STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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lundi 9 juin 2014

Les armes à feu

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z




A


Affut, affût ou affus (terme vieilli) :
- ensemble de bois et/ou de métal, garni éventuellement de roues, servant à supporter ou à transporter une arme lourde ;
- endroit où on se cache pour surprendre l’ennemi, comme le chasseur avec sa proie.

Aiguilette. Petite tige fine permettant de nettoyage des résidus de poudre dans la lumière d'une arme à feu.

Amadou Matière végétale tirée d'un champignon (amadouvier) qui a pour propriété de prendre facilement feu et de brûler lentement. Elle a été utilisée pour faire des mèches.

Âme :
- partie vide dans le canon d’une arme à feu ;
- par métonymie, paroi intérieure du canon d’une arme à feu.

Amorce. Système pyrotechnique qui sert à démarrer un processus explosif, qui va propulser le projectile. Le nom est d'abord donné à la poudre dans le bassinet, puis la capsule de fulminate de mercure, positionnée sur la cheminée puis directement au cul d'une munition.

Arquebuse. L’arquebuse est une arme à feu individuelle de portée effective limitée (moins de 50 mètres), assez lourde et encombrante mais dont on pouvait épauler les dernières versions.
Arquebuse vient de l'allemand Hakenbüchse. L'arquebuse à mèche, apparue vers 1450, pèse de 5 à 9 kilogrammes et nécessite la prise d'appui sur une fourche (fourquin) pour tirer. La mèche est allumée et ramenée sur le bassinet où la poudre est tassée pour l'explosion. Elle succède à la couleuvrine à main dont elle diffère par l'ajout du bassinet (contenant la poudre d'amorçage) et du serpentin qui, tenant la mèche allumée, pivote pour la mise à feu de l'arme.
L'arquebuse a une faible cadence de tir (un tir par minute) et son canon s'échauffe vite. On distingue par la suite l'arquebuse à canon lisse, utilisée pour la chasse et destinée à tirer de la grenaille, très lourde et souvent fixée sur un chariot pour favoriser son transport le long des étangs pour la chasse au gibier d'eau et l'arquebuse à canon rayé, plus courte et plus maniable, destinée au tir à balle.
Elle est contemporaine des premiers mousquets, qui finissent par la remplacer, ces armes sont bien plus lourdes, et nécessitent toujours la fourche de support fourquine, mais de plus gros calibre, lancent des projectiles capables de traverser toutes les armures.
Les arquebuses sont rapidement le support des plus belles ornementations des armuriers de l'époque : dorures, gravures, inserts en corne ou en ivoire sculptés, parfois même de pierres précieuses. Elles servent comme objet de décoration dans les demeures des plus riches seigneurs pour montrer aux visiteurs l'habileté des artisans qu'ils emploient.

Arquebuse à croc. Arquebuse lourde qui a besoin d'être en appui sur une fourche appelé ici croc.

Arquebuse à rouet. Les premières arquebuses à rouet semblent avoir été inventées au tout début du XVIe siècle en Allemagne du Nord. Leur fabrication se développe en Europe à partir de 1515. Cette arquebuse, plus maniable, mesure de 0,80 à 1,30 mètre, pèse de 4 à 7 kilogrammes et tire une balle d'à peine 25 g. Cette version peut s'épauler, dans les versions antérieures, la crosse était bloquée par la poitrine.

Arquebuser. Tirer voire tuer à coups d’arquebuse.

Arquebusier :
- combattant armé d'une arquebuse ;
- fabricant d’arquebuses.

Arquebusade :
- tir d’arquebuse ;
- au figuré, agression virulente (sans arme).

Artillerie. Ensemble des armes à feu de gros calibre (bouche à feu) et tous ce qui s’y rapportent ( munition, personnel, transport) qui constitue une partie d’une armée.

Fourquine, fourquin d'arquebuse. Fourche métallique montée sur une hampe en bois, ayant une pointe à l'autre extrémité, sur laquelle le tireur appuyait son arquebuse pour tirer.

