire divergente, la dignité de comte y est conçue comme précédée de celles de duc et de marquis et suivie par celles de vicomte, vidame et de baron.

Consort. Conjoint, n'ayant pas de pouvoirs souverains, d'un roi ou d'une reine eux-même souverains et régnants sur leurs royaumes.


D


Damoiseau, ou donzel. Désigne un jeune homme de la noblesse qui n'avait pas encore été adoubé chevalier.

Damoiselle, demoiselle ou donzelle. Épouse d'un jeune homme de la noblesse qui n'avait pas encore été fait chevalier.

Dauphin. Dauphin fut d'abord le surnom, puis le titre des seigneurs du Dauphiné, comtes de Viennois et à partir de 1349 le titre porté par le fils aîné du roi de France. Il désigne alors l'héritier présomptif de la couronne, jusqu'à son sacre.

Donzel. Voir damoiseau.

Donzelle. Voir damoiselle.

Duc. Le duc est le titre nobiliaire le plus élevé après le prince, le roi ou l’empereur. Le titre de comte vient ensuite. Au Moyen Âge, les duchés sont les plus grandes principautés après les royaumes. À l'origine, titre militaire puis politico-militaire dans une région frontalière de l'Empire romain.

Ducal, e, aux. Qui qualifie ce qui est en rapport avec un duc, une duchesse, ou un duché.

Duchesse :
- femme du duc, ou femme qui possède un duché ;
- faire la duchesse, c’est affecter des attitudes et des manières hautaines.


E


Empereur. Empereur est un titre monarchique masculin, par élection ou héréditaire, porté par le souverain d'un Empire. A la même place une femme est appelée Impératrice.

Échanson :
- officier qui était chargé de servir à boire à une divinité, à un roi, à un prince ;
- par extension, personne qui sert à boire ;
- par extension, personne qui donne quelque chose, comme on sert à boire ;
- l'échansonnerie est le corps des échansons au service dʼun prince, ce mot désigne aussi l'endroit dʼun palais ou lʼon conserve le vin.

Émir. Émir est un titre de noblesse utilisé dans le monde musulman. En arabe, il est celui qui donne des ordres. Le territoire dirigé par un émir se nomme émirat (principauté en français). Le mot émir peut signifier prince (émira désignant princesse) lorsqu'il désigne une personne régnant sur un territoire, ou général lorsqu'il désigne un commandant d'armée.

Émira. Voir Émir.


F


Favorite. Les mariages des souverains (et de la plupart des nobles) étant la plupart du temps arrangés à des fins d’alliance politique, ces messieurs entretenaient fréquemment des favorites appelées aussi maîtresses royales.


G


Gentilhomme. Désigne une personne qui est de naissance noble.

Gospodar. Voir Hospodar.

Grand bouteiller de France. Grand officier de la couronne qui avait l’intendance de tout ce qui concernait la bouche et spécialement du vin. Peut s'écrire boutiller, bouteillier, boutillier.

Les grands de. Désigne les membres les plus importants de la noblesse d'un pays, d'un royaume.

Grand-duc. Grand-duc est un titre de noblesse équivalent à celui de prince régnant ou non sous un régime monarchique, ou parfois équivalent à celui de duc dans les pays républicains et démocratiques. Il est utilisé différemment selon les pays.

Grand-prince. Grand-prince est un titre de noblesse, honorifique inférieur à celui d'empereur, mais supérieur à celui de prince souverain ou de prince royal. Ce titre est commun dans plusieurs pays d'Europe centrale, du nord et de l'est.

Gueux, gueuse :
- mendiant qui demande l’aumône ;
- indigent, nécessiteux, qui s’attire le mépris ;
- personne qui est dans la gêne, dont les ressources sont au-dessous de son état ;
- par extension, coquin, fripon ;
- au féminin, une gueuse est une femme de mauvaise vie.

Gueux de l’ostière. Mendiant qui allait de porte en porte.

