STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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dimanche 8 juin 2014

Les militaires

Page en cours de création merci de votre compréhension et votre indulgence


A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z




A


Antrustion. Chez les Francs et les Mérovingiens, durant le Haut Moyen Âge, les antrustions appelés aussi leudes étaient des membres de la haute aristocratie. Ils devaient jurer fidélité à la personne du roi par un serment (le leudesanium) et l’accompagner notamment dans ses campagnes guerrières. Ils constituaient la garde personnel du roi, appelée la truste.


B


Bachelier :
- jeune noble qui aspirait à devenir chevalier en servant sous la bannière d'un seigneur pour y apprendre le métier des armes ;
- chevalier qui n'avait pas de vassal ou pas assez pour lever une troupe sous sa propre bannière et marchait donc sous l'étendard d'un chevalier banneret ;
- noble n'ayant pas de fortune ;
- bachelier d'armes, celui qui avait été vainqueur lors de son premier tournoi ;
- jeune homme noble ;
- par extension, et désuet, jeune homme, en particulier, jeune homme à marier.

Banneret. Seigneur noble qui peut arborer une bannière au combat, regrouper ses vassaux (des chevaliers) en une unité et de les diriger. Le banneret doit donc disposer de finance pour entretenir les troupes nécessaires pour lever sa bannière au combat et la défendre.

Baron. Baron est un titre de noblesse. Dans la hiérarchie moderne des titres de noblesse, baron est un titre inférieur à celui de vicomte, mais supérieur à celui de chevalier. Au Moyen Âge, le terme baron désigne tout membre de la haute aristocratie, qui tient directement son fief du roi. La femme d'un baron porte le titre de baronne.

Baronne. Voir Baron.

Baronnet. Baronnet (anglais : Baronet) est un titre de noblesse britannique, d'un rang intermédiaire entre chevalier et pair.

Beefeater. Littéralement mangeur de bœuf. Ce nom viendrait de la déformation de l’ancien français buffetier, c’est-à-dire gardien du buffet royal. Nom populaire des gardes de la tour de Londres appelé Yeoman Warders. d’apparat, ils ont conservé le costume du XVIe siècle et la hallebarde, ils sont toujours chargés de faire visiter ce monument et de raconter la fameuse légende des corbeaux. Voir yeoman.

Brabançon. Au Moyen Âge, on appelait Brabançons des bandes de troupes mercenaires qui, une fois licenciées, devenaient des brigands qui parcouraient la France en y commettant les plus affreux désordres. On les appelait encore Routiers, Écorcheurs et Coterelli (d'où cotteraux).


C


Châtelain :
- le terme Châtelain désigne, dans certains cas, un seigneur qui possède un château et les terres attenantes ;
- il désigne aussi, de la même manière, le locataire d’un château ;
- avec le développement de la féodalité ce terme a impliqué une signification juridique particulière (voir prévôt). Sous les Carolingiens, le châtelain était originellement un officiel de la cour. À partir de la fin du XIIe siècle et pendant tout le Bas Moyen Âge, le châtelain est un officier chargé de tenir le château et ses environs pour un seigneur important.

Chevalier. Au Moyen Âge, le chevalier est un combattant ou un noble qui est admis dans un ordre de chevalerie par l'adoubement.

Chevalier à pennon. Simple chevalier vassal d'un banneret, mais qui possède quand même une petite unité. Cette unité se distingue par un étendard triangulaire appelé pennon.

Chevalier bachelier. Voir bachelier.

Chevalier banneret. Voir banneret.

Comte. Comte est un titre de noblesse dont l'origine remonte aux premiers empereurs romains. Il s'agit du plus ancien titre de haute noblesse conféré en Europe et toujours l'un des plus élevés de la hiérarchie nobiliaire européenne.
En France, sous l'Ancien Régime, la dignité des titres dépendait de leur ancienneté, tous titres confondus (sauf celui de duc traditionnellement conféré aux anciennes familles souveraines qui conservaient donc une préséance) tandis que leur hiérarchie dépendait des hommages. Pourtant, le XIXe siècle inventa une hiérarchie nobiliaire divergente, la dignité de comte y est conçue comme précédée de celles de duc et de marquis et suivie par celles de vicomte, vidame et de baron.


D


Damoiseau, ou donzel. Désigne un jeune homme de la noblesse qui n'avait pas encore été fait chevalier.

