STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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mardi 10 juin 2014

Les armes célèbres

Des armes célèbres par leur nom, leur propriétaire, le lieux ou l'histoire dans lequel elles peuvent se trouver.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z





A


Adhbâ ou al-‘Adb. une des épées de Mahomet. Le nom de cette épée, signifie coupante ou forte.

Arc d'Apollon. Arc du dieu grec Apollon qui est un de ses attributs comme la lyre elle permet d'apporter la peste grâce à des flèches invisibles. Il se sert aussi de son arc pour massacrer les fils et filles de Niobé, qui a osé se moquer de sa mère. Le son de son arc est terrible.
Homère présente avant tout Apollon comme un dieu guerrier archer. Avec sa sœur il donne leur arme aux deux meilleurs archers de la guerre de Troie, le Troyen Pandaros et le Grec Teucros. Ses flèches sont porteuses de mort, elles sèment la peste dans le camp grec, tuant hommes et bêtes. Le seul remède réside alors dans la prière, la purification et le sacrifice car lui seul peut écarter la maladie qu'il apporte.


B


Bad Neighbor, (mauvais voisin). Nom donné par Richard Cœur de Lion à l’un des deux trébuchets utilisés au cours du siège de Saint-Jean-d’Acre en 1191, lors de la troisième croisade.

Baïdhâ. L’un des trois arcs de Mahomet.

Baptême. Épée de Guillaume IV, appelé Fierebrace (qui signifie Bras de Fer), duc d’Aquitaine et comte du Poitou à la fin du Xe siècle.

Al-Battar, ou Battâr. Une des épées de Mahomet. Le nom de cette épée, signifie la batailleuse. On l’appelle aussi “l’épée des Prophètes” car sur sa lame, on y retrouve les noms de David, Salomon, Moïse, Aaron, Josué, Zacharie, Jean, Jésus et Mahomet. Elle appartenait à l’origine à Goliath et porte un dessin représentant le roi David tranchant la tête de Goliath. On retrouve également une inscription en nabatéen. Selon les écrits, c’est cette épée que Jésus utilisera quand il reviendra sur la terre pour combattre Dajjal, l’Antéchrist de la religion islamique.

Le Bouclier arverne. Album de bande dessinée de la série Astérix.


C


Cafra. L’un des trois arcs de Mahomet.

Courtoise. Épée de Guillaume II, comte d’Angoulême. La légende dit que Guillaume, qui portait un sabre d’un acier très tranchant, fendit le corps d’un chef viking par moitié, d’un seul coup de son épée, d’où le surnom de Taillefer, qui vint alors s’ajouter à son nom et à celui de son propriétaire et de sa descendance.

Curtana. C’est une épée symboliquement cassée qui fait maintenant partie des prérogatives royales anglaises traditionnelles incluses dans “les Joyaux de la couronne du Royaume-Uni”. Épée du sacre royal, qui a appartenu au roi et saint Édouard le Confesseur.


D


Dsou’l Feqâr, ou Dhu al-faqar. Une des épées de Mahomet. Son nom signifie la tranchante. Plusieurs sources indiquent que cette épée avait deux pointes.


E


L'Écu de Sobieski, l'Écu, le Bouclier, le Scutum. L'Écu de Sobieski est une des plus petites constellations située sur la Voie lactée à 10° en dessous de l'équateur céleste. Appelé Écu de Sobieski (Scutum Sobiescianumen latin en l'honneur du roi Jean III Sobieski de Pologne en 1690. Le nom latin officiel fut raccourcie en Scutum (Écu ou Bouclier).

Épée de Damoclès. D’après la légende grecque, Damoclès était un courtisan du roi Denys l’Ancien, qui flattait souvent le monarque à propos de ses richesses et du bonheur attaché à sa condition. Pour faire comprendre à Damoclès combien ce bonheur était précaire, le roi l’invita un jour à un banquet. Damoclès était attablé, une épée suspendue au-dessus de sa tête, mais cette épée n’était retenue que par un crin de cheval. C’est pourquoi l’on parle d’une épée de Damoclès pour décrire un danger visible qui nous menace.
Avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête, c'est un danger visible susceptible de se produire d’un instant à l’autre.

Épée de la religion. Suite à une victoire quasi miraculeuse le 8 septembre 1565, contre les Ottomans, le Grand Maître de l’Ordre de Malte Jean Parisot de la Valette reçut de Philippe II roi d’Espagne une épée et un poignard que l’on a appelé l’épée de la religion (la religion était le surnom donné à l’ordre car il défendait la religion).
Ils devinrent un des régalia (ensemble d’objets symboliques de royauté) de l‘investiture des grands maîtres, qui étaient brandis tous les ans lors d’un Te Déum, par le grand maître dans la cathédrale.
Bonaparte s’empara en 1798 de ce trésor, dont il conservera la dague sur son bureau jusqu’à la fin de son règne. Bonaparte l’a confiée à son orfèvre Martin-Guillaume Biennais, afin qu’il réalise un fourreau digne d’elle.
Désormais conservés au Louvre (salle Richelieu 24).


F


Fâdhila, ou Dsât-al-Fodhoul. L’une des trois cuirasses de Mahomet.

Fiddha. L’une des trois cuirasses de Mahomet.


G


God’s Own Catapult, (la propre catapulte de Dieu). Nom donné par Richard Cœur de Lion à l’un des deux trébuchets utilisés au cours du siège de Saint-Jean-d’Acre en 1191, lors de la troisième croisade.


H


Hatf. Une des épées de Mahomet. Son nom signifie la mortelle.


I





J


Joyeuse. Épée de Charlemagne. Elle est exposée au Musée du Louvre.
Selon la légende, elle portait dans son pommeau de nombreuses reliques, dont la Sainte Lance (lance qui aurait percé le flanc du Christ sur la croix).
L’épée utilisée lors du sacre des rois de France, probablement depuis Philippe Auguste en 1179, de manière documentée depuis Philippe III le Hardi en 1271, s’appelait aussi Joyeuse, et l’on prétendait qu’il s’agissait de la même. De fait, elle fut fabriquée plus tardivement, ses différents éléments remontant à des époques diverses : si le pommeau date en effet de la fin de l’époque carolingienne (Xe siècle), les quillons en forme de dragons opposés composant la garde datent quant à eux du XIIe siècle et la fusée (poignée) remonte au XIIIe ou au XIVe siècle. La plaque du fourreau ornée de pierreries a été exécutée au XIIIe siècle mais le velours fleurdelisé du fourreau ne remonte lui guère qu’au sacre de Charles X (1825).
La ville de Joyeuse (Ardèche) devrait son nom à l’épée de Charlemagne. Égarée sur un champ de bataille, celle-ci aurait été retrouvée par un des lieutenants de l’empereur qui, pour le remercier de sa fidélité, lui remit un fief rebaptisé Joyeuse et le droit d’en porter le nom.


K


Kvernbitr, appelé aussi foot-breadth (large comme le pied), ou Quern-biter. Le roi Hakon Ier de Norvège, dit Le Bon et son compagnon Thoralf Skolinson le Fort auraient tous deux possédé une épée portant ce nom.


L


Legbiter. Legbiter était l’épée de Magnus III de Norvège mort en 1103.

Lobera. Lobera était l’épée du roi Ferdinand III le Saint. Il était le Roi de Castile de 1217 et le Roi de Leon de 1230. Dans 1231, il a uni Leon et Castile. Pendant sa durée de vie, on l’a considéré comme un chevalier d’exemplaire. Il a été appelé le Champion Invincible de Jésus Christ par le pape Innocent IV. De nos jours conservée comme relique dans la Cathédrale de Séville, d’où chaque année elle est tirée dans une procession pour commémorer la reconquête(Reconquista) de Séville en 1248 par ledit roi. C’était le symbole du pouvoir de Ferdinand III, et ainsi il apparaîtra dans beaucoup de gravures, avec épée et orbe à une main, au lieu du sceptre traditionnel.


M


Les armes de Mahomet. Suivant les sources Mahomet aurait eu au moins sept sabres, trois arcs, trois cuirasses, trois lances et un bouclier. Mais il aurait dit que le vrai combat ne se livre pas au sabre, mais dans l’âme de l’homme.
Épées :
- Al-‘Adb ;
- Al-Battar ;
- Dhu al-faqar ;
- Hatf ;
- Al-Ma’thur ;
- Al-Mikhdham ;
- Al-Qadib ;
- Qal’i ;
- Al-Rasoub.
Arcs :
- Baïdhâ ;
- Cadra ;
- Rau’hâ.
Cuirasses :
- Fâdhila ;
- Fiddha ;
- Zhafar.

Ma’thur, ou al-Ma’thur Fijar. Une des épées de Mahomet. Cette épée qui était détenue par le prophète avant d’avoir reçu ses premières révélations de la Mecque.

Al-Mikhdham, ou Mikhdsam. Une des épées de Mahomet. Elle fut offerte par Mahomet à son gendre Ali ibn Abi Talib. Sur sa lame est gravée le nom de Zayn al-Din al-Abidin.


N



O



P



Q


Al-Qadib. Une des épées de Mahomet à lame fine réservée à la défense du voyageur et non pas pour les batailles, d’ailleurs, le Coran ne fait pas mention de son usage. Sur une des faces est écrit en argent : “Il n’y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète.

Qal’i, ou Qoaite ou Qul’ay. Une des épées de Mahomet. Elle porte sur sa lame l’inscription arabe “ceci est la noble épée de la maison du Prophète Mahomet, Messager de Dieu”.

Quern-biter, appelé aussi foot-breadth (large comme le pied), ou Kvernbitr. Le roi Hakon Ier de Norvège, dit Le Bon et son compagnon Thoralf Skolinson le Fort auraient tous deux possédé une épée portant ce nom


R


Rau’hâ. L’un des trois arcs de Mahomet.

Al-Rasoub, ou Rosoub. Une des épées de Mahomet.


S


Sainte Lance. La lance qui a percé le flanc de Jésus de Nazareth ou “Lance de Longin (Longinus)”. L’Évangile selon Jean (19, 33–35) précise : « S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes, mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau. Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai, et il sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez aussi. »

Szczerbiec. L’épée de Boleslas Ier de Pologne. Son nom signifie “l’épée aux entailles” ou “l’ébréchée” car Boleslas l’utilisa pour frapper les barres de la grande porte dorée de Kiev, ce qui causa des entailles à l’épée, d’où son nom.


T


Trident ukrainien. Le blason de l'Ukraine est d'azur au trident d'or, c'est-à-dire un écu bleu sur lequel est apposé un trident jaune de forme symbolique. Ce trident ukrainien semblerait être la représentation symbolique d'un faucon gerfaut fondant sur une proie en piqué, stylisé selon une influence viking. Même s'il est officiellement le blason de l'Ukraine depuis le 26 juin 1996, il a été utilisé à diverses périodes et des fouilles archéologiques ont montré que des figures de tridents apparaissent dès le Ier siècle av. J.-C.