Gueux fieffé. Mendiant qui se tenait toujours à la même place (sur le même fief).

Gueux revêtu. Homme d'origine modeste qui a fait fortune (nouveau riche), et qui en est devenu arrogant.


H


Héraut. Officier chargé de porter les déclarations de guerre, demande de trêve, de paix, les sommations. Il règle les cérémonies et les jeux. Spécialiste de l’héraldique, il contrôle le titre de noblesse des chevaliers.

Hiérarchies des titres de noblesse (nobiliaire). Les titres de roi, dauphin, prince et leurs variantes ne sont pas des titres de noblesse mais des positions dans la famille du roi de France.
Hiérarchie nobiliaire :
- Duc ;
- Marquis ;
- Comte ;
- Vicomte ;
- Baron ;
- Banneret ;
- Chevalier ;
- Écuyer/damoiseau/bachelier (dans le sens, noble généralement jeune, pas encore adouber).

Hobereau, houbereau. Désignation péjorative d'une personne de basse noblesse provinciale.

Hospodar. Hospodar ou gospodar est un terme d’origine slave, qui signifie seigneur qui donne, souverain.


I


Impératrice. Voir Empereur.


J


Jacques. Un jacques est le nom péjoratif donné par la noblesse aux paysans et personnes de basses classes.


K


Khan, kan. Khan est un titre signifiant dirigeant en mongol et en turc. Le terme est parfois traduit comme signifiant souverain ou celui qui commande. Le féminin mongol de khan est khatoun. Un khan contrôle un khanat. Pour les hauts rangs, on se sert du titre de khagan. Le titre de khan était un des nombreux titres utilisés par les sultans de l'empire ottoman, ainsi que par les dirigeants de la Horde d'or et les états descendants.

Khagan. Khagan ou Grand Khan est un titre équivalent à celui d'empereur dans les langues mongole et turque. Le titre est porté par celui qui dirige un khaganat (empire, plus grand qu'un khanat). Khagan peut également être traduit par Khan des Khans, expression signifiant roi des rois. Les Avars, les Proto-Bulgares, les Khazars, entre autres, appelaient leurs chefs de ce nom.

Khatoun. Voir Khan, kan.


L


Lètes. Le terme lètes dérive du terme germanique “Laeten” signifiant les laissés, en l’occurrence les membres de certaines tribus épargnés par l’armée romaine après leur défaite. Le terme latin (Latus au pluriel Laeti) apparaît pour la première fois en 297 après des représailles contre un raid alaman, mais le statut existait déjà avant.
Il correspond en effet dans le droit romain à la condition de déditice, la privation de tout droit civique, qui place directement sous le pouvoir de l’empereur. Les “barbares” soumis étaient désarmés et déplacés de force vers les terres de l’Empire (saltus ou terres défrichées et cultivées conquises), qu’ils devaient défricher et/ou cultiver. Les hommes étaient en outre astreints au service militaire obligatoire, devenant ainsi des sujets de l’Empire, mais placés directement sous domination militaire, contrairement aux vrais Gallo-Romains qui pouvaient recourir à l’administration civile.
Du point de vue romain, cette manœuvre permettait de revaloriser les terres délaissées par leurs populations traditionnelles (c’est le cas en Dacie, Pannonie et en Illyrie après 375, par exemple) et de remédier aux problèmes de recrutement de l’armée tout en éloignant structurellement une menace pour le limes.
Du point de vue germanique, cette condition est extrêmement infamante. Le vaincu, est déplacé, forcé à devenir fermier et privé de ses armes, qui étaient la marque de son statut d’homme dans la tradition gauloise ou germaine. Lors du service militaire, les jeunes hommes étaient tondus (les cheveux longs étaient aussi une marque de liberté... et de noblesse dans la Gaule chevelue).
Les enfants de ces vaincus restent des lètes, mais ceux qui survivent à une carrière militaire complète pourront accéder à la pleine citoyenneté.
Il convient de différencier les lètes des peuples fédérés comme les Goths, qui eux, gardent une autonomie (le foedus est un contrat d’égal à égal et non une soumission).