Duc. Le duc est le titre nobiliaire le plus élevé après le prince, le roi ou l’empereur. Le titre de comte vient ensuite. Au Moyen Âge, les duchés sont les plus grandes principautés après les royaumes. À l'origine, titre militaire puis politico-militaire dans une région frontalière de l'Empire romain.


E


Empereur. Empereur est un titre monarchique, parfois héréditaire, porté par le souverain d'un Empire.

Écuyer. Signifiant “celui qui tient l’écu”, cette dénomination désigne toujours une personne au service d’un chevalier. Son origine évolue au cours du temps.
Jusqu’au XIIIe siècle, c’est un servant aux origines modestes qui souvent espère devenir chevalier.
Ensuite, c’est de plus en plus souvent un jeune noble. De 14 à 21 ans, il est venu apprendre les règles de la chevalerie, après avoir été page de 7 à 14 ans. Son apprentissage est basé sur l’entraînement physique, la chasse, dont la vénerie et la fauconnerie et le métier des armes. Mais aussi les usages de la courtoisie et les vertus requises au franc homme : honneur, fidélité, hardiesse, débonnaireté, démener grande largesse, parler avec mesure, ne blâmer personne à la légère, éviter les fous et servir les dames.
Il deviendra chevalier lors de l’adoubement.

Émir. Émir est un titre de noblesse utilisé dans le monde musulman. En arabe, il est celui qui donne des ordres. Le territoire dirigé par un émir se nomme émirat (principauté en français). Le mot émir peut signifier prince (émira désignant princesse) lorsqu'il désigne une personne régnant sur un territoire, ou général lorsqu'il désigne un commandant d'armée.

Émira. Voir Émir.

Escopettier. Soldat, surtout parmi les cavaliers, armé d’une escopette, du XVe au XVIIe siècle.


F


Faidit, faydit. Les faidits sont les chevaliers et les seigneurs languedociens qui se sont retrouvés dépossédés de leurs fiefs et de leurs terres lors de la Croisade des Albigeois. Ils firent partie prenante dans la résistance occitane menée contre l’occupation et l’établissement des croisés venus du nord.
Les seigneurs languedociens qui devenaient coupables de faidiment pouvaient le devenir pour deux raisons.
Soit ils étaient des croyants cathares et donc coupables directement d’hérésie.
Soit ils refusaient de prêter allégeance aux meneurs de la croisade, ce qui faisait d’eux (aux yeux des croisés) des protecteurs des hérétiques (ce qui était dans certains cas vrais, car des parfaits et parfaites étaient parfois des membres de leur famille).
Un seigneur ou un chevalier rendu coupable de faidiment pouvait voir ses terres confisquées par les croisés. De nombreux faidits ainsi pourchassés rejoignirent le maquis et prirent une part active dans la résistance à l’occupation de l’Occitanie par les croisés.
Le devenir de ces chevaliers fut très différent. En effet, on ne reste pas nécessairement faidit à vie. Certains moururent pour leurs terres ou s’exilèrent à la cour du roi d’Aragon, comme Géraud de Niort un temps. D’autres cherchèrent aussi à faire la paix avec l’Église afin de recouvrer leurs terres et leurs droits en échange de promesses de combattre les hérétiques à leur tour ou alors de prendre la Croix pour aller en Terre Sainte comme ce fut le cas, par exemple, d'Olivier de Termes, de Bernard-Othon de Niort (qui alla jusqu’à Rome se faire absoudre par le Pape...)
Parmi les faidits célèbres, nous comptons : Raymond VI de Toulouse et son fils Raymond VII, Raimond Trencavel, Pierre-Roger de Mirepoix, le défenseur de Montségur et bien sûr Olivier de Termes.