U



V



W



X



Y



Z


Zhafarr. L’une des trois cuirasses de Mahomet.

Zûl-Fikar, Zulfikar ou Zulfiqar. Autres noms de l’épée à deux pointes de Mahomet (Dhu al-faqar).



lundi 9 juin 2014

Les armes à feu

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z




A


Affut, affût ou affus (terme vieilli) :
- ensemble de bois et/ou de métal, garni éventuellement de roues, servant à supporter ou à transporter une arme lourde ;
- endroit où on se cache pour surprendre l’ennemi, comme le chasseur avec sa proie.

Aiguilette. Petite tige fine permettant de nettoyage des résidus de poudre dans la lumière d'une arme à feu.

Amadou Matière végétale tirée d'un champignon (amadouvier) qui a pour propriété de prendre facilement feu et de brûler lentement. Elle a été utilisée pour faire des mèches.

Âme :
- partie vide dans le canon d’une arme à feu ;
- par métonymie, paroi intérieure du canon d’une arme à feu.

Amorce. Système pyrotechnique qui sert à démarrer un processus explosif, qui va propulser le projectile. Le nom est d'abord donné à la poudre dans le bassinet, puis la capsule de fulminate de mercure, positionnée sur la cheminée puis directement au cul d'une munition.

Arquebuse. L’arquebuse est une arme à feu individuelle de portée effective limitée (moins de 50 mètres), assez lourde et encombrante mais dont on pouvait épauler les dernières versions.
Arquebuse vient de l'allemand Hakenbüchse. L'arquebuse à mèche, apparue vers 1450, pèse de 5 à 9 kilogrammes et nécessite la prise d'appui sur une fourche (fourquin) pour tirer. La mèche est allumée et ramenée sur le bassinet où la poudre est tassée pour l'explosion. Elle succède à la couleuvrine à main dont elle diffère par l'ajout du bassinet (contenant la poudre d'amorçage) et du serpentin qui, tenant la mèche allumée, pivote pour la mise à feu de l'arme.
L'arquebuse a une faible cadence de tir (un tir par minute) et son canon s'échauffe vite. On distingue par la suite l'arquebuse à canon lisse, utilisée pour la chasse et destinée à tirer de la grenaille, très lourde et souvent fixée sur un chariot pour favoriser son transport le long des étangs pour la chasse au gibier d'eau et l'arquebuse à canon rayé, plus courte et plus maniable, destinée au tir à balle.
Elle est contemporaine des premiers mousquets, qui finissent par la remplacer, ces armes sont bien plus lourdes, et nécessitent toujours la fourche de support fourquine, mais de plus gros calibre, lancent des projectiles capables de traverser toutes les armures.
Les arquebuses sont rapidement le support des plus belles ornementations des armuriers de l'époque : dorures, gravures, inserts en corne ou en ivoire sculptés, parfois même de pierres précieuses. Elles servent comme objet de décoration dans les demeures des plus riches seigneurs pour montrer aux visiteurs l'habileté des artisans qu'ils emploient.

Arquebuse à croc. Arquebuse lourde qui a besoin d'être en appui sur une fourche appelé ici croc.

Arquebuse à rouet. Les premières arquebuses à rouet semblent avoir été inventées au tout début du XVIe siècle en Allemagne du Nord. Leur fabrication se développe en Europe à partir de 1515. Cette arquebuse, plus maniable, mesure de 0,80 à 1,30 mètre, pèse de 4 à 7 kilogrammes et tire une balle d'à peine 25 g. Cette version peut s'épauler, dans les versions antérieures, la crosse était bloquée par la poitrine.

Arquebuser. Tirer voire tuer à coups d’arquebuse.

Arquebusier :
- combattant armé d'une arquebuse ;
- fabricant d’arquebuses.

Arquebusade :
- tir d’arquebuse ;
- au figuré, agression virulente (sans arme).

Artillerie. Ensemble des armes à feu de gros calibre (bouche à feu) et tous ce qui s’y rapportent ( munition, personnel, transport) qui constitue une partie d’une armée.

Fourquine, fourquin d'arquebuse. Fourche métallique montée sur une hampe en bois, ayant une pointe à l'autre extrémité, sur laquelle le tireur appuyait son arquebuse pour tirer.

Porte-arquebuse. Officier qui portait le fusil du roi ou des princes de la famille royale, à la chasse.


B


Baguette. Voir écouvillon.

Balistique. Science qui étudie dans un premier temps la vitesse des projectiles, ainsi que leurs trajectoires, puis la force d’expansion de la poudre des armes à feu.

Balle :
- projectile arrondi ou ovoïde en pierre ou en métal lancée par une fronde ;
- projectile d’arme à feu, souvent en plomb recouvert de métal plus dur ;
- appelé familièrement bastos, pruneau, petit pois, plomb.

Balle à blanc. Cartouche sans projectile.

Bassinet. Petite cuvette rempli d'une dose de poudre constituant l’amorce des armes à mèche, rouet, chenapan ou à silex.

Batterie :
- Désuet, querelle qui se termine en bagarre ;
- ensemble de pièces d’artillerie ;
- par analogie, emplacement d'une fortification où sont disposées des pièces d’artillerie ;
- par analogie, unité de régiment d’artillerie d’une centaine d'hommes avec tout leurs équipements ;
- dans une arme à feu généralement individuelle, pièce ou ensemble de pièces permettant la mise à feu ;
- diverses manières de battre le tambour, dans le cadre de la musique militaire ;
- entrepont où loge l’équipage d'un vaisseau ;
- dans le langage courant une batterie est un ensemble de chose.

Bec-de-crosse. Sorte de pointe qui termine la partie basse d'une crosse de fusil, certaines crosses ont deux becs-de-crosse, un en bas, un en haut.

Biscaïen, biscayen :
- de façon générale, ce qui a un rapport avec la Biscaye (province du pays basque espagnol) ;
- mousquet de gros calibre, à longue portée, utilisé pour la première fois en Biscaye (province du pays basque espagnol) et répandu au XIIIe siècle ;
- par métonymie, munition du mousquet ci-dessus ;
- certains auteurs utilisent ce terme pour désigner de la mitraille tirée par un canon.

Boîte à mitraille. Boîte cylindrique en bois, en fer ou en zinc, parfois surtout dans les premiers temps un sac de toile, que l’on remplissait de mitraille constituée de pierres, de plombs,de petits morceaux de fer, et dont on chargeait les canons d'artillerie.

Boîte à poudre. Boîte cylindrique muni d'une poignée, que l’on remplissait de de poudre puis refermait à l'aide d'un bouchon de bois enfoncé au maillet. La boîte est positionné à l'arrière du canon et coincé à l'aide d'une cale en bois. Le projectile est rentré par le gueule poussé avec un refouloir. C'est une sorte de culasse amovible. Pour une cadence de tir rapide les pièces d'artillerie étaient dotées de 4 ou 5 boîtes à poudre.

Bombarde. La bombarde est une pièce d'artillerie, chargée par la gueule, apparue pendant la Guerre de Cent Ans qui lançait des boulets d'un calibre important, de pierre, remplacer progressivement par des boulets en fer. Son manque de précision et sa faible cadence de tir faisaient plus de peur que de mal. C'est pour cela qu'elle était plus utilisée pour détruire les fortifications.
La bombarde était généralement une pièce de bronze ou de fer forgé, montée sur un affût en bois. Elle était fixée à celui-ci par des cerclages métalliques.
Elle fut utilisée jusqu'à la fin du XVe siècle où elle fut rendue obsolète par l’apparition des canons montés sur roues et/ou chargés par la culasse.

Bombardelle. La bombardelle est une pièce d'artillerie de faible calibre, montée sur affût avec de petites roues. Utilisée vers la fin du XIIIe siècle jusqu'à la fin du XVe siècle. Chargée par la gueule comme la bombarde, elle pouvait projeter des boulets en pierre remplacer progressivement par des boulets en fer jusqu'à plusieurs dizaines de mètres.

Boucanier :
- désigne celui qui fume de viande ou du poisson sur un boucan (claie en bois permettant le fumage utilisée dans les Caraïbes ;
- pirate des Caraïbes, qui pratiquait le boucanage pour stocker de la nourriture ;
- par extension, le fusil utilisé par ce pirate.

Bouche à feu. Une bouche à feu est un terme générique désignant une pièce d'artillerie.

Bouche à feu en fourme de lions. Une bouche à feu dont la gueule était ornées en ronde-bosse d'une tête de fauve.

Bourre. Tampon de matière diverses, introduit dans le canon de l'arme entre la poudre et le projectile. Ce tampon est parfois graissé sur une face, on parle de bourre grasse.

Bourre grasse. Voir bourre.

Bricole. Par métonymie avec l'engin de guerre de ce nom, arsenal où l'on entrepose les munitions, la poudre, les pierres de machines de guerre.

Bronze :
- alliage de cuivre et étain, voire d'autres métaux dont on fait certaines pièces d'artilleries ;
- ce nom désigne parfois une de ces pièces d'artilleries.


C


Calepin. Le calepin est une rondelle de tissu, généralement du coton, légèrement grasse, entourant la balle au moment du chargement, qui assure l’étanchéité balle/canon et évite les dépôts de plomb sur l’intérieur du canon de l'arme.

Calibre. Diamètre intérieur du canon des armes à feu, qui doit correspondre au diamètre de la munition utilisée.

Camouflet. Charge d'explosif destinée à détruire une galerie ennemie, ou à neutraliser la mine préparée par les sapeurs ennemis.

Canon :
- pièce d'artillerie tirant avec une inclinaison basse (moins de 45°), pour effectuer des tirs quasiment directs ;
- par extension, le canon désigne parfois un ensemble de canons ; par exemple, avant l'assaut, on fait tonner le canon ;
- partie d'une arme à feu en forme de tube par où passe le projectile ;
- par analogie, pièce d’armure (en forme de tube) protégeant le bras, appelé aussi brassard ; on distingue le canon d'arrière-bras et le canon d'avant-bras ; ces deux parties sont reliées par la cubitière ;
- aussi par analogie, élément vestimentaire décorative, faite d'une toile ornée de dentelle et de rubans, qui se portait attachée au-dessous du genou ; les canons étaient fort à la mode du temps de Louis XIV.

Canon à main. Appelé aussi trait à poudre, simple tube métallique de faible diamètre, fermé à l'arrière à usage individuel. Son perfectionnement donnera la couleuvrine individuelle.

Canonnade. Tir simultané de plusieurs canons.