Porte-arquebuse. Officier qui portait le fusil du roi ou des princes de la famille royale, à la chasse.


B


Baguette. Voir écouvillon.

Balistique. Science qui étudie dans un premier temps la vitesse des projectiles, ainsi que leurs trajectoires, puis la force d’expansion de la poudre des armes à feu.

Balle :
- projectile arrondi ou ovoïde en pierre ou en métal lancée par une fronde ;
- projectile d’arme à feu, souvent en plomb recouvert de métal plus dur ;
- appelé familièrement bastos, pruneau, petit pois, plomb.

Balle à blanc. Cartouche sans projectile.

Bassinet. Petite cuvette rempli d'une dose de poudre constituant l’amorce des armes à mèche, rouet, chenapan ou à silex.

Batterie :
- Désuet, querelle qui se termine en bagarre ;
- ensemble de pièces d’artillerie ;
- par analogie, emplacement d'une fortification où sont disposées des pièces d’artillerie ;
- par analogie, unité de régiment d’artillerie d’une centaine d'hommes avec tout leurs équipements ;
- dans une arme à feu généralement individuelle, pièce ou ensemble de pièces permettant la mise à feu ;
- diverses manières de battre le tambour, dans le cadre de la musique militaire ;
- entrepont où loge l’équipage d'un vaisseau ;
- dans le langage courant une batterie est un ensemble de chose.

Bec-de-crosse. Sorte de pointe qui termine la partie basse d'une crosse de fusil, certaines crosses ont deux becs-de-crosse, un en bas, un en haut.

Biscaïen, biscayen :
- de façon générale, ce qui a un rapport avec la Biscaye (province du pays basque espagnol) ;
- mousquet de gros calibre, à longue portée, utilisé pour la première fois en Biscaye (province du pays basque espagnol) et répandu au XIIIe siècle ;
- par métonymie, munition du mousquet ci-dessus ;
- certains auteurs utilisent ce terme pour désigner de la mitraille tirée par un canon.

Boîte à mitraille. Boîte cylindrique en bois, en fer ou en zinc, parfois surtout dans les premiers temps un sac de toile, que l’on remplissait de mitraille constituée de pierres, de plombs,de petits morceaux de fer, et dont on chargeait les canons d'artillerie.

Boîte à poudre. Boîte cylindrique muni d'une poignée, que l’on remplissait de de poudre puis refermait à l'aide d'un bouchon de bois enfoncé au maillet. La boîte est positionné à l'arrière du canon et coincé à l'aide d'une cale en bois. Le projectile est rentré par le gueule poussé avec un refouloir. C'est une sorte de culasse amovible. Pour une cadence de tir rapide les pièces d'artillerie étaient dotées de 4 ou 5 boîtes à poudre.

Bombarde. La bombarde est une pièce d'artillerie, chargée par la gueule, apparue pendant la Guerre de Cent Ans qui lançait des boulets d'un calibre important, de pierre, remplacer progressivement par des boulets en fer. Son manque de précision et sa faible cadence de tir faisaient plus de peur que de mal. C'est pour cela qu'elle était plus utilisée pour détruire les fortifications.
La bombarde était généralement une pièce de bronze ou de fer forgé, montée sur un affût en bois. Elle était fixée à celui-ci par des cerclages métalliques.
Elle fut utilisée jusqu'à la fin du XVe siècle où elle fut rendue obsolète par l’apparition des canons montés sur roues et/ou chargés par la culasse.

Bombardelle. La bombardelle est une pièce d'artillerie de faible calibre, montée sur affût avec de petites roues. Utilisée vers la fin du XIIIe siècle jusqu'à la fin du XVe siècle. Chargée par la gueule comme la bombarde, elle pouvait projeter des boulets en pierre remplacer progressivement par des boulets en fer jusqu'à plusieurs dizaines de mètres.

Boucanier :
- désigne celui qui fume de viande ou du poisson sur un boucan (claie en bois permettant le fumage utilisée dans les Caraïbes ;
- pirate des Caraïbes, qui pratiquait le boucanage pour stocker de la nourriture ;
- par extension, le fusil utilisé par ce pirate.