Félon. Au Moyen Âge, selon le droit féodal, le félon était celui qui rompait le contrat de vassalité. Le crime de félonie concerne aussi bien le suzerain que le vassal.
Par exemple, on pouvait considérer comme acte de félonie, de la part d’un vassal, le fait de :
- maltraiter, injurier, ou attenter à la vie de son seigneur, de son épouse ou de ses enfants ;
- déshonorer l’épouse, la sœur ou la fille du seigneur
- révéler les secrets du seigneur à l’ennemi de celui-ci.
On pouvait parler aussi de banquet de félon lorsque le seigneur invitait à sa table ces vassaux et qu’il leur fournissait nourriture à volonté sans se soucier du sort de peuple qui pendant ce temps mourrait de faim. Dans ce cas précis, on pouvait parler de crise du capital.
Le vassal reconnu coupable de félonie à l’égard de son seigneur s’exposait généralement à la commise (confiscation) de son fief. Dans des cas extrêmes, la sanction pouvait aller jusqu’au bannissement ou la condamnation à mort.
Le seigneur reconnu coupable de félonie à l’égard de son vassal s’exposait à la perte d’hommage et de mouvance du fief qui était tenu de lui. L’hommage était alors reporté par le vassal au suzerain du félon, de qui le fief était tenu. Par exemple, un vassal tenant son fief d’un comte, qui le tenait lui-même du roi, faisait alors directement hommage au roi.
Dans le langage courant, le terme de félon pouvait aussi désigner, par extension, un traître ou un lâche.


G


Gardes de la manche. Gardes du corps accompagnant le roi en certaines occasions.

Gentilshommes de la manche. Gardes qui accompagnaient les fils de France jusqu’à la fin de leur éducation.

Gospodar. Voir Hospodar.


H


Héraut. Officier chargé de porter les déclarations de guerre, demande de trêve, de paix, les sommations. Il règle les cérémonies et les jeux. Spécialiste de l’héraldique, il contrôle le titre de noblesse des chevaliers.

Hoqueton. Le mot hoqueton servit à désigner les archers qui portaient le gambison du même nom, ainsi que les gardes qui accompagnaient le grand prévôt, le chancelier, etc.

Hospodar. Hospodar ou gospodar est un terme d’origine slave, qui signifie seigneur qui donne, souverain.


I



J



K


Khan, kan. Khan est un titre signifiant dirigeant en mongol et en turc. Le terme est parfois traduit comme signifiant souverain ou celui qui commande. Le féminin mongol de khan est khatoun. Un khan contrôle un khanat. Pour les hauts rangs, on se sert du titre de khagan. Le titre de khan était un des nombreux titres utilisés par les sultans de l'empire ottoman, ainsi que par les dirigeants de la Horde d'or et les états descendants.

Khagan. Khagan ou Grand Khan est un titre équivalent à celui d'empereur dans les langues mongole et turque. Le titre est porté par celui qui dirige un khaganat (empire, plus grand qu'un khanat). Khagan peut également être traduit par Khan des Khans, expression signifiant roi des rois. Les Avars, les Proto-Bulgares, les Khazars, entre autres, appelaient leurs chefs de ce nom.

Khatoun. Voir Khan, kan.


L


Lètes. Le terme lètes dérive du terme germanique “Laeten” signifiant les laissés, en l’occurrence les membres de certaines tribus épargnés par l’armée romaine après leur défaite. Le terme latin (Latus au pluriel Laeti) apparaît pour la première fois en 297 après des représailles contre un raid alaman, mais le statut existait déjà avant.
Il correspond en effet dans le droit romain à la condition de déditice, la privation de tout droit civique, qui place directement sous le pouvoir de l’empereur. Les “barbares” soumis étaient désarmés et déplacés de force vers les terres de l’Empire (saltus ou terres défrichées et cultivées conquises), qu’ils devaient défricher et/ou cultiver. Les hommes étaient en outre astreints au service militaire obligatoire, devenant ainsi des sujets de l’Empire, mais placés directement sous domination militaire, contrairement aux vrais Gallo-Romains qui pouvaient recourir à l’administration civile.
Du point de vue romain, cette manœuvre permettait de revaloriser les terres délaissées par leurs populations traditionnelles (c’est le cas en Dacie, Pannonie et en Illyrie après 375, par exemple) et de remédier aux problèmes de recrutement de l’armée tout en éloignant structurellement une menace pour le limes.
Du point de vue germanique, cette condition est extrêmement infamante. Le vaincu, est déplacé, forcé à devenir fermier et privé de ses armes, qui étaient la marque de son statut d’homme dans la tradition gauloise ou germaine. Lors du service militaire, les jeunes hommes étaient tondus (les cheveux longs étaient aussi une marque de liberté... et de noblesse dans la Gaule chevelue).
Les enfants de ces vaincus restent des lètes, mais ceux qui survivent à une carrière militaire complète pourront accéder à la pleine citoyenneté.
Il convient de différencier les lètes des peuples fédérés comme les Goths, qui eux, gardent une autonomie (le foedus est un contrat d’égal à égal et non une soumission).