Canonnage :
- action de canonner ;
- technique du tir au canon.

Canonner. Tirer à coups de canon.

Canonnier. Soldat ou marin qui est chargé de servir une pièce de canon.

Canonnière :
- ouverture permettant de tirer à couvert ;
- petit bâtiment de la Marine armé d’un ou de plusieurs canons ;
- par extension, ouverture dans un mur, au fond des écluses, pour l'écoulement des eaux.

Caronade, carronade. Une caronade est une pièce d'artillerie courte développée à partir de 1779. Elle est mise en service sur tous les navires de la Royal Navy. Les caronades n'étaient pas comptées dans le nombre de canons d'un vaisseau mais pouvaient constituer l'armement principal d'une frégate ou d'un brick.
Par le biais de l'espionnage et des échanges techniques, la France développe ses propres modèles de caronades à partir de 1795.

Cartouche. Munition de petit calibre, moins de 20 mm, constitué d'un ou plusieurs projectiles, de la charge de poudre, entre les deux la bourre, et le tout enfermé (au moins partiellement pour le projectile) dans un étui (appelé aussi douille), ayant une amorce de poudre à l'arrière.

Chargement par la bouche. Une arme à chargement par la bouche est une arme à feu dont le projectile et la charge propulsive est chargée dans le canon par l'avant (par où le projectile va sortir). Ce qui est l'inverse des armes, plus modernes, à chargement par la culasse.

Chassepot. Le Chassepot est un fusil de l'armée française du nom de son créateur Antoine Alphonse Chassepot qui est mis en service en 1866. Le Chassepot est un virage dans les armes à feu de l'armée française, c'est le premier à utiliser le chargement par la culasse, et non plus par la bouche.

Cheminée, cheminée à poudre. Tuyau métallique vissé sur la culasse, portant l’amorce et transmettant le feu à la poudre de la charge.

Chien. Pièce mécanique qui met le feu à la poudre dans les armes à feu anciennes par l'intermédiaire d'une mèche, d'un silex et plus tard par percussion direct ou indirect via une broche. Dans l'ordre chronologique, chien à mèche, à silex, à percussion, à broche, de revolver.

Chien à broche. Système plutôt utilisé dans les armes de chasse. Le chien vient percuter la munition par l’intermédiaire d'une autre pièce parfois extérieure à la munition. Il y a trois versions :
- la percussion à broche, la broche est un petit téton en saillie sur la partie arrière et supérieure de la cartouche, qui vient percuter l'amorce à l'intérieur de la cartouche ;
- la percussion annulaire, le chien ou percuteur vient frapper un bourrelet creux autour du cul de la cartouche, la déformation de celui-ci fait exploser l'amorce à l'intérieur de la cartouche ;
- la percussion centrale, le chien frappe le percuteur qui vient frapper le centre du cul de la cartouche où se situe l'amorce.

Chien à mèche. Le chien à mèche fait parti d'un mécanisme qui va présenter la mèche lente, allumée au début de l’action, qui est tenue dans les mâchoires d’un support à bascule nommé serpentin retenu en arrière par un ressort. Un levier (ex-queue de détente) fait pivoter le serpentin (chien) sur son axe et vient présenter la mèche sur la charge d’amorçage située dans le bassinet. En relâchant le levier, le chien reprend sa position initiale. Fin XVe siècle.

Chien à percussion. Semblable dans la mise en œuvre et la forme au chien à silex mais dont le silex et les deux mâchoires sont remplacés par un petit téton métallique qui vient percuter une amorce en fulminate de mercure placée au dessus de la cheminée remplaçant le bassinet. Cette amorce met directement le feu à la charge de poudre.

Chien à silex. Le chien à silex tient un silex entre ses mâchoires, au moment de la détente, il est projeter en pivotant contre la batterie.Dans le même temps le silex produit des étincelles, soulève de couvre-bassinet attenant à la batterie et enflamme la charge déposée dans le bassinet. XVIe siècle.

Chien de revolver. Pièce qui vient directement percuter la cartouche dans le système à platine du même nom.

corne d’amorce. Corne de bœuf façonnée en étui et renfermant de la poudre noire.

Couleuvrine, coulevrine :
- la couleuvrine est à l'origine, une arme à feu individuelle ; les premiers modèles reposent sur un pied, un trépied, ou un bâton, et doivent être mis en place avant de pouvoir tirer ; puis le canon à main devient inséré dans une pièce en bois arrondie pour pouvoir être tenue sous le bras ; le tube est chargé avec des billes de plomb et de la poudre ; la première attestation de couleuvrine, c'est-à-dire de canon à main semi-portatif, date de 1428 au siège d'Orléans par les troupes anglaises ;
- ce terme désigne aussi de véritables canons apparues en France au XVe siècle ; la réforme de l’artillerie française de Jean d'Estriées sous Henri II en 1572 définit trois types de couleuvrine dont le calibre est désigné par le poids du boulet en livres : grande couleuvrine de 16 livres ; couleuvrine bâtarde de 7,5 livres ; couleuvrine moyenne de 3 livres ; auxquels sont rajoutés un canon de 33 livres, un faucon de 1,8 livres et un fauconneau de 1 livre.

Couleuvrinier, coulevrinier. Soldat se servant d'une couleuvrine.

Courtaud. Canon court de fort calibre, mortier monté sur roues.

Couvre-bassinet. Partie de la batterie (du système de mise à feu) basculante, qui comme son nom l'indique couvre le bassinet pour protéger la poudre avant le tir.

Cran de mire. Entaille ou mini fourche positionnée près de la bouche du canon d’une arme pour déterminer avec le guidon la ligne de visée dite ligne de mire.

Crapaudau . Petite pièce d'artillerie portable en bronze ou en fer lançant des petits boulets de fonte en fer.

Croc. Nom parfois donné à la fourche supportant une arme à feu comme l'arquebuse.

Crosse. Partie arrière d'une arme à feu individuelle, permettant de la tenir ou de l'appuyer sur l'épaule.

Culasse. Partie arrière du canon d’une arme à feu souvent renforcée car elle réceptionne la charge de poudre.

Culot. Partie arrière d’une cartouche.


D


Détente, queue de détente Pièce qui déclenche le tir en déplaçant la gâchette puis le chien, souvent appelé à tord gâchette.

Douille. Voir étui.


E


Escopette. Fusil ayant la forme d'une arquebuse qui fut utilisée par la cavalerie française du XVe au XVIIe siècle.

Escopetterie. Tirs simultanés de plusieurs escopettes.

Escopettier. Soldat armé d’une escopette.

Espingole. Altération de espringale (XIIIe siècle), qui désignait une machine de guerre puis une pièce d’artillerie de petit calibre. C'est une sorte de tromblon, gros fusil court, dont le canon était évasé et que l’on chargeait par la gueule avec de la mitraille, des grains de plomb, des cailloux, etc.

Écouvillon. Brosse cylindrique assujettie à une longue tige, avec laquelle on nettoie le canon des résidus de poudre après avoir tiré ou qui sert à pousser la bourre et le projectile au fond du canon. Appelé baguette ou repoussoir.

Étoupe. Sous-produit fibreux non tissé issu essentiellement du travail du chanvre ou du lin. Appelé aussi bourre, elle sert à rendre étanche les embarcations (on dit calfater), à garnir des selles, des bâts, ou des fauteuils, certains vêtements de protection comme les gambisons et pour l'armement à fabriquer des mèches de fusil et certaines bourres entre poudre et projectiles.

Étui. Élément d'une munition qui rassemble tous les autres partie, il contient la charge propulsive, l'amorce, la bourre et le ou les projectile(s) qui parfois dépasse. Aussi appelé douille.


F


Faucon. Bouche à feu apparu avec la réforme de l’artillerie française de Jean d'Estriées sous Henri II en 1572, dont le calibre est désigné par le poids du boulet en livres. Le boulet du faucon pèse 1,8 livres.

Fauconneau. Bouche à feu apparu avec la réforme de l’artillerie française de Jean d'Estriées sous Henri II en 1572, dont le calibre est désigné par le poids du boulet en livres. Le boulet du fauconneau pèse 1 livre.

Feu grégeois. Projectile incendiaire constitué d'un mélange chimique qui une fois enflammé aurait la propriété d'augmenter sa combustion au contact de l'eau. Ce qui est plus sûr, c'est l'utilisation du feu dès sa maîtrise.

Forteresse de wagons. Voir wagenburg.

Fourniment :
- à l'origine, ensemble des objets d’équipement à l’usage de chaque soldat ;
- puis, sorte de bouteille de cuir bouilli, de cornet en bois ou en corne dans lequel on met de la poudre.

Frette. Anneau de renfort autour d'un tube de canon. On parle alors de canon fretté et cette technique est appelé frettage. Sur les canons avec plusieurs frettes, le plus proche de la culasse est parfois appelé jaquette.

Fulminate de mercure. Ce composé chimique est un explosif utilisé dans les amorces de munition et les détonateurs pour sa sensibilité aux chocs et frottements.

Fusil :
- à l'origine, petite pièce d’acier avec laquelle on frappait un silex pour en tirer des étincelles ;
- puis, petite pièce d’acier sur une arme à feu avec laquelle on frappait un silex pour envoyer des étincelles sur la poudre ;
- par extension le nom est donné à certaines armes à feu portant ce dispositif ;
- puis certaines armes à feu d'épaule même si elle ne portait plus ce dispositif.

Fusil à deux coups. Fusil de chasse à canon double, permettant de tirer deux coups à la suite avant de recharger.

Fusil à poudre noire. Arme créée pour remplacer l'arc et l'arbalète dès le début du XIVe siècle. En premier la couleuvrine à main, suivie de l'arquebuse fin XVe siècle puis du mousquet du XVIe au XVIIIe siècle.

Fusil à silex. Fusil utilisant une pierre à fusil, un silex taillé, pour la mise à feu de la poudre.

Fusil rayé. Fusil dont l’âme du canon possède une ou plusieurs rainures en spirale, donnant à la balle une rotation qui augmente sa justesse et sa portée.

Fût. Pièce en bois sur lequel est fixé le canon d’un fusil, d’une arquebuse, d’un pistolet, etc.


G


Gachette. Pièce qui déclenche le chien en appuyant sur la détente, souvent confondue avec la détente elle-même.

Gargousse. Charge d’une arme à feu contenue dans une enveloppe en papier ou tissu.

Grégeois. Du latin græcus, signifiant grec, qui ne se dit plus que dans l'expression feu grégeois, (voir cette expression).

Guidon. Pièce fixée à l'arrière du canon d'une arme à feu et qui sert à viser.


H



I



J


Jaquette. Sur les canons avec plusieurs frettes, le plus proche de la culasse est parfois appelé jaquette. Le frette est un anneau de renfort autour d'un tube de canon.