Bouche à feu. Une bouche à feu est un terme générique désignant une pièce d'artillerie.

Bouche à feu en fourme de lions. Une bouche à feu dont la gueule était ornées en ronde-bosse d'une tête de fauve.

Bourre. Tampon de matière diverses, introduit dans le canon de l'arme entre la poudre et le projectile. Ce tampon est parfois graissé sur une face, on parle de bourre grasse.

Bourre grasse. Voir bourre.

Bricole. Par métonymie avec l'engin de guerre de ce nom, arsenal où l'on entrepose les munitions, la poudre, les pierres de machines de guerre.

Bronze :
- alliage de cuivre et étain, voire d'autres métaux dont on fait certaines pièces d'artilleries ;
- ce nom désigne parfois une de ces pièces d'artilleries.


C


Calepin. Le calepin est une rondelle de tissu, généralement du coton, légèrement grasse, entourant la balle au moment du chargement, qui assure l’étanchéité balle/canon et évite les dépôts de plomb sur l’intérieur du canon de l'arme.

Calibre. Diamètre intérieur du canon des armes à feu, qui doit correspondre au diamètre de la munition utilisée.

Camouflet. Charge d'explosif destinée à détruire une galerie ennemie, ou à neutraliser la mine préparée par les sapeurs ennemis.

Canon :
- pièce d'artillerie tirant avec une inclinaison basse (moins de 45°), pour effectuer des tirs quasiment directs ;
- par extension, le canon désigne parfois un ensemble de canons ; par exemple, avant l'assaut, on fait tonner le canon ;
- partie d'une arme à feu en forme de tube par où passe le projectile ;
- par analogie, pièce d’armure (en forme de tube) protégeant le bras, appelé aussi brassard ; on distingue le canon d'arrière-bras et le canon d'avant-bras ; ces deux parties sont reliées par la cubitière ;
- aussi par analogie, élément vestimentaire décorative, faite d'une toile ornée de dentelle et de rubans, qui se portait attachée au-dessous du genou ; les canons étaient fort à la mode du temps de Louis XIV.

Canon à main. Appelé aussi trait à poudre, simple tube métallique de faible diamètre, fermé à l'arrière à usage individuel. Son perfectionnement donnera la couleuvrine individuelle.

Canonnade. Tir simultané de plusieurs canons.

Canonnage :
- action de canonner ;
- technique du tir au canon.

Canonner. Tirer à coups de canon.

Canonnier. Soldat ou marin qui est chargé de servir une pièce de canon.

Canonnière :
- ouverture permettant de tirer à couvert ;
- petit bâtiment de la Marine armé d’un ou de plusieurs canons ;
- par extension, ouverture dans un mur, au fond des écluses, pour l'écoulement des eaux.

Caronade, carronade. Une caronade est une pièce d'artillerie courte développée à partir de 1779. Elle est mise en service sur tous les navires de la Royal Navy. Les caronades n'étaient pas comptées dans le nombre de canons d'un vaisseau mais pouvaient constituer l'armement principal d'une frégate ou d'un brick.
Par le biais de l'espionnage et des échanges techniques, la France développe ses propres modèles de caronades à partir de 1795.

Cartouche. Munition de petit calibre, moins de 20 mm, constitué d'un ou plusieurs projectiles, de la charge de poudre, entre les deux la bourre, et le tout enfermé (au moins partiellement pour le projectile) dans un étui (appelé aussi douille), ayant une amorce de poudre à l'arrière.

Chargement par la bouche. Une arme à chargement par la bouche est une arme à feu dont le projectile et la charge propulsive est chargée dans le canon par l'avant (par où le projectile va sortir). Ce qui est l'inverse des armes, plus modernes, à chargement par la culasse.

Chassepot. Le Chassepot est un fusil de l'armée française du nom de son créateur Antoine Alphonse Chassepot qui est mis en service en 1866. Le Chassepot est un virage dans les armes à feu de l'armée française, c'est le premier à utiliser le chargement par la culasse, et non plus par la bouche.