Leude. Les leudes étaient des membres de la haute aristocratie durant le Haut Moyen Âge. Ils étaient liés au roi par un serment (le leudesamium) et des dons.


M


Maire du Palais. Dignitaire de la cour mérovingienne qui se substitua peu à peu au roi.

Marquis :
- seigneur de rang comtal, qui était préposé à la garde d’une marche territoriale à l’époque carolingienne ;
- titre de noblesse entre le comte et le duc.

Massier. À l’origine soldat armé d’une masse, puis ce terme désigne dans certaines cérémonies, un appariteur, un huissier ou un officier qui porte une masse, symbole de sa fonction.

Mercenaire. Un mercenaire est un combattant étranger aux parties en conflit, spécialement recruté dans le pays ou à l’étranger et qui prend une part directe aux hostilités. Ce combattant doit également avoir un avantage personnel à participer à ce conflit, qui prend souvent la forme d’une rémunération nettement supérieure à celle de ses homologues de l’armée régulière.

Mégaduc. Désigne l'amiral de l'Empire byzantin qui est un des postes les plus élevés de la hiérarchie byzantine de la fin de l'Empire byzantin.

Monarque. Un monarque est un dirigeant, représentant ou chef d'État, qui peut être héréditaire ou élu. Une nation ou un État dirigé par un monarque est appelé une monarchie. Un système de gouvernement impliquant un monarque est une monarchie.
Le mot roi désigne un monarque de sexe masculin, à moins qu'il soit désigné sous un autre titre tel qu'empereur dans le cas où il dirige un empire. Le mot reine est appliqué à une femme monarque (une reine régnante). Une monarchie dirigée par un roi ou une reine s'appelle un royaume.

Monseigneur, ou messire. Au début tous chevaliers pouvaient être appelés ainsi dès lors qu'ils étaient adoubés, puis seuls les nobles les plus grands voire seul le souverain pouvaient bénéficier de ce qualificatif. Plus tard les roturiers, se le sont attribué sous la forme messire, puis monsieur ou messieurs.


N


Noble :
- personne faisant partie d’une aristocratie dirigeante ou foncière, souvent dynastique ;
- personne anoblie par un roi, un prince ou un duc, généralement pour l’aide qu’elle a apportée à l’État.

Noblesse d’épée. Noblesse qui vient de fonctions militaires. Complété par la noblesse de robe qui sous l’Ancien Régime, vient de fonctions dans la magistrature.


O



P


Page.. Aux environs du XIIIe siècle, de plus en plus souvent, les garçons d’origine noble quittent leur famille vers 7 ans. Il devenait page chez un autre noble jusqu’à 14 ans. Avant de devenir l’écuyer d’un chevalier.
Il recevait les bases de l’éducation d’un futur noble, tout en rendant de menu service. Il apprenait entre autres, à monter et soigner son cheval, à couper la viande à table, etc.

Porte-arquebuse. Officier qui portait le fusil du roi ou des princes de la famille royale, à la chasse.