K



L


Lebel. Le fusil Lebel modèle 1886, mis en service dans l'Armée française en 1887 particulièrement dans l'infanterie jusqu'après la Première Guerre mondiale puis, dans un moindre usage jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Lumière. Orifice dans la partie opposée à la gueule du canon destiné au passage de la mèche qui enflammera la poudre propulsant la munition.


M


Magasin à poudre. Voir poudrière.

Mantelet. De façon générale, protection mobile de siège, faite de planches ou de branches tressées, de forme d’arc de cercle, d’un ou deux plans à angle droit, munie accessoirement de roulettes, de piques de fixation, d’un timon, d’une ouverture de tir ou d’observation.
Certaines pièces d'artillerie étaient protégées par un mantelet de planches épaisses pivotant sur un axe à mi-hauteur. Les servant d'armes étaient à l'abri des vues, des flèches, carreaux et balles de fronde, mais sûrement inefficace contre un tir de contre-batterie. Il était relevé au moment du tir.

Mèche. Cordelette en étoupe qui se consume lentement et qui permet de mettre le feu à la poudre d'une arme ou d'un explosif.

Mitraille. Multitude de balles, de morceaux de métal, voire de pierres, dont on chargeait un canon d'artillerie, à la place d'un projectile unique, dans le but d'infliger un maximum de dégât parmi la troupe.

Mortier. Un mortier est une pièce d'artillerie tirant à inclinaison élevée (plus de 45°), pour effectuer des tirs indirects. La trajectoire courbe, en forme de cloche, du projectile permet d'atteindre un objectif placé derrière un obstacle, qu'un canon ne permet pas d'engager car la trajectoire de son projectile est plus tendue.

Mousquet, mousqueton. Un mousquet (de l'italien moschetto) est une arme à feu portative à canon long, crosse d'épaule et platine à mèche ou à rouet.
Introduit en France après la bataille de Pavie (1525), le mousquet était jusqu'en 1650 appuyé sur une fourquine, pour compenser le poids et l'encombrement important.
Les fantassins armés d'un mousquet étaient appelés mousquetaires. Le Roi leur fournit un mousquet court, le mousqueton qui pouvait être utilisé aussi bien à cheval qu'à pied, puis un mousquet long ordinaire uniquement pour l'usage à pied.
Les auteurs et les manuels militaires français du XVIIIe siècle différencient bien le mousquet à mèche, en usage dans les armées jusque vers 1700, du fusil à silex qui lui succéda1. Toutefois, sous l'influence du mot anglais musket, ce nom est parfois employé actuellement pour désigner toutes les armes anciennes à poudre noire employées du XVIe au XIXe siècle, y compris les fusils à silex et les fusils rayés à capsule.
C'est l'ancêtre de notre fusil actuel. Le mousquet a été inventé pour pallier le manque de puissance des arquebuses. La longueur moyenne des canons des mousquets était de 1,20 m et les balles pouvaient avoir un calibre de plus de 20 mm. Puis progressivement, les canons furent ramenés à environ 90 cm pour un calibre maximum de 18 mm.

Mousquet biscaïen. Voir biscayen, biscaïen.

Munition. Une munition est un ensemble destiné à charger une arme à feu. Elle est constituée au minimum d'une charge propulsive et d'un (ou plusieurs) projectile(s) (grenaille, balle, obus).


N


Noix Partie du ressort d’un fusil, d’un pistolet, etc., garnie de deux crans, dont l’un sert pour le repos et l’autre pour la détente, et qui s’engrènent dans la mâchoire de la gâchette.


O



P


Percuteur. Pièce qui, dans les armes à feu, détermine par son choc sur l'amorce l’inflammation de la charge de poudre.

Pierre à fusil. Caillou (silex) qu’on frappe avec une pièce métallique appelé le fusil pour faire des étincelles. Fixé sur la pièce d’une arme à feu appelé chien pour mettre le feu à la poudre disposé dans le bassinet, en appuyant sur la queue de détente on libère le ressort qui pousse violemment la pierre contre la pièce de métal appelé fusil. Par extension de terme fusil à été donné à ce type d'arme individuelle.

Pierrier à boîte. Petite pièce d'artillerie dont le chargement de la poudre se fait par la culasse par une boîte à poudre. Surtout utilisé par la Marine.

Pistolet. Le pistolet est une arme de poing, apparu lors de la bataille de Towton en Angleterre le 29 mars 14613. D'une taille imposante et dotés d'un canon unique à chargement par la gueule et d'un système de mise à feu par mèche, rouet ensuite par silex, leur poignée était souvent dotée d'un lourd pommeau recouvert de métal appelé la calotte qui permettait de se servir du pistolet comme d'une arme contondante après avoir tiré l'unique coup. Des armes à canons multiples ont été créées mais peu produites.

Pistolétade, pistolettade. Décharge de pistolets, échange de coups de pistolets.

Piston. Appellation populaire du système de mise à feu à percussion.

Platine. Mécanisme qui, dans les armes à feu portatives, servait à mettre le feu à l’amorce.

Platine à mèche. Premier type de mécanisme de mise à feu utilisé (avant il fallait présenter avec la main, devant la cheminée à poudre, une mèche en étoupe allumée). À la platine est fixé une pièce en S appelée serpentin sur laquelle on fixe la mèche allumée. Un mécanisme permet au tireur de faire pivoter le serpentin de manière à mettre le feu au pulvérin (poudre fine) qui se trouve dans le bassinet. La lumière (canal entre le bassinet et la base canon) permet la transmission de la flamme à la poudre de propulsion.

Platine à silex. Mécanisme de mise à feu, où un silex est fixé sur le chien. En appuyant sur la détente, on déclenche un ressort qui pousse violemment le chien et donc le silex qui percute une pièce de métal (appelé batterie), provoquant une étincelle. Dans le même temps la batterie bascule et laisse apparente la poudre dans le bassinet. L'étincelle produite enflamme cette poudre, le feu allumé passe par un petit trou (appelé lumière), et se transmet à la poudre dans le fond du canon de l'arme. La combustion rapide de cette poudre propulse le projectile.

Poire à poudre. Petit conteneur individuel, en forme de poire, en métal léger munie d’un bec doseur.

Pontet. Partie demi-circulaire d’une arme à feu, protégeant la détente pour éviter un départ de coup inopiné. Appelé aussi sous-garde.

Porte-crosse. Sorte de petit fourreau de cuir qui est attaché par une courroie aux selles de cavalerie, vers le flanc droit du cheval, et dans lequel entre le bout de la carabine ou du mousqueton.

Poudre à canon, poudre noire. mélange chimique composé de salpêtre, de soufre et de charbon de bois. Ce produit n'est pas un explosif, mais un détonnant c'est à dire qu'il se consume très très rapidement en produisant un gros volume de gaz, ce qui propulse le projectile d'une arme à feu.

Poudrerie. La poudrerie désigne les anciens lieux de fabrication de la poudre à canon. Il ne faut pas confondre avec la poudrière (voir ce mot).

Poudrière. Une poudrière, appelé aussi un magasin à poudre, est le bâtiment où l'on stockait de la poudre à canon, puis des munitions ou des explosifs.


Q


Queue de détente Voir détente.


R


Repoussoir. Voir écouvillon.

Ribaudequin :
- sorte de grande arbalète romaine monté sur un affût avec laquelle on lançait des javelots
- pièce d’artillerie réunissant une série de canons de petit calibre montée sur un affût à roues qui tirait de la mitraille de fer ou de pierre.

Rouet. Petite roue d’acier de certaines anciennes armes à feu comme l'arquebuse, qui, étant appliquée sur la platine de l’arquebuse et montée avec un clef, se débandait sur un silex et en tirait des étincelles.


S


Serpentin. Système en forme de S maintenant la mèche pour les rouets.

Serpentine. Pièce d'artillerie du XVe siècle, de faible calibre, utilisée plutôt de façon défensive.

Silex. Voir pierre à fusil.

Sous-garde. Voir pontet.


T


Tir de contre-batterie. Tir effectué directement contre une batterie d'artillerie après ou pendant qu'elle ait elle-même tiré, pour la détruire ou la neutraliser.

Tonnerre. Partie du canon d’un fusil, d’un pistolet où se met la charge et où se produit l’explosion au moment du tir.

Tonnoille. Canon de certaine pièce d'artillerie dit en tonnoille (comme un tonneau) constitué de barres de fer soudées dans le sens de la longueur et remforcées par des frettes.

Trabuc. Nom catalan donné à un tromblon.

Trabucaire. Nom catalan donné à un utilisateur (Soldat, milicien, brigand) de trabuc (tromblon en catalan).

Trait à poudre. Voir canon à main.

Trajectoire. Ligne que décrit le centre de gravité d’un projectile lancé par une arme de jet, depuis le moment où il quitte l’arme qui le propulse jusqu’au point où il aboutit.

Tromblon. Fusil dont le canon est court et évasé à l'extrémité, que l’on chargeait par la gueule avec de la mitraille, des grains de plomb, des cailloux, etc., utilisé a partir du XVIIe siècle.


U



V


Vetterli, fusil Vetterli. Le fusil Vetterli est le premier fusil à répétition en usage dans une armée européenne, adopté par l'armée suisse en 1869. La capacité de son magasin tubulaire est de 12 coups, ce qui en fait une arme redoutable.

Veuglaire. Pièce d'artillerie des XIVe et XVe siècles la poudre se chargeant par la culasse (boîte à poudre), le projectile par la gueule. Il est plus long, de petit calibre et moins puissant que la bombarde. Mais plus léger, et avec un affût sur roues, il est donc plus mobile. Il tire de la mitraille, des boulets de pierre, puis de plomb, et enfin de fonte de fer. Le veuglaire en plus de sa mobilité, ou peut être grâce à elle, est parfois protégé par un grand mantel en bois pivotant sur un axe à hauteur d'homme.


W


Wagenburg. Le Wagenburg (littéralement forteresse de wagons) est une tactique militaire hussite consistant à s'abriter derrière un cercle ou carré de chariots de ferme convertis en chariots de guerre par un apport de protection et d'armement. Elle a été mise au point par Jean Žižka (le borgne) de Trocnov et Kalich pour tenir tête de 1419 à 1436, aux armées impériales.
Le wagenburg utilise des chariots lourdement protégés, et comptant un équipage d’une vingtaine d’hommes : quatre à huit archers, deux arquebusiers, six à huit piquiers, deux cochers.


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dimanche 8 juin 2014

Les militaires

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A


Antrustion. Chez les Francs et les Mérovingiens, durant le Haut Moyen Âge, les antrustions appelés aussi leudes étaient des membres de la haute aristocratie. Ils devaient jurer fidélité à la personne du roi par un serment (le leudesanium) et l’accompagner notamment dans ses campagnes guerrières. Ils constituaient la garde personnel du roi, appelée la truste.