Leude. Les leudes étaient des membres de la haute aristocratie durant le Haut Moyen Âge. Ils étaient liés au roi par un serment (le leudesamium) et des dons.

Leurs Altesses. Voir Son altesse.

LL. AA. Leurs Altesses. Voir Son altesse.


M


Maire du Palais. Dignitaire de la cour mérovingienne qui se substitua peu à peu au roi.

Maîtresse royale. Voir favorite.

Manant. Paysan, vilain ou habitant d’un village.

Marquis :
- seigneur de rang comtal, qui était préposé à la garde d’une marche territoriale à l’époque carolingienne ;
- titre de noblesse entre le comte et le duc.

Monarque. Un monarque est un dirigeant, représentant ou chef d'État, qui peut être héréditaire ou élu. Une nation ou un État dirigé par un monarque est appelé une monarchie. Un système de gouvernement impliquant un monarque est une monarchie.
Le mot roi désigne un monarque de sexe masculin, à moins qu'il soit désigné sous un autre titre tel qu'empereur dans le cas où il dirige un empire. Le mot reine est appliqué à une femme monarque (une reine régnante). Une monarchie dirigée par un roi ou une reine s'appelle un royaume.

Monseigneur, ou messire. Pour faire simple, au début tous chevaliers pouvaient être appelés ainsi dès lors qu'ils étaient adoubés, puis seul la haute noblesse et le haut clergé voire seul le souverain pouvaient bénéficier de ce qualificatif. Plus tard les roturiers, se le sont attribué sous la forme messire, puis monsieur ou messieurs.


N


Noble :
- personne faisant partie d’une aristocratie dirigeante ou foncière, souvent dynastique ;
- personne anoblie par un roi, un prince ou un duc, généralement pour l’aide qu’elle a apportée à l’État.

Noblesse de robe. Sous l’Ancien Régime, noblesse qui vient de fonctions dans la magistrature.

Noblesse d’épée. Noblesse qui vient de fonctions militaires.


O



P


Page.. Aux environs du XIIIe siècle, de plus en plus souvent, les garçons d’origine noble quittent leur famille vers 7 ans. Il devenait page chez un autre noble jusqu’à 14 ans. Avant de devenir l’écuyer d’un chevalier.
Il recevait les bases de l’éducation d’un futur noble, tout en rendant de menu service. Il apprenait entre autres, à monter et soigner son cheval, à couper la viande à table, etc.

Patrice.. Patrice est un titre de l'Empire Romain, créé par Constantin Ier. Il continue d'exister comme titre honorifique en Occident après la fin de l'Empire Romain d'Occident, et dans l'Empire Byzantin.

Porte-arquebuse. Officier qui portait le fusil du roi ou des princes de la famille royale, à la chasse.

Prédicat nobiliaire ou honorifique. Le prédicat est un attribut qui proclame ou annonce. Les prédicats nobiliaires sont l'ensemble des appellations de politesse et marques de respect en usage dans la noblesse. Chaque pays a ses codes en fonction de son histoire, mais généralement tous utilisent les prédicats Sa Majesté ou Sa Majesté impériale. L'usage est parfois différent à l'oral et à l'écrit, ainsi que lorsque on s'adresse à une personne ou que l'on parle d'elle.