Prévôt. Le terme prévôt vient du latin præpositus, préposé. Au Moyen Âge, le prévôt est un agent du seigneur ou du roi chargé de rendre la justice et d’administrer le domaine qui lui est confié.
- À partir du XIe siècle, les Capétiens retirent l’administration du domaine royal aux nobles pour la confier à des prévôts, généralement des roturiers aisés, qui possèdent le droit de percevoir les revenus du roi dans leur conscription ou prévôté. Cette pratique, bénéfique pour les finances royales, entraîne rapidement de graves abus et, dès la fin du XIIe siècle, le prévôt est contrôlé par un bailli dit “itinérant”, puis, au XIIIe siècle, par un bailli et un sénéchal à poste fixe. Le prévôt était au Moyen Âge l’intendant d’un domaine seigneurial et avait pour rôle d’administrer, de juger et de percevoir les taxes. Il était subordonné au bailli. Il était en outre chargé de gérer les biens et les revenus pour le compte d’un maître, d’un seigneur laïc, ou d’un ecclésiastique. Le prévôt encaisse les revenus et entretient les bâtiments, châteaux et hôtels royaux. Le prévôt est donc devenu progressivement le représentant du roi et de son pouvoir dans une fraction du domaine. L’ensemble des droits et revenus qu’il prélevait constituait la prévôté. Au XIVe siècle, les prévôts virent leur pouvoir judiciaire s’étendre pour représenter la juridiction de première instance, d’un point de vue civil comme pénal. Lorsque le roi concédait à une ville une charte de franchises ou de commune, il concédait également la prévôté, c’est-à-dire tous les revenus afférents à celui-ci, moyennant le versement d’une somme fixe. Les abus et plaintes des sujets se sont concentrées sur cet office, au point que la mise en garde des prévôtés devint une des revendications majeures de l’opinion. Les prévôts de petite naissance sont mal vus par le peuple.
Les prévôts achètent une charge, c’est le système de l’affermage, l’État abandonne au prévôt la perception des divers impôts en vigueur dans le royaume, moyennant une somme d’argent. Mais ce système pose problème car de ce fait, ils sont difficiles à contrôler et à surveiller. Les prévôts en profitent pour ne plus respecter leurs obligations et font ce qu’ils veulent.
Concernant les finances, les prévôts se chargent de récolter les rentes, à savoir le cens, le champart qui est prélevé sur les récoltes plus les redevances telles que les revenus des péages (prélevés au niveau des ponts par exemple) ainsi les tonlieux sur les marchandises.
- Les prévôts royaux exercent la fonction la plus basse dans la hiérarchie des juges royaux. Cependant, les juges “subalternes” ont eu différentes désignations selon la région où ils exerçaient leur fonction. En Normandie et en Bourgogne, on les appelait des châtelains, dans le Sud, des viguiers. Sa juridiction s’étend au domaine royal.
- Le prévôt seigneurial exerce la même fonction que le prévôt royal mais sa juridiction s’étend aux terres seigneuriales, dépendantes du royaume de France.

Prince. Le titre de prince (du latin princeps « premier ») est un titre de noblesse, porté généralement par un homme issu d'une famille princière, parfois royale. Sa forme féminine est princesse. Néanmoins, cette définition est générale, et il peut y avoir quelques différences selon les pays. En France, le titre de prince s'applique essentiellement à la famille royale directe. Au cours de l'histoire, le titre de prince et de principauté fut donné à certains fiefs par l'usage et l'ancienneté de l'appellation. Cependant, lorsqu'il y eut création de princes ou de principautés par le roi, sous l'Ancien Régime ou la Restauration, ce titre n'engendra aucune préséance sur les titres ducaux, qui restaient le rang le plus élevé des titres nobiliaires.


Q



R


Reine :
- titre donné a la dirigeante d'un état ou pays appelé royaume ; son mari qui n'a pas droit au titre de roi est souvent appelé prince consort ;
- épouse du roi, appelé aussi reine consort.

Reine régente. Épouse du roi qui dirige le royaume en absence du roi, ou pendant la minorité de son fils, futur roi, après la mort de son époux.

Roi, roy. Titre donné au dirigeant d'un état ou pays appelé royaume. Il est au sommet de la hiérarchie de la noblesse. Ce titre est obtenu soi par héritage, soi par élection le plus souvent par les membres de la haute noblesse.

Roitelet. Littéralement petit roi, roi d'un petit pays. C'est un roi dont le pouvoir est faible, ce terme est souvent utilisé de façon péjorative.


S


Sabre-peuple. Dirigeant politique ou militaire qui réprime ou fait réprimer le peuple de façon violente, jusqu'au massacre.

Sabreur :
- personne qui se bat au sabre ou qui donne des coups de sabre ;
- escrimeur qui pratique la discipline du sabre ;
- de façon péjorative militaire qui possède plus de courage ou de brutalité que d'intelligence ou de finesse ;
- au figuré, personne qui réduit fortement ou élimine, sans état d’âme, ce qui ne lui plaît pas.

Seigneur :
- propriétaire féodal ;
- personne noble de haut rang ;
- en grand seigneur, signifie avec luxe, magnificence, ou avec noblesse ;
- être grand seigneur signifie dépenser sans compter ;
- le Seigneur autre nom de Dieu.

Sénéchal. À l’origine ce terme désigne le doyen/chef des serviteurs, au fil du temps il désigne un officier au service du roi, d’un seigneur, d’un membre du clergé dans différentes fonctions.