B


Bachelier :
- jeune noble qui aspirait à devenir chevalier en servant sous la bannière d'un seigneur pour y apprendre le métier des armes ;
- chevalier qui n'avait pas de vassal ou pas assez pour lever une troupe sous sa propre bannière et marchait donc sous l'étendard d'un chevalier banneret ;
- noble n'ayant pas de fortune ;
- bachelier d'armes, celui qui avait été vainqueur lors de son premier tournoi ;
- jeune homme noble ;
- par extension, et désuet, jeune homme, en particulier, jeune homme à marier.

Banneret. Seigneur noble qui peut arborer une bannière au combat, regrouper ses vassaux (des chevaliers) en une unité et de les diriger. Le banneret doit donc disposer de finance pour entretenir les troupes nécessaires pour lever sa bannière au combat et la défendre.

Baron. Baron est un titre de noblesse. Dans la hiérarchie moderne des titres de noblesse, baron est un titre inférieur à celui de vicomte, mais supérieur à celui de chevalier. Au Moyen Âge, le terme baron désigne tout membre de la haute aristocratie, qui tient directement son fief du roi. La femme d'un baron porte le titre de baronne.

Baronne. Voir Baron.

Baronnet. Baronnet (anglais : Baronet) est un titre de noblesse britannique, d'un rang intermédiaire entre chevalier et pair.

Beefeater. Littéralement mangeur de bœuf. Ce nom viendrait de la déformation de l’ancien français buffetier, c’est-à-dire gardien du buffet royal. Nom populaire des gardes de la tour de Londres appelé Yeoman Warders. d’apparat, ils ont conservé le costume du XVIe siècle et la hallebarde, ils sont toujours chargés de faire visiter ce monument et de raconter la fameuse légende des corbeaux. Voir yeoman.

Brabançon. Au Moyen Âge, on appelait Brabançons des bandes de troupes mercenaires qui, une fois licenciées, devenaient des brigands qui parcouraient la France en y commettant les plus affreux désordres. On les appelait encore Routiers, Écorcheurs et Coterelli (d'où cotteraux).


C


Châtelain :
- le terme Châtelain désigne, dans certains cas, un seigneur qui possède un château et les terres attenantes ;
- il désigne aussi, de la même manière, le locataire d’un château ;
- avec le développement de la féodalité ce terme a impliqué une signification juridique particulière (voir prévôt). Sous les Carolingiens, le châtelain était originellement un officiel de la cour. À partir de la fin du XIIe siècle et pendant tout le Bas Moyen Âge, le châtelain est un officier chargé de tenir le château et ses environs pour un seigneur important.

Chevalier. Au Moyen Âge, le chevalier est un combattant ou un noble qui est admis dans un ordre de chevalerie par l'adoubement.

Chevalier à pennon. Simple chevalier vassal d'un banneret, mais qui possède quand même une petite unité. Cette unité se distingue par un étendard triangulaire appelé pennon.

Chevalier bachelier. Voir bachelier.

Chevalier banneret. Voir banneret.

Comte. Comte est un titre de noblesse dont l'origine remonte aux premiers empereurs romains. Il s'agit du plus ancien titre de haute noblesse conféré en Europe et toujours l'un des plus élevés de la hiérarchie nobiliaire européenne.
En France, sous l'Ancien Régime, la dignité des titres dépendait de leur ancienneté, tous titres confondus (sauf celui de duc traditionnellement conféré aux anciennes familles souveraines qui conservaient donc une préséance) tandis que leur hiérarchie dépendait des hommages. Pourtant, le XIXe siècle inventa une hiérarchie nobiliaire divergente, la dignité de comte y est conçue comme précédée de celles de duc et de marquis et suivie par celles de vicomte, vidame et de baron.


D


Damoiseau, ou donzel. Désigne un jeune homme de la noblesse qui n'avait pas encore été fait chevalier.

Duc. Le duc est le titre nobiliaire le plus élevé après le prince, le roi ou l’empereur. Le titre de comte vient ensuite. Au Moyen Âge, les duchés sont les plus grandes principautés après les royaumes. À l'origine, titre militaire puis politico-militaire dans une région frontalière de l'Empire romain.


E


Empereur. Empereur est un titre monarchique, parfois héréditaire, porté par le souverain d'un Empire.

Écuyer. Signifiant “celui qui tient l’écu”, cette dénomination désigne toujours une personne au service d’un chevalier. Son origine évolue au cours du temps.
Jusqu’au XIIIe siècle, c’est un servant aux origines modestes qui souvent espère devenir chevalier.
Ensuite, c’est de plus en plus souvent un jeune noble. De 14 à 21 ans, il est venu apprendre les règles de la chevalerie, après avoir été page de 7 à 14 ans. Son apprentissage est basé sur l’entraînement physique, la chasse, dont la vénerie et la fauconnerie et le métier des armes. Mais aussi les usages de la courtoisie et les vertus requises au franc homme : honneur, fidélité, hardiesse, débonnaireté, démener grande largesse, parler avec mesure, ne blâmer personne à la légère, éviter les fous et servir les dames.
Il deviendra chevalier lors de l’adoubement.

Émir. Émir est un titre de noblesse utilisé dans le monde musulman. En arabe, il est celui qui donne des ordres. Le territoire dirigé par un émir se nomme émirat (principauté en français). Le mot émir peut signifier prince (émira désignant princesse) lorsqu'il désigne une personne régnant sur un territoire, ou général lorsqu'il désigne un commandant d'armée.

Émira. Voir Émir.

Escopettier. Soldat, surtout parmi les cavaliers, armé d’une escopette, du XVe au XVIIe siècle.


F


Faidit, faydit. Les faidits sont les chevaliers et les seigneurs languedociens qui se sont retrouvés dépossédés de leurs fiefs et de leurs terres lors de la Croisade des Albigeois. Ils firent partie prenante dans la résistance occitane menée contre l’occupation et l’établissement des croisés venus du nord.
Les seigneurs languedociens qui devenaient coupables de faidiment pouvaient le devenir pour deux raisons.
Soit ils étaient des croyants cathares et donc coupables directement d’hérésie.
Soit ils refusaient de prêter allégeance aux meneurs de la croisade, ce qui faisait d’eux (aux yeux des croisés) des protecteurs des hérétiques (ce qui était dans certains cas vrais, car des parfaits et parfaites étaient parfois des membres de leur famille).
Un seigneur ou un chevalier rendu coupable de faidiment pouvait voir ses terres confisquées par les croisés. De nombreux faidits ainsi pourchassés rejoignirent le maquis et prirent une part active dans la résistance à l’occupation de l’Occitanie par les croisés.
Le devenir de ces chevaliers fut très différent. En effet, on ne reste pas nécessairement faidit à vie. Certains moururent pour leurs terres ou s’exilèrent à la cour du roi d’Aragon, comme Géraud de Niort un temps. D’autres cherchèrent aussi à faire la paix avec l’Église afin de recouvrer leurs terres et leurs droits en échange de promesses de combattre les hérétiques à leur tour ou alors de prendre la Croix pour aller en Terre Sainte comme ce fut le cas, par exemple, d'Olivier de Termes, de Bernard-Othon de Niort (qui alla jusqu’à Rome se faire absoudre par le Pape...)
Parmi les faidits célèbres, nous comptons : Raymond VI de Toulouse et son fils Raymond VII, Raimond Trencavel, Pierre-Roger de Mirepoix, le défenseur de Montségur et bien sûr Olivier de Termes.

Félon. Au Moyen Âge, selon le droit féodal, le félon était celui qui rompait le contrat de vassalité. Le crime de félonie concerne aussi bien le suzerain que le vassal.
Par exemple, on pouvait considérer comme acte de félonie, de la part d’un vassal, le fait de :
- maltraiter, injurier, ou attenter à la vie de son seigneur, de son épouse ou de ses enfants ;
- déshonorer l’épouse, la sœur ou la fille du seigneur
- révéler les secrets du seigneur à l’ennemi de celui-ci.
On pouvait parler aussi de banquet de félon lorsque le seigneur invitait à sa table ces vassaux et qu’il leur fournissait nourriture à volonté sans se soucier du sort de peuple qui pendant ce temps mourrait de faim. Dans ce cas précis, on pouvait parler de crise du capital.
Le vassal reconnu coupable de félonie à l’égard de son seigneur s’exposait généralement à la commise (confiscation) de son fief. Dans des cas extrêmes, la sanction pouvait aller jusqu’au bannissement ou la condamnation à mort.
Le seigneur reconnu coupable de félonie à l’égard de son vassal s’exposait à la perte d’hommage et de mouvance du fief qui était tenu de lui. L’hommage était alors reporté par le vassal au suzerain du félon, de qui le fief était tenu. Par exemple, un vassal tenant son fief d’un comte, qui le tenait lui-même du roi, faisait alors directement hommage au roi.
Dans le langage courant, le terme de félon pouvait aussi désigner, par extension, un traître ou un lâche.


G


Gardes de la manche. Gardes du corps accompagnant le roi en certaines occasions.

Gentilshommes de la manche. Gardes qui accompagnaient les fils de France jusqu’à la fin de leur éducation.

Gospodar. Voir Hospodar.


H


Héraut. Officier chargé de porter les déclarations de guerre, demande de trêve, de paix, les sommations. Il règle les cérémonies et les jeux. Spécialiste de l’héraldique, il contrôle le titre de noblesse des chevaliers.

Hoqueton. Le mot hoqueton servit à désigner les archers qui portaient le gambison du même nom, ainsi que les gardes qui accompagnaient le grand prévôt, le chancelier, etc.

Hospodar. Hospodar ou gospodar est un terme d’origine slave, qui signifie seigneur qui donne, souverain.


I



J



K


Khan, kan. Khan est un titre signifiant dirigeant en mongol et en turc. Le terme est parfois traduit comme signifiant souverain ou celui qui commande. Le féminin mongol de khan est khatoun. Un khan contrôle un khanat. Pour les hauts rangs, on se sert du titre de khagan. Le titre de khan était un des nombreux titres utilisés par les sultans de l'empire ottoman, ainsi que par les dirigeants de la Horde d'or et les états descendants.

Khagan. Khagan ou Grand Khan est un titre équivalent à celui d'empereur dans les langues mongole et turque. Le titre est porté par celui qui dirige un khaganat (empire, plus grand qu'un khanat). Khagan peut également être traduit par Khan des Khans, expression signifiant roi des rois. Les Avars, les Proto-Bulgares, les Khazars, entre autres, appelaient leurs chefs de ce nom.