Cheminée, cheminée à poudre. Tuyau métallique vissé sur la culasse, portant l’amorce et transmettant le feu à la poudre de la charge.

Chien. Pièce mécanique qui met le feu à la poudre dans les armes à feu anciennes par l'intermédiaire d'une mèche, d'un silex et plus tard par percussion direct ou indirect via une broche. Dans l'ordre chronologique, chien à mèche, à silex, à percussion, à broche, de revolver.

Chien à broche. Système plutôt utilisé dans les armes de chasse. Le chien vient percuter la munition par l’intermédiaire d'une autre pièce parfois extérieure à la munition. Il y a trois versions :
- la percussion à broche, la broche est un petit téton en saillie sur la partie arrière et supérieure de la cartouche, qui vient percuter l'amorce à l'intérieur de la cartouche ;
- la percussion annulaire, le chien ou percuteur vient frapper un bourrelet creux autour du cul de la cartouche, la déformation de celui-ci fait exploser l'amorce à l'intérieur de la cartouche ;
- la percussion centrale, le chien frappe le percuteur qui vient frapper le centre du cul de la cartouche où se situe l'amorce.

Chien à mèche. Le chien à mèche fait parti d'un mécanisme qui va présenter la mèche lente, allumée au début de l’action, qui est tenue dans les mâchoires d’un support à bascule nommé serpentin retenu en arrière par un ressort. Un levier (ex-queue de détente) fait pivoter le serpentin (chien) sur son axe et vient présenter la mèche sur la charge d’amorçage située dans le bassinet. En relâchant le levier, le chien reprend sa position initiale. Fin XVe siècle.

Chien à percussion. Semblable dans la mise en œuvre et la forme au chien à silex mais dont le silex et les deux mâchoires sont remplacés par un petit téton métallique qui vient percuter une amorce en fulminate de mercure placée au dessus de la cheminée remplaçant le bassinet. Cette amorce met directement le feu à la charge de poudre.

Chien à silex. Le chien à silex tient un silex entre ses mâchoires, au moment de la détente, il est projeter en pivotant contre la batterie.Dans le même temps le silex produit des étincelles, soulève de couvre-bassinet attenant à la batterie et enflamme la charge déposée dans le bassinet. XVIe siècle.

Chien de revolver. Pièce qui vient directement percuter la cartouche dans le système à platine du même nom.

corne d’amorce. Corne de bœuf façonnée en étui et renfermant de la poudre noire.

Couleuvrine, coulevrine :
- la couleuvrine est à l'origine, une arme à feu individuelle ; les premiers modèles reposent sur un pied, un trépied, ou un bâton, et doivent être mis en place avant de pouvoir tirer ; puis le canon à main devient inséré dans une pièce en bois arrondie pour pouvoir être tenue sous le bras ; le tube est chargé avec des billes de plomb et de la poudre ; la première attestation de couleuvrine, c'est-à-dire de canon à main semi-portatif, date de 1428 au siège d'Orléans par les troupes anglaises ;
- ce terme désigne aussi de véritables canons apparues en France au XVe siècle ; la réforme de l’artillerie française de Jean d'Estriées sous Henri II en 1572 définit trois types de couleuvrine dont le calibre est désigné par le poids du boulet en livres : grande couleuvrine de 16 livres ; couleuvrine bâtarde de 7,5 livres ; couleuvrine moyenne de 3 livres ; auxquels sont rajoutés un canon de 33 livres, un faucon de 1,8 livres et un fauconneau de 1 livre.

Couleuvrinier, coulevrinier. Soldat se servant d'une couleuvrine.

Courtaud. Canon court de fort calibre, mortier monté sur roues.

Couvre-bassinet. Partie de la batterie (du système de mise à feu) basculante, qui comme son nom l'indique couvre le bassinet pour protéger la poudre avant le tir.