Prévôt. Le terme prévôt vient du latin præpositus, préposé. Au Moyen Âge, le prévôt est un agent du seigneur ou du roi chargé de rendre la justice et d’administrer le domaine qui lui est confié.
- À partir du XIe siècle, les Capétiens retirent l’administration du domaine royal aux nobles pour la confier à des prévôts, généralement des roturiers aisés, qui possèdent le droit de percevoir les revenus du roi dans leur conscription ou prévôté. Cette pratique, bénéfique pour les finances royales, entraîne rapidement de graves abus et, dès la fin du XIIe siècle, le prévôt est contrôlé par un bailli dit “itinérant”, puis, au XIIIe siècle, par un bailli et un sénéchal à poste fixe. Le prévôt était au Moyen Âge l’intendant d’un domaine seigneurial et avait pour rôle d’administrer, de juger et de percevoir les taxes. Il était subordonné au bailli. Il était en outre chargé de gérer les biens et les revenus pour le compte d’un maître, d’un seigneur laïc, ou d’un ecclésiastique. Le prévôt encaisse les revenus et entretient les bâtiments, châteaux et hôtels royaux. Le prévôt est donc devenu progressivement le représentant du roi et de son pouvoir dans une fraction du domaine. L’ensemble des droits et revenus qu’il prélevait constituait la prévôté. Au XIVe siècle, les prévôts virent leur pouvoir judiciaire s’étendre pour représenter la juridiction de première instance, d’un point de vue civil comme pénal. Lorsque le roi concédait à une ville une charte de franchises ou de commune, il concédait également la prévôté, c’est-à-dire tous les revenus afférents à celui-ci, moyennant le versement d’une somme fixe. Les abus et plaintes des sujets se sont concentrées sur cet office, au point que la mise en garde des prévôtés devint une des revendications majeures de l’opinion. Les prévôts de petite naissance sont mal vus par le peuple.
Les prévôts achètent une charge, c’est le système de l’affermage, l’État abandonne au prévôt la perception des divers impôts en vigueur dans le royaume, moyennant une somme d’argent. Mais ce système pose problème car de ce fait, ils sont difficiles à contrôler et à surveiller. Les prévôts en profitent pour ne plus respecter leurs obligations et font ce qu’ils veulent.
Concernant les finances, les prévôts se chargent de récolter les rentes, à savoir le cens, le champart qui est prélevé sur les récoltes plus les redevances telles que les revenus des péages (prélevés au niveau des ponts par exemple) ainsi les tonlieux sur les marchandises.
- Les prévôts royaux exercent la fonction la plus basse dans la hiérarchie des juges royaux. Cependant, les juges “subalternes” ont eu différentes désignations selon la région où ils exerçaient leur fonction. En Normandie et en Bourgogne, on les appelait des châtelains, dans le Sud, des viguiers. Sa juridiction s’étend au domaine royal.
- Le prévôt seigneurial exerce la même fonction que le prévôt royal mais sa juridiction s’étend aux terres seigneuriales, dépendantes du royaume de France.

Prince. Le titre de prince (du latin princeps, premier) est un titre de noblesse, porté généralement par un homme issu d'une famille princière, parfois royale. Sa forme féminine est princesse. Néanmoins, cette définition est générale, et il peut y avoir quelques différences selon les pays. En France, le titre de prince s'applique essentiellement à la famille royale directe. Au cours de l'histoire, le titre de prince et de principauté fut donné à certains fiefs par l'usage et l'ancienneté de l'appellation. Cependant, lorsqu'il y eut création de princes ou de principautés par le roi, sous l'Ancien Régime ou la Restauration, ce titre n'engendra aucune préséance sur les titres ducaux, qui restaient le rang le plus élevé des titres nobiliaires.

Prince consort. Titre donné au mari d'une reine dirigeante et souveraine de son royaume. Le prince consort (du latin consors, qui partage le sort) n'est pas le souverain de ce royaume, ni d'un autre royaume. Voir roi consort.

Prince du sang. Les princes et princesses du sang de France sont les princes et princesses issus légitimement par les mâles d'un petit-fils de France. En abrégé, on parle de princes du sang.

Prince-électeur. Les princes-électeurs étaient des princes, des souverains, des personnages de la haute noblesse ou du haut clergé qui ont une fonction élective d'un souverain notamment dans le Saint-Empire romain germanique.