Khatoun. Voir Khan, kan.


L


Lètes. Le terme lètes dérive du terme germanique “Laeten” signifiant les laissés, en l’occurrence les membres de certaines tribus épargnés par l’armée romaine après leur défaite. Le terme latin (Latus au pluriel Laeti) apparaît pour la première fois en 297 après des représailles contre un raid alaman, mais le statut existait déjà avant.
Il correspond en effet dans le droit romain à la condition de déditice, la privation de tout droit civique, qui place directement sous le pouvoir de l’empereur. Les “barbares” soumis étaient désarmés et déplacés de force vers les terres de l’Empire (saltus ou terres défrichées et cultivées conquises), qu’ils devaient défricher et/ou cultiver. Les hommes étaient en outre astreints au service militaire obligatoire, devenant ainsi des sujets de l’Empire, mais placés directement sous domination militaire, contrairement aux vrais Gallo-Romains qui pouvaient recourir à l’administration civile.
Du point de vue romain, cette manœuvre permettait de revaloriser les terres délaissées par leurs populations traditionnelles (c’est le cas en Dacie, Pannonie et en Illyrie après 375, par exemple) et de remédier aux problèmes de recrutement de l’armée tout en éloignant structurellement une menace pour le limes.
Du point de vue germanique, cette condition est extrêmement infamante. Le vaincu, est déplacé, forcé à devenir fermier et privé de ses armes, qui étaient la marque de son statut d’homme dans la tradition gauloise ou germaine. Lors du service militaire, les jeunes hommes étaient tondus (les cheveux longs étaient aussi une marque de liberté... et de noblesse dans la Gaule chevelue).
Les enfants de ces vaincus restent des lètes, mais ceux qui survivent à une carrière militaire complète pourront accéder à la pleine citoyenneté.
Il convient de différencier les lètes des peuples fédérés comme les Goths, qui eux, gardent une autonomie (le foedus est un contrat d’égal à égal et non une soumission).

Leude. Les leudes étaient des membres de la haute aristocratie durant le Haut Moyen Âge. Ils étaient liés au roi par un serment (le leudesamium) et des dons.


M


Maire du Palais. Dignitaire de la cour mérovingienne qui se substitua peu à peu au roi.

Marquis :
- seigneur de rang comtal, qui était préposé à la garde d’une marche territoriale à l’époque carolingienne ;
- titre de noblesse entre le comte et le duc.

Massier. À l’origine soldat armé d’une masse, puis ce terme désigne dans certaines cérémonies, un appariteur, un huissier ou un officier qui porte une masse, symbole de sa fonction.

Mercenaire. Un mercenaire est un combattant étranger aux parties en conflit, spécialement recruté dans le pays ou à l’étranger et qui prend une part directe aux hostilités. Ce combattant doit également avoir un avantage personnel à participer à ce conflit, qui prend souvent la forme d’une rémunération nettement supérieure à celle de ses homologues de l’armée régulière.

Mégaduc. Désigne l'amiral de l'Empire byzantin qui est un des postes les plus élevés de la hiérarchie byzantine de la fin de l'Empire byzantin.

Monarque. Un monarque est un dirigeant, représentant ou chef d'État, qui peut être héréditaire ou élu. Une nation ou un État dirigé par un monarque est appelé une monarchie. Un système de gouvernement impliquant un monarque est une monarchie.
Le mot roi désigne un monarque de sexe masculin, à moins qu'il soit désigné sous un autre titre tel qu'empereur dans le cas où il dirige un empire. Le mot reine est appliqué à une femme monarque (une reine régnante). Une monarchie dirigée par un roi ou une reine s'appelle un royaume.

Monseigneur, ou messire. Au début tous chevaliers pouvaient être appelés ainsi dès lors qu'ils étaient adoubés, puis seuls les nobles les plus grands voire seul le souverain pouvaient bénéficier de ce qualificatif. Plus tard les roturiers, se le sont attribué sous la forme messire, puis monsieur ou messieurs.


N


Noble :
- personne faisant partie d’une aristocratie dirigeante ou foncière, souvent dynastique ;
- personne anoblie par un roi, un prince ou un duc, généralement pour l’aide qu’elle a apportée à l’État.

Noblesse d’épée. Noblesse qui vient de fonctions militaires. Complété par la noblesse de robe qui sous l’Ancien Régime, vient de fonctions dans la magistrature.


O



P


Page.. Aux environs du XIIIe siècle, de plus en plus souvent, les garçons d’origine noble quittent leur famille vers 7 ans. Il devenait page chez un autre noble jusqu’à 14 ans. Avant de devenir l’écuyer d’un chevalier.
Il recevait les bases de l’éducation d’un futur noble, tout en rendant de menu service. Il apprenait entre autres, à monter et soigner son cheval, à couper la viande à table, etc.

Porte-arquebuse. Officier qui portait le fusil du roi ou des princes de la famille royale, à la chasse.

Prévôt. Le terme prévôt vient du latin præpositus, préposé. Au Moyen Âge, le prévôt est un agent du seigneur ou du roi chargé de rendre la justice et d’administrer le domaine qui lui est confié.
- À partir du XIe siècle, les Capétiens retirent l’administration du domaine royal aux nobles pour la confier à des prévôts, généralement des roturiers aisés, qui possèdent le droit de percevoir les revenus du roi dans leur conscription ou prévôté. Cette pratique, bénéfique pour les finances royales, entraîne rapidement de graves abus et, dès la fin du XIIe siècle, le prévôt est contrôlé par un bailli dit “itinérant”, puis, au XIIIe siècle, par un bailli et un sénéchal à poste fixe. Le prévôt était au Moyen Âge l’intendant d’un domaine seigneurial et avait pour rôle d’administrer, de juger et de percevoir les taxes. Il était subordonné au bailli. Il était en outre chargé de gérer les biens et les revenus pour le compte d’un maître, d’un seigneur laïc, ou d’un ecclésiastique. Le prévôt encaisse les revenus et entretient les bâtiments, châteaux et hôtels royaux. Le prévôt est donc devenu progressivement le représentant du roi et de son pouvoir dans une fraction du domaine. L’ensemble des droits et revenus qu’il prélevait constituait la prévôté. Au XIVe siècle, les prévôts virent leur pouvoir judiciaire s’étendre pour représenter la juridiction de première instance, d’un point de vue civil comme pénal. Lorsque le roi concédait à une ville une charte de franchises ou de commune, il concédait également la prévôté, c’est-à-dire tous les revenus afférents à celui-ci, moyennant le versement d’une somme fixe. Les abus et plaintes des sujets se sont concentrées sur cet office, au point que la mise en garde des prévôtés devint une des revendications majeures de l’opinion. Les prévôts de petite naissance sont mal vus par le peuple.
Les prévôts achètent une charge, c’est le système de l’affermage, l’État abandonne au prévôt la perception des divers impôts en vigueur dans le royaume, moyennant une somme d’argent. Mais ce système pose problème car de ce fait, ils sont difficiles à contrôler et à surveiller. Les prévôts en profitent pour ne plus respecter leurs obligations et font ce qu’ils veulent.
Concernant les finances, les prévôts se chargent de récolter les rentes, à savoir le cens, le champart qui est prélevé sur les récoltes plus les redevances telles que les revenus des péages (prélevés au niveau des ponts par exemple) ainsi les tonlieux sur les marchandises.
- Les prévôts royaux exercent la fonction la plus basse dans la hiérarchie des juges royaux. Cependant, les juges “subalternes” ont eu différentes désignations selon la région où ils exerçaient leur fonction. En Normandie et en Bourgogne, on les appelait des châtelains, dans le Sud, des viguiers. Sa juridiction s’étend au domaine royal.
- Le prévôt seigneurial exerce la même fonction que le prévôt royal mais sa juridiction s’étend aux terres seigneuriales, dépendantes du royaume de France.

Prince. Le titre de prince (du latin princeps « premier ») est un titre de noblesse, porté généralement par un homme issu d'une famille princière, parfois royale. Sa forme féminine est princesse. Néanmoins, cette définition est générale, et il peut y avoir quelques différences selon les pays. En France, le titre de prince s'applique essentiellement à la famille royale directe. Au cours de l'histoire, le titre de prince et de principauté fut donné à certains fiefs par l'usage et l'ancienneté de l'appellation. Cependant, lorsqu'il y eut création de princes ou de principautés par le roi, sous l'Ancien Régime ou la Restauration, ce titre n'engendra aucune préséance sur les titres ducaux, qui restaient le rang le plus élevé des titres nobiliaires.


Q



R


Reine :
- titre donné a la dirigeante d'un état ou pays appelé royaume ; son mari qui n'a pas droit au titre de roi est souvent appelé prince consort ;
- épouse du roi, appelé aussi reine consort.

Reine régente. Épouse du roi qui dirige le royaume en absence du roi, ou pendant la minorité de son fils, futur roi, après la mort de son époux.

Roi, roy. Titre donné au dirigeant d'un état ou pays appelé royaume. Il est au sommet de la hiérarchie de la noblesse. Ce titre est obtenu soi par héritage, soi par élection le plus souvent par les membres de la haute noblesse.

Roitelet. Littéralement petit roi, roi d'un petit pays. C'est un roi dont le pouvoir est faible, ce terme est souvent utilisé de façon péjorative.


S


Sabre-peuple. Dirigeant politique ou militaire qui réprime ou fait réprimer le peuple de façon violente, jusqu'au massacre.

Sabreur :
- personne qui se bat au sabre ou qui donne des coups de sabre ;
- escrimeur qui pratique la discipline du sabre ;
- de façon péjorative militaire qui possède plus de courage ou de brutalité que d'intelligence ou de finesse ;
- au figuré, personne qui réduit fortement ou élimine, sans état d’âme, ce qui ne lui plaît pas.

Seigneur :
- propriétaire féodal ;
- personne noble de haut rang ;
- en grand seigneur, signifie avec luxe, magnificence, ou avec noblesse ;
- être grand seigneur signifie dépenser sans compter ;
- le Seigneur autre nom de Dieu.

Sénéchal. À l’origine ce terme désigne le doyen/chef des serviteurs, au fil du temps il désigne un officier au service du roi, d’un seigneur, d’un membre du clergé dans différentes fonctions.

