STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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mardi 6 mai 2014

Les casques


Évolution du casque au Moyen Âge
Évolution du casque au Moyen Âge


A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z




A


Apex. Partie supérieure d'un casque, appelé aussi timbre ou calotte, qui peut être pointue, arrondie, ou plat.

Armet. Casque fermé, avec plusieurs pièces articulées, qui était en usage du XIVe au XVIe siècles. De l’ancien français helmet signifiant petit heaume.

Armet à rondelle.


B


Barbière. Pièce d’armure protégeant du cou jusqu’à la bouche. C’est une sorte de bavière.

Barbute. La barbute est un heaume d’acier inventé à la fin du XIVe siècle. Il s’agit d’une évolution du bassinet. Utilisé surtout en Italie et en Suisse au XVe siècle, son nom vient de l’italien barbotta car la large visière en « T » laissait apparaître la barbe du soldat. C’est un casque lourd, protégeant toute la tête et souvent renforcé par une crête à son sommet. Fait rare pour un casque médiéval aussi enveloppant, la barbute permet une bonne visibilité et une bonne aération. Utilisée principalement par les fantassins, il n’était cependant pas rare que la barbute soit portée par des officiers de cavalerie légère, mais rarement par les nobles qui lui préféraient la salade.

Bassinet, bascinet ou bacinet. Le bassinet est un heaume médiéval européen à visière apparu vers le début du XIVe siècle. Il dérive de la cervelière par extension des pièces de fer sur les joues et le cou et remplaça progressivement le grand heaume du XIIIe siècle.
Le petit bassinet, version première apparentée à la cervelière, sans visière, était porté sous de plus grands heaumes. Après les premiers coups de lances, le grand heaume était souvent retiré pour le combat au corps-à-corps, au cours duquel il gênait la respiration et la vision. Porter un casque plus petit en dessous apportait un avantage certain.
Pour protéger le nez et une partie du visage, une fois le heaume retiré, furent développés un petit nasal puis un masque de plus en plus complet. À partir de la moitié du XIVe siècle, la plupart des chevaliers d’Europe abandonnent le grand heaume dans son ensemble, trop lourd, pour le bassinet, à présent muni d’un ventail à charnières relevable.

Bassinet à bec de passereaux. La visière ou ventail de forme conique qui lui donnait une apparence de museau ou de bec. On lui donne aussi le nom de heaume à tête de chien.

Bassinet à grille. La visière est remplacée par une grille de forme arrondie. Cette version de bassinet est utilisée lors de tournois.

Bavière. Partie de l’armure destinée à protéger le cou et le menton. On confond souvent la Bavière avec le gorgerin, la différence étant que la Bavière est dotée d’une coque articulée ou non, venant protéger le cou et le menton.
Avec la salade, comme au XVe siècle, la Bavière est fixée à la partie supérieure de la cuirasse. Quand il s’agit de l’armet, la Bavière fait partie du casque et est mobile autour des mêmes pivots que le ventaille.

Berruier, berruyer. C’est une sorte de casque ressemblant à la barbute, sans visière et avec des brides jugulaires (XVe).

Bourguignote, bourguignotte : - casque de fer poli qui différait de la salade en ce qu'elle n'avait pas de mézail et laissait le visage à découvert, comme les casques grecs et romains, auxquels elle ressemble beaucoup. Elle portait en outre, comme le heaume, une crête ou avance destinée à protéger les yeux, plus deux plaques nommées oreillères ;
- bonnet militaire rembourré, garni d'étoffe, de mèches, pour garantir des coups de sabre.


C


Cabasset, cabacet. Sorte de casque type morion au XVIe siècle.

Calotte. Partie supérieure d'un casque, appelé aussi timbre ou apex, qui peut être pointue, arrondie, ou plat.