Prince héritier. Dans les régimes monarchiques, le terme de prince héritier ou de prince héréditaire désigne celui des membres de la famille souveraine qui succédera au monarque (roi, empereur, prince souverain, etc.) sur le trône. Dans la plupart des pays, le prince héritier porte un titre particulier. On qualifie d’héritier présomptif l'héritier du trône qui pourrait être déchu de sa position en cas de naissance d'un autre prince, mieux placé que lui dans l'ordre de succession dynastique.

Prince royal. Titre de l’héritier présomptif de la couronne dans certains royaumes (aîné des descendants, dauphin).

Princesse. Voir prince.

Princesse royale. Le titre de princesse royale (en anglais Princess Royal) est un titre généralement, mais pas automatiquement, accordé à la fille aînée du souverain britannique. C'est un titre accordé à vie, et il ne peut y en avoir qu'une. C'est en partie à cause de ça que le titre n'est pas accordé automatiquement. La princesse royale n'est pas automatiquement héritière du trône. Ainsi, la reine Élisabeth II ne fut jamais princesse royale car ce titre était déjà porté par sa tante la princesse Mary, comtesse de Harewood.


Q



R


Reine :
- titre donné a la dirigeante d'un état ou pays appelé royaume ; son mari qui n'a pas droit au titre de roi est souvent appelé prince consort ;
- épouse du roi, appelé aussi reine consort.

Reine blanche. Surnom donné aux veuves des rois de France.

Reine douairière. Synonymes de reine mère.

Reine mère. À la mort d'un roi, ce titre donné à sa veuve, lorsque l’un de leurs fils devient le nouveau roi.

Reine régente. Épouse du roi qui dirige le royaume en absence du roi, ou pendant la minorité de son fils, futur roi, après la mort de son époux.

Roi, roy. Titre donné au dirigeant d'un état ou pays appelé royaume. Il est au sommet de la hiérarchie de la noblesse. Ce titre est obtenu soi par héritage, soi par élection le plus souvent par les membres de la haute noblesse.

Roi consort. Titre donné au mari d'une reine dirigeante et souveraine de son royaume, mais qui est lui-même souverain de son propre royaume. Le roi consort (du latin consors, qui partage le sort) n'est pas le souverain du royaume de la reine, sauf dans de rare cas où la reine a accordé ses pouvoirs à son mari.
Dans le cas d'un prince consort (voir prince consort) ayant obtenu de la reine les pouvoirs de souverain, il peut se voir attribuer le titre de roi consort.

Roitelet. Littéralement petit roi, roi d'un petit pays. C'est un roi dont le pouvoir est faible, ce terme est souvent utilisé de façon péjorative.

Roture :
- condition d’une personne ou d’un héritage qui n’est pas noble ;
- la roture désigne l’ensemble des roturiers.

Roturier, Roturière. Personne qui n’est pas noble.


S


S.A. Voir Son Altesse.

Sabre-peuple. Dirigeant politique ou militaire qui réprime ou fait réprimer le peuple de façon violente, jusqu'au massacre.

Sa Béatitude. Formule de politesse pour parler d'un patriarche chrétien oriental. En abrégé, on écrit : S.B. (au pluriel, Leurs Béatitudes, LL. BB.)
Voir aussi Son Altesse.

Sa Grâce. Formule de politesse pour parler d'un duc ou d'une duchesse en Grande-Bretagne. En abrégé, on écrit : S.Gr. (au pluriel, Leurs Grâces, LL. GGr.)
Voir aussi Son Altesse.

Sa Majesté. Formule de politesse "à large spectre" pour parler d'un empereur, d'un roi ou d'un prince voire de leur épouse. En abrégé, on écrit : S.M.
Voir aussi Son Altesse.