Souverain, souveraineté :
- le mot souverain dans le sens où il désigne le détenteur d’un pouvoir suprême (souveraineté) sur un groupe d’hommes ; historiquement, le souverain est un prince, à la tête d’une aristocratie, et porte souvent le titre de roi et parfois d’empereur ; c’est pourquoi il est devenu synonyme de roi ou de monarque ; c’était à l’origine le seul à pouvoir décider en dernier lieu, de par sa qualité, d’un acte de gouvernement de son État ;
- cette idée qu’un seul peut gouverner sans que sa décision ne puisse être contestée en dernier ressort explique qu’on parle parfois d’une décision souveraine lorsque celle-ci s’impose à tous ;
- avec le développement de certaines formes de démocraties, dans quelques périodes de l’antiquité (République romaine, et surtout Grèce classique), et le développement de cette idée depuis le XVIIe siècle, la notion de puissance de souveraineté peut également s’appliquer à un groupe d’hommes libres, et non plus seulement à un seul homme ; on parle ainsi du peuple souverain lorsque les citoyens d’un pays prennent part à la vie politique de leur État.

Sultan. Sultan est un titre porté par des monarques musulmans depuis l'an 1000 environ. Un territoire gouverné par un sultan est un sultanat. L'épouse ou concubine d'un sultan, ou un sultan féminin, est appelée une sultane. Dans l'ancien Empire ottoman, la mère du sultan régnant est appelée sultane validé.

Sultane. Voir Sultan.

Sultane validé. Voir Sultan.

Suzerain. Dans le système féodal, le suzerain est un seigneur qui octroie un fief à son vassal lors de la cérémonie de l’hommage.


T


Trabucaire. Nom catalan donné à un utilisateur (Soldat, milicien, brigand) de trabuc (tromblon en catalan).


U



V


Vassal. Dans le système féodal, le vassal est un seigneur ou un chevalier qui a reçu un fief de son suzerain lors de la cérémonie de l’hommage. En contre partie le vassal se reconnaît comme l'homme de celui-ci qui devient son suzerain. Il lui doit dès lors fidélité, conseil, aide financière et militaire. Voir page féodalité.

Vavasseur ou vavassal. Du latin médiéval vassus vassorum (vassal des vassaux), était le vassal d’un seigneur lui-même vassal. C’est un titre des débuts de la féodalité, qui a disparu par la suite. Le titre existait déjà à l’époque carolingienne.

Vice-reine :
- épouse d'un vice-roi ;
- plus rarement, représentante du roi dans une province ou une colonie.

Vice-roi. Ce titre est donné par le roi à une personne le représentant dans une province ou une colonie.

Vicomte :
- suppléant du comte, puis seigneur possédant la terre sur laquelle s’exerçait cette charge ;
- noble dont le titre est directement inférieur au comte.

Vidame. Titre de noblesse français assez rare.

Voïvode. Voïvode est un terme d’origine slave, qui désigne au départ le commandant d’une région militaire. Il était utilisé à l’époque médiévale dans toute la zone de l'Europe centrale et orientale. En Serbie, la région de Voïvodine porte son nom en souvenir de ce titre, porté par les différents princes serbes qui ont gouverné ce territoire. Malgré son origine slave, il est aussi utilisé en Roumanie, pays de langue romane, et en Hongrie, pays de langue finno-ougrienne.

Vougier. Fantassin équipé une arme d'hast appelé vouge en usage du XIIIe au XVIe siècle.


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X



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Yeoman :
- dans l’Angleterre médiévale, c'est d'abord un paysan qui est propriétaire de sa terre qu’il exploite lui-même, c'est un personnage important qui est influent sur son territoire ;
- puis désigne un roturier exerçant un office à la cour ou auprès d’un notable ;
- ensuite un corps de garde appelé yeomen de la garde est créé en 1485 par Henry VII, pour assurer la sécurité des souverains britanniques ; de nos jours il n’a plus que des fonctions d’apparat ; il a conservé le costume du XVIe siècle ; il est parfois confondu avec les gardes de la tour de Londres (Yeoman Warders), populairement appelés beefeaters, toujours chargés de faire visiter ce monument et de raconter la fameuse légende des corbeaux.


Z




samedi 7 juin 2014

Les armes vikings

Les Vikings


Si vous venez voir les armes diaboliques de ces barbares assoiffés de sang, de ces suppôts de Satan qui passaient leur temps à tout piller, vous risquez d’être déçu.
En fait, ce que nous appelons les Vikings, étaient avant tout des marchands nomades scandinaves qui ont vécu de l’an 800 à 1050. Certains ont fait quelques mauvais coups, mais on ne peut généraliser. Surtout qu'à l'époque tous les peuples étaient plus ou moins belliqueux.
Leurs plus belles armes sont donc leurs bateaux, dont nous allons parler en premier.

Les navires vikings


Le drakkar est le nom donné à tort par un Auguste Jal vers 1840, à tous les navires vikings. Inspiré du terme suédois drakar, pluriel de drake (dragon), lui-même apparenté à l’ancien nordique dreki.
Les bateaux vikings ont des similitudes. Un très faible tirant d’eau, dont la coque est constituée de planches superposées avec une quille d’un seul tenant et doté d’un gouvernail amovible. Ils sont quasiment symétriques entre l’avant et l’arrière (poupe et proue se répondent de part et d’autre du mât), ce qui lui permet de pouvoir se déplacer indifféremment en avant et en arrière. Il possède éventuellement un grand mât facile à dresser et à abattre qui supporte une voile rectangulaire qui lui permet de remonter au vent.
Il existe deux familles principales de navires. Les langskip qui sont des navires de guerre et les kaupskip qui sont des navires de commerce.
Les langskip ou herskip n’ont pas de place pour le stockage des marchandises. Ils se déplacent indifféremment à la voile ou à l’aviron. Ce sont des transports de troupes capables de remonter les rivières. Selon leur taille, ils portent différents noms : karv, snekja (à vingt bancs de nage), dreki, skeið (qui tenait le rôle de croiseur lourd) ...
Les kaupskip sont des navires de commerce qui se déplacent à la voile, qui disposent d’un équipage réduit, qui sont capables de naviguer en haute mer et qui ne sont pas pontés. Leur cale est dite ouverte. Le navire de ce type découvert à Skudelev avait une capacité de charge de 16 tonnes. Depuis, des épaves de plusieurs autres navires de commerce ont été découvertes. Selon leur taille, on les nomme skúta (petit navire de brasse), l'eptirbátr (canot), le karfi (dont le représentant le plus connu est le Gokstad), byrding ou knörr (destiné au grand large) ...
Il existe également des bateaux de pêche ou caboteurs que l’on nomme ferja, mot qui a donné notre ferry.
Les barques, bátr, de petites tailles, avançaient à la voile et à la rame, avec jusqu’à quatre bancs de 10 ou 12 rameurs. Elles étaient encore utilisées au XIXe siècle en Norvège.
Les premières découvertes de navires vikings à Gokstad en 1880 et à Oseberg en 1904 ont amené les archéologues à la conclusion que les Vikings étaient des commerçants de produits de luxe. En effet, ces deux navires pontés, comptant des équipages importants, avaient très peu de place pour embarquer des marchandises. Or, comme il était de notoriété publique que les Vikings étaient avant tout des commerçants, les archéologues sont arrivés à la conclusion qu’avec des navires aussi mal conçus, les commerçants étaient obligés d’embarquer des marchandises peu encombrantes, mais à forte valeur ajoutée pour rentabiliser leur voyage. Donc, des marchandises de luxe. Depuis les fouilles de 1962, nous avons la preuve qu’à côté des navires de guerre, les Vikings disposaient des navires de transport capables d’embarquer des tonnes de marchandises.
Les Vikings furent des navigateurs suédois, danois, norvégiens qui ont développé trois grandes routes commerciales : celle du nord , celle de l’ouest et celle de l’est (le Varègue est le nom donné pour désigner le Viking qui commerce dans la région à l’est de la Scandinavie). Fourrures, peaux, métaux, ambre, miel, stéatite, sel, vin, blé, laine, argent, fer, or, cire, ivoire de morse, bois de construction, armes, tissu mais aussi esclaves, sont les produits échangés par les Vikings sur les itinéraires maritimes et terrestres qu’ils maîtrisaient, allant de Samarkand à la mer Caspienne, en passant par Jérusalem, Bagdad, Constantinople, le détroit de Gibraltar, la Galice, les côtes d’Aquitaine et de Bretagne, l’Angleterre, l’Irlande, la Scandinavie, le Groenland, ... sur 250 ans.
Sans leurs fameux bateaux, les Vikings n’auraient pu développer ces routes commerciales sur une aussi longue durée.

Nous mène-t-on en bateau, avec cette histoire de bateaux ?


Il est quand même surprenant que cette image de surhomme navigant sur un bateau à tête de dragon, pillant et violant tout sur son passage ne figure dans les sources quasiment qu’en France et en Angleterre.
Posons-nous une question. Pourquoi font-ils de tels périples ? Comme de tout temps la recherche d’une meilleure condition de vie. Pour cela deux alternatives, soit migrer dans un pays plus agréable, soit chercher fortune puis retourner au pays une fois riche. Pour devenir riche, là encore deux alternatives, la manière douce : le commerce ; la manière forte : le pillage.
Le pillage, ah ... nous y voila. Mais piller quoi, un village sans défense, une place forte ? Le village, c’est facile surtout s’il y a peu de gendarmes, non je veux dire peu de gens d’armes. On y trouve bien à manger et quelques objets d’artisanat, mais pour la fortune, on repassera. La place forte, c’est plus juteux, mais combien plus difficile, même s’il y eu quelques réussites, il n’y a toujours pas de quoi en faire toute une histoire. Où peut-on trouver quelque chose de précieux, assez peu protégé ? Dans les lieux de culte (églises, abbayes, monastères, etc.), où l’Église accumule de véritable trésor à la gloire de Dieu.
Les Vikings ont vite compris, et ont mis au point une technique digne de nos commandos modernes. Mais comment l’Église pouvait-elle expliquer le saccage de ses lieux de cultes sensés être protégés par Dieu et ses saints ? L’explication trouvée fut simple : les Vikings étaient des envoyés du diable. À partir de ce moment, la littérature (à l’époque, quasi exclusivement d’origine cléricale), s’est acharné sur l’image du Viking.
Cette stigmatisation est d’autant plus remarquable, que les sources slaves et arabes, le décrivent bien autrement. Il n’est pas question de les représenter comme des anges non plus. C’étaient tout simplement des hommes, qui espéraient une vie meilleure. Mais n’est-ce-pas ce que nous cherchons tous ?

Les sources


Les meilleures connaissances des armes vikings proviennent des découvertes archéologiques car comme dans presque toutes les sociétés germaniques, le guerrier se fait enterrer en armes. Les représentations graphiques ou la littérature dans les sagas nordiques peuvent être prises en compte avec une certaine mesure. On trouve aussi des bas-reliefs sur pierre ou bois, et des tapisseries. Ces sources peuvent être de purs produits vikings ou provenir d’autres ethnies.