Camail. Protection souple constituée d’anneaux de métal (maille) recouvrant le cou, le haut des épaules, et parfois la tête.
Aussi connu sous les termes de cap-mail, cap-malha, capmailh, coëffet pour les modèles les plus anciens, ou avental, aventail, voir ventail sous des formes de camail de bassinet.
On trouve deux formes de camail :
- une bande de tissu de mailles, fixée au bas d’un casque ; dans ce cas, certains camails ne protégeaient pas complètement la tête, mais seulement le cou ; c’est le camail de casque appelé aussi colletin de maille ; le camail était attaché à une lanière de cuir maintenue sur le bord inférieur du casque par une série d'agrafes (les vervelles) ;
- une sorte de chaperon, de capeline avec capuche ; ce type de protection peut aussi être nommé cervelière ou coëffete ; les camails de ce type furent souvent directement intégrés aux cottes de mailles ; dans ce cas, ils affectaient la forme d’une capuche, que l’on pouvait plus ou moins refermer par un laçage, afin de protéger le cou ; suivant la nomenclature actuelle, seuls les camails fermés sur le devant, ou pouvant se refermer sur le devant (protection du cou) devraient être appelés camails.
Les protections de même type sans capuches tel le colletin de maille (protection des épaules et de la gorge) seraient plutôt à classer dans les gorgerins.

carnet. Voir mézail.

Casque. Un casque est une pièce d’armure destinée à protéger la tête contre les conséquences d’une blessure à la tête, pouvant mettre hors combat, voire être mortelle. Il est dans certains cas aussi utilisé comme signe de reconnaissance.

Casque à écailles. Casque constitué d'écailles métalliques, fixées sur une calotte de cuir ou sur une cervelière.

cassis. Vient du latin, le cassis est un casque en métal de la période antique.

Cervelière. La cervelière est une coiffure de mailles ou de plaques de fer enveloppant exactement la partie supérieure du crâne comme une calotte, en usage en Europe Occidentale au Moyen Âge.
À partir de la moitié du XIIIe siècle apparaît une cervelière de mailles qui se porte alors sur un camail de peau. Elle prend une forme cylindrique ou sphérique, ce qui permet le port d’un heaume par-dessus. Les maillons qui la composent sont souvent rivetés ”à grain d’orge” et en reçoivent quatre autres.
La cervelière de plates est forgé d’une ou plusieurs pièces de métal. Certaines de ces cervelières se portaient sur le camail de mailles, d’autres remplaçaient la partie supérieure. Dans ce dernier cas, la cervelière était capitonnée et le camail s’attachait à son bord inférieur.
Le dessin de la cervelière de plates prenait la forme d’une bombe, sans rebord, pointe ou partie saillante. Celles qui se posaient sur le camail possédaient parfois une visière peu saillante, mais ne pouvaient alors pas se porter sous le heaume.

Chanfrein. C'est l'équivalent du casque du cheval.

Chapel, chapel de fer ou chapel de Montauban. Ce type de casque existe depuis l’Antiquité et sera utilisé pendant tout le Moyen Âge sous diverses formes. La partie supérieure est tronconique ou en forme de calotte, avec un rebord plus ou moins développé.
Chapel de fer

Cimier. Ornement qui surmonte un casque ou un heaume. À ses débuts, il sert à agrandir la silhouette de son porteur. Il devient ornement de parade, destiné à frapper l'imagination des spectateurs lors des tournois. Ultérieurement, sur certain casque il devient une pièce attenante à celui-ci.
Parfois utilisé en héraldique, où il est particulièrement convolutif, dans les ornements extérieurs de l’écu.

Clinque. Lame de métal rajoutée au casque pour en augmenter la surface de protection comme un nasal, des oreillettes, un couvre-nuque.

Colletin de maille. Une bande de tissu de mailles, fixé au bas d’un casque, retombant sur les épaules. Il assure la protection du cou. Voir camail.

Cornes. Casque à cornes.


D



E



F


Frontal. Parties en haut et à l'avant de certains casque.