Cran de mire. Entaille ou mini fourche positionnée près de la bouche du canon d’une arme pour déterminer avec le guidon la ligne de visée dite ligne de mire.

Crapaudau . Petite pièce d'artillerie portable en bronze ou en fer lançant des petits boulets de fonte en fer.

Croc. Nom parfois donné à la fourche supportant une arme à feu comme l'arquebuse.

Crosse. Partie arrière d'une arme à feu individuelle, permettant de la tenir ou de l'appuyer sur l'épaule.

Culasse. Partie arrière du canon d’une arme à feu souvent renforcée car elle réceptionne la charge de poudre.

Culot. Partie arrière d’une cartouche.


D


Détente, queue de détente Pièce qui déclenche le tir en déplaçant la gâchette puis le chien, souvent appelé à tord gâchette.

Douille. Voir étui.


E


Escopette. Fusil ayant la forme d'une arquebuse qui fut utilisée par la cavalerie française du XVe au XVIIe siècle.

Escopetterie. Tirs simultanés de plusieurs escopettes.

Escopettier. Soldat armé d’une escopette.

Espingole. Altération de espringale (XIIIe siècle), qui désignait une machine de guerre puis une pièce d’artillerie de petit calibre. C'est une sorte de tromblon, gros fusil court, dont le canon était évasé et que l’on chargeait par la gueule avec de la mitraille, des grains de plomb, des cailloux, etc.

Écouvillon. Brosse cylindrique assujettie à une longue tige, avec laquelle on nettoie le canon des résidus de poudre après avoir tiré ou qui sert à pousser la bourre et le projectile au fond du canon. Appelé baguette ou repoussoir.

Étoupe. Sous-produit fibreux non tissé issu essentiellement du travail du chanvre ou du lin. Appelé aussi bourre, elle sert à rendre étanche les embarcations (on dit calfater), à garnir des selles, des bâts, ou des fauteuils, certains vêtements de protection comme les gambisons et pour l'armement à fabriquer des mèches de fusil et certaines bourres entre poudre et projectiles.

Étui. Élément d'une munition qui rassemble tous les autres partie, il contient la charge propulsive, l'amorce, la bourre et le ou les projectile(s) qui parfois dépasse. Aussi appelé douille.


F


Faucon. Bouche à feu apparu avec la réforme de l’artillerie française de Jean d'Estriées sous Henri II en 1572, dont le calibre est désigné par le poids du boulet en livres. Le boulet du faucon pèse 1,8 livres.

Fauconneau. Bouche à feu apparu avec la réforme de l’artillerie française de Jean d'Estriées sous Henri II en 1572, dont le calibre est désigné par le poids du boulet en livres. Le boulet du fauconneau pèse 1 livre.

Feu grégeois. Projectile incendiaire constitué d'un mélange chimique qui une fois enflammé aurait la propriété d'augmenter sa combustion au contact de l'eau. Ce qui est plus sûr, c'est l'utilisation du feu dès sa maîtrise.

Forteresse de wagons. Voir wagenburg.

Fourniment :
- à l'origine, ensemble des objets d’équipement à l’usage de chaque soldat ;
- puis, sorte de bouteille de cuir bouilli, de cornet en bois ou en corne dans lequel on met de la poudre.

Frette. Anneau de renfort autour d'un tube de canon. On parle alors de canon fretté et cette technique est appelé frettage. Sur les canons avec plusieurs frettes, le plus proche de la culasse est parfois appelé jaquette.

Fulminate de mercure. Ce composé chimique est un explosif utilisé dans les amorces de munition et les détonateurs pour sa sensibilité aux chocs et frottements.

Fusil :
- à l'origine, petite pièce d’acier avec laquelle on frappait un silex pour en tirer des étincelles ;
- puis, petite pièce d’acier sur une arme à feu avec laquelle on frappait un silex pour envoyer des étincelles sur la poudre ;
- par extension le nom est donné à certaines armes à feu portant ce dispositif ;
- puis certaines armes à feu d'épaule même si elle ne portait plus ce dispositif.