Sa Majesté Impériale. Formule de politesse pour parler d'un empereur ou de son épouse. En abrégé, on écrit : S.M.I.
De façon moins courante, on utilise le prédicat, Son Impériale Majesté.
Voir aussi Son Altesse.

Sa Sainteté. Formule de politesse pour parler du pape. En abrégé, on écrit : S.S.
Voir aussi Son Altesse.

Sa Seigneurie. Formule de politesse pour parler d'un pair d'Angleterre ou d'un ancien pair de France. En abrégé, on écrit : S.S.
Voir aussi Son Altesse.

Seigneur :
- propriétaire féodal ;
- personne noble de haut rang ;
- en grand seigneur, signifie avec luxe, magnificence, ou avec noblesse ;
- être grand seigneur signifie dépenser sans compter ;
- le Seigneur autre nom de Dieu.

Sénéchal. À l’origine ce terme désigne le doyen/chef des serviteurs, au fil du temps il désigne un officier au service du roi, d’un seigneur, d’un membre du clergé dans différentes fonctions.

Serf. Sujet non libre de statut héréditaire, soumit à la dépendance du seigneur, frappé d’incapacités, d’obligations et de redevances.

Serviteur des serviteurs de Dieu. L'un des titres du pape, (Servus Servorum Dei).

Sire. Titre porté par les seigneurs à partir du XIIIe siècle, puis donné aux empereurs et aux rois.
Un triste sire , est une personne peu recommandable.

S.M. Sa Majesté. Voir aussi Son Altesse.

S.M.I. Sa Majesté Impériale. Voir aussi Son Altesse.

Son Altesse. Formule de politesse honorifique (prédicat nobiliaire) pour s’adresser ou pour parler d'un prince ou à une princesse, pour éviter l’utilisation du pronom vous, jugé irrévérencieux. Par abréviation, on écrit : S.A.
Pour s'adresser à un prince ou une princesse, on utilise aussi le prédicat Votre Altesse, en abrégé V.A.
Pour parler de plusieurs princes ou princesses, on utilise le prédicat nobiliaire : Leurs Altesses, en abrégé : LL. AA.
Pour s'adresser à plusieurs princes ou princesses, on utilise le prédicat Vos Altesses, en abrégé VV.AA.
Suivant à quelle personne on s’adresse, on rajoute souvent un adjectif comme Royale, Impériale, etc :
- Son Altesse Royale (S.A.R.), si la personne est fils ou fille de roi (au pluriel, Leurs Altesses Royales, LL. AA. RR., même principe pour les suivants) ;
- Son Altesse Impériale (S.A.I.), si la personne est fils ou fille d'empereur ;
- Son Altesse Sérénissime (S.A.S.), si la personne est le souverain d’une principauté comme Malko Linge ou plus sérieusement Albert II de Monaco ;
- Son Altesse Éminentissime (S.A.E.), si la personne est le Grand Maître d’un Ordre.

Son Éminence. Formule de politesse pour parler d'un Cardinal. En abrégé, on écrit : S.E. (au pluriel, Leurs Éminences, LL. EE.)
Voir aussi Son Altesse.

Son Excellence. Formule de politesse pour parler d’un ambassadeur, d’un consul, d’un archevêque ou d’un évêque. En abrégé, on écrit : S.E., pour un ambassadeur ou un consul, (au pluriel, Leurs Excellences, LL. EE.) et S.Exc, pour un archevêque ou un évêques, (au pluriel, Leurs Excellences, LL. EExc.).
Voir aussi Son Altesse.