G


Galea. Désigne à l'origine un casque de peau ou de cuir, par opposition à cassis, qui signifiait un casque de métal. Puis fut employé par tout le monde romain pour indiquer toute espèce de casque.

Galea à rebord. Casque utilisé par les gladiateurs thraces.

Grand bassinet. Version du bassinet apparu au début du XVe siècle par ajout de plus de plaques pour mieux protéger la gorge. La calotte et le ventail devinrent moins anguleux et plus ronds, jusqu'à ce qu'à la fin du XVe siècle, le grand bassinet ait évolué en armet.

Grand heaume. Version du heaume qui a précédé le petit bassinet (début XIVe siècle) et qui était précédé par la cervelière (XIIIe siècle).


H


Heaume. Terme général apparut au XIIe siècle (helme) désignant un casque enveloppant toute la tête. Le modèle ci-dessous est celui que l’on associe le plus souvent à ce nom. Mais on trouve dès l’Antiquité des casques portant d’autres noms, enveloppant toute la tête.

Heaume à tête de chien. Voir bassinet à bec de passereaux.

Heaume crapaud, à tête de crapaud. Apparu à la fin XIVe siècle, avec ses surfaces fuyantes qui permettent de dévier les coups et il est très utilisé dans les tournois et joutes.

Heaume à timbre plat. Les heaumes à timbre plat sont attestés dès 1099, par le sceau de Richard Cœur de lion. Le heaume à timbre plat est composé d’une plaque de métal formé en un cylindrique, où est riveté sur le dessus un disque ovoïde formant l’apex. On découpe ensuite des fentes pour la vision et l'aération.

Heaumier. Le heaumier est le spécialiste fabricant de heaume.

Huvette, huvete. Casque métallique léger, ou couvre-chef de cuir.


I


Intégral. Version moderne du heaume, utilisé par certains chevaliers de la route sur leurs chevaux métalliques à deux roues.


J


Jugulaire. La jugulaire est une sangle permettant de retenir un couvre-chef et passant sous le menton.


K


Krános. En grec ancien, casque.


L


Lambrequin. Couvre casque en tissu pour se protéger du soleil. Repris en héraldique, souvent comme ornement extérieur en forme de long ruban festonné qui part du casque ou le survol et entoure parfois l’écu. La couleur des lambrequins reprend généralement celle de l'écu. Le dessin devient de plus en plus élaboré.


M


Masque (d'escrime). Système de protection qui se pose sur la tête maintenu à l'arrière par une languette ajustable, composé d'un écran d'un treillis métallique très fin et très serré protégeant le visage parfois remplacé par une visière transparente, d'une bavette sous le treillis protégeant le cou.

Mentonnière :
- attache passant sur le menton et retenant une coiffure ou un casque, appelé aussi jugulaire quand elle passe sous le menton ;
- pièce articulée d’une barbute (vers le milieu du XVe siècle) ou d’une bourguignote servant à protéger le bas du visage et le nez. Elle est rivetée par une bielle située sur le frontal (A) et crochetée à deux tétons au niveau du col ou des joues du casque.

Mézail, ventaille, carnet ou viaire. Partie mobile qui se rabat à l'avant du heaume, puis de l'armet. Les trous permettant la vision sont appelés perçures ou vues. Dans certains casques, le mézail se dira à vue coupée lorsque celle-ci est découpée en pleine pièce et à vidaille lorsque la vue se fait entre le haut du mézail descendu complètement et le frontal du casque.

Mézail à bec de moineau, à bec de passereaux, ou de corbeau.

Morion. Le morion est un casque européen apparu en Espagne en usage aux XVIe et XVIIe siècles, ouvert, issu du chapel de fer et proche du cabasset. Il est caractérisé par sa haute crête et de larges rebords très relevés devant et derrière, terminés en pointe. Il est encore porté par les gardes suisses du Vatican, de nos jours.

Morion cabasset. Une des version du morion vers le XVIe siècle.