Fusil à deux coups. Fusil de chasse à canon double, permettant de tirer deux coups à la suite avant de recharger.

Fusil à poudre noire. Arme créée pour remplacer l'arc et l'arbalète dès le début du XIVe siècle. En premier la couleuvrine à main, suivie de l'arquebuse fin XVe siècle puis du mousquet du XVIe au XVIIIe siècle.

Fusil à silex. Fusil utilisant une pierre à fusil, un silex taillé, pour la mise à feu de la poudre.

Fusil rayé. Fusil dont l’âme du canon possède une ou plusieurs rainures en spirale, donnant à la balle une rotation qui augmente sa justesse et sa portée.

Fût. Pièce en bois sur lequel est fixé le canon d’un fusil, d’une arquebuse, d’un pistolet, etc.


G


Gachette. Pièce qui déclenche le chien en appuyant sur la détente, souvent confondue avec la détente elle-même.

Gargousse. Charge d’une arme à feu contenue dans une enveloppe en papier ou tissu.

Grégeois. Du latin græcus, signifiant grec, qui ne se dit plus que dans l'expression feu grégeois, (voir cette expression).

Guidon. Pièce fixée à l'arrière du canon d'une arme à feu et qui sert à viser.


H



I



J


Jaquette. Sur les canons avec plusieurs frettes, le plus proche de la culasse est parfois appelé jaquette. Le frette est un anneau de renfort autour d'un tube de canon.


K



L


Lebel. Le fusil Lebel modèle 1886, mis en service dans l'Armée française en 1887 particulièrement dans l'infanterie jusqu'après la Première Guerre mondiale puis, dans un moindre usage jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Lumière. Orifice dans la partie opposée à la gueule du canon destiné au passage de la mèche qui enflammera la poudre propulsant la munition.


M


Magasin à poudre. Voir poudrière.

Mantelet. De façon générale, protection mobile de siège, faite de planches ou de branches tressées, de forme d’arc de cercle, d’un ou deux plans à angle droit, munie accessoirement de roulettes, de piques de fixation, d’un timon, d’une ouverture de tir ou d’observation.
Certaines pièces d'artillerie étaient protégées par un mantelet de planches épaisses pivotant sur un axe à mi-hauteur. Les servant d'armes étaient à l'abri des vues, des flèches, carreaux et balles de fronde, mais sûrement inefficace contre un tir de contre-batterie. Il était relevé au moment du tir.

Mèche. Cordelette en étoupe qui se consume lentement et qui permet de mettre le feu à la poudre d'une arme ou d'un explosif.

Mitraille. Multitude de balles, de morceaux de métal, voire de pierres, dont on chargeait un canon d'artillerie, à la place d'un projectile unique, dans le but d'infliger un maximum de dégât parmi la troupe.

Mortier. Un mortier est une pièce d'artillerie tirant à inclinaison élevée (plus de 45°), pour effectuer des tirs indirects. La trajectoire courbe, en forme de cloche, du projectile permet d'atteindre un objectif placé derrière un obstacle, qu'un canon ne permet pas d'engager car la trajectoire de son projectile est plus tendue.

Mousquet, mousqueton. Un mousquet (de l'italien moschetto) est une arme à feu portative à canon long, crosse d'épaule et platine à mèche ou à rouet.
Introduit en France après la bataille de Pavie (1525), le mousquet était jusqu'en 1650 appuyé sur une fourquine, pour compenser le poids et l'encombrement important.
Les fantassins armés d'un mousquet étaient appelés mousquetaires. Le Roi leur fournit un mousquet court, le mousqueton qui pouvait être utilisé aussi bien à cheval qu'à pied, puis un mousquet long ordinaire uniquement pour l'usage à pied.
Les auteurs et les manuels militaires français du XVIIIe siècle différencient bien le mousquet à mèche, en usage dans les armées jusque vers 1700, du fusil à silex qui lui succéda1. Toutefois, sous l'influence du mot anglais musket, ce nom est parfois employé actuellement pour désigner toutes les armes anciennes à poudre noire employées du XVIe au XIXe siècle, y compris les fusils à silex et les fusils rayés à capsule.
C'est l'ancêtre de notre fusil actuel. Le mousquet a été inventé pour pallier le manque de puissance des arquebuses. La longueur moyenne des canons des mousquets était de 1,20 m et les balles pouvaient avoir un calibre de plus de 20 mm. Puis progressivement, les canons furent ramenés à environ 90 cm pour un calibre maximum de 18 mm.