Souverain, souveraineté :
- le mot souverain dans le sens où il désigne le détenteur d’un pouvoir suprême (souveraineté) sur un groupe d’hommes ; historiquement, le souverain est un prince, à la tête d’une aristocratie, et porte souvent le titre de roi et parfois d’empereur ; c’est pourquoi il est devenu synonyme de roi ou de monarque ; c’était à l’origine le seul à pouvoir décider en dernier lieu, de par sa qualité, d’un acte de gouvernement de son État ;
- cette idée qu’un seul peut gouverner sans que sa décision ne puisse être contestée en dernier ressort explique qu’on parle parfois d’une décision souveraine lorsque celle-ci s’impose à tous ;
- avec le développement de certaines formes de démocraties, dans quelques périodes de l’antiquité (République romaine, et surtout Grèce classique), et le développement de cette idée depuis le XVIIe siècle, la notion de puissance de souveraineté peut également s’appliquer à un groupe d’hommes libres, et non plus seulement à un seul homme ; on parle ainsi du peuple souverain lorsque les citoyens d’un pays prennent part à la vie politique de leur État.

Sultan. Sultan est un titre porté par des monarques musulmans depuis l'an 1000 environ. Un territoire gouverné par un sultan est un sultanat. L'épouse ou concubine d'un sultan, ou un sultan féminin, est appelée une sultane. Dans l'ancien Empire ottoman, la mère du sultan régnant est appelée sultane validé.

Sultane. Voir Sultan.

Sultane validé. Voir Sultan.

Suzerain. Dans le système féodal, le suzerain est un seigneur qui octroie un fief à son vassal lors de la cérémonie de l’hommage.


T


Titre de courtoisie. Titre qui n'a pas d'existence régulière. Historiquement, les titres de courtoisie étaient ceux pris par les personnes admises aux honneurs de la cour.
Cette expression désigne un titre dont la source n'est pas l'érection d'une terre en titre par des lettres patentes du roi (ou par un décret pris en Conseil d'État par la suite) ou qui ne s'est pas transmis régulièrement depuis.
Un titre de courtoisie n'est pas non plus un titre de fantaisie : celui qui le porte a sur lui un réel droit de possession qui peut être constaté judiciairement. Il peut interdire à une autre personne de le porter ou de le relever.

Triste sire. C'est une personne peu recommandable.


U



V


V.A. Votre Altesse. Voir Son Altesse.

Vassal. Dans le système féodal, le vassal est un seigneur ou un chevalier qui a reçu un fief de son suzerain lors de la cérémonie de l’hommage. En contre partie le vassal se reconnaît comme l'homme de celui-ci qui devient son suzerain. Il lui doit dès lors fidélité, conseil, aide financière et militaire. Voir page féodalité.

Vavasseur ou vavassal. Du latin médiéval vassus vassorum (vassal des vassaux), était le vassal d’un seigneur lui-même vassal. C’est un titre des débuts de la féodalité, qui a disparu par la suite. Le titre existait déjà à l’époque carolingienne.

Vice-reine :
- épouse d'un vice-roi ;
- plus rarement, représentante du roi dans une province ou une colonie.

Vice-roi. Ce titre est donné par le roi à une personne le représentant dans une province ou une colonie.

Vicomte :
- suppléant du comte, puis seigneur possédant la terre sur laquelle s’exerçait cette charge ;
- noble dont le titre est directement inférieur au comte.

Vidame. Représentant temporel d’un évêque, d’un abbé, chargé de le défendre et de commander ses troupes. Titre de noblesse français assez rare.

Vilain :
- paysan libre par opposition au serf ;
- villageois par opposition au bourgeois ;
- roturier par opposition noble.

Voïvode. Voïvode est un terme d’origine slave, qui désigne au départ le commandant d’une région militaire. Il était utilisé à l’époque médiévale dans toute la zone de l'Europe centrale et orientale. En Serbie, la région de Voïvodine porte son nom en souvenir de ce titre, porté par les différents princes serbes qui ont gouverné ce territoire. Malgré son origine slave, il est aussi utilisé en Roumanie, pays de langue romane, et en Hongrie, pays de langue finno-ougrienne.

Vos Altesses. Voir son Altesse.

Votre Altesse. Voir son Altesse.

VV.AA. Vos Altesses. Voir son Altesse.


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