N


Nasal. Pièce de métal parfois mobile attenante au bas et à l'avant d'un casque de type spangenhelm. Le casque à nasal à été apporté par les Normands et les Saxons.


O



P


Perçures. Voir ventaille.

Petit bassinet. Le petit bassinet, version première du bassinet apparentée à la cervelière, sans visière, était porté sous de plus grands heaumes. Après les premiers coups de lances, le grand heaume était souvent retiré pour le combat au corps à corps, au cours duquel il gênait la respiration et la vision. Porter un casque plus petit en dessous apportait un avantage certain.

Pot-en-tête. Casque léger, porté entre autres par les sergents d'armes à partir du XIIIe siècle.


Q



R



S


Salade. Casque en usage du XVe au XVIIe siècle. Il s’agit d’une évolution du chapel de fer qui eut lieu pendant la première moitié du XVe siècle (à ne pas confondre avec la barbute, parfois appelée salade italienne, bien qu’elle soit essentiellement une variante du bassinet). La coupole de la salade finit sur l’arrière en une queue qui s’allongea au fil du siècle. Certaines salades étaient équipées d’une visière, et d’autres une simple fente s’ouvrant sur l’avant du casque. Une autre variante laissait le visage entièrement sans protection. Il existait une protection pour le menton qui pouvait être portée avec la salade, mais elle était d’usage rare parce qu’elle gênait la respiration et les mouvements de la tête. La salade était certainement le type de casque le plus répandu durant la dernière partie du XVe siècle, et était en usage chez les cavaliers comme chez les fantassins. Pendant le XVIe siècle, elle donna naissance à la bourguignotte.

Secrète. Calotte de fer qui se portait cachée sous un chapeau d’où son nom. Elle était parfois percée de trous pour l'alléger ou l'aérer.

Spangenhelm. Spangenhelm est un terme historiographique allemand désignant le casque composite segmenté en forme d'ogive populaire chez les Germains orientaux. Seul un noble germain de très haut rang pouvait posséder un casque.


T


Timbre, tymbre. Pièce métallique constituant la partie supérieure d'un casque, appelé aussi calotte ou apex, qui peut être pointue, arrondie, ou plat.


U



V


Ventaille, ventail. Appelé aussi mézail, carnet ou viaire, c’est la partie mobile qui se rabat sur le visage à l’avant du casque. Les trous permettant la vision sont appelés perçures ou vues. Dans certains casques, le ventaille se dira à vue coupée lorsque celle ci est découpée en pleine pièce et à vidaille lorsque la vue se fait entre le haut du ventaille descendu complètement et le frontal du casque.
Ainsi se nomme aussi la partie du camail qui se trouve devant la bouche.

Vervelles. Agrafes métalliques disposées sur la limite basse d'un casque pour y fixer un camail par l'intermédiaire d'un lacet de cuir.

Viaire. Voir mézail.

Vidaille. Voir ventaille.

Viking. Le casque viking en fer, en forme de bol avec un nasal parfois additionné de “lunettes”. Le casque est parfois fabriqué d’une seule pièce, mais généralement il est fabriqué à partir de deux ou quatre plaques de fer rivetées ensemble par une bande de fer faisant le tour de la tête au niveau du front et une ou deux bandes passant par le sommet du bol. Sur certains casques, il y avait des camails assujettis et/ou des plaques métalliques sous la partie en forme de bol, pour assurer une protection supplémentaire.
Dans le chapitre XLV (45) de la saga Eyrbyggja, Freysteinn a été protégé d’un coup d’épée au cou par un morceau de corne cousu dans son chapeau de feutre.
On ne trouve pas de cornes sur les casques de combat. Les seuls couvre-chefs qui auraient eu des cornes, seraient éventuellement d’ordre cérémonial voire chamanique.

Vue coupée. Voir ventaille.

Vues. Voir ventaille.


W


Waterloo, Waterloo Bridge. Voir cornes.


X



Y



Z




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