Le port des armes


Chez les Vikings, la condition d’homme libre était liée au droit de la possession et de l’utilisation des armes. Dans certains poèmes vikings, il est même conseillé le port permanent des armes afin d’être prêt au combat à tout moment, du jour et et de la nuit. Les femmes et les esclaves n’ont pas le droit de porter des armes, même si comme toutes règles il y a des exceptions, comme l’atteste la découverte de rares tombes de femmes avec des armes, ou certains écrits comme la saga Gisla.

L’équipement de base


Comme ailleurs, les plus modestes utilisent leurs outils de travail, éventuellement modifiés. Équipés d’une hache ou d’une lance (souvent un épieu de chasse), protégés par un bouclier de bois et parfois un cale en cuir pour la tête, son couteau peut être additionné d’une autre lame courte (semblable au saxe germain). Ils utilisent aussi leurs arcs de chasse pour le combat. Les plus riches complètent leur équipement par un casque métallique, une épée (semblable au Spatha romain) et une broigne ou une cotte de mailles. Il n’y a pas de trace d’utilisation de vêtements rembourrés (type gambison), ce qui ne veut pas dire qu’ils n’en avaient pas, surtout avec une cotte de mailles.

L’arme des riches, l'épée


Les Vikings ont utilisé des saxes (appelés aussi scramasaxe, seax, sax, seaxe, scramaseax, scramsax et sachsum) qui sont des armes blanches pluri-germaniques (saxonne, franque, viking, etc.), sans garde, a un seul tranchant. L’autre côté de la lame n’étant affûté qu’à son extrémité (dernier tiers de la lame environ). Il mesure entre 20 cm et 1 m de long. Les spécialistes distinguent plusieurs types de saxes (voir armes des Francs). Les saxes étaient généralement portés dans un fourreau suspendu horizontalement à la ceinture.
Les Vikings ont aussi utilisé une épée à une main, semblable à la spatha romaine, avec des quillons plus développés et un pommeau assez volumineux habituellement de forme triangulaire. La lame à double tranchant, mesurait jusqu’à 1 m, pour un poids de 1,5 kg jusqu'à presque 2 kg.
L’épée est un véritable investissement, le fer était rare donc cher, tellement complexe à fabriquer que seulement quelques forgerons très spécialisés en sont capable, elle valait au moins une douzaine de vaches laitières, pour les modèles de base.

L’arme des rois, la reine des épées


Seuls quelques privilégiés, parmi les plus riches peuvent acquérir une épée +ULFBERH+T qui est un véritable trésor financièrement, mais aussi et surtout une somme de savoir technologique de fabrication et de composition inouï pour l'époque. Elle est considérée comme l’une des meilleures type d'épées jamais forgées.
Elle a été forgé entre l'an 800 et 1000, mais le type d'acier qui la constitue ne se retrouve pas avant le XVIIIe siècle en Europe. Parmi les milliers d'épées vikings retrouvées dans les tombes ou les cours d'eau seul 171 sont de véritables +ULFBERH+T.

L'acier qui la constitue est appelé acier Damas wootz élaboré en Inde et forgé sur place ainsi qu'au Moyen Orient. Il est réputé pour sa qualité et caractérisé par son aspect ou ses motifs moirés autrefois principalement utilisé pour la fabrication des armes. Il est le produit d'une méthode de fabrication d'un alliage d'acier, découverte en Inde autour de l'an 300, bien que certains placent son invention une centaine d'années auparavant. Sa qualité est le produit de la cristallisation fine du métal lors de son élaboration, la haute teneur en carbone (apport de charbon ou d'os calcinés dans le creuset) et sa grande pureté exempte de scorie grâce à l'apport de silice (verre, sable) aussi dans le creuset qui piégeait les scories lors de la fonte des minerais de fer à plus de 1500° dans un bas fourneau de type oriental.
Après la fonte du minerai, l'acier obtenu est refroidi et martelé lentement, afin de permettre une meilleure structure cristalline ramifié appelé dentrite.

À ce jour, ce type d'acier n'a été retrouvé dans aucun autre objet médiéval en Europe, ce qui n'est pas vrai en Extrême-Orient.
Pour confirmer le commerce avec ces pays lointains, rappelons que l'on a découvert des objets de culte d'origine indienne (boudha) dans certaines tombes vikings. Sachant que les Vikings utilisaient des navires de petites tailles, ils devaient faire commerce de marchandises peu volumineuses, à forte valeur ajoutée. Des lingots d'acier de qualité exceptionnelle rentrent dans ce critère. De plus, ces épées datent toutes de l'époque de l'ouverture de la route commerciale de la Volga qui descend jusqu'au nord de l'Iran.

Sur chacune de ces épées, il était incrusté en lettres fait en fer doux le mot +ULFBERH+T. À ce jour, personne ne sait ce que cela signifie, augmentant encore le mystère de cette épée. Cela ne peut être le nom du forgeron car sa fabrication dure environ deux siècles. Ce nom semble être d'origine franque et une croix devant un nom indiquait sa qualité d’évêque ou d'abbé. Mais l'Église n'avait pas de bon rapport avec les Vikings et pourquoi seulement eux auraient bénéficié de ce commerce. Cela ressemble plutôt à une référence de qualité, surtout que d'autres épées à l'acier d'une qualité bien inférieur ont été retrouvé mais toutes avaient une petite différence sur l'incrustation, la seconde croix était placée après le T et non entre le H et le T.

La fronde


Dans la saga Kjalnesinga, il est écrit que Bui Andríðsson n’a jamais porté une autre arme que sa fronde, qu’il nouait autour de lui. Il l’a utilisée avec des résultats mortels à de nombreuses reprises.

La hache


Basées sur l’outil de travail, les haches de combat se sont développées avec de plus grands tranchants et des manches plus longs. Quelques fers de hache (de riches Vikings) étaient richement ornés avec des incrustations de métaux précieux (or et argent). Dans l’ère Viking postérieure, il y avait des fers de hache avec le tranchant mesurant 45 cm, appelés Brei ð ö X ou Breid-Ox (la large hache), alors que les premiers fers ne faisaient que 7 à 15 cm.
Les lames de certaines haches sont en acier trempé, soudées à la tête en fer.
Les haches à double fer dans les représentations modernes semblent tenir de la fantaisie (aucune trace archéologique ou écrite).
La danaxe est une hache d'armes d'origine danoise généralement avec un manche assez long pour une tenue à deux mains. Parfois utilisée comme grappin d'abordage.

Les arcs


Les arcs ont été utilisés principalement pour la chasse, mais ils ont également été utilisés lors de combats à distance. Les archers débutaient les hostilités par une pluie de flèches avant le corps-à-corps. L’utilisation des archers, est cité dans plusieurs sagas (saga Brennu-Njáll le Brûlé, saga Eyrbyggja, etc), pour la défense d’un point. On trouve aussi son usage dans les combats nautiques (saga d’Olaf Tryggvasonar). Les arcs ont été faits à partir de bois d’if, de frêne, ou d’orme. En général, ils mesuraient de 1,5 à 2 m de longueur. On trouve peu de reste dans les sépultures de guerriers, car les arcs ont été utilisés principalement pour la chasse. Un arc complet a été trouvé à Hedeby, en bois d’if et mesurant 1,92 m de long.

Les lances


La lance est souvent utilisée par le guerrier viking, soit comme arme de jet ( dans ce cas le fer est parfois désolidarisé en retirant le rivet, pour éviter d’être renvoyée) ou comme arme d’hast dont la hampe peut aller jusqu’à 2 ou 3 mètres. Les différents fers retrouvés font de 20 à 60 cm, ont des formes les plus diverses avec ou sans quillon.

Casques (sans cornes)


Le casque Viking en fer, en forme de bol avec un nasal parfois additionné de “lunettes”. Le casque est parfois fabriqué d’une seule pièce, mais généralement il est fabriqué à partir de deux ou quatre plaques de fer rivetées ensemble par une bande de fer faisant le tour de la tête au niveau du front et une ou deux bandes passant par le sommet du bol. Sur certains casques, il y avait des camails assujettis et/ou des plaques métalliques sous la partie en forme de bol, pour assurer une protection supplémentaire.
Dans le chapitre 45 de la saga Eyrbyggja, Freysteinn a été protégé d’un coup d’épée au cou par un morceau de corne cousu dans son chapeau de feutre.
On ne trouve pas de cornes sur les casques de combat. Les seuls couvre-chefs qui auraient eu des cornes, seraient éventuellement d’ordre cérémonial voire chamanique.

Protection en mailles


Les mailles sont des anneaux de métal reliés entre eux pour constituer un tissu de protection. Les Vikings qui en avaient les moyens, utilisaient des protections en mailles sous forme d’une cotte de mailles et/ou de camail éventuellement assujetti au casque.
La technique d’assemblage des Vikings est dite 4 en 1, dans laquelle chaque anneau passe dans ses quatre plus proches voisins.
Dès les premiers temps de la période viking, tous les anneaux sont rivetés. Par la suite, on alternera une rangée d’anneaux rivetés et une rangée d’anneaux fermés, ce qui apportera gain de temps de fabrication, gain de poids, sans perte de l’efficacité.

Armures de pierres ?


Dans plusieurs sagas (saga Vatnsdæla, saga Vopnfirðinga…), il est fait mention de l’usage de pierres plates mises sous les vêtements pour se protéger.

Boucliers


Les boucliers vikings étaient dans un premier temps ronds, de type germanique, d’un diamètre d’autour de 90 cm ou plus, et de 1 à 3 cm d’épaisseur. Ils étaient faits de planches de bois en sapin, pin, saule ou tilleul. Ils avaient d’habitude un trou central avec une poignée protégée par un umbo métallique. Les boucliers devaient être couverts de cuir. Le pourtour devait aussi en être pourvu, car une série de petits trous en périphérie a été observée sur des certains restes de boucliers. Dans certaines sagas, on parle de boucliers portés dans le dos ou le côté, ce qui suggère qu’il pouvait avoir une lanière de portage. Des pigments ayant été trouvés sur certains restes, cela suggère qu’ils n’étaient pas couverts de cuir mais peints directement sur le bois.
Le bateau trouvé prés de Gokstad a des emplacements pour accrocher les boucliers sur le bord. Quelques boucliers vikings peuvent avoir été décorées par des modèles simples bien que quelques poésies skaldic louant des boucliers puissent indiquer des décorations plus complexes.
Il existe une polémique sur la forme des boucliers à la fin de la période viking. Certaines traductions de saga emploient les termes, d’extrémité du bouclier ou de queue du bouclier, ce qui suggère des boucliers allongés voire en goutte d’eau comme on peut en voir sur la tapisserie de Bayeux. Mais, sauf nouvelle découverte, on n’a pas encore trouvé de restes de boucliers de cette forme dans des fouilles archéologiques.