Mousquet biscaïen. Voir biscayen, biscaïen.

Munition. Une munition est un ensemble destiné à charger une arme à feu. Elle est constituée au minimum d'une charge propulsive et d'un (ou plusieurs) projectile(s) (grenaille, balle, obus).


N


Noix Partie du ressort d’un fusil, d’un pistolet, etc., garnie de deux crans, dont l’un sert pour le repos et l’autre pour la détente, et qui s’engrènent dans la mâchoire de la gâchette.


O



P


Percuteur. Pièce qui, dans les armes à feu, détermine par son choc sur l'amorce l’inflammation de la charge de poudre.

Pierre à fusil. Caillou (silex) qu’on frappe avec une pièce métallique appelé le fusil pour faire des étincelles. Fixé sur la pièce d’une arme à feu appelé chien pour mettre le feu à la poudre disposé dans le bassinet, en appuyant sur la queue de détente on libère le ressort qui pousse violemment la pierre contre la pièce de métal appelé fusil. Par extension de terme fusil à été donné à ce type d'arme individuelle.

Pierrier à boîte. Petite pièce d'artillerie dont le chargement de la poudre se fait par la culasse par une boîte à poudre. Surtout utilisé par la Marine.

Pistolet. Le pistolet est une arme de poing, apparu lors de la bataille de Towton en Angleterre le 29 mars 14613. D'une taille imposante et dotés d'un canon unique à chargement par la gueule et d'un système de mise à feu par mèche, rouet ensuite par silex, leur poignée était souvent dotée d'un lourd pommeau recouvert de métal appelé la calotte qui permettait de se servir du pistolet comme d'une arme contondante après avoir tiré l'unique coup. Des armes à canons multiples ont été créées mais peu produites.

Pistolétade, pistolettade. Décharge de pistolets, échange de coups de pistolets.

Piston. Appellation populaire du système de mise à feu à percussion.

Platine. Mécanisme qui, dans les armes à feu portatives, servait à mettre le feu à l’amorce.

Platine à mèche. Premier type de mécanisme de mise à feu utilisé (avant il fallait présenter avec la main, devant la cheminée à poudre, une mèche en étoupe allumée). À la platine est fixé une pièce en S appelée serpentin sur laquelle on fixe la mèche allumée. Un mécanisme permet au tireur de faire pivoter le serpentin de manière à mettre le feu au pulvérin (poudre fine) qui se trouve dans le bassinet. La lumière (canal entre le bassinet et la base canon) permet la transmission de la flamme à la poudre de propulsion.

Platine à silex. Mécanisme de mise à feu, où un silex est fixé sur le chien. En appuyant sur la détente, on déclenche un ressort qui pousse violemment le chien et donc le silex qui percute une pièce de métal (appelé batterie), provoquant une étincelle. Dans le même temps la batterie bascule et laisse apparente la poudre dans le bassinet. L'étincelle produite enflamme cette poudre, le feu allumé passe par un petit trou (appelé lumière), et se transmet à la poudre dans le fond du canon de l'arme. La combustion rapide de cette poudre propulse le projectile.

Poire à poudre. Petit conteneur individuel, en forme de poire, en métal léger munie d’un bec doseur.

Pontet. Partie demi-circulaire d’une arme à feu, protégeant la détente pour éviter un départ de coup inopiné. Appelé aussi sous-garde.

Porte-crosse. Sorte de petit fourreau de cuir qui est attaché par une courroie aux selles de cavalerie, vers le flanc droit du cheval, et dans lequel entre le bout de la carabine ou du mousqueton.