Souverain, souveraineté :
- le mot souverain dans le sens où il désigne le détenteur d’un pouvoir suprême (souveraineté) sur un groupe d’hommes ; historiquement, le souverain est un prince, à la tête d’une aristocratie, et porte souvent le titre de roi et parfois d’empereur ; c’est pourquoi il est devenu synonyme de roi ou de monarque ; c’était à l’origine le seul à pouvoir décider en dernier lieu, de par sa qualité, d’un acte de gouvernement de son État ;
- cette idée qu’un seul peut gouverner sans que sa décision ne puisse être contestée en dernier ressort explique qu’on parle parfois d’une décision souveraine lorsque celle-ci s’impose à tous ;
- avec le développement de certaines formes de démocraties, dans quelques périodes de l’antiquité (République romaine, et surtout Grèce classique), et le développement de cette idée depuis le XVIIe siècle, la notion de puissance de souveraineté peut également s’appliquer à un groupe d’hommes libres, et non plus seulement à un seul homme ; on parle ainsi du peuple souverain lorsque les citoyens d’un pays prennent part à la vie politique de leur État.

Sultan. Sultan est un titre porté par des monarques musulmans depuis l'an 1000 environ. Un territoire gouverné par un sultan est un sultanat. L'épouse ou concubine d'un sultan, ou un sultan féminin, est appelée une sultane. Dans l'ancien Empire ottoman, la mère du sultan régnant est appelée sultane validé.

Sultane. Voir Sultan.

Sultane validé. Voir Sultan.

Suzerain. Dans le système féodal, le suzerain est un seigneur qui octroie un fief à son vassal lors de la cérémonie de l’hommage.


T


Trabucaire. Nom catalan donné à un utilisateur (Soldat, milicien, brigand) de trabuc (tromblon en catalan).


U



V


Vassal. Dans le système féodal, le vassal est un seigneur ou un chevalier qui a reçu un fief de son suzerain lors de la cérémonie de l’hommage. En contre partie le vassal se reconnaît comme l'homme de celui-ci qui devient son suzerain. Il lui doit dès lors fidélité, conseil, aide financière et militaire. Voir page féodalité.

Vavasseur ou vavassal. Du latin médiéval vassus vassorum (vassal des vassaux), était le vassal d’un seigneur lui-même vassal. C’est un titre des débuts de la féodalité, qui a disparu par la suite. Le titre existait déjà à l’époque carolingienne.

Vice-reine :
- épouse d'un vice-roi ;
- plus rarement, représentante du roi dans une province ou une colonie.

Vice-roi. Ce titre est donné par le roi à une personne le représentant dans une province ou une colonie.

Vicomte :
- suppléant du comte, puis seigneur possédant la terre sur laquelle s’exerçait cette charge ;
- noble dont le titre est directement inférieur au comte.

Vidame. Titre de noblesse français assez rare.

Voïvode. Voïvode est un terme d’origine slave, qui désigne au départ le commandant d’une région militaire. Il était utilisé à l’époque médiévale dans toute la zone de l'Europe centrale et orientale. En Serbie, la région de Voïvodine porte son nom en souvenir de ce titre, porté par les différents princes serbes qui ont gouverné ce territoire. Malgré son origine slave, il est aussi utilisé en Roumanie, pays de langue romane, et en Hongrie, pays de langue finno-ougrienne.

Vougier. Fantassin équipé une arme d'hast appelé vouge en usage du XIIIe au XVIe siècle.


W



X



Y


Yeoman :
- dans l’Angleterre médiévale, c'est d'abord un paysan qui est propriétaire de sa terre qu’il exploite lui-même, c'est un personnage important qui est influent sur son territoire ;
- puis désigne un roturier exerçant un office à la cour ou auprès d’un notable ;
- ensuite un corps de garde appelé yeomen de la garde est créé en 1485 par Henry VII, pour assurer la sécurité des souverains britanniques ; de nos jours il n’a plus que des fonctions d’apparat ; il a conservé le costume du XVIe siècle ; il est parfois confondu avec les gardes de la tour de Londres (Yeoman Warders), populairement appelés beefeaters, toujours chargés de faire visiter ce monument et de raconter la fameuse légende des corbeaux.


Z




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