STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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vendredi 6 juin 2014

Les gambisons

Le gambison est une tunique matelassée, portée seule pour les plus modestes ou sous une cotte de mailles ou une armure complète ou partielle, afin d’amortir les coups. Lorsqu'il ne s'ouvrait pas par devant, un lacet permettait de refermer le col par lequel on enfilait la tête.
Il est soit matelassé par de la bourre de fibre animale ou d'étoupe végétale soit par une multitude de couches de tissus.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z



A



B


Bourre :
- accumulation de poils détachés de la peau de certains animaux à poil ras, tels que les bœufs, les vaches, les chevaux, etc., elle sert à garnir des selles, des bâts, des fauteuils et bien sûr certains vêtements de protection, la récupération de la bourre se fait généralement lors des opérations de tannage ;
- partie la plus grossière de la laine que l'on utilisait pour les matelas par exemple, appelé aussi bourre de laine ou bourre lanice ;
- la bourre de soie est la partie la plus grossière du cocon de soie, celle qui ne se dévide pas.

Bourré, rembourré. En parlant d'un vêtement ou d'une protection, matelassé avec de la bourre animale ou d'étoupe végétale.


C


Camail de cuir ou de toile. Protection rembourrée appelé aussi cervelière de cuir ou de toile, qui se porte sous un casque ou un camail de mailles.

Caparaçon :
- protection du cheval en forme de housse rembourrée (comme le gambison des humains), éventuellement recouvert de maille de fer, plus tardivement il fut ajouté diverses pièces d'armure ;
- un caparaçon pouvait également désigner la pièce de tissu décorée aux armoiries de son cavalier, recouvrant le cheval lors des cortèges, des tournois, etc.

Casaque. Sorte de manteau militaire, qui avait ordinairement des manches très larges. Elles pouvaient être en tissu renforcé de cuir, en cuir et/ou matelassées.

Casque :
- certains casques sont munis d'une série de petits trous sur le bord inférieur du casque et le tour du visage ; une garniture capitonnée y était fixée ; ce capiton était constitué de lin, de bourre de laine ou de crin ; en haut de la garniture se finissait par des lobes reliés par un cordon pour régler la hauteur du casque sur la tête ;
- sous certains casques et camails (de mailles), on mettait une protection rembourrée appelé cervelière de cuir ou de toile ou camail de cuir ou de toile.

Cervelière de cuir ou de toile. Protection rembourrée appelé aussi camail de cuir ou de toile, qui se porte sous un casque ou un camail de mailles.

Cotte à armer. La cotte à armer était un gambison léger, porté en complément d’autres défenses corporelles telle qu'une cotte de mailles, qu'une armure ou une broigne etc.

Cotte d'archers longue. Voir jaque d’archers.

Cotte gamboisée. Autre nom du gambison.

Courpentier, courpentière. Pourpoint d'armure servant de doublure à la cuirasse et à la cotte de mailles.


D


Doublet armant. Vêtement matelassé, ou multi-couche, porté sous une cotte de mailles ou une cuirasse, destiné à améliorer la protection lors d’un combat.


E


Étoupe. Sous-produit fibreux non tissé issu essentiellement du travail du chanvre ou du lin. Appelé aussi bourre, elle sert à rendre étanche les embarcations (on dit calfater), à fabriquer des mèches de fusil, à garnir des selles, des bâts, ou des fauteuils et bien sûr certains vêtements de protection comme les gambisons.


F


Fabrication de jaques pour les francs-archers. Extrait d'une ordonnance de Louis XI concernant la fabrication des jaques (pour les francs-archers).
« Leur faut les jaques de trente toiles d'épaisseur ou, pour le moins, de vingt-cinq, avec un cuir de cerf. Les toiles claires et à demi usées sont les meilleures. Et doivent lesdits jaques être de quatre pièces ; et faut que les manches soient fortes comme le corps. Et doit être l'emmanchure grande, pour que la manche prenne près du collet et non pas sur l'os de l'épaule ; aussi que le jaque soit large sous l'aisselle et bien fourni. Que le collet ne soit pas trop haut derrière pour l'amour de la salade (c’est-à-dire de manière a ne pas empêcher le jeu de la partie postérieure du casque). Il faut que le jaque soit lacé devant, avec une pièce sous l'endroit qui lace. Pour l'aisance du dit jaque, il faudra que l'homme ait un pourpoint sans manches ni collet, de l'épaisseur de deux toiles seulement, et qui n'aura que quatre doigts de large sur l'épaule ; auquel pourpoint il attachera ses chausses. De cette façon il flottera dedans son jaque et sera à son aise, car on ne vit jamais tuer personne à coups de main ni de flèche dedans un pareil jaque. »


G


Gambisé, gamboisé. En parlant d'un vêtement ou d'une protection, rempli avec de la bourre de crin, de lin, de laine, etc.

Gambison, gambeson ou gobeson. Terme générique désignant une tunique rembourrée portée sous une cote de mailles ou une armure, afin d’amortir les coups.