Poudre à canon, poudre noire. mélange chimique composé de salpêtre, de soufre et de charbon de bois. Ce produit n'est pas un explosif, mais un détonnant c'est à dire qu'il se consume très très rapidement en produisant un gros volume de gaz, ce qui propulse le projectile d'une arme à feu.

Poudrerie. La poudrerie désigne les anciens lieux de fabrication de la poudre à canon. Il ne faut pas confondre avec la poudrière (voir ce mot).

Poudrière. Une poudrière, appelé aussi un magasin à poudre, est le bâtiment où l'on stockait de la poudre à canon, puis des munitions ou des explosifs.


Q


Queue de détente Voir détente.


R


Repoussoir. Voir écouvillon.

Ribaudequin :
- sorte de grande arbalète romaine monté sur un affût avec laquelle on lançait des javelots
- pièce d’artillerie réunissant une série de canons de petit calibre montée sur un affût à roues qui tirait de la mitraille de fer ou de pierre.

Rouet. Petite roue d’acier de certaines anciennes armes à feu comme l'arquebuse, qui, étant appliquée sur la platine de l’arquebuse et montée avec un clef, se débandait sur un silex et en tirait des étincelles.


S


Serpentin. Système en forme de S maintenant la mèche pour les rouets.

Serpentine. Pièce d'artillerie du XVe siècle, de faible calibre, utilisée plutôt de façon défensive.

Silex. Voir pierre à fusil.

Sous-garde. Voir pontet.


T


Tir de contre-batterie. Tir effectué directement contre une batterie d'artillerie après ou pendant qu'elle ait elle-même tiré, pour la détruire ou la neutraliser.

Tonnerre. Partie du canon d’un fusil, d’un pistolet où se met la charge et où se produit l’explosion au moment du tir.

Tonnoille. Canon de certaine pièce d'artillerie dit en tonnoille (comme un tonneau) constitué de barres de fer soudées dans le sens de la longueur et remforcées par des frettes.

Trabuc. Nom catalan donné à un tromblon.

Trabucaire. Nom catalan donné à un utilisateur (Soldat, milicien, brigand) de trabuc (tromblon en catalan).

Trait à poudre. Voir canon à main.

Trajectoire. Ligne que décrit le centre de gravité d’un projectile lancé par une arme de jet, depuis le moment où il quitte l’arme qui le propulse jusqu’au point où il aboutit.

Tromblon. Fusil dont le canon est court et évasé à l'extrémité, que l’on chargeait par la gueule avec de la mitraille, des grains de plomb, des cailloux, etc., utilisé a partir du XVIIe siècle.


U



V


Vetterli, fusil Vetterli. Le fusil Vetterli est le premier fusil à répétition en usage dans une armée européenne, adopté par l'armée suisse en 1869. La capacité de son magasin tubulaire est de 12 coups, ce qui en fait une arme redoutable.

Veuglaire. Pièce d'artillerie des XIVe et XVe siècles la poudre se chargeant par la culasse (boîte à poudre), le projectile par la gueule. Il est plus long, de petit calibre et moins puissant que la bombarde. Mais plus léger, et avec un affût sur roues, il est donc plus mobile. Il tire de la mitraille, des boulets de pierre, puis de plomb, et enfin de fonte de fer. Le veuglaire en plus de sa mobilité, ou peut être grâce à elle, est parfois protégé par un grand mantel en bois pivotant sur un axe à hauteur d'homme.


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Wagenburg. Le Wagenburg (littéralement forteresse de wagons) est une tactique militaire hussite consistant à s'abriter derrière un cercle ou carré de chariots de ferme convertis en chariots de guerre par un apport de protection et d'armement. Elle a été mise au point par Jean Žižka (le borgne) de Trocnov et Kalich pour tenir tête de 1419 à 1436, aux armées impériales.
Le wagenburg utilise des chariots lourdement protégés, et comptant un équipage d’une vingtaine d’hommes : quatre à huit archers, deux arquebusiers, six à huit piquiers, deux cochers.


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