Gambison d'archers. Voir jaque d’archers.

Gousset. Petite plaque ou petite protection de mailles rajoutée sur les parties difficile à protéger comme les articulations. Les goussets étaient fixés sur les pièces principales de l'armure ou cousus sur le gambison porté sous l'armure.


H


Hoqueton, haqueton, auqueton. Tunique souvent sans manches, faite de grosses étoffes matelassées avec du feutre. À partir de 1370 certains hommes d’armes et fantassins adoptent le hoqueton en remplacement de la cotte de mailles. Il peut arrêter les flèches légères. Le hoqueton sert aussi de sous-vêtements intermédiaire pour les chevaliers, placé sous le haubert, puis à partir de 1660 sous la brigandine (à plaques courbées).


I



J


Jaque. A l'origine, ce terme désigne un vêtement type tunique qui s'ouvre par devant. Généralement associé à la basse classe qui porte également ce nom.
Un jaque (ou jacque, gambison, doublet armant, voire une jaque, suivant les auteurs) est un vêtement rembourré, ou à couches multiples de tissu, destiné à servir de protection lors d’un combat. Il peut être porté seul ou associé à une autre défense, cotte de mailles, cuirasse, spalière, etc. Les noms de ces différents vêtements sont, en général, associés à une classification moderne et ne correspondent pas aux noms donnés à l’époque de leurs usages.

Jaque d'archers. Appelée aussi parfois gambison d'archers ou cotte d'archers longue. Au XVe siècle des jaques d’archers pouvaient facilement atteindre les 10 kilogrammes (de trente toiles d’épaisseur ou, pour le moins, de vingt-cinq, avec un renfort en cuir de cerf). Cette jaque qui souvent était leur seule protection, descendait jusqu'aux genoux.

Jaquette :
- la jaquette est un autre nom du jaque, ou de la jaque suivant les auteurs désignant un vêtement matelassé destiné à servir de protection sous une cotte de mailles ou une armure ;
- désigne aussi une protection de mailles.
Le duc alors revêtit sa jaquette, qui était en chaînons de mailles si souples que la trame d’acier n’était guère plus épaisse que du velours : puis il passa par-dessus son jacques des chausses et un pourpoint gris et argent, qui étaient ses couleurs favorites.
Alexandre Dumas, La Reine Margot, C. Lévy, 1886


K



L


Lambresquins, lambrequins. Lanières de cuir épais, renforcées de pièces métalliques fixées en bas des linothorax ou autres cuirasses durant l'Antiquité qui protégeaient le bas-ventre et le haut des cuisses ou fixées au niveau des épaules.

Linothorax. Linothorax est le nom donné à une famille de broignes et de jaques durant la Grèce antique. Les linothorax étaient constitués de 15 à 30 couches de lin superposées et collées entre elles, éventuellement renforcées d’écailles de bronze (type de défense originaire d’Asie mineure) ou de cuir. Elles comprenaient des lambresquins qui protégeaient le bas-ventre et le haut des cuisses.


M



N



O



P


Pourpoint. Le pourpoint est un vêtement qui couvrait le corps du cou jusqu’à la ceinture, porté au Moyen Âge et à la Renaissance par les hommes. Les fabricants de pourpoints s’appelaient des gipponiers. C’est une sorte de veste courte et matelassée qui couvre le corps du cou à la ceinture. Il se porte avec des chausses et comporte un moyen de fixation pour les attacher dessus. Le pourpoint a été inspiré par le gambison qui se portait sous l’armure pour protéger le corps, il garde suivant les circonstance un usage de protection ou de parade.

Pourpoint à armer. Le pourpoint à armer était un gambison léger, porté en complément d’autres défenses corporelles telle qu'une cotte de mailles, qu'une armure ou une broigne etc.

Pourpointé. En parlant d'un vêtement ou d'une protection, rempli par une multitude de couches de tissus.

Ptéryge. Une ptéryge est une lanière de cuir ou de métal, partie d'une armure de la Rome antique. Ces lanières forment une jupe à franges portée sous la cuirasse et la Lorica segmentata, ou tombant sur le haut des bras comme des épaulettes en étant fixé au subarmalis ou thoracomachus. Parfois aussi appelé lambrequin.


Q



R


Rembourré. En parlant d'un vêtement ou d'une protection, rempli avec de la bourre animale ou d'étoupe végétale.


S


Sayon, saie. Sorte de veste matelassée portée par le petit peuple ou les soldats au Moyen Âge, mais il était déjà porté par les Romains et les Perses.

Subarmalis ou thoracomachus. Gambison romain porté sous les diverses lorica (armure). Les subarmalis était des gilets sans manche, en cuir ou en grosse toile rembourrés aux épaules par de la peau de mouton. De solides lambrequins de cuir épais étaient cousus sur le haut des épaules et en bas du vêtement. Ces lambrequins (ptéryges) protégeaient le haut des cuisses et le haut des bras que les lorica segmentata ne protégeaient pas.


T


Thoracomachus. Autre nom du subarmalis.


U



V



W



X



Y



